dimanche 23 décembre 2018

DJ /rupture - Gold Teeth Thief






part A [MP3]
  1. Missy Elliot Get Ur Freak On (Elektra)
    Nas Oochie Wallie instrumental (Columbia)
    Ricky Dog aka Bling Dog Risen to the Top (Massive Sounds)
  2. DJ Scud Badman Time (Ambush)
  3. Barrington Levy Here I Come - jungle (Greensleeves)
    Nettle Duende (Soot)
  4. Dead Prez Cop Shot (Raptivism)
    Monie Muss Crew Thugz riddim (Greensleeves)
    Spragga Benz Certain Bwoy (Greensleeves)
  5. Bounty Killer Corrupt System (Greensleeves)
    Snares Man Breakbeat Malaria (History of the Future)
    Tommy Zwedberg Hanging (Fylkingen)
    Kid 606 Get yr kicks on Route 606 (Vinyl Communications)
    Luciano Berio Visage (Turnabout)
    Venetian Snares Boarded Up Swan Entrance (Planet-Mu)
    Larbi Lamtougi Salhine Assalihate (Casaphone)
  6. Nettle Duende: DJ Scud's In Chains remix (Soot)
    Shabba Ranks Peanie Peanie (Digital B)
  7. Quincy Bruce Lee MC (Ninja Tune)
  8. DJ /rupture Descarriada (Broklyn Beats)




part B [MP3]
  1. Dahlena Dabka (DJ Dance Records)
  2. Non Phixon Four W's instrumental (Serchlite)
    Djivan Gasparyan Dle Yaman (Opal)
    Wu-Tang Clan Reunited Funkst�rung's mix (K7!)
    Nettle untitled (white label)
  3. Cannibal Ox Vein (Def Jux)
    Sub Dub Dawa Zango (theAgriculture)
  4. DJ /rupture Rumbo Babylon (Broklyn Beats)
  5. Missing Links No Lodge (Primeight)
    DJ /rupture Taqsim Distorsionada (Soot)
  6. Rude Ass Tinker U Can't Touch This (Planet-Mu)
    DJ /rupture feat. Mercedes Ferrer (white label)
    John Wall track 1 (Utterpsalm)
    Moosaka w/ Splice Airbrushing (Street Forest)
  7. Welmo Romero & Splice Si A Plomo Vives: rupture's remix (Broklyn Beats)
  8. Project Pat Chickenhead (Loud)
    Nettle Duppy (Soot)
  9. Ilhan Mimaroglu Agony (Turnabout)
    Nettle Ensamblaje (Soot)
    Oval Shop In Store (Thrill Jockey)
  10. Muslimgauze The Taliban (Jara)
    Paul Simon w/ Ladysmith Black Mambazo Homeless (Warner Bros.)
    Miriam Makeba Djiguinira (Syliphone)

vendredi 21 décembre 2018

Free Ressources - Tyrannosaures & Tommygun, du Pulp pour Tranchons et Traquons

J'ai trouvé sur le site des Livres de l'Ours, ce hack pour Tranchons & Traquons : Tyrannosaures & Tommygun, il est téléchargeable ici.






Dixit le site : "C'est Indiana Jones, Hellboy, Al Capone et Raspoutine qui font équipe pour aller botter le cul des nazis et des profonds en chevauchant des dinosaures". Il s'agit donc d'un suppléments pour Tranchons & Traquons nécessitant les règles disponibles ici.






Personnellement, plus le temps passe et moins je m'intéresse aux règles des jeux (je suis un très mauvais public pour tout ce qui est jeux de plateau, de société, gros wargames...), ce qui m'intéresse vraiment c'est les contextes, les univers, les idées à développer, les scénarii... On est complètement sorti du truc feuilles de perso, augmentation de niveau, équipement... On joue sur table avec des figurines et plein de décors alors on a juste gardé quelques jets de dés pour régler des situations, souvent on teste des idées piochées à droite ou à gauche pour cela mais en restant très léger. On privilégie surtout la narration et les situations burlesques, et pour les combats on fait dans l'escarmouche light, même pour des un contre un. Notre but est maintenant de vraiment privilégier une histoire en mode "comics" avec des règles ultra basiques et simples (même minimalistes) pour profiter au mieux des décors et des figurines et créer des situations cocasses souvent improvisées. Donc du narratif, quelques jets de dés pour des actions ou des situations précises et un peu d'escarmouche pour les combats.


