lundi 28 octobre 2019

Bandes Dessinées - Marshal Law / Camelot 3000

J'ai trouvé ça chez l'un de mes dealers de Comics et BD : les deux dans la collection "Cult" d'Urban Comics.




San Francisco a été ravagée par un tremblement de terre.

Et de ses cendres est née une nouvelle ville, San Futuro. En ce lieu de perdition et de violence, se déploie toute la bestialité d'une humanité génétiquement modifiée, tandis que des humanoïdes surpuissants deviennent des symboles d'héroïsme. Les combats de rue entre les vétérans déchus sont à présent une norme que le gouvernement doit endiguer, aussi font-ils appel à une figure d'autorité. Son nom : Marshal Law. Sa mission : gérer les gangs de super-héros. Son but : rétablir l'ordre.




Les héros sont partout. Après avoir servi dans la grande guerre, depuis leur création par le SHOCC, ils se sont ensuite multipliés dans les rues de San Futuro. San Futuro, c’est ce qui a émergé des ruines de San Francisco. Et cette ville est pourrie par cette gangrène que représentent les super-héros, tous ces gens avec des pouvoirs à la morale dépravée. Pour s’occuper d’eux, quoi de mieux qu’un ancien soldat, ancien super-héros lui-même? Un flic qui connaît les sales méthodes vicieuses des super-héros et n’hésite pas à employer les mêmes. Bardé de cuir noir et rouge, les mots PEUR & DÉGOÛT inscrits sur son costume, il traque les héros. Pour l’instant, il n’en a rencontré aucun.

Publié dans la collection Cult de chez Urban, ce volume mérite presque le nom d’intégrale, tant il est épais et bien fourni. Quelques aventures du Marshall sont manquantes (dont notamment sa rencontre avec The Mask ou Pinhead) mais la quintessence du personnage transparait tout au long de ce volume. Mais Marshal Law, qui est-ce ?




Tout d’abord, c’est un flic. Aux méthodes, certes, peu conventionnelles, mais il faut bien ça pour appréhender les super-héros qui se croient au-dessus des lois. On le voit bien dans la première partie du volume qui suit l’enquête du Marshall, bien décidé à faire tomber le fils chéri de l’Amérique : l’Esprit Civique. Tout au long de ce récit (et des suivants), on assiste au combat de Marshal Law pour faire régner l’ordre dans une société où avoir des pouvoirs est devenu la norme, et où le statut social est déterminé par le degré des dits pouvoirs.

On rencontre donc, la Ligue de Jésus d’Amérique, avec à sa tête le susnommé Esprit Civique, sorte de clone de Superman et premier super-héros à avoir eu la capacité de voler.

Là où le scénario de Pat Mills s’éloigne de la conception classique du super-héros, c’est dans les travers qui animent chacun de ces “héros”. En effet, quel que soit leur degré de pouvoirs, chacun d’eux est dirigé par ses propres intérêts, un peu comme le citoyen lambda que nous sommes tous. Le fric, le cul, le pouvoir ; voici ce qui motive tous les héros de San Futuro. Et c’est un jeu de qui aura la plus grosse qui se joue entre eux, quels qu’ils soient.




Le Marshall, lui, est là pour empêcher tous ces tarés de faire n’importe quoi et faire passer un message : la loi c’est lui! Oui, un peu comme un certain Dredd dans une autre ville futuriste et avec lequel il partage le même prénom, Joe. Est-ce un hasard? Certainement pas! Créé en 1987, soit bien après Dredd, Marshal Law s’impose en pleine période de grim n’ gritty, là où tout le monde flingue tout le monde et où même Batman est limite méchant. Vêtu de cuir rouge et noir, un barbelé ceignant son bras, un masque bardé de fermetures éclairs lui couvrant le visage, il résume tous les codes BDSM rien que par son visuel. Mais ça résume aussi l’esprit torturé de Joe, passé de héros de guerre à “traitre à sa race”, un héros qui extermine les héros. C’est cette dualité et le sens aigu de la justice dont fait preuve le personnage qui sont intéressants. Contrairement à un Punisher, punissant simplement les méchants de la peine capitale, lui agit dans le cadre de la loi. S’il flingue quelqu’un, il en a le droit, mais seulement dans un cadre bien précis. Pouvant être comparé à un agent de la gestapo pour son aspect “nazi”, revendiqué et quelquefois cité dans le comic, Marshal Law agit cependant dans un cadre légal bien précis. Il a un sens de l’honneur et un code de conduite cadrés, un peu comme Dredd, pour revenir à lui.

