mardi 18 septembre 2018

Artworks - Kay Nielsen

Kay Nielsen (12 Mars, 1886 - 21 Juin 1957) est un illustrateur danois ayant travaillé comme artiste d'esquisse pour les studios Disney.






Il était très populaire dans le début du 20e siècle, «l'âge d'or de l'illustration" grace à la technologie d'impression au point qui a permis que les dessins et peintures soient reproduites avec beaucoup plus de facilité.


Il a rejoint les rangs de Arthur Rackham et Edmund Dulac par le succès des livres de souvenirs du début du 20ème siècle.


En 1939, il est engagé par les studios Disney pour réaliser des études sur plusieurs films dont Fantasia et un projet basé sur le conte de La Petite Sirène mais qui ne verra le jour que dans les années 1980,en utilisant toutefois une partie de son travail.


Il quitte le studio en 1941, mais y revient brièvement en 1952-1953.


Il a illustré notamment le conte norvégien traduit en anglais "East of the Sun and West of the Moon" (À l'est du soleil et à l'ouest de la lune, en 1914 et un conte de l'auteur Henry-Jacques (1886-1873), "Sous le signe du rossignol" (Paris : l'Édition d'art H. Piazza, 1923).


Kay Nielsen est né à Copenhague dans une famille d'artistes; ses deux parents étaient acteurs.Son père , Martinus Nielsen, était le directeur du Dagmarteater et sa mère, Oda Nielsen, a été l'une des plus célèbres actrices de son temps, à la fois au Théâtre royal danois et au Dagmarteater.


Kay Nielsen a étudié l'art à Paris à l'Académie Julian et à l'Académie Colarossi de 1904-1911, puis a vécu en Angleterre de 1911 à 1916.


Il a reçu sa première commande de Hodder and Stoughton pour illustrer une collection de contes de fées , fournissant 24 plaques de couleurs et plus de 15 illustrations monochromes pour "dans la poudre et la crinoline", contes de fées racontée par Sir Arthur Quiller-Couch en 1913.


Dans la même année, Nielsen a également reçu une commande des Nouvelles Illustrées de Londres pour produire un ensemble de quatre illustrations pour accompagner le contes de Charles Perrault ; Les illustrations de Nielsen pour "Sleeping Beauty», «Puss in Boots», «Cendrillon» et «Barbe-Bleue» ont été publiés dans l'édition de Noël 1913.


Un an plus tard, en 1914, Nielsen a fourni 25 planches en couleur et plus de 21 images monochromes pour la collection pour enfants "de l'Est du Soleil et de l'Ouest de la Lune" . Ses images en couleur à la fois "dans la poudre et la crinoline" et de "l'Est du Soleil et de l'Ouest de la Lune" ont été reproduites par un processus en 4 couleurs, contrairement à la plupart des illustrations préparées par ses contemporains qui n'utilisaient qu'un procédé traditionnel à 3 couleurs.


La même année, Nielsen a produit au moins trois illustrations représentant des scènes de la vie de Jeanne d'Arc . Publiées plus tard dans les années 1920, ces images ont été associées avec le texte pertinent "Le Moine de Fife".


Nielsen est entre ensuite en contact avec la Société des Peintres Tempera où il apprend de nouvelles compétences, et réussit à réduire le temps impliqué dans le processus de peinture.
En 1917, Nielsen part à New York, où une exposition de son travail a eu lieu et il retournera par la suite au Danemark.


Avec un collaborateur, Johannes Poulsen , il peint des décors de théâtre pour le Théâtre royal danois à Copenhague en même temps qu'il travaille sur une suite complète d'illustrations destinées à accompagner une traduction de Schéhérazade les "mille et une nuits" qui avait été entreprise par le savant arabe: le professeur Arthur Christensen. Selon les propres commentaires publiés par Nielsen, ces illustrations ont été à la base de son retour à l'illustration de livres après une interruption pendant la Première Guerre mondiale et l'intention avait été de publier la version danoise en parallèle avec les versions pour le monde anglo-saxon et le marché français. Le projet n'a jamais abouti et les illustrations de Nielsen sont restées inconnues jusqu'à de nombreuses années après sa mort.
Suite à son travail théâtral à Copenhague, Nielsen à continué à illustrer des livres avec la publication des contes de fées de Hans Andersen en 1924. Ce titre a inclus 12 planches en couleur et plus de 40 illustrations monochromes.


Un an plus tard, Nielsen a fourni l'illustration de "Hansel et Gretel, et autres histoires" par les frères Grimm qui a d'abord été publiée avec 12 images en couleurs et plus de 20 illustrations monochromes détaillées.


Cinq années se sont écoulées avant la publication de "Red Magic", le dernier livre illustré en détail par Nielsen. La version 1930 de "Red Magic" inclus 8 illustrations couleur et plus de 50 illustrations monochromes de l'artiste danois.


