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lundi 19 novembre 2018

Inspiration - Film : Batman Ninja

Depuis le temps qu'on en entendait parler, on l'a enfin vu et c'est une bonne claque. Retrouver Batman et tous les personnages qui gravitent autour de lui dans son univers transportés dans un Japon féodal, déjà l'idée est géniale et m'inspire pour de futures aventures (le voyage dans le temps est abordé depuis notre dernière aventure mais je n'ai toujours pas mis en scène le Japon, je continue à amasser des figurines pour le jour où et il me faudrait des décors). Mais revenons au sujet qui nous intéresse, à savoir Batman Ninja. Que dire, le mélange d'un héros de Comics que j'apprécie avec l'animation japonaise est plutôt concluant même si celle-ci prend largement le dessus sur le coté Comics, mais on est dans le haut du panier (attention plus prêt d'un Samurai Champloo que d'un Ghibli quand même mais moi ça me va). L'esthétique japonaise (par rapport à ce que nous occidentaux imaginons du Japon féodal) est bien rendu (costumes des personnages, décors...), les clins d'œil aux grands classiques de l'animation japonaise aussi (Robots géants à la fin par exemple, animation ultra dynamique...). Bref de la bonne came.

Pitch : Dans cette toute nouvelle histoire, Le Chevalier Noir voyage dans une contrée régie par les Samouraïs et les Ninjas. La machine à voyager dans le temps de Gorilla Grodd a un dysfonctionnement et envoie un groupe de vilains, fous et tyranniques, dans le passé au temps du Japon médiéval. Le plus dépravé du groupe, Lord Joker, recherche la domination totale de l’État féodal et la destruction finale du légendaire Batman. Avec son arsenal technologique diminué, est-ce que le Justicier Masqué pourra empêcher Lord Joker et les autres vilains de réécrire l’histoire ? Une ancienne légende prend vie dans ce superbe film d’animation de la saga Batman.


 


Annoncé en relative discrétion lors de la NYCC de l'automne 2017, le film d'animation Batman Ninja a commencé à faire plus de bruit lors de la diffusion de sa première bande-annonce. Et pour cause : outre son concept de transposer le Chevalier Noir dans un Japon Féodal, on retrouve de grands noms de l'animation japonaise derrière le projet. Ainsi, Junpei Mizusaki (Jojo's Bizarre Adventure : Stardust Crusaders) s'occupe de la réalisation, avec une base de re-designs assurée par Takashi Okazaki (Afro Samurai). De grands noms pour une aventure hors-normes, à laquelle vous n'êtes pas préparé. Une idée parfaitement saugrenue qui vise surtout à mélanger les influences propres au comics américain et au manga nippon, soit un pur plaisir pour les geeks constamment tiraillés entre ces deux écoles insolubles. A l’origine de ce projet un peu fou, les Studios Warner ont mandaté un studio japonais qui lui-même a fait appel à un trio composé de Junpei Mizusaki, de Takashi Okazaki et du scénariste Kazuki Nakashima, déjà à l’origine de nombreuses séries, parmi lesquelles Re : Cutie Honey ou Gurren Lagann. Il aura fallu trois années de travail pour que cette équipe aboutisse au Batman Ninja, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas fait dans la demi-mesure. Ils sont même allés très loin dans leur délire. Peut-être trop.




Dès les premières minutes, il apparaît évident que les trois mangakas ont fait le choix assumé de privilégier l’explosion de couleurs et le travail de japonisation du « chara-design » des personnages dans cette animation en 3D, à la construction d’un scénario qui fasse dans la finesse. Le seul postulat qui justifie la présence de Batman, ainsi que de ses alliés et ses ennemis dans le Japon médiéval, est expédié en un claquement de doigts, ça ne dure que deux minutes - A l'Asile d'Arkham, Batman tente d'empêcher Gorilla Grodd d'utiliser un curieux artefact, et toute la bâtisse, ses occupants, et ceux aux alentours, se retrouvent téléportés dans un Japon féodal. Mais pour le Chevalier Noir, ce qui n'aura semblé pour lui qu'une poignée de secondes, est en réalité deux longues années. Et ce Japon a bien eu le temps de se transformer - et il en sera de même pour leur retour à Gotham City. Ce qui importe ici est bien plus le travail graphique qui exploite magnifiquement ce que l’animation japonaise a de plus resplendissante. Il y a ainsi beaucoup de personnages secondaires qui se retrouvent « japanisés » (Robin, Nightwing, Catwoman, Red Hood, Deathstroke...) mais les principaux restent évidemment Batman et le Joker. C’est donc l’affrontement entre ces deux éternels adversaires qui se retrouve au cœur de cette histoire si chaotique qu’on la croirait sortie de l’esprit du clown-psychopathe. Celle-ci va prendre plusieurs formes afin de toucher toutes les facettes de la culture propre au manga, pour le plus grand plaisir des fans.