Pour autant, si le Marshall est implacable, Joe a des sentiments. Son aventure avec Lynn, que dis-je, son histoire d’amour, le rend plus proche du commun des mortels. Plus faillible. Comme si son identité de Marshal Law n’était qu’un exutoire pour évacuer les horreurs qu’il a vécu en tant que soldat dans la zone. De super-héros Vétéran à chasseurs de capes, il a fait son choix et ce semblant de normalité lui apporte une paix certaine, un équilibre. Fragile et pouvant basculer à tout moment...

Marshal Law a un seul et unique dessinateur depuis toutes ces années, et au moins dans ce volume, Kevin O’Neill. Son trait hyper anguleux, aux noirs tranchés et qui pètent à la gueule est reconnaissable entre mille. Ni ses personnages, ni sa façon de dessiner, ne sont beaux. Mais ce n’est pas ce qu’on attend d’un comic comme Marshal Law. On veut de la violence, de l’aventure et de la satyre sociale! C’est ce que nous offre O’Neill. Sans une grande folie dans sa mise en pages, il nous fait profiter de planches dynamiques, ponctuées de splash pages posant le récit là où il faut. Le tandem Mills/O’Neill fonctionne bien sur ce titre, c’est une certitude. Ils ‘auraient pas duré depuis plus de 30 ans, sinon.




Pat Mills est un scénariste britannique né en 1949.

Il débute sa carrière comme assistant de rédaction dans un magazine de bandes dessinées romantiques pour adolescents, puis comme scénariste chez DC Thomson dans les années 60.
Il y rencontre John Wagner et ensemble, ils travailleront en tant qu'indépendants pour IPC (Fleetway).
En 1972, il écrit Yellowknife of the Yard avec John Wagner dans Valiant.
Une série traduite par Long Couteau, Long Couteau de Scotland Yard ou Yellowknife du Yard publiée dans plusieurs revues (Tipi, Carabina Slim, Janus Stark (Spécial), Pistes Sauvages et Whipii!).
En 1975, il participe à la série Rat Pack parue dans la revue "Battle" (Cinq de Commando dans Atémi).
La même année, il écrit The Final Victim dans "Valiant Book of Magic and Mystery 1976" pour Joe Colquhoun.
Toujours en 1975, il imagine The Flight of the Golden Hinde parue dans la revue BATTLE (Golden Hinde dans Bengali) ou They can't stop Bullet parue dans la même revue (Le Fonceur aussi dans Bengali).
En 1977, il crée la revue "2000 AD" dont il devient le premier rédacteur en chef.
Cette année là, il crée Flesh paru dans la revue "2000 AD" (dans Antarès (Spécial)), mais aussi Invasion toujours dans la revue "2000 AD".
La même année, il crée avec John Wagner la série Gaunt parue dans la revue "Battle", traduite en Main de Fer dans Atémi.
Il est aussi le co-créateur avec John Wagner de Judge Dredd dont il a notamment trouvé le nom.
En 1979, il crée une de ses séries majeures Charley's War avec Joe Colquhoun au dessin parue dans les revues "Battle" puis Eagle jusqu'en 1988.
Il y écrira toute la partie concernant la première guerre mondiale.
En France, cette série sera publiée sous le nom de Charley s'en va-t-en guerre dans Atémi et Bengali.
La même année, il écrira la série SF ABC Warriors avec Carlos Ezquerra publié en France en album.
Il sera aussi de l'équipe de scénaristes oeuvrant sur M.A.C.H. 1 parue dans la revue "2000 AD" (Force X dans la revue éponyme et dans Super Force).
On lui doit quantité d'autres personnages comme Slaine Marshall Law ou Nemesis the warlock.
Il continue sa carrière aussi bien en Angleterre qu'aux USA ou en France.