En 1939, Nielsen est parti pour la Californie et a travaillé pour des entreprises d'Hollywood. Une recommandation personnelle de Joe Grant à Walt Disney a permis à Nielsen de travailler avec The Walt Disney Company .Son travail a été utilisé dans l'"Ave Maria" et "Nuit sur ​​le Mont Chauve" dans Fantasia .


Nielsen a été reconnu au studio Disney pour son concept art et il a contribué à l'illustrations de nombreux films, dont des peintures de concept pour une proposition d'adaptation de Hans Christian Andersen La Petite Sirène . Le film, cependant, n'a pas été réalisé durant la vie de Nielsen mais son travail a été utilisé pour le film de 1989 . Nielsen a travaillé pour The Walt Disney Company pendant 4 ans, de 1937 à 1941.


Nielsen revient brièvement au Danemark mais ses œuvres ne sont plus demandées là non plus. Il retourne à Los Angeles où il finit dans la pauvreté. Ses dernières œuvres sont pour des écoles locales, il accomplit des fresques murales comme "Le premier ressort" au Central Junior High School de Los Angeles et dans des églises, comme sa peinture de la chapelle Wong à la First Congregational Church à Los Angeles, illustrant le Psaume 23 .


Nielsen a contracté une toux chronique qui le tourmente jusqu'à sa mort le 21 Juin 1957 à l'âge de 71 ans. Ses funérailles ont eu lieu sous sa fresque dans la chapelle Wong.


Ulla, sa femme depuis qu'elle avait 21 ans, est morte l'année suivante.


Avant sa mort du diabète, Ulla a donné les autres illustrations de Nielsen à Frederick Monhoff , qui à son tour a essayé de les placer dans les musées. Cependant, aucun musée américain ou danois ne voulait les accepter à l'époque.


Certaines de ses œuvres sont maintenant dans la collection de l' Université de Pittsburgh.
(Source : LicornaMuseum)











jeudi 13 septembre 2018

Brrrrrrr !!!

Une petite photo pour illustrer le précédent Post.



Table aléatoire de rencontre de Morts-Vivants - 1d6 de Zombies inattendus pour vos campagnes Old-School

Les zombies se rencontrent souvent dans les friches avec parfois des capacités ou des qualités uniques et inattendues. Le fait est que beaucoup de ces morts-vivants uniques sont très dangereux pour eux-mêmes. L'agent infectieux peut avoir des effets secondaires étranges sur la composition physiologique ou la chimie corporelle de l'individu. Les aventuriers doivent faire preuve de prudence lorsqu'ils rencontrent ces types d'horreurs.





Table aléatoire de rencontre de Morts-Vivants - 1d6 de Zombies inattendus

  1. Le zombie était un sorcier dans sa vie mortelle et conserve ses capacités magiques ! Il est maintenant un sorcier de niveau 2 dédié à Orcus et capable de lancer des sorts. Il a des cantrips et quelques sorts à portée de main, et il a surtout très envie de votre chair et de votre cerveau. 
  2. Ce zombie très volontaire veut un câlin pour laisser échapper 1d200 de larves qui nichent dans son estomac. Il veut aussi combler le creux dans son estomac avec votre chair. 
  3. À l'intérieur du corps de cette horreur, il y a un ver extraterrestre qui veut un nouvel hôte et votre PJ est très attrayant. Le zombie est intelligent et très dangereux, il est armé d'un pistolet à rayons capable de faire 1d8 points de dégâts par tir avec huit tirs et une portée de 30 pieds. 
  4. Les yeux de ce zombie sont en réalité le siège de son intelligence extraterrestre et il veut un nouvel hôte. La chose est le prêtre d'une déesse araignée extraterrestre et a 1d20 d'œufs d'araignées géantes dans le ventre en attente d'éclater. 
  5. Il y a un groupe de 1d6 de fêtards habillés pour un bal masqué mais en réalité ce sont des avatars de zombies infectés par la peste rouge. Venir à moins de trente pieds d'eux entraînera le PJ à effectuer un jet de protection contre cette maladie qui mène à la mort. En se faisant mordre par eux les PJ deviendront dans les 4 heures des zombies infectés par la mort rouge. 
  6. Cet ancien chevalier zombie intentionnel crachera 1d20 de vers géants qui tenteront d’engloutir sa proie. La chose utilise +1 sabre appelé "Coupeur de colonne vertébrale" pour trancher sa victime. Elle demande à être détruite tout en essayant de déchirer ses victimes.






lundi 10 septembre 2018

Bande Dessinée - Joe L'Aventure Intérieure (Joe The Barbarian)


Si vous suivez notre campagne et les aventures de nos héros, vous n'avez peut-être pas saisi le twist de la dernière partie, pourquoi ce retour en arrière ? En fait tout est partie de cette BD que je viens de lire, mais je reviendrai sur nos nouvelles ambitions dans un prochain Post. Sachez juste que la nouvelle table est en cours de montage ce qui annonce une nouvelle aventure et des photos à venir...




