mercredi 18 décembre 2019

Quelques photos du soir...

Mais je ne vais pas encore au lit...






Idée de scénario à partir d'une vidéo YouTube - I wanna be your lover - La Bionda - 10 hours




Ce matin en poursuivant ma compta j'écoutais des vidéos sur YouTube et je suis tombé sur ce montage de La Bionda, alors j'adore ce titre mais c'est un peu rude là en boucle pendant 10h. Je ne voyais pas le concept du truc à part un gros délire que le mec c'est fait, personnellement j'ai tenu une vingtaine de minutes quand même. Mais en ce moment où j'expérimente plein d'idées pour créer des scénarios à partir d'éléments divers et variés un truc à commencé à germer dans mon esprit. Illico presto j'ai commencé à fouiner sur internet pour trouver de quoi peaufiner mon idée de base qui était un piège musical temporel.

Je suis tombé sur ces deux illustrations sur Twitter :


Le véhicule utilisé par les PJ pour mener leurs recherches.

La station orbitale de la Confédération où les PJ doivent remettre leur rapport.


Là ça m'a fait penser à une expédition dans un style SF Vintage comme la musique de La Bionda, une sorte de Space Disco Vintage et le clip d'époque aussi qui me fait penser à de vieux dessins animés SF des années 70/80. Il me fallait plus d'éléments et en parcourant mon Blog je suis tombé sur cet article que j'avais publié sur la Terraformation. Il me semble qu'à l'époque où je commençais à imaginer mon Multivers j'avais déjà aborder l'idée d'une politique à ce sujet, une loi de la confédération Galactique qui interdit la Terraformation de planètes abritant déjà la vie dans tout l'espace du Multivers sous son contrôle ou son protectorat.

J'avais envie d'encore quelques éléments et j'ai pris au hasard dans une pile le Dragon Magazine N°4.




Là à la fin je tombe sur un article, une aide de jeu pour AD&D, qui présente le Dragon-Cobra. Dans les Royaumes Oubliés, les Dragons-Cobras infestent les contrées lointaines de l'Empire de T'u Lung (dans Karatur, à l'est de Faerun). J'ai mes noms et une créature.


Un Dragon-Cobra


Donc c'est parti, scénario :

"Les PJ ont été mandaté par la Confédération Galactique pour explorer une nouvelle planète découverte récemment. Celle-ci semble de nature aride et l'atmosphère n'est pas propice pour les différents peuples qui composent la Confédération, même si certains d'entre eux vivent sur des planètes à l'environnement hostile, ici c'est différent. Sur cette planète l'air semble saturé de poison, comme du venin à l'état gazeux. Dans le secteur à très faible densité de population de Karatur, où se situe la planète, les autochtones des mondes environnants l'appellent T'u Lung comme le dieu serpent que plusieurs de ces peuples vénèrent. Les PJ doivent parcourir la planète pendant plusieurs semaines à bord d'un véhicule scientifique pour s'assurer que celle-ci ne comporte aucun organisme vivant. Si cela est le cas, comme le stipule la Loi de la Confédération qui interdit la Terraformation de planètes abritant déjà la vie, T'u Lung sera Terraformée pour la rendre habitable et être colonisée. Après avoir effectué leur mission, les PJ ont constaté que T'u Lung abrite une importante colonie de créatures qu'ils ont surnommé "Dragons-Cobras" car elles ressemblent à de gigantesques cobras avec des attributs de dragons. C'est d'ailleurs d'après eux ces créatures qui sont à l'origine des cultes des différents mondes voisins et plus scientifiquement qui rejettent de pars leur souffle les immenses quantités de gaz empoisonné qui saturent l'atmosphère de la planète. Alors qu'ils sont sur le chemin du retour qui les conduit à la station orbitale de la Confédération la plus proche, afin de remettre leur rapport, ils sont pris au piège dans une sorte de tunnel spatial temporel. Ces tunnels sont invisibles dans l'espace, ce n'est qu'une fois à l'intérieur que l'on se rend compte qu'on a pénétré dans une ingénieuse machinerie où le temps tourne en boucle. Le vaisseau des PJ avance sans s'arrêter dans ce tunnel alors que le temps lui est figé pendant plusieurs heures. Ainsi les PJ ont l'impression que le vaisseau est arrêté alors qu'autour d'eux un paysage ne cesse de passer et repasser en boucle. En l'occurrence il s'agit ici d'une vieille archive vidéo musicale lancinante qui date apparemment d'avant les Grandes Guerres Coloniales de Mille Ans. Le risque est que les PJ perdent pieds et deviennent fous en entendant cette musique en boucle pendant des heures sans savoir où et quand ils sont. De plus ces tunnels sont en fait de gigantesques machines à voyager dans le temps et si les PJ n'arrivent pas à s'extirper de ce piège avant que ne finisse la boucle vidéo (ils ont environ 10h00 devant eux), ils vont être projeté à l'époque d'où est originaire l'archive, c'est à dire la fin des années 1970, début des années 1980 sur Terre (mais ça les PJ ne le savent pas). En effet ce type de tunnel voit son programme de voyage dans le temps basé sur l'archive qui l'alimente et est projetée sur ses parois. Pour s'en sortir, les PJ doivent en premier lieu garder leur esprit clair, ce qui est difficile dans un tel contexte hypnotique et déstabilisant. Ensuite, ils doivent réussir à inverser la boucle pour détraquer le tunnel et réussir à sortir du piège. Pour cela, pas d'autre méthode que d'enfiler une combinaison spatiale et sortir du vaisseau pour localiser le système central qui commande la machinerie, celui-ci n'est identifiable que par les petits faisceaux lumineux semblables à des éclairs qu'il génère. Pas évident à trouver dans un tunnel qui doit faire entre 100 et 200 mètres de long avec des projections vidéos hallucinogènes qui parcourent en boucles ses parois. Les PJ devront faire preuve de beaucoup de sang-froid pour sortir de là. Si les PJ arrivent à s'extirper du tunnel et ne se retrouvent pas devant une boule disco, ils découvriront que le piège a été tendu par le mystérieux groupuscule des Time-Masters, des mercenaires qui maitrisent cette technologie temporelle et vendent leurs services au plus offrant. Ils ont été engagés par le Prince Matton qui est à la tête d'une Méga-Corporation ayant beaucoup investi dans des projets concernant T'u Lung. Si les PJ remettent leur rapport de recherche à la Confédération et que la planète n'est pas Terraformée, il perdra gros. Il a engagé les Time-Masters pour empêcher les PJ d'arriver à bon port et ainsi mettre un terme à ses projets."