 


Le mélange des références est omniprésent, allant jusqu’à faire peser sur le film le lourd poids de sa surenchère de fan-service. Le spectateur averti se retrouve – pas autant que devant Ready Player One, mais presque – à devoir constamment chercher à quel comics ou manga le renvoie chaque scène et élément visuel, et ce avec une dynamique déchaînée qui, certes rend la fluidité de l’animation plus impressionnante encore, mais en vient à devenir épuisante. Dans la seconde moitié du long-métrage notamment, alors que le film commence à peine à se calquer sur les codes du chambara classique, qu’il se lance – faisant fi de la moindre justification cohérente aux actions des nombreux personnages qu’il pose là – dans un hommage appuyé à un sous-genre que l’on ne s’attendait pas forcément à voir là : le mecha-eiga. Ce mélange de genres, qui dépasse donc celui des films de super-héros et de samouraïs, nous offre, en guise de climax, un surréaliste combat de robots géants (l’un en forme de Batman, l’autre en forme de Jocker, évidemment). Les délires visuels s'enchaînent notamment dans ce dernier acte qui a le bon goût de ne pas se prendre au sérieux et d'aller au bout de ses idées, quitte à se mettre de côté quelques tournures de phrases pas bien finaudes, ou des retournements de situation exagérés. Mais c'est cette exagération typique dans cette animation, cette fureur et ce bruit, qui laissent pantois. D'admiration.




Il sera difficile de trop en dévoiler, outre qu'un grand nombre de super-vilains sont réinventés là aussi à une sauce japonaise orientée samouraï - contexte historique aidant ; car le scénario ne brille peut-être pas d'une écriture folle, mais compense par une inventivité, une générosité sans pareille. Et surtout, l'envie de ne pas proposer qu'un "Batman au style d'animation japonais". Dans Batman Ninja, ce sont les personnages des comics qui viennent s'imprégner d'une culture japonaise, à la fois historique, mais également populaire façon super sentaï. Certaines influences sont très marquées - et qu'on ne s'attend pas à retrouver dans le film, qui se ne limite pas qu'au combat de sabres - mènent le film dans des directions hallucinées, où la surenchère est aussi jouissive qu'elle surprendra le spectateur non averti.

Mais c'est ce qui est bon. Dans un grand maelstrom de fureur et d'hystérie, Batman Ninja ne cherche pas la finesse, mais se veut comme une boule brute d'énergie. Certes, le scénario de Kazuki Nakashima s'amuse à ôter un à un les atouts et gadgets technologiques de Batman pour l'amener au côtés Ninja, et on peut voir une ébauche de lore plus mystique, autour de ce Japon fantasmé, se développer. Sans que l'on ne puisse rentrer trop dans les détails, l'ensemble étant happé dans une avalanche d'action.




Toute cette folie ne serait rien sans la prouesse d'animation opérée sur Batman Ninja. Qu'on se le dise de suite : la direction artistique est magnifique, et ce dès le premier plan. Le chara-design fonctionne sur tous les personnages (bien que pour les quelques femmes présentes, la représentation aurait pu être autre), avec un Batman et un Joker séduisants au possible, et l'ensemble fourmille de détails et petites trouvailles visuelles qui renvoient à des éléments graphiques codifiés, et propres aux personnages DC Comics, tout en s'imprégnant de références asiatiques - un mélange de tons qui prend immédiatement.

Surtout, c'est la qualité de l'animation et sa fluidité qui laisse sans voix. Le film est énergique - d'aucun diront hystérique - et ça se voit à l'écran. Les affrontement sont ultra dynamiques, les angles de caméra et les distorsions des personnages donnent le tournis, et la démesure de certaines scènes démontre la prouesse du studio. A voir Batman Ninja, on se demande comment WB Animation ose encore se contenter de leur direction artistique - et surtout, d'une animation aussi rigide - sur leurs récentes productions. Ici, la claque visuelle est une véritable leçon. A condition de ne pas être allergique à cette technique particulière qui utilise des modèles 3D avec de l'animation par dessus. Si dans l'action, cela fonctionne, les quelques moments d'accalmie et/ou de dialogues plus posés laissent voir les limites du procédé.

Batman Ninja est à la hauteur des espérances. Véritable claque visuelle, par sa direction artistique et son animation hyper dynamique, c'est aussi dans une histoire énervée et imprégnée jusqu'à plus soif de références et de codes japonais que le film se montre joyeusement bordélique. Une fureur jouissive pour qui aime ce genre de délires. Une belle leçon de mélange des genres et des univers, qui ont encore beaucoup à nous apporter.

vendredi 30 décembre 2016

Faction Japonaise - suite

La faction Japonisante que j'ai commencé à créer pour nos prochaines aventures et dont je parlais ici, continue de s'agrandir. J'ai trouvé sur EBay quelques vieilles figurines de Ninja (Foundry, Perry, Citadel ???) et une nouvelle Gashapon issue du Manga Hokuto No Ken. Il s'agit d'un personnage mineur (Nameless Asura) que Ken rencontre à son arrivée au Pays de Shura dans la série 2 (non diffusée en France mais visible sur le net).




Nameless Asura est un guerrier Shura qui ne s'était pas encore mérité un nom. Il se bat avec le style Shura Nindō et à l'âge de quinze ans, il a tué à lui seul une centaine de membre de l'équipage du Pirate Akashachi et a pris un œil et une jambe à ce dernier, lors du raid du Pirate sur l'île.