Synopsis :

Joe est un jeune garçon diabétique qui vient de perdre son père. Il doit déménager sous peu de la maison qu'il occupait avec sa mère. Mais lors d'une crise d'hypoglycémie, Joe va se retrouver projeté dans un monde d'heroic fantasy et partir dans une quête intime et fantastique pour assurer sa survie.

Joe est un adolescent diabétique qui peut vite tomber en hypoglycémie et lors d’une de ses crises d’hypoglycémie sévère nous le suivrons à travers ses hallucinations et son périple pour aller chercher son remède. On alterne donc entre hallucinations en hypogée (le monde qu’il se crée, un monde de Fantaisie peuplé de ses jouets, qui ont pris vie, et d'autres personnages et créatures imaginaires) et la réalité. Tout débute par une visite scolaire au cimetière militaire, où il fera un détour par la tombe de son père, alors que sa mère cherche à avoir un prêt pour garder leur maison. Joe est mis à l’écart des autres et suite à de malencontreux évènements il se retrouvera sans sa dose de glucose. De retour à la maison, le malaise commence, et les aventures aussi. Dès le début on s’attache très vite à ce petit bonhomme Joseph, qui est très touchant et bien travaillé dans ses expressions.




 

Lorsque la première crise d’hallucinations commence le jeune Joseph (Joe) est perdu et ne comprend pas. Quand à nous on se retrouve projeté entre deux mondes, le réel et le royaume de fer. Lors de son périple fantastique, Joe rencontrera Chakk un rat guerrier géant (qu’il appellera sans cesse Jack car il s’agit en fait de la représentation de son propre rat) qui se battra à ses côtés. Il rencontrera aussi un nain géant Smoot et Zyxy une jeune fille qui se battront également à ses côtés. Dans ce royaume de fer Joe représente Le Garçon qui meurt, et qui doit ramener la lumière à Jouetville. Tout ce qui se passe dans ce royaume de fer est étroitement lié à ce qu’il vit dans la vraie vie. Et cette connexion est très bien exploitée.

 

Au fil de ses aventures, il rencontrera également d’illustres personnages, dont la reine Bree grande veuve (qui n’est autre que la représentation de sa mère qui cherchera à le surprotéger). Dans la vraie vie, son périple consiste à descendre à la cuisine chercher du soda pour remonter sa glycémie, mais dans l’état où il est le chemin s’avère plus compliqué que prévu.




D'un côté, on a un auteur à succès que l'on ne présente plus : Grant Morrison (All Star Superman, JLA, New X-Men, Happy!, ...). De l'autre, un dessinateur qui aujourd'hui est adulé par plus d'un fan de comics : Sean Murphy (Off Road, Punk Rock Jesus, Tokyo Ghost, ...). Autant le dire, deux immenses talents réunis ensemble. Pour autant, ce n'est pas toujours gage de qualité.

L'histoire peut paraître très classique aux premiers abords, Joe a perdu son père et sa mère essaie donc de maintenir la maison à flot. Il est aussi accompagné d'un petit rat nommé Jack. Un jour, alors qu'il a été malmené à l'école, Joe est atteint d'une crise d'hypoglycémie lorsqu'il rentre chez lui. Ainsi, le simple trajet de sa chambre à la cuisine pour aller chercher ses médicaments devient un périple et un voyage digne du Seigneur des Anneaux. Plongé dans un monde d'hallucinations ou ses jouets prennent vie, son rat est un guerrier impitoyable et chaque pièce de la maison est juste une étape de plus, une ville de plus, une époque de plus. Mais classique n'est pas forcément égal à mauvais et inattendu pour autant.