Sa Bibliographie :

Bengali (Akim Spécial Hors-Série puis Akim Spécial puis) finie de 1980 à 1985
Judge Dredd (Aredit) finie en 1985
Pirates (Mon Journal) finie en 1986
Marshal Law en cours de 1989 à 1990
Slaine finie de 1989 à 2011
ABC Warriors (Zenda) finie de 1993 à 1997
Fardeau de l'homme noir One shot en 1993
Shadowslayer One shot en 1995
Sha finie de 1996 à 1999
Requiem Chevalier Vampire en cours de 2000 à 2012
Claudia chevalier vampire en cours de 2004 à 2010
Broz en cours en 2005
Biankha abandonnée en 2006
Star Wars - Jedi en cours de 2007 à 2008
ABC Warriors (Soleil) en cours de 2010 à 2011
Slaine - Geste des invasions en cours de 2010 à 2011
Grande Guerre de Charlie (La) finie de 2011 à 2016
Judge Dredd (Soleil) en cours en 2013
Star wars - Quinlan Vos en cours en 2014
Savage (Adlard) One shot en 2015
Doctor Who classics en cours en 2016
Judge Dredd (The Chronicles of) finie de 1985 à 1988
Marshal Law (1987) finie de 1987 à 1989
Sláine the King finie en 1987
Judge Dredd finie de 1991 à 2009
Marshal Law: The Hateful dead (1991) finie en 1991
Marshal Law: Super Babylon (1992) One shot en 1992
2099 Limited Ashcan (1993) One shot en 1993
Punisher (The) (1987) finie en 1993
Punisher 2099 (1993) finie en 1993
Punisher Summer Special (1991) finie en 1993
Ravage 2099 (1992) finie en 1994
2099 Unlimited (1993) finie en 1995
Batman (One shots - Graphic novels) en cours en 1999
Charley's War (2004) finie de 2004 à 2013
Sláine - Books of Invasions en cours de 2006 à 2007
Sláine the Horned God One shot en 2008
ABC Warriors (2002) en cours de 2009 à 2015
Sláine the Wanderer One shot en 2011
100 Months One shot en 2012
Judge Dredd: The Restricted Files (2010) en cours en 2012
Sláine: The Book of Scars (2013) One shot en 2013
Spider-Man 2099 (1992) finie en 2015

Pour Camelot 3000, j'avais déjà écrit un petit article dessus il y a quelques années, c'est une BD que j'aimais beaucoup plus jeune et le Roi Arthur propulsé en l'an 3000, c'est vraiment le genre de délire qui s'intègre tout à fait à notre Univers de jeu.




L'an 3000. Une armada extraterrestre pénètre notre système solaire et se lance à la conquête de la planète Terre. Dans une Angleterre en proie à l'envahisseur, un jeune homme fuyant pour sa vie trouve refuge dans les vestiges du site archéologique de Glastonbury.

La légende raconte que lorsque l'Île de Bretagne connaîtra des temps troublés, le Roi Arthur Pendragon se lèvera à nouveau et se portera au secours de son royaume bien-aimé. 3000 ans après la chute de Camelot, la geste continue...

samedi 26 octobre 2019

Heroic Fantasy

J’ai nommé heroic fantasy un sous-genre de la science-fiction, appelé par ailleurs sword and sorcery. Il s’agit d’une histoire d’action et d’aventures qui se déroule dans un monde plus ou moins imaginaire, où la magie a cours et où la science et la technologie modernes n’ont pas encore été découvertes. Le décor peut être (comme pour les aventures de Conan) la Terre, telle qu’on peut imaginer qu’elle a été il y a des millénaires, ou qu’elle sera dans un lointain futur, ou bien encore une autre dimension.

Cet extrait de l’introduction de Conan par L. Sprague de Camp. reflète tout à fait comment je vois la chose.


Culture Geek - Du Kaiju Eiga au Tokusatsu, évolution du genre...