Quand je trouve un jeu maintenant, c'est vraiment pour prendre deux ou trois idées mais souvent je le survole juste si ce n'est que des règles et des tableaux de compétences. C'est pour ça que quand j'investi dans un jeu, je privilégie avant tout ceux qui ont un gros pavé consacré au développement de leur univers, des bestiaires fournis... Plutôt que ceux qui en trois pages présentent leur monde. Je me rend compte que plus jeune déjà les règles me faisaient chier et que ce qui m'attirait c'était l'histoire. Combien de parties avec des MJ trop pointilleux avec les règles et délaissant l'histoire et la narration j'ai du me taper, c'est peut être cela qui m'a saoulé à l'époque. C'est pour ça qu'aujourd'hui je préfère prendre quelques bouts de systèmes que j'adapte à notre "jeu maison" dans des ressources gratuites et n'acheter que des jeux ou des suppléments qui racontent quelque chose ou alors investir dans des bouquins, des BD, des comics... Là ou je trouve vraiment de l'inspiration.

jeudi 20 décembre 2018

Bande Dessinée - Seven to Eternity, tome 2

J'avais déjà parlé de Seven to Eternity ici, je viens de me lire le tome 2. Comme souvent dans les comics, l'enthousiasme de départ s'essouffle un peu mais ça reste malgré tout une très bonne série et moi ce qui m'inspire le plus c'est avant tout l'univers dans lequel se déroule l'histoire (le monde de Zhal). C'est vraiment le type de planète typique que j'essaye de reproduire dans mes tables et tout à fait le type d'univers qui pourrait être le pivot central de nos aventures de jeu. Un parfait mélange de Fantasy et de SF avec ce qu'il faut de futuriste, de post-apo, de magie, de superpouvoirs... C'est vraiment le genre d'univers que j'affectionne.






Résumé :



Adam Osidis et ses compagnons mosaks escortent le Roi Fange à travers les étendues désolées de Zhal pour le livrer à la seule force capable de défaire l’emprise du tyran sur les hommes qu’il a manipulés. Seulement, Adam et les Mosaks doivent affronter les sbires du Roi et des créatures ancestrales qui aimeraient profiter de l’occasion pour se venger du Roi…


Dans ce tome, la trame narrative, celle qui avance, qui entraîne, est meilleure. Il ne s’agit plus de se confronter au vilain despote, mais de le conduire face au juge Torgga. L’auteur délaisse les sentiers balisés à l’excès du premier volume pour un développement plus personnel des personnages. Ils ne se définissent plus par leur fonction, mais en tant qu’individu. Tous les personnages seront chamboulés, comme sait le faire Rick Remender. Les décisions et les actes signifient vraiment des choses et des voies à prendre. La série n’est pas avare en péripéties, rebondissements et sait se garder des cartes dans la manche. Ces silences intentionnels, qu’ils brouillent les personnages ou le Monde ne font que densifier des socles, cette envie de tout savoir et de tout explorer. Zhal et ses mystères sont les forces de la série. Bien que l’apparente excentricité visuelle ne soit parfois qu’une pigmentation de notre faune terrestre, ou un anthropomorphisme des peuplades. Les deux bâtisseurs ont ce sens fécond du détail. Certains lieux (le Marais et ce qu’il engendre), personnages (Mallozam et Jevalia, ou Adam), concepts (Le Puits et les épées nommées) ou même mots (ceux de Garils) attestent d’une valeur qu’il faut considérer.


Seven to Eternity doit énormément au talent du dessinateur Jerome Opeña. C’est bien simple : on lui doit l’ensemble des designs et concepts graphiques de la série. TOUT dans Seven to Eternity semble avoir été créé pour coller aux crayons de l’artiste. Mieux : ses dessins en imposent par leur précision. Seven to Eternity, c’est l’assurance d’une fantasy élégante et fine, relevée par des ambiances impressionnantes. Dans ce tome 2, les scènes dans les marais par exemple force l’admiration. Étouffants, menaçants, ces marécages transpirent le danger à chaque case.