Ce qui frappe dans ce récit, c'est l'écriture de Morrison. Habitué à des récits réputés très complexes avec beaucoup de références et des histoires très étendues, ici ce n'est tout simplement pas le cas. Le scénario est maîtrisé de bout en bout et on retrouve tous les éléments que l'on aime dans les comics : personnages attachants, du texte efficace, mais surtout, un goût de "encore un chapitre". On retrouve un goût pour une époque bien nostalgique pour beaucoup et qui n'est pas sans rappeler des films comme Les Goonies ou L'Histoire sans fin. Les plus jeunes seront quand même satisfaits avec des références également plus récentes qui leurs parleront tout autant. Après tout, on a tous été (ou on l'est encore) adolescent un jour et on a tous voulu connaître les mêmes aventures que nos héros de série, films, livres... Morrison nous permet de voir ce résultat et personnellement, j'en deviens jaloux ! Il n’en fait pas trop, pas trop peu. Juste ce qu’il faut. L’affection que le lecteur porte à Joe grandit au fil de l’aventure, que ce soit dans le royaume de fer ou dans la vraie vie. On souffrirait presque avec lui lorsqu’il se blesse. Le travail de Sean Murphy sur ce titre est remarquable. Il arrive à traduire les sentiments des personnages avec des expressions sublimes. C’est vraiment une très belle histoire qui mérite d’être lue, de par l’originalité du scénario mais aussi l’esthétisme des pages. La colorisation de Dave Stewart renforce les dessins de Sean Murphy (ils forment vraiment un super duo). On est encore au "début" de la carrière de Sean Murphy mais on retrouve tout de même son trait si particulier à l'exception qu'on a des dessins avec un trait très léger et plus fin que son style habituel. Ainsi, on retrouve la finesse de ce monde féerique et donne de la légèreté au scénario. Ce trait plus léger nous donne une petite piqûre de rappel que la quête n'est pas un long voyage pour détruire un anneau accompagné de nain et elfe mais d'aller chercher des médicaments accompagné de Jack, un ami qui est là pour Joe quand les camarades d'école ne sont pas tendres avec lui.




Je rajouterai également, que la composition et le découpage des pages est juste excellent. Le gros point fort à mes yeux est le talent de Murphy sur le placement des bulles. Ces dernières permettent à l'oeil de suivre toute la page et de vouloir s'attarder sur tous les détails de manière naturelle et on reste subjugué à chaque case.

En gros, Joe, L’aventure intérieure est une très belle histoire pour les grands et les petits, pour les fans de fantasy comme les fans de comics qui retrouveront des personnages tels que Superman, Lobo, Batman. En cette période de fêtes de fin d’années, le temps est propice pour lire de tendres histoires telles que celle-ci. Je ne peux que vous conseiller cette lecture qui je pense ne laissera personne indifférent.

vendredi 7 septembre 2018

Old-School : Créatures de Barsoom pour Dungeons & Dragons Edition originale par Chris Holmes

Dungeons & Dragons on Barsoom, oeuvre de Chris Holmes, 1980

Cette œuvre fantastique de Chris Holmes montre John Carter en train de combattre un Thark, peut-être Tars Tharkas. Chris Holmes dit que la feuille avait été utilisée il y a longtemps par la  Gen Con et qu'il semble que c'était en 1980 (l'art est signé "Chris Holmes 80"). Le texte se lit comme suit: "Donjons et dragons sur Barsoom. Un jeu de rôle fantastique sur le monde de Mars d'Edgar Rice Burroughs. Pour 8 joueurs Exp. Niveau 3. Evénement gratuit. Pas de prix. Rendez-vous à 10h00 pour trouver un endroit pour jouer. Inscrivez-vous ci-dessous. Chris Holmes ", avec une mise à jour:" Nous sommes juste à gauche de cette note ". J. Eric Holmes et Chris avaient déjà joué à Gen Con 78 et 79 comme indiqué dans les livres de programme de ces conventions. Le programme de 1979 a la brève description suivante:

"Vous êtes-vous déjà demandé ce qui s'est passé quand votre personnage s'est téléporté sur Mars? Découvrez-le dans ce petit tournoi. Une session. " 


Dans le prolongement de ce post, voici trois illustrations fantastiques de créatures barsoomiennes utilisées dans le jeu, notamment  un Apt, un Callot (chien martien) et un homme des plantes. L' œuvre est de Chris HolmesAvec chaque image est inclu le texte original de Burroughs décrivant chaque créature:



 


«L’apt était notre ennemi le plus constant et le plus dangereux. C’est une énorme créature à six pattes, à la fourrure blanche, dont quatre, courtes et lourdes, la transportent rapidement sur la neige et la glace. les épaules de chaque côté de son long cou puissant se terminent par des mains blanches, sans poils, avec lesquelles il saisit et retient sa proie.Sa tête et sa bouche ressemblent plus à celles d'un hippopotame qu'à tout autre animal terrestre, sauf que du côté de l'os de la mâchoire inférieure, deux puissantes cornes se courbent légèrement vers l'avant.

Ses deux yeux énormes ont inspiré ma plus grande curiosité. Ils s'étendent dans deux vastes zones ovales du centre du sommet du crâne de chaque côté de la tête jusqu'à la racine des cornes, de sorte que ces armes sortent réellement de la partie inférieure des yeux, qui sont composées de plusieurs milliers d'ocelles chacun. Cette structure de l'oeil semblait remarquable dans une bête dont les repères étaient sur un champ de glace et de neige, et même si je découvris à quelques reprises que nous en avions tué plusieurs, chaque ocelle est munie de son propre couvercle et que l'animal peut fermer autant de facettes de ses yeux énormes qu'il choisit, mais j'étais certain que la nature l'avait ainsi équipé parce qu'une grande partie de sa vie devait être passée dans des recoins souterrains et sombres. " --- Le seigneur de guerre de Mars (1919) par Edgar Rice Burroughs



