jeudi 20 avril 2017

Ebauche d'une nouvelle bande - La Confrérie du Mal (nom provisoire)

Comme dans notre système de jeu, nous avons de plus en plus tendance à mélanger des règles de Jdr (version allégée des règles D&D) et d'escarmouches (Song of Blades and Heroes) + quelques éléments divers, on commence à envisager nos héros comme une bande qui va s'agrandir au fur et à mesure des aventures et devenir une sorte de ligue (à la manière des groupes de super-héros par exemple) qui pourra mobiliser de petits groupes ou des armées. Ainsi nous avons commencé à ébaucher l'idée de bandes avec La Ligue des Mercenaires et les Chasseurs de Démons (j'en parlais ici).


Voici donc l'ébauche d'une nouvelle bande : La Confrérie du Mal.


J'avais déjà commencé à y réfléchir suite à l'acquisition de quelques figurines et pensais y intégrer les Skavens que nos héros ont affronté durant leur première aventure et dont je prévois qu'ils recroisent le chemin. Au départ je les ai d'abord imaginé avec la Ligue des Mercenaires mais maintenant je les visualise plus avec une confrérie maléfique.


Donc j'avais en tête cette confrérie, et là je voulais prendre quelques photos de nouvelles figurines et d'une acquisition dont je suis assez fier, une figurine de Hellbug issue du coffret collector du jeu vidéo Defiance et que j'ai trouvé à petit prix sur la Baie. Je ne joue pas à ce jeu et ne le connaissais même pas il y a quelques semaines mais j'ai vu cette figurine sur le Blog d'un confrère joueur et j'ai accroché.


Donc je prend des photos et me rend compte que toutes ces figurines tendent vers des couleurs rouges et pourpres et je me dis que je tiens un truc. Je vais chercher les figs que j'avais commencé à mettre de côté pour ma confrérie et la plupart sont dans ce code couleur donc voici la bande qui se forme.


Après réflexion, je pense aux autres figs que j'avais prévu et qui sont dans d'autres schémas de couleurs et me dis que je vais diviser la Confrérie du Mal en plusieurs factions qui seront définies par leurs couleurs. Voici la première faction : la Faction Pourpre.

































La Confrérie du Mal réunira de viles créatures dont le but est d'ouvrir des passages vers des dimensions démoniaques afin que des Seigneurs Démons puissent venir envahir les autres dimensions. C'est pour le moment le pitch simplifié de ce que je prévois avec cette bande.


Voilà pour le moment...


La Confrérie du Mal - Faction Pourpre est composée de figurines d' horizons divers, D&D Miniatures, Warhammer 40000, Dreamblade, Warmachine / Hordes et le gros monstre qui est donc le Hellbug Defiance.

mercredi 19 avril 2017

Retour sur le Sorceleur Tome 1 - Le dernier voeu

J'étais un peu dubitatif à propos de cette saga quand j'ai acheté le premier livre, je la connaissais juste de nom et n'en avais entendu parlé que récemment. Et après lecture du premier tome, c'est une excellente surprise.






Le Sorceleur est une saga de Dark-Fantasy écrite par le Polonais Andrzej Sapkowski, et aujourd’hui éditée par Milady. Le tome 1, le Dernier vœu, est un recueil de six nouvelles, reliées par une trame, qui portent toutes sur le personnage de Geralt de Riv. Ce dernier est un « sorceleur » : un mutant parmi les humains, créé pour pacifier la menace que représentent les monstres qui peuplent ce monde.

Un premier triptyque qui nous raconte un univers

Les trois premières nouvelles du recueil vont créer l’univers de la saga en choisissant de rapprocher l’univers du Sorceleur avec celui du conte. La première nouvelle, Le Sorceleur, est initialement écrite pour un concours organisé par un magazine polonais. La nouvelle finira troisième, chose qui semble étrange quand on sait qu’aujourd’hui, le sorceleur a l’ampleur d’un Star Wars ou d’un Seigneur des Anneaux en Pologne. La première nouvelle installe l’univers, le personnage principal de Geralt explique qu’il est rejeté à cause de ses mutations, mais surtout, reste dans l’univers du conte. Si beaucoup de détails précis fixent l’univers, la première histoire reste celle d’un homme rejeté, engagé par un roi pour sauver sa fille, une princesse, et lui se voir accorder sa main. La deuxième nouvelle, Un grain de vérité, est un clin d’œil à peine dissimulé à La belle et la bête, qui offre une morale : « un amour sincère peut rompre tous les charmes ». La troisième nouvelle, Le moindre mal, impose un dilemme moral au sorceleur, qui doit choisir entre tuer Renfri (dont les origines sont semblables à celles de Blanche-Neige) et la laisser tuer par vengeance.