Un article intéressant trouvé sur le forum "Les Ailes Immortelles" qui explique comment les séries Tokusatsu ont émergé à partir des films de monstres géants, les kaiju mais aussi et surtout, comment elles ont ensuite évolué pour donner lieu à tous les sous-genres différents qu'on connait aujourd'hui. Le Tokusatsu est un genre très vaste, qui à son tour inspire parfois aujourd'hui les mangas et l'animation japonaise, son importance dans la culture geek est énorme.

Tokusatsu est la contraction de tokushu satsuei qui signifie en japonais "Effets spéciaux", comme son nom l'indique c'est donc un genre qui est largement baigné par des effets spéciaux et beaucoup de scènes d'action souvent très codifiées (avec de vraies performances de cascadeurs très belles à voir), et c'est un genre qui mélange souvent des aspects de Science-fiction avec des codes liés aux super héros. Les scénarii sont souvent simplistes, avec un combat du Bien contre le Mal, il ne faut en général pas chercher trop de profondeur philosophique mais l'intérêt du Tokusatsu est ailleurs, dans son esthétique justement, dans ses codes (parfois amusants), dans la manière dont il s'inspire et dont il inspire en retour plein d'autres pans de la pop culture japonaise et mondiale au final.

Le Tokusatsu, un genre dérivé du Kaiju Eiga

Le genre du tokusatsu est né et a pris son essor dans les années 1960 et 1970 au Japon. A la base, il s'agit d'un genre dérivé du Kaiju Eiga, les films de monstres géants comme Godzilla, Gamera, King Ghidora etc... où des monstres géants souvent associés à des forces de la nature attaquent le Japon.

Ci-dessous : une image du film Godzilla de Ishiro Honda (1954).




Les premières séries Tokusatsu vont ainsi reprendre le thème du monstre géant et vont introduire un héros, souvent d'apparence gigantesque lui aussi (ou qui le devient par transformation) qui vient protéger la population de ces monstres. La première série de ce type sera Ultraman, dont nous reparlerons.

Mais hormis la thématique du monstre géant qu'elles reprennent, ces séries vont s'inspirer également d'un autre film japonais de 1959 réalisé par Ishiro Honda, le créateur de Godzilla, Battle in outer Space (la Bataille interplanétaire), film dont les effets spéciaux sont dirigés par le célèbre Eiji Tsuburaya.




Pour la petite histoire ce film inspirera aussi Georges Lucas pour Star Wars.

Ultraman : La première série Tokusatsu

Comme je l'ai dis précédemment la série qui lance véritablement le genre des tokusatsu est Ultraman (1966). Série créée par Eiji Tsuburaya et qui eut un succès immense au Japon, beaucoup plus qu'en France (il existe même un Ultraman Festival annuel, n'hésitez pas à voir les photos dans ce topic).




Résumé de l'histoire :

Au Japon, la Patrouille scientifique est une unité militaire composée de cinq membres et qui a pour mission d'étudier et de contrer l'action de monstres souvent extraterrestres qui menacent la Terre. Hayata, héros humain de la série et membre de la Patrouille scientifique, fait la rencontre d'un géant extraterrestre appelé Ultraman au cours d'une mission, celui-ci lui remet la capsule Beta, qui lui permet de permuter avec Ultraman lorsque les monstres attaquent le Japon. Cependant l'énergie vitale d'Ultraman diminue rapidement et il n'a que quelques minutes pour venir à bout du monstre.

En fait pour être exact avant Ultraman, il y avait une autre série, Ultra Q mais qui fait partie de l'univers Ultraman (qu'on nommera l'Ultraverse). Ultra Q était une série en noir et blanc produite par la TOHO, la société qui réalisa bon nombre de films kaiju de cette époque, dont Godzilla.




Cette série va introduire les codes de base du tokusatsu qu'on retrouvera dans maintes séries par la suite, avec notamment le combat contre le monstre géant du jour, ou encore avec le héros en combinaison sans compter les effets spéciaux nombreux. A noter que le héros qui combat les monstres est unique, on n'a pas encore le groupe de 5 héros comme on le verra plus tard dans les séries de type supersentai à la Bioman. Ici on a affaire à un personnage solitaire qui se transforme et qui acquière une forme gigantesque qui lui permet de se mesurer à armes égales avec les monstres kaiju.