 

 









"... En réponse à son appel, j’ai eu ma première vue d’une nouvelle merveille martienne. Elle se tenait sur ses dix petites jambes et s’accroupissait devant la fille comme un chiot obéissant. La chose était de la taille d’un poney Shetland. , mais sa tête ressemblait légèrement à celle d'une grenouille, sauf que les mâchoires étaient équipées de trois rangées de longues défenses acérées. Sola fixa les yeux méchants de la brute, murmura un mot ou deux de commandement, me montra du doigt Je quittai la chambre et je ne pus me demander ce que pouvait être cette monstruosité féroce laissée seule si proche d’un morceau de viande si tendre, mais mes peurs étaient sans fondement, comme la bête, Un instant, j'ai traversé la pièce jusqu'à la seule sortie qui menait à la rue, et je me suis allongé sur le seuil.C'était la première fois que je vis avec un chien de garde martien, mais il était destiné à ne pas être le dernier. moi soigneusement pendant le temps je suis resté captif parmi les ces hommes verts; sauver ma vie deux fois, et ne jamais être volontairement loin de moi un moment. " --- La Princesse de Mars (1917) par Edgar Rice Burroughs


 

 




"Mais ce ne sont pas ces témoignages inspirants et magnifiques de la grandeur de la nature qui ont attiré mon attention immédiate sur les beautés de la forêt. C'était la vue d'une vingtaine de personnages qui se déplaçaient lentement autour de la prairie au bord du fleuve puissant. Odd, grotesque formes qu'ils étaient, contrairement à tout ce que j'avais jamais vu sur Mars, et pourtant, à distance, la plupart d'apparence humaine. Les plus gros spécimens semblaient avoir environ dix ou douze pieds de hauteur quand ils se tenaient debout, et étaient proportionnés le torse et les membres inférieurs, tout comme l'est l'homme terrestre , mais leurs bras étaient très courts, et d'où je me trouvais semblaient avoir été façonnés à la manière d'une trompe d'éléphant, car ils se déplaçaient en ondulations sinueuses et sinueuses. sans structure osseuse, ou s'il y avait des os, ils semblaient être de nature vertébrale ... Son corps sans poils était un bleu étrange et macabre, sauf une large bande de blanc qui entourait son œil unique saillant: un œil qui était tout blanc mort: pupille, iris et balle. Son nez était un trou circulaire déchiré et enflammé au centre de son visage vide; un trou qui ressemblait plus à rien que je pourrais penser d'autre qu'une nouvelle blessure par balle qui n'a pas encore commencé à saigner. Au-dessous de cet orifice répulsif, le visage était complètement vide au menton, car la chose n'avait pas de bouche que je pouvais découvrir. La tête, à l'exception du visage, était recouverte d'une masse enchevêtrée de cheveux noirs de jais de huit ou dix pouces de longueur. Chaque cheveu était à peu près à la taille d'un grand ver angulaire et, lorsque la chose déplaçait les muscles de son cuir chevelu, cette terrible couverture semblait trembler et se tortiller sur le visage effrayant comme si chaque cheveu était doté d'une vie indépendante. Le corps et les jambes étaient symétriquement humains, comme la nature les aurait façonnés, et les pieds aussi étaient de forme humaine, mais dans des proportions monstrueuses. Du talon aux pieds, ils avaient trois pieds de long et étaient très plats et très larges. En me rapprochant de moi, je découvris que ses mouvements étranges, passant ses mains étranges sur la surface du gazon, résultaient de son mode d'alimentation particulier, qui consiste à couper la tendre végétation avec ses serres de rasoir et à la sucer. de ses deux bouches, qui se trouvent dans la paume de chaque main, à travers ses gorges en forme de bras. En plus des caractéristiques que j'ai déjà décrites, la bête était dotée d'une queue massive d'environ six pieds de longueur, assez ronde pour rejoindre le corps, mais se rétrécissant en une lame plate vers l'extrémité au sol. La caractéristique la plus remarquable de cette créature la plus remarquable était de loin ses deux minuscules répliques, chacune d'environ six pouces de long, qui pendaient, l'une de chaque côté, de ses aisselles. Ils étaient suspendus par une petite tige qui semblait croître des sommets exacts de leur tête jusqu'à l'endroit où ils les connectaient au corps de l'adulte. Qu'ils soient les jeunes ou simplement des parties d'une créature composite, je ne savais pas. » --- Le seigneur de guerre de Mars (1919) d'Edgar Rice Burroughs

 

dimanche 2 septembre 2018

Campagne 1 - Aventure 3 - 5ème Partie : L' Eveil...