Seulement voilà, à trop reposer sur les prouesses d’un artiste, le moindre changement devient beaucoup plus difficile à négocier. Soyons franc : James Harren n’est pas un mauvais dessinateur. Il a seulement le malheur de passer après Opeña. Et là, la transition est abrupte ! Le style d’Harren est beaucoup plus gras que celui de l’artiste attitré, moins beau, et globalement plus commun. Difficile d’être emballé par ces épisodes, d’autant plus que Rick Remender donne l’impression de temporiser pour attendre le retour de l’artiste vedette. Durant ce fill-in, Seven to Eternity s’avère moins intéressant et pertinent. Et dès qu’ Opeña revient, tout rentre dans l’ordre.






Dans ce tome 2 de Seven to Eternity, Rick Remender poursuit son travail entamé dans le premier tome. C’est-à-dire d’écrire de l’heroic fantasy originale. Alors bien entendu, on retrouve certaines figures du genre comme le groupe de héros avec une quête à accomplir, le tyran déchu, le voyage dangereux. Rick Remender se réapproprie ces clichés pour mieux les retravailler, leur redonner du sens ou de l’éclat. Le Roi Fange, c’est un peu Sauron que la Compagnie de l’Anneau escorterait pour un ultime voyage, par exemple. Dans le tome 1, Remender s’évertuait à rendre son intrigue hermétique, à ne pas donner toutes les informations au lecteur. Ici, continuité aidant et les épisodes s’enchaînant, certains éléments s’éclaircissent. Mais on sent bien que Remender en a gardé pour la suite.





mercredi 19 décembre 2018

Photos remember

Dans la série Photos remember voici une nouvelle salve :














Table aléatoire de 1d10 de trouvailles au hasard grace au sort de l'œil caché







Le sort de l' œil caché : Niveau 5 
Portée : Aléatoire 
Durée : 3 heures

Le lanceur de sorts allume trois bougies dans un triangle le long des chemins sacrés de Shu'ri, dans l'alignement des vents astraux. Ce sort a besoin de l'œil d'un meurtrier, de la langue d'un lézard de feu et des larmes d'une sorcière maudite pour réussir.

Une fois lancé, ce sort ouvre un portail psychique sur les royaumes des défunts. La fenêtre va errer en fonction du courant des vents astraux. Ceux qui jetteront ce sortilège pourront donner un coup d'œil dans les rêves, les souvenirs et les désirs des morts.

Le sort montrera leurs proches défunts, leurs secrets, leurs passions, etc... De nombreux Casters l'utilisent pour sonder l'âme des défunts et leurs secrets cachés. Il y a 40% de chance d'attirer un observateur des morts. Ces spectres détestent le vivant et l'intrusion dans le royaume des esprits.

Le lanceur de sorts doit faire une vérification de sagesse tous les 1d4 tours pour trouver la bonne fenêtre des esprits. Il y a 20% de quelque chose qui regarde ou reconnaît le lanceur. Il y a 10% d'une entité qui suit la fenêtre et s'échappe du royaume des défunts. 