Un scénario un peu bizarre et un concept un brin confus dans l'explication du tunnel temporel mais bon, moi je visualise bien le truc dans ma tête avec le clip de La Bionda qui défile en boucle...


Un tunnel temporel désactivé, quand celui-ci fonctionne des vidéos tournent en boucles sur ses parois.


Ce qui est intéressant c'est qu'on peut selon le système utilisé pour jouer ce scénarios prendre en compte des paramètres comme le stress, la santé mentale...


Le Prince Matton.

Un Time-Master (Discoïde cela va de soi...)

mardi 17 décembre 2019

The Living Ghost

Comic Book Story time! from ‘Adventures Into the Unkwown ‘,1948-with art by Fred Guardineer and story by Frank Belknap.













lundi 16 décembre 2019

Bandes Dessinées - Le Vagabond des limbes

En ce moment je fais une grosse consommation de vieilles BD SF de mon enfance, je redécouvre des tas de titres que j'avais complètement oublié et parmi ceux-ci, la série Le Vagabond des Limbes. La bande dessinée de science-fiction a ceci de formidable que tout y est permis. À la différence d’un film, limité par son budget ou par la technologie des effets spéciaux, aucune borne ne vient restreindre l’imagination du scénariste ou du dessinateur. Et question imagination débridée, Le Vagabond des Limbes de Christian Godard (scénario) et Julio Ribera (dessin) aux éditions Dargaud, est un cas d’école.


Cette série de SF est née en 1973, époque bénie de création tous azimuts, où la bande dessinée s’affranchissait petit à petit des carcans des publications pour la jeunesse. Le Vagabond des limbes relate les aventures d’Axle Munshine, Grand Conciliateur de la Guilde galactique (une sorte de super diplomate) et de son compagnon d’aventure : Musky, fils du prince des Éternautes, une race extraterrestre capable de maîtriser le temps. Musky est donc figé à l’âge de ses 13 ans, et ce depuis plusieurs centaines d’années, jusqu’à ce qu’il trouve l’adulte qui lui donnera envie de grandir. Mais voilà qu’Axle, pressenti pour être le futur Médiat Suprême de l’Empire, est accusé de haute trahison et proscrit car il a bravé l’interdit ultime de la Guilde : « Les portes du sommeil, jamais ne franchira ». De plus Axle, ce romantique extravagant, a commis l’imprudence de tomber amoureux de Chimeer, une jeune femme évanescente rencontrée dans ses rêves. Pourchassé par la féroce Garde Pourpre, Axle fuit à travers l’univers, voguant de planète en planète pour tenter de retrouver la belle dont il a rêvé.