Ce weekend, on a continué notre campagne, deux petites heures de jeu pour remettre les pendules à l'heure, je viens d'avoir une nouvelle idée suite à la lecture d'un Comics pour expliquer et faire vivre notre Univers de jeu et le rendre encore plus improbable, éclectique et loufoque... Ne cherchez pas à comprendre ce retour en arrière à la partie précédente et pourquoi on a rejoué cette scène différemment, je vous expliquerez tout cela dans un prochain Post... En attendant voici la suite de nos aventures... Après quatre mois d'absence, je sais c'est long mais c'est justement l'un des buts du renouveau que j'ai imaginé... A suivre...













vendredi 31 août 2018

HI-FI SCI-FI: bizarreries audio Vintage - Monster / Space / Horror / Futurism

Disponible en téléchargement ici, "Hi-Fi Sci-Fi", une exploration des faits artistiques du milieu du XXème siècle, datant de l'âge d'or du Cool, cette compilation aborde tous les aspects du fantastique: l'espace extra-atmosphérique ! les Monstres ! les Monstres de l'espace ! Des musiques extraient de vieux vinyles et une sacrée collection de morceaux qui ont illustrés nombres de vieux films de SF ou d'Horreur vintages, mais il y a aussi un certain nombre de morceaux enregistrés en vidéo: son fx, etc... qui n’ont jamais été publié, mais qui aurait dû l'être.






Lowbrow Vol. 6: HI-FI SCI-FI 

01 The Crescendos - Countdown
02 Louis Prima - Fly Me To The Moon [from a private-press release by this king of Vegas lounge singers]
03 Gemini & The Planets - Copa City Promo, Miami, FL ["gyrating go-go girls dancing on a bed of nails"?!]
04 The Supremes - Dr. Goldfoot and the Bikini Machine [wouldn't it be nice to hear the oldies station play this theme song to a nutty Vincent Price film instead of "Baby Love" for the umpteenth time?]
05 Monty Johnson - Flying Saucers in the Air
06 The Sci-Fis - Science Friction
07 Ralph Young - Moon Doll [future half of very successful duo Sandler & Young croons the theme to "Nude On The Moon," a film about nudes on the moon.]
08 "Frankenstein Meets the Space Monster": Bob Crewe - Scramble All Jets
09 Big Maybelle - Egg Plant That Ate Chicago [rhythm and blues legend Maybelle recorded the original "Whole Lotta Shakin Goin On"; which is all well and good, but I prefer this]
10 "Annihilation"
11 "Beach Girls and the Monster" - suspense music [My title - like track 15, I don't know the names of the uncredited pieces of music]
12 Bo Diddley - Mummy Walk
13 "Evil Hand"
14 Frankie Avalon - Voyage to the Bottom of the Sea
15 "Beach Girls and the Monster" - spooky bongos
16  "Beach Girls and the Monster" Kinsley The Lion & Elaine Dupont - Monster In The Surf
17 Astronauts - The Hearse
18 Teddy and Darrel - Gary Ghoul Boy [pioneering campy gay humor]
19 "I am Robert Robot, mechanical man. Ride me and steer me, wherever you can"
20 Bent Bolt & The Nuts - The Mechanical Man
21 "HAL is Operational"
22 Ray Cathode - Waltz In Orbit [featuring a pre-Beatles George Martin!]
23 Buchanan & Goodman - Frankenstein of '59
24 Carl Douglas - Witchfinder General [yep, the "Kung Fu Fighting" guy; I literally did LOL listening to this one]
25 "Werewolf in A Girl's Dormitory": Marilyn Stewart/ Frank Owens - Ghoul in School
26 Frankie Stein and his Ghouls - Three Little Weirds [This sounds like it may be the song "Jerk" from "Lowbrow Vol. 2," only w/added crazy sound fx]
27 Bobby Rydell - Telstar [This song had lyrics? Believe it or don't! The vocal version was often called "Magic Star."]
28 "Frankenstein Meets the Space Monster" - capture of the earth women 
29 Travis Wammack - Theres A UFO Up There
30 Orange Groove - A Bad Trip Back to '69 [I think this song appears on the 101 Strings album "Astro-sounds": probably more budget label shenanigans, like track 26]
31 Lex de Azevedo / Doug Stewart - Zero Population [An ultra-conservative's idea of a dystopian future, from "Saturdays Warrior," a Mormon rock-opera - yes, there really was such a thing. Lex de Azevedo had a long career w/Capital records, releasing the Mrs Miller albums!]
32 Charleton Heston - "Soylent_Green"
33 Columbia Playtime Orchestra - "Rocket Ranger Song"
34 David Rose - Forbidden Planet [The man behind the huge hit "The Stripper" is a long way from the burly-q house here]
35 Count Chocula, Frankenberry, and Boo Berry - Monster Adventures In Outer Space

lundi 20 août 2018

Ressources - Daleks et Draags pour Mutant Future

Voici deux races d'aliens bien connues adaptées pour le jeu Mutant Future, j'ai trouvé ça sympa et je pense que les caractéristiques peuvent s'adapter à d'autres jeux Old-School.