1d10 résultats aléatoires de la table des sorts de l'oeil caché 
  1. Le lanceur de sorts regarde les meurtres de plusieurs victimes, tous confus. La violence est horrible mais il est capable de trouver un indice caché parmi tout cela.
  2. Un juge des morts condamne un ancien ami du lanceur et la victime voit le lanceur. Il ou elle prie pour leur vie après la mort. La scène joue encore et encore. 
  3. Le lanceur de sorts découvre qu'une âme a été scellée dans un bâtiment à proximité par un groupe de démons. L'âme appelle éternellement quelqu'un pour l'aider. 
  4. Un objet magique perd ses énergies dans les royaumes voisins. Les énergies agissent comme un signe pour les fantômes, les démons et autres. La chose demande à être libérée de sa prison. 
  5. Le lanceur de sorts est au courant des actes sexuels des proches défunts des PNJ. Il y a 40% de secrets révélés qui pourraient ruiner ou aider un PNJ proche. 
  6. Le sort se retourne contre nous et envoie tous les PJ présents dans les royaumes des nouveaux morts. La passerelle reste ouverte pendant 1d4 tours. 
  7. Les esprits des damnés remarquent le personnage et il acquiert un contact précieux avec eux. 
  8. Une Liche a été piégée au-delà et négociera avec les Casters pour sa liberté. Allez-vous l'aider
  9. Vous avez trouvé ce que vous cherchiez, mais les juges des morts vous préviendront des risques encourus cette fois-ci. La prochaine fois, vous serez jugés devant eux. 
  10. Les juges vous donneront les informations que vous recherchez en échange d'une mission.

mardi 18 décembre 2018

Bientôt Noël - 1d30 de surprises dans le sac du père Noël pour les enfants sages


Outre les jouets et les cadeaux, quoi d'autre vous attend pour votre fête dans le sac magique du Père Noël, le chaos et le mystère ??? 


Le sac du père Noël 1d30 Table de rencontres aléatoires :



 





  1. 1d10 de Gremlins avec des outils du chaos qui se dispersent dès que le sac est ouvert. 
  2. Objet magique mineur - Poupée maudite de Traland - Ses yeux brillent de malice. 
  3. 1d3 de potions mineures aléatoires.
  4. Un chat de l'enfer énervé et prêt à griffer et mordre jusqu'au sang. 
  5.  Un elfe de Noël avec un uzi prêt pour la bataille et un demi-clip de munitions en plus. Il compte comme un combattant de second niveau.
  6. Une dague couverte de sang jaune. +1 poignard 
  7. Mitrailleuse AK-47 avec divers noms barrés sur la crosse. 
  8. Croix dorée avec de la fumée qui s'en échappe. Très efficace contre les morts-vivants.
  9. Bouteille de Hooch - agit comme une potion de guérison.
  10. Poupée maléfique avec diverses armes-jouets à la recherche de sang, se réanime en un monstre avec une classe d'armure de 8 et capable d'infliger 1d4 points de dégâts avec une morsure, une griffe ou une arme.
  11. Cadavre replié d'un ramoneur zombie 3 points de vie. 
  12. Elfe de Noël combattant de niveau 2 avec un arc et une attitude de meurtrier.
  13. Un groupe de jouets animés, ils jouent une mélodie puis se dispersent du sac dans toutes les directions.
  14. Boîte à goûter pour enfants remplie de pièces d'or en chocolat et de pierres semi-précieuses.
  15. Magic Eight Ball qui possède 1d4 de sorts de deuxième et premier niveaux aléatoires. Cinq charges.
  16. Flûte enchantée 4 charges qui appelle un dragon d'or d'aspect chaotique.
  17. Réveil qui se déclenche dès qu'il est sorti du sac. Invoque le monstre errant le plus proche.
  18. Tronçonneuse +1 et prête au combat ! 
  19. Armée de 1d8 de Teddy Bears, 2 points de vie chacun, Classe d'armure 8, 1d4 griffes, Chaotique. 
  20. Deux jouets de monstres dragons capables de respirer et qui tirent des rayons de 1d6 points de dégâts, rayon de 30 pieds, 3 charges chacun.
  21. Anciens outils de voleurs couverts de sang. Avec une note ci-jointe qui dit: "Aidez-moi." Ils viennent du fond du sac.
  22. Mini cercueil contenant un fantôme de Noël du Futur et le souhait d'un enfant seul.
  23. Repas finement cuit avec une assiette de biscuits aux pépites de chocolat. Rend 1d6 points de vie presque instantanément. Un seul article à utiliser.
  24. Une harpe dorée qui joue un sortilège de charme et disparaît.
  25. Voiture stationnaire jouet télécommandée qui a une bombe attachée à elle. 1d6 points de dégâts, portée de 30 pieds pour le jouet. 
  26. Boîte à outils, ensemble complet d'outils. +2 sur toutes les réparations, en particulier les traîneaux.
  27. Du ruban adhésif avec un côté clair et un côté sombre. Répare temporairement quoi que ce soit pendant 1d8 tours.
  28. Pull de Noël - Objet maudit des plus profonds enfers de Noël.
  29. Pieu +2 tueur de morts-vivants.
  30. Un mini traîneau qui agira comme un sort de téléportation en sens unique et disparaît après une utilisation. 