Chaque nouveau monde exploré par notre héros est l’occasion pour le scénariste de se livrer à une débauche de délires plus cintrés les uns que les autres. Dans l’Empire des soleils noirs, le destin des hommes est régi par un Bon Prophète qui décide du jour et l’heure de la mort de chacun ; des petits anges blonds en uniformes de la Schutzpolizei des années 1930 se chargeant de conduire les uns et les autres vers leur mort à l’heure dite. Près de Bousbbhyr, la Guilde a emprisonné un bien étrange alchimiste ivrogne et paillard qui prétend s’appeler Dieu et pouvoir créer la vie. Sur Omphale, la planète du temps pétrifié, un labyrinthe permet de se confronter à toutes les étapes de sa propre vie (la vieillesse, la jeunesse, l’enfance…). Sur Kohmédy-l’Ancienne, les rôles sociaux sont définis par des masques symbiotiques attribués aléatoirement mais objets de tous les trafics. Etc. etc. Si l’on ajoute un univers graphique bourré de créatures bizarres autant qu’étranges, de vaisseaux spatiaux aux formes d’utérus géant, d’insectes à tentacules et de gastéropodes à fourrure, aux décors influencés par les dessins de Piranèse et les toiles de Breughel, vous comprendrez aisément que nous sommes en présence d’une œuvre pour le moins… originale. Manifestement, Christian Godard est de ces scénaristes illuminés qui doivent consommer dieu seul sait quel psychotrope pour trouver l’inspiration, de la catégorie des écrivains de SF paranoïaques et géniaux marchant dans les pas de Philip K. Dick. Mais au-delà de cette imagination débordante, Le Vagabond des limbes recèle d’autres éléments qui contribuent à son charme : une certaine dose de poésie et une touche d’humour (Musky notamment, du haut de ses 13 ans, est un insupportable râleur qui jure comme un charretier des jurons autrement plus truculents que ceux du capitaine Haddock. Bref, un adolescent quoi !).




Le dessin de Julio Ribera est assez... disons... singulier et, s’il peut rebuter de prime abord, finit par renforcer le caractère de la série. Véritable maître du Rotring, Ribera a un trait très noir, mélange d’aplats charbonneux, de taches d’encres et de hachures. Mais ses coloristes utilisent des couleurs particulières, tantôt vives, tantôt pastels, qui contrastent avec le noir du trait. Dans un esprit très Seventies, des solarisations à la couleur ou des fonds de couleurs brutes contribuent à l’ambiance psychédélique de ces albums. Enfin, manifestement, les sources d’inspirations de Ribera sont souvent la peinture classique et l’on retrouve ici ou là, à travers une scène inspirée d’un tableau, une impression de déjà-vu qui plonge le lecteur en pleine confusion visuelle et mentale.


Si vous ne devez lire qu’un album, je vous conseille vivement Quelle réalité, papa ?, surement l’un des meilleurs de la série pour vous faire une idée des délires de celle-ci. Pour retrouver sa belle, Axle consulte une voyante extra-lucide galactique qui lui confie un distors, sorte de chenille aux capacités mentales phénoménales. Cette dernière va manipuler la réalité pour la faire correspondre aux rêves d’Axle. Sur une planète éloignée, qui s’avère être la Terre, une starlette hollywoodienne pressentie pour jouer un rôle dans un film de science-fiction au scénario étrangement semblable aux aventures d’Axle, incarne tout à coup divinement Chimeer. Mais cette distorsion de la réalité touche tous les acteurs. Bientôt, les cars de touristes visitant les studios de cinéma de Los Angeles sont attaqués par des Comanches montés sur des Harley-Davidson, l’acteur qui jouait un serial-killer prend son rôle très au sérieux, tandis que, dans les décors du film sur la Seconde Guerre mondiale, Saint-Louis, qui a renversé Hitler, décrète la solution finale contre tous les ennemis du Reich : huguenots, sarrasins et autres sorcières. Axle et Musky vont devoir aller chercher Chimeer dans un effroyable camp de la mort où l’on exécute les hérétiques comme dans les gravures des Grandes misères de la guerre de Jacques Callot. Mais est-ce vraiment Chimeer ?


Assurément, Le Vagabond des limbes est une série pleine d’imagination, de fantaisie et de délires qui fait souffler un vent de liberté débridée. De bien bons albums de science-fiction à lire pour explorer la matière dont sont faits les rêves !!! Je pense que c'est dans ce type de BD que des jeux comme MEGA tirent une partie de leur inspiration, du moins pour les premières versions, et c'est aussi le type de SF qui alimente ou qui devrait plus alimenter mon Multivers de jeu.




samedi 14 décembre 2019

Trouvaille sympa sur le web - A Princess of Mars par James Killian Spratt

Je viens de tomber sur ce site où l'illustrateur James Killian Spratt a créé une version obsessionnellement détaillée de A Princess of Mars d'Edgar Rice Burroughs, entre illustrations SF (ça me rappelle vaguement des trucs à la Corben, Métal Hurlant...) et Jdr Old-School, moi j'adore. C'est un peu scabreux donc je vous laisse aller voir et je me contente de cette image là.


vendredi 13 décembre 2019

Artworks - Fulvio Di Piazza

Les peintures à l’huile surréalistes de l’italien Fulvio Di Piazza ont le don de se graver dans la mémoire. Son univers dément, reconnaissable au premier coup d’œil est intrigant et bizarre mais incontournable. On retrouve des motifs récurrents dans les peintures à l’huile de Fulvio Di Piazza tels que les pachydermes volants, les têtes (de gobelins ?), les nuages ultra détaillés, les textures de lave, de mousse ou de montagne, etc… La quantité de détails est quelque fois vraiment impressionnantes et on se perd facilement dans la peinture. J'imagine bien quelques unes de ces structures gigantesques parsemer mon Multivers.