Dalek1
Dalek avec des outils supplémentaires.


Daleks


N ° Enc.: 1d6 (3d6) Alignement: Chaotique
Mouvement: 120 '(40') Locomotion: Inducteurs
Classe d'armure: -2 Type d'armure: Dalekanium
Hit Dice: 30 Cadre: Biomorph
Capteurs: Advanced Nerve Web (effets x2) Contrôles: Neuro
Attaques: 1 (blaster) Dommage: par réglage d'arme
Sauvegarder: L30 Moral: 11
Classe Hoard: XVI x2 (pas de pièces)


Les Daleks sont des cyborgs de la planète Skaro, créés par le scientifique Davros durant les dernières années d'une guerre de mille ans contre les Thals. Ce sont des Kaleds mutés intégrés dans un boîtier mécanique en forme de réservoir ou de robot. Les créatures qui en résultent sont une race puissante, attachée à la conquête et à la domination universelles, sans aucune pitié, compassion ou remords - la seule émotion qu’elles connaissent est la haine. Ils n'ont qu'un but dans la vie: purger l'Univers de toute vie non-Dalek. Ou simplement mettre: EXTERMINATE !!!


Les daleks ont l'apparence d'un cône tronqué, variant entre environ 1,5 mètre (5 pieds) et 2 mètres (6 pieds 6 pouces) de hauteur selon la variante. Ils sont équipés d'un seul oeil mécanique monté sur une tige qui dépasse d'un dôme rotatif, d'une baguette contenant une arme à énergie dirigée et d'un bras télescopique. Habituellement, le bras est équipé d'un dispositif de manipulation qui ressemble à un piston de toilette. Cet objet est capable de contenir des personnes et des objets. Le canon est capable de produire des sorties variables qui peuvent paralyser, étourdir (sauver vs Etourdir à -4 avec les deux) ou tuer pratiquement n'importe quelle forme de vie (sauver vs Death at -2), désintégrer d'autres Daleks et détruire des bâtiments et vaisseau spatial (3d6 shp).


Accessoires: enregistreur et émetteur AV, extincteur, Remcon, monture d'outils, vocalisateur, pieds magnétiques, système d'autodestruction, inhibiteur d'inertie, unité d'auto-réparation, unité de réparation de robot


[Les Daleks proviennent de l'émission Doctor Who de la BBC ]

La-planete-sauvage
N'étant pas belliqueux, un Exterminateur de Draag a été tué par un essaim d'Oms désespérés.


DRAAGS


N ° Enc.: 1 (1d4)
Alignement: Légitime
Mouvement: 120 '(40')
Classe d'armure: 3
Hit Dice: 21 (95 ch)
Attaques: 1 (pédale ou arme)
Dommage: 6d6 ou par arme
Sauvegarder: F21
Moral: 6
Classe Hoard: XVII, VIII (voir ci-dessous)
Valeur XP: 39 000


Les Draags sont une race extraterrestre de forme humanoïde mais cent fois plus grande que l’homme, avec une peau bleue, des lobes d’oreille en éventail et des yeux rouges sans saillie. Ils vivent aussi beaucoup plus longtemps que les êtres humains - une semaine de Draag équivaut à une année humaine. Ils s'habillent dans des tenues étranges et extraterrestres qui sont ajustées, très colorées et découpées de manière à être élégantes. L'éducation est fournie par l'utilisation d'un casque qui transmet les connaissances directement dans le cerveau de l'utilisateur. Leur société est dirigée par les conseillers de Draag, qui tiennent des réunions régulières pour discuter de l'actualité. Ils tirent leur force de vie des "Rites Nuptiaux". C'est là qu'ils interviennent dans une bulle volante afin de pouvoir se monter sur le col de gigantesques statues sans tête et de faire danser les statues (oui, son bazar et sa variété étrangère).


Leurs enfants sont connus pour garder certains humains (qu'ils appellent Oms) comme animaux de compagnie. Tout comme les poupées, les Oms sont habillés et faits pour jouer à leurs jeux (généralement des parties de thé et des combats d'Oms). Les adultes ne sont plus considérés comme des vermines par les adultes, et les Oms sauvages sont périodiquement exterminés pour les empêcher de trop peupler. Le traitement des Oms par les Draags contraste ironiquement avec leur niveau élevé de développement technologique et spirituel.


Leur trésor est susceptible d'être des objets de taille géante. Grâce à leur technologie de pointe, ils peuvent matérialiser rapidement tout objet dont ils peuvent avoir besoin. Ils n'ont ni besoin ni utilisation de pièces de monnaie, mais ils savent garder toutes sortes de bijoux géants.