jeudi 13 décembre 2018

Inspiration : Bande dessinée - Rolf de Richard Corben

En ce moment, je me lis ou relis plein de vieilles BD des Humanoïdes Associés que je chine à droite, à gauche. Là je viens de lire Rolf de Richard Corben, l'un de mes dessinateur et scénariste préféré. J'adore ce mélange très typique dans ses œuvres et d'autres BD d'ailleurs parues chez les Humanos ou dans Metal Hurlant à l'époque, mélange de SF, d'Heroic Fantasy, d'Horreur... D'ailleurs ce scénario m'a complètement fait revoir la prochaine partie qu'on prévoyait, exit la pure escarmouche médiévale fantastique, mais je vais partir sur une un truc genre les peuples unis d'un monde medfan qui luttent contre un envahisseur technologique, rejoignant ainsi le background dont je parlais dans la toute première partie de notre campagne (les guerres coloniales de 1000 ans, non non je ne suis pas inspiré par Narnia, le Prince Caspian ou Avatar pour ce choc de civilisations). Il se peut que la planète soit d'ailleurs celle de notre première aventure mais dans le passé ?? A voir... Au départ j'avais envie de revoir complètement la table de jeu qui est toujours en cour de réalisation mais j'ai trop avancé dessus pour la recommencer (flemme).



Synopsis :



Sur la paisible terre de Canis, d’étranges envahisseurs arrivent un jour, équipés d’armes comme personne n’en a jamais vues dans ce pays. Ils détruisent le château du roi et enlèvent sa fille pour la ramener à leur chef. Mais à leurs trousses, il y a Rolf, le chien fidèle de la princesse, qui aime autant sa maîtresse qu’elle l’aime en retour. Suite aux maléfices d’un sorcier, Rolf n’est plus un chien, sans être vraiment un homme non plus. Juste un monstre à mi-chemin entre les deux. Mais un monstre fou d’amour…


À ma connaissance la plus ancienne production de Richard Corben disponible en français, Rolf se caractérise par une démarcation aussi inattendue qu’originale sur le thème classique de La Belle et la Bête ; sauf qu’ici la Bête n’a pas perdu son humanité suite à une malédiction puisqu’elle n’en a jamais eu pour commencer. Le schéma bien connu se trouve simplement inversé en fait, ce qui reste une méthode de création d’autant plus efficace qu’elle est pratiquée depuis longtemps – et pour autant que l’auteur ait eu conscience d’adopter un tel procédé : ce récit, après tout, débute comme un conte de fée tout ce qu’il y a de plus traditionnel, jusqu’à ce que…






On y trouve déjà tout ce qui fait la spécificité de Corben : l’exaltation de la force brute ; le mélange des thèmes et des époques à travers une sorte de postmodernisme bien avant l’heure ; la belle aux seins lourds ; l’ultra-violence vide de sens et encore plus de morale ; l’iconographie démonologique, ou assimilée ; un style graphique au dynamisme d’autant plus rare que peu d’auteurs ont su l’égaler depuis ; et plus que tout, ce concept si typiquement américain de la liberté de se donner les moyens de prendre tout ce qu’on veut sans donner de prétexte et encore moins d’excuse – ce qui suffirait à taxer Corben de réactionnaire, voire de fasciste, mais je préfère le voir comme un libertaire : les artistes, en effet, ont cette boulimie de liberté qui les empêche le plus souvent d’imposer quoi que ce soit aux autres.