Et on est rapidement submergé par ces trois nouvelles : la complexité de l’univers nous est rendue familière par les formes du conte, ce qui rend l’initiation du lecteur très facile. Le monde du sorceleur a des similitudes avec notre monde, avec nos légendes, et ces similitudes créent des liens entre cet imaginaire et notre monde.

Ces nouvelles, en outre, permettent au lecteur de comprendre le personnage de Geralt de Riv, monstre aux yeux des humains, humain aux yeux des monstres, qui travaille pour l’argent, mais avec un sens de l’honneur très affuté ; un être qui choisit, tant qu’il le peut, la voie de la neutralité.

Tout cela est finement amené : la noirceur de l’univers, son manichéisme absent, tout cela est adouci par les formes familières d’un imaginaire qui est en chacun de nous.

Un deuxième triptyque qui nous raconte ses personnages

Jaskier

Une question de prix est une nouvelle qui mentionne Ciri, princesse du royaume de Cintra, qui sera le paiement du sorceleur ; ce dernier réclamera à son client « ce qu’il possède déjà sans le savoir » ; ici, la fille qu’attend sa femme. La nouvelle aborde l’idée de destin, notion avec laquelle Geralt entretiendra des rapports ambigus. La nouvelle suivante, Le bout du monde, introduira le personnage de Jaskier, un des rares amis du sorceleur, troubadour volage qui finit toujours par se mettre dans des situations délicates. Enfin, Le dernier vœu conclut la liste des nouvelles, mettant en scène le personnage de Yennefer, l’intérêt amoureux de Geralt, avec laquelle il se lie – en le voulant ou non ? – alors que les sorceleurs sont normalement dépourvus de sentiments.

Les trois dernières nouvelles s’intéressent plus profondément au héros et à son entourage, moins à l’univers : il présente la fille adoptive de Geralt, celle dont il est épris, et son fidèle ami, qui occupe le rôle d’acolyte à plus-value humoristique. Tout cela dans une ambiance médiévale, où les esprits de la nature peuvent laisser place aux légendes orientales, incarnées par un Djinn dans le dernier vœu.

Le Sorceleur : simple, mais jamais simpliste

Son univers se présente rapidement, et devient familier et accessible par sa structure qui reprend la forme de contes dans ses premiers récits. La violence est omniprésente, et fait écho à des situations vraisemblables, pour ne pas dire réelles : le racisme est ancré dans la population humaine, qui voit d’un mauvais œil nains, elfes, et autres étrangetés. Le héros est rejeté par le plus grand nombre, la voie de la neutralité lui attirera l’opprobre de tous, et ses alliés se compteront sur les doigts d’une main.

Geralt est un personnage en quête de lui-même, un être qui désire une vie simple, avec une femme, un enfant (qu’il ne peut pas avoir – les sorceleurs étant stériles), et un métier qui ne constitue pas un engagement moral – un simple gagne-pain.


Cette saga permet de sombrer doucement dans un univers peuplé de légendes de tous horizons, peuplé de dragons, stryges ou autres dopplers, si loin de nous par ses étrangetés, mais pourtant si proche par ses problématiques.


Personnellement je vais me plonger avec plaisir dans la lecture des tomes suivants.

Sinon une petite parenthèse sur notre campagne, d'un commun accord avec mon fils et ses potes, on va boucler plus rapidement l'aventure 2 car il nous démange de créer une nouvelle table inspirée par ce décors de ville Mutante / Alien que j'ai installé dans ma pièce à jouer comme un diorama, on va profiter de la taille de notre table de jeu pour faire une grande ville divisée en plusieurs quartiers avec leurs spécificités et quelques zones de ruines ou de nature sauvage et y rencontrer différents PNJ qui nous donnerons des quêtes à accomplir (Zelda The Breath of the Wild nous influence beaucoup en ce moment). 

On restera dans notre univers qui mélange tout et on arrivera dans une immense cité qui sera un mélange de plein d'influences : Mos Eisley, Mos Espa, Jedha City ou encore la planète Jakku dans Star-Wars, Mega City One dans Judge Dredd, des idées de villes Post-Apocalyptiques variées, des villes de l'espace comme dans Space Adventure Cobra, Shaan Renaissance, Numenera, Mordheim, W40K, Necromunda, Mort City (SLA Industries), Felstad (Frostgrave), Laelith et beaucoup d'autres, je vais me lancer dans la création de quelques nouveaux décors d'ailleurs pour l'occasion, à suivre... Il faut que je trouve une fin cohérente à l'aventure en cours et comment amener notre groupe de héros sur la nouvelle table.