Mutations: altération de la densité (auto), gigantisme, augmentation de la force, augmentation des sens (tous), vision nocturne, ondes lumineuses de contrôle, temps de contrôle, volonté accrue, affinité, connaissance, barrière mentale, fantasme mental, métaconcert, esprit rapide. (+2000 xp par mutation ajoutée)


[Draags sont de 1973 film d' animation de René Laloux, La Planète Sauvage ( Fantastic Planet aux États - Unis)]

mardi 14 août 2018

Ambiance Hyborienne : Basil Poledouris – Conan The Barbarian - Original Motion Picture Soundtrack

Un bon vinyle disponible en ce moment dans les bacs pour ambiancer vos parties "Sword and Sorcery". Personnellement, c'est l'un de mes film préféré dans le genre, j'en parlais ici et cette musique, j'adore, épique, envoutante...










Au début des années 80, le producteur Dino De Laurentiis, était un défenseur de l’expérimentation de la pop dans le genre fantastique épique. Mais devant le ferme refus de John Milius, qui comptait sur la puissance orchestrale du Gréco-américain Basil Poledouris pour renforcer la dimension épique de ses images, De Laurentiis a cédé, tout en imposant l’année suivante Toto pour la musique à l’image de Dune, de David Lynch. L’approche symphonique et chorale de Poledouris fonctionne à merveille pour Conan le Barbare. Une partition complexe, étonnamment primitive et brutale. Pour obtenir cette force incroyable, à l’image de celle renvoyée à l’écran par Arnold Schwarzenegger, Poledouris a fait appel à un ensemble orchestral et choral, avec des musiciens de deux orchestres distincts, combinés avec un chœur pour un enregistrement de proportions monumentales à Rome. Pour  Prologue/Anvil Of Crom, il faudra la puissance de timbales et de 24 cors français. Ce morceau de 3’40 est devenu un classique du genre. Poledouris réussit à poser en quelques secondes la période, la violence, la brutalité et le caractère épique de l’histoire avant qu’elle ne commence. Le film s’ouvre en musique et cette séquence est essentielle pour accepter la suite. Entre la partition de Les 10 Commandements par Elmer Bernstein et avant celle de Total Recall par Jerry Goldsmith, les cuivres de Poledouris imposent leur force à l’écran. Parmi les inspirations de Poledouris, Carmina Burana (déjà utilisé dans Excalibur), le chant grégorien de Dies Irae et la musique folklorique ancienne. Il ne faut pas réduire le score à son introduction historique. Le thème héroïque majeur est présenté avec Riddle of Steel puis Riders of Doom. Ce morceau étonnant est une continuation de percussions et de cuivres, avec un chœur en latin, offrant un sens de l’horreur mélodique digne de l’inégalable Ave Satani de Goldsmith pour La Malédiction.



Arnold Schwarzenegger - Conan le Barbare
Arnold Schwarzenegger – Conan le Barbare



Poledouris continuera d’accompagner le héros de l’âge hyborien pour Conan Le Destructeur (1984, réalisé par le génial mais alors fatigué Richard Fleischer), mais aussi pour l’attraction Conan Sword and Sorcery, mise en place en 1986 pour le parc de Universal Studios.Basil Poledouris aura été le compositeur fidèle de John Milius. Pour travailler sur Le Vol de l’Intruder, il refusera Danse avec Les Loups, pour lequel il avait été engagé et laissera ainsi la place à John Barry, qui remportera un Oscar. On écoutera ainsi avec attention la piste 17 (Nigel’s Trip, tirée de L’Adieu Au Roi), qui est une sorte d’éternel écho à John Barry. La présente édition complète avec malice son programme avec des extraits d’autres oeuvres réalisées par John Milius : L’Aube Rouge, L’Adieu Au Roi et RoboCop.


Les éditions Milan rééditent à l’identique le score initialement disponible au moment de la sortie du film de John Milius, déjà réédité en 1992, 1999 et 2003. La nouveauté est le visuel conçu par les fameux frères Durieux (Laurent et Jack), mais toujours pas de livret intérieur pour expliquer l’exceptionnelle composition de Basil Poledouris, qui n’a par ailleurs jamais été satisfait de l’enregistrement de l’album. Quoiqu’il en soit, cette réédition permet au néophyte de découvrir un des plus puissants scores des années 80, indémodable, comme le film de John Milius, qui reste à ce jour la meilleure adaptation de l’oeuvre de Robert E. Howard.




jeudi 9 août 2018

Artworks - Psychedelisme, Jack Kirby, Steve Ditko

Toujours en rapport avec mon dernier Post et en repensant au documentaire "Robert Kirkman's Secret History of Comics", voici quelques images glanées sur le net et qui montrent bien le psychédélisme présent dans les œuvres de Jack Kirby et Steve Ditko et de certains auteurs de Comics à cette époque.