Bref, Rolf a beau être une œuvre de jeunesse, elle n’en demeure pas moins emblématique, ou en tous cas révélatrice : à travers elle, le lecteur aura l’opportunité de découvrir les caractéristiques principales d’un auteur alors en devenir mais appelé néanmoins à signer des œuvres qui comptent encore parmi les plus importantes de la culture comics des années 70 et 80. Mais c’est aussi un récit émouvant par le portrait qu’il dresse d’un animal élevé au rang de presque homme, et qui n’oublie pas pour autant quels sentiments le lient à sa maîtresse : s’il va jusqu’à tuer pour elle, il saura néanmoins quand se rebeller contre l’ordre établi qui voudrait le garder au bout de cette laisse qu’un homme libre ne peut supporter…


Un album pour une histoire à double lecture, à double sens. D'un côté, une aventure -classique- de science-fiction mêlée de fantastique. De l'autre, une histoire qui met en scène l'invasion de l'Ukraine par les troupes allemandes (les uniformes et véhicules des envahisseurs ressemblent à ceux de la Werhrmacht).








À noter que cette réédition se double du récit court La Bête de Wolverton (1972-1979) qui, à partir du thème voisin de l’homme-loup, nous montre un Corben assez sensible aux racines saxonnes et celtiques du peuple américain. Ici, le monstre est un homme simple qui a dû accepter la possession par une entité divine afin d’obtenir le pouvoir de vaincre les oppresseurs de son peuple ; mais cette possession devient vite une malédiction dont ne pourra le libérer qu’un exorcisme pour le moins… particulier.






Avec ces deux récits indépendants qui sont autant de facettes distinctes – bien qu’axées autour de thèmes similaires – d’un auteur majeur du comics underground, Rolf demeure une excellente introduction à l’œuvre pour le moins atypique d’un Richard Corben alors en plein ascension vers une gloire bien méritée. Corben nous conte deux histoires de loup-garous bien différentes avec un ton savoureux et salutaire, vigoureux et surprenant. Histoires réalisées au tout début des années 70, avec un choix de couleurs très personnelles, soit, mais avant tout la présence primordiale d'un encrage puissant. Un des classiques de Corben sur son très long parcours d'auteur.


Note :


Si au départ Rolf est un comics entièrement en noir et blanc, la version proposée dans cette édition est colorisée, au contraire de sa première édition française de 1975. A savoir que l'histoire avait déjà été publiée dans "Actuel" n° 15, en 1971 avant sa réédition chez les Humanos.


La première édition en noir et blanc

Version américaine, au début le titre était Rowlf avant d'être changé en Rolf chez les Humanoïdes Associés




Guillermo Del Toro au sujet de Richard Corben : "L'artiste qui m'inspire le plus est Richard Corben. Son style est visuel et raconte l'histoire juste comme vous la voyez... Oui, mon favori est Corben. J'aime tout ce qu'il fait, j'aime son travail... C'est un artiste merveilleux."


Rolf a été l'une des inspirations principales du Japonais Hayao Miyazaki pour sa bande dessinée Nausicaä de la vallée du vent (1982-1994) :


Pour Hayao Miyazaki, les courants s’étaient, à l’aube des années 80, montrés bien malicieux en ce qui concerne la carrière cinématographique du génie de l’animation. Il aura fallu l’intérêt du magazine spécialisé Animage pour que quelques projets de Miyasaki soient placés sur les rails. Parmi ceux-ci se trouve l’adaptation d’une bande dessinée de Richard Corben, Rolf qui se voit librement modifiée, intégrant notamment des éléments fondateurs de l’œuvre future de Myiasaki comme la Vallée du Vent ou la fukai, cette "mer de la décomposition" qui gangrène la Terre. Le projet capote justement en raison du manque de fidélité. Un nouveau vent favorable souffle alors pour le dessinateur qui se voit suggéré de faire siennes ces créations en les développant dans sa propre série de mangas. Le premier épisode en crayonné des aventures de Nausicaä paraît en 1982, ce qui provoque l’engouement de la presse, même internationale. Les premiers pas de la princesse peuvent donc avoir lieu à l’écran pour un pilote de cinq puis dix minutes...