C'est le premier adversaire de Ken sur l'île de Shura. Je vais juste ressocler la figurine et lui faire un petit lavis et il sera dans mon jeu une sorte de gardien de temple ou un truc dans le style.




J'ai aussi reçu les statuettes de Qilin que j'avais commandées et voici quelques photos pour mettre en scène tout cela. Elles feront office d'entrée du territoire de ma faction Japonisante et seront probablement gardées par les Ninjas et la figurine de Nameless Asura.












Qilin :




Chimère originaire de Chine, le Qilin, nommé parfois "Sibuxiang", est une créature légendaire considérée comme bénéfique dans le folklore chinois.

Le Qilin (麒麟, pinyin : qílín), également connu sous le nom de "cheval dragon", est un animal fantastique issu de la mythologie chinoise et représente l’équivalent de la licorne dans les légendes occidentales.

Associé à l’élément de la terre, le Qilin règne sur les animaux à pelage. Il réside essentiellement dans les endroits paisibles et est considéré comme un être bienveillant, gage de paix et de prospérité.




Origines et mythes :

Le mythe du Qilin est très ancien et il existe certaines références quant à son origine :

- La première référence historique mentionnant le Qilin remonterait à des écrits figurant dans "Les chroniques de Zuo", rédigées au quatrième siècle avant J.C.
- Selon "Les annales de bambou", la plus ancienne apparition du Qilin remonterait à l’an 2697 avant J.C. Cette créature serait d’ailleurs née de la conjonction de deux étoiles ou d’un croisement entre un dragon et un bovin.
- Une autre légende présente le Qilin comme une forme stylisée de la girafe durant la dynastie Ming. En effet, l’identification à la girafe commença après le voyage de Zheng He en Afrique de l’est. Celui-ci ramena à la cour impériale de Pékin deux girafes qui furent qualifiées de Qilin par l’empereur et considérées comme des créatures magiques témoignant de la grandeur et de la puissance de ce dernier.


Représentation :

Dans la littérature, le Qilin est décrit comme un animal composite avec un corps de cerf, des sabots de cheval, une queue de bœuf, un pelage multicolore et une corne unique charnue au milieu du front.

Les sculptures présentent le Qilin avec un corps couvert d’écailles, des sabots de bœuf et contrairement aux écrits, une paire de cornes. Sous la dynastie Ming, le Qilin apparaît avec une tête de dragon, des cornes couchées en arrière ainsi que des flammes émanant de sa bouche. Ceci dit, sous la dynastie Qing, les cornes se dressent comme les bois d’un cerf et la chimère arbore souvent une barbichette et une queue de lion.




Caractéristiques et symboliques :

Le Qilin est considéré comme un être bienveillant de nature calme et douce et survit grâce à un régime exclusivement végétarien. Il est dit que le Qilin est doté d’un pouvoir défiant les lois de la gravité et lui permettant de se déplacer sur l’herbe sans la piétiner ou encore de marcher à la surface de l’eau.

Dans les temps anciens, le Qilin était souvent vu avec un enfant sur son dos. Pour cette raison, il était considéré comme un symbole de la fécondité dans les croyances chinoises.

Il est également dit que la demeure du Qilin se trouve dans le paradis céleste où il représente un animal sacré gardé par les dieux. Sa venue sur terre est donc très rare et marque la survenue d’une ère prospère ou bien la naissance d’un illustre empereur ou d’un grand sage. Ainsi, selon la légende, la naissance de Confucius aurait été précédée par l’apparition d’un Qilin devant la mère de ce dernier.

De même la disparition ou la mort de cette créature dans une région était vue comme un mauvais signe et un présage funeste à venir.

De plus, le Qilin est un symbole de justice. En effet la corne de ce dernier lui permet de séparer les gens droits de ceux ayant de mauvaises intentions. Et bien qu’étant une créature pacifique, le Qilin peut cracher des flammes dans le but de protéger quelqu’un ou de punir une personne malveillante.




Popularité actuelle :

Dans les temps modernes, le mythe du Qilin a moins bien survécu que celui du dragon ou du phœnix bien que des statues le représentant se voient encore à ce jour dans les jardins, les palais anciens et les temples.

De même, il constitue toujours un gage de longévité, de félicité et de sagesse mais ce manque de notoriété actuelle peut être expliqué par son origine très ancienne et sa probable disparition durant la l’antiquité chinoise.

Le Qilin apparaît aussi dans l’astrologie chinoise et le feng shui en tant qu’animal sacré gardien d’un des quatre points cardinaux au coté du dragon, du phœnix et de de la tortue mais est de plus en plus remplacé par le tigre dans ce rôle. Il est également représenté dans la danse du Qilin qui est effectuée lors de célébrations traditionnelles ou au nouvel an chinois.

De plus, il reste très connu dans la culture japonaise (sous le nom de Kirin) où il apparait dans certaines œuvres littéraires ainsi que des animes et jeux-vidéo inspirant plusieurs personnages de fiction.