A noter aussi dans cette série, comme d'autres par la suite, un certain côté burlesque, les personnages surjouent (ce qui est le cas dans bon nombre de séries toku) et le personnage d'Ultraman lance des attaques en prenant des poses bien précises (comme on le verra dans certains shonen plus tard tel Dragon Ball typiquement, lequel pour cet aspect s'inspire clairement des toku, pour le Kamehameha par exemple).

Ci-dessous : Ultraman en position d'attaque.




Cette série aura de très nombreuses suites, pour vous montrer comment l'Ultraverse est vaste, je vous laisse contempler cette capture de la page Wikipédia consacrée à la série, avec les nombreuses suites jusqu'à aujourd'hui, c'est assez dément




Le genre du Kyodai Hero : premier sous-genre des Tokusatsu

La série Ultraman que nous venons de voir, et tous ses dérivés fait partie d'un genre (qui est créé et qui émerge avec elle) appelé le Kyodai Hero, qui est un sous-genre du Tokusatsu, le premier à apparaître. Le genre du Kyodai Hero est parfois connu en Occident sous le nom de Giant Hero.

A la même époque qu'Ultraman apparaît un manga nommé Ambassador Magma, que l'on doit au grand Ozamu Tezuka, le célèbre créateur d'Astro Boy, de Black Jack...





L'histoire met en scène Magma, un robot géant héroïque qui protège la Terre de Goa un esprit extraterrestre malfaisant. Magma a aussi une famille de robots, Mol son épouse et Gum son fils. Tous les trois peuvent se transformer en fusées, et ils ont été créés par l'esprit de la Terre pour la protéger de Goa, ce dernier pouvant se transformer en reptile géant. Magma aide un jeune humain nommé Mamoru Murakami à combattre Goa, Murakami se servant d'un sifflet pour appeler le robot géant.

Une série live du même nom sera ensuite adaptée de ce manga, et cette série sera la deuxième série du genre Kyodai hero à apparaître. Bien plus tard en 1993 sera produite une série animée.

Ci-dessous : une image de la série live de 1966, produite par P Productions.




Je vous montre aussi à quoi ressemble la série animée plus tardive :




Par la suite d'autres séries de ce type apparaîssent comme Spectreman qui marqua les esprits aussi. Ultraman, Ambassador Magma et Spectreman donnent naissance au genre des kyodai hero avec ses codes bien caractéristiques : on a affaire à un héros solitaire (dans certains cas ce sera un cyborg ou robot comme dans Ambassador Magma) qui est capable de grandir pour affronter les monstres kaiju, ou qui a une taille colossale de nature.

Ci-dessous : Spectreman, série diffusée de 1971 à 1972.




En France cette série fut diffusée bien plus tard en 1982 dans l'émission de Dorothée de l'époque : Récré A2. Seuls 35 épisodes sur les 62 que comporte la série furent retransmis.

Résumé de l'histoire (Wikipédia) :

La série se déroule au XXe siècle, dans un monde où la pollution est devenue un problème d'envergure internationale. Pire encore, le Docteur Gori, un homme-singe extraterrestre d'une intelligence diabolique, cherche à s’emparer du pouvoir en créant des créatures monstrueuses à partir de la pollution générée par les humains. En réponse aux agissements de Gori, la Fédération Galactique dépêche alors Nébula 79, une planète artificielle voyageant librement à travers le cosmos, pour prendre la situation en mains. Ordinator, l'entité invisible qui dirige Nébula 79, envoie son meilleur agent, le cyborg Spectreman, pour contrecarrer les plans du Docteur Gori. Mais Spectreman doit toutefois conserver son identité secrète pour agir efficacement, aussi revêt-il une apparence humaine dans la vie de tous les jours, endossant le rôle d'un garçon de bureau gaffeur du nom de Georges, travaillant au sein de la Brigade Anti-Pollution de Tokyo.

À la différence d'autres super-héros venus du Japon, Georges / Spectreman ne peut pas se transformer à volonté, seul Ordinator peut l'y autoriser. Georges crie alors "Je suis prêt !" et Ordinator lui redonne sa forme de cyborg. Sous cette forme, Spectreman est capable de voler et de changer de taille à volonté.

Par la suite Ultraman et Spectreman inspireront un nouveau kyodai hero qui sera relié à l'univers de Godzilla celui-là : Jet Jaguar !

Il apparaîtra dans le film de la TOHO : Godzilla VS Megalon (film réalisé par Jun Fukuda et sorti en 1973).

Devant l'accroissement de la pollution des mers, le roi de Seatopia décide de prendre des mesures : envahir le monde de la surface en envoyant le monstre Megalon. Pour aider Megalon, des agents sont envoyés dérober un robot qui servira de guide d'attaque au monstre : Jet Jaguar. Megalon détruisant tout sur son passage, on décide d'appeler Godzilla à l'aide pour vaincre le monstre.

Ci-dessous à gauche : affiche du film, à droite : le héros Jet Jaguar (on peut bien voir que son look est très inspiré des kyodai hero apparus précédemment).





Tous ces Kyodai Hero marqueront durablement les esprits notamment Ultraman, et par la suite de nombreuses autres séries appartenant à ce sous-genre furent produites.

On citera :

Mirror Man (1971 - 1972).

Red Man (1972) une série dont le héros rouge inspirera par la suite certains des héros rouges des séries de type super sentai (les fameux "force rouge" des escadrons de 5).




Fireman (1973, série produite comme la précédente par Tsuburaya Productions, le studio d'effets spéciaux fondé par Eiji Tsuburaya).




Super Robot Red Baron (série Tokusatsu de 1973, plus tard également déclinée en anime et qui eut deux suites, formant ainsi la trilogie Baron avec : Super Robot Mach Baron (1974) et Ganbaron (1977).

Ci-dessous : images de Ganbaron.





Ganbaron est une sorte de sorte de version japonaise du super héros américain Superman : le héros est de même un jeune reporter qui peut se transformer en super héros, son identité étant connue de lui-seul ; Il peut invoquer un robot géant nommé Daibaron (qui signifie "grand Baron") un peu comme le héros du célèbre manga Tetsujin 28-go de Mitsuteru Yokoyama (ci-dessous).




Comme autres séries de type Kyodai hero de cette époque on peut citer aussi :

Megaloman (1979) production de la TOHO.

Cette série mélange des codes du genre Kyodai Hero et aussi du genre sentai (avec un escadron de 5 héros) comme on le verra dans bon nombre de séries par la suite. En fait il y a 5 héros mais seul un des 5 peut se transformer en personnage géant pour affronter les monstres à l'instar des autres kyodai heros.





Bien d'autres séries apparaîtront dans les années futures. Je ne les évoquerai pas toutes ici.

jeudi 24 octobre 2019

Table générique de création de Démon pour vos campagnes

Ce tableau permet de savoir à quoi ressemble le démon, tirez 6D6 (en l’honneur de 666) :

 

1D6

Corps

Jambes

Bras

Tête

Arme nat

Excroissance

1

Rat

velu

Pattes de bouc

De gorille poilus

Mi-rat mi-loup

Griffes CA 15

Queue à pointe

2

Squelette

effilé

Serres d’aigles

D’insectes à carapace

D’elfe noir

Dents

CA 12

Ailes de chauve souris

3

Gras

ogre

Pattes d’araignée

Télescopiques mécaniques

De serpent

Poison

CA 18

Ossements dans le dos

4

Bouillie de chair

Humaines musclées

Humains musclés

Bouillie de chair

Acide

CA 22

Cerveau hypertrophié

5

Dragon écailleux

Tentacules gluants

Tentacules gluants

De pieuvre

Maladie

CA 11

Sexe télescopique

6

Poulpe visqueux

Pied d’escargot

Immenses et rachitiques

De bouc noir

Pointes

CA 13

Tirez en deux au lieu d’une

 
Ensuite en option, pour connaître ses capacités, tirez 3D6 et reportez vous à la table de la page 103 du GURPS Magie si vous possédez le livre.

Si votre démon a tiré des ailes comme excroissance, il vole, si il a tiré le vol comme capacité, rajoutez lui des ailes si vous le voulez (ce n’est pas forcé, car il peut aussi léviter).


mardi 22 octobre 2019

Créatures et Monstres du monde, légendes d'