Mais la Vallée du Vent est plongée dans la tourmente et menace de s’effondrer face aux coûts que sa production engendre. Celle-ci s’avère trop onéreuse pour son format, la vidéo ne se montrant pas suffisamment rentable. Tokuma Shoten met le pied à l’étrier, en compagnie de la société Topcraft (première ébauche des futurs studios Ghibli qui permettront au maître de produire ses futurs longs-métrages) de Toru Hara, ancien de la Tôei Animation, et ouvre la voie à Miyasaki pour un long-métrage destiné aux salles obscures. Il y parvient dans le début de l’année 1984 et bénéficie d’une belle réception critique et publique. Et pour cause...


En effet, si les animations de Nausicaä paraissent aujourd’hui quelque peu surannées face aux machines modernes, le charme de ces décors majestueux aux formes pures et aux couleurs éclatantes agit d’emblée sur le spectateur plongé au cœur de ce monde dévasté, purgatoire pour une poignée d’hommes qui ont eu le mauvais goût de survivre à l’invasion de la fukai et aux assauts des redoutables omus. Ces insectes grouillants, armés de mandibules, représentent le principal fléau duquel il faut se prémunir d’autant qu’ils envahissent par milliers, aveuglés par leur colère, les derniers bastions restés aux mains des humains. Ces bipèdes, créateurs de leur propre misère, qui s’organisent en cités et luttent les uns contre les autres plutôt que de s’unir contre un "ennemi" commun...


Parmi ces créatures au final plus aveugles que leurs congénères arthropodes trône l’impétueuse mais très sage Nausicaä qui fait fi des prophéties, méprise les préjugés et guide son peuple vers la lumière en sacrifiant sa frêle personne. "Celle qui murmurait à l’oreille des omus" et cultive en cachette des plantes de la fukai prétendument contaminées en remontre aux naïfs et aux va-t’en-guerre, elle donne à chacun une leçon de courage et répand une parole écologique très en phase avec un Japon meurtri par l’arme atomique.








En se gardant de sombrer dans le manichéisme (les cafards qui grouillent ne peuvent que se montrer repoussants quand ils ne sont en définitive que des êtres essentiels à la survie de la terre) et d’emprunter les chemins ultra-balisés d’une narration naïve (le récit compte une garnie très fournie de personnages secondaires qui parviennent tous à co-exister dans cet univers des plus riche), Miyasaki conçoit un chef-d’œuvre aux courbes parfaites s’intégrant à merveille dans un univers rétro-futuriste (des engins volants ultra-perfectionnés sillonnent les cieux en passant à travers les ailes de châteaux ornés de pales d’éolienne), à l’animation vertigineuse (voir les séquences de combats aériens), au traitement prodigieux. Un prodige qu’il comptera quelques années après réitérer avec un presque-remake en la personne de Princesse Mononoké...

dimanche 9 décembre 2018

Présentation de figurines - Vol. 8

Quelques figurines de la collection Street Violence de chez Foundry. Je ne les ai pas encore toutes photographiées il y en a quelques autres, les Gangs sont très Anglais (Punks, Skinheads...) et elles vont être parfaites pour des scénarios urbains (j'ai déjà en tête notre prochaine partie mais déjà il faudrait commencer celle que l'on a toujours pas débuté, vous savez la grosse bataille medfan dont je parlais ici entre autre).









jeudi 6 décembre 2018

Lecture intensive

A la rentrée je me suis inscrit à la Médiathèque de mon quartier, et il n'y a pas à dire ils ont de la bonne came.


Donc depuis septembre je lis beaucoup, beaucoup...


Voici une petite sélection des livres et BD que j'ai préféré et que je vous recommande, pas de commentaires dessus il y en a trop, mais certains feront peut être l'objet d'un Post un jour, ceux que j'aurai décidé d'acheter pour la collection car il y a quelques œuvres que je veux à tous prix posséder : La Brigade Chimérique, Avant l'Incal, l'intégrale Last Man, Elric, l'intégrale Hip-Hop Family Tree, l'Histoire du RPG, Lucha Libre... (je suis comme ça, j'aime collectionner et je n'aime pas faire des Post sur des livres, BD, Comics... que je ne possède pas).


Bandes dessinées et Comics :

















Musique :







Roman :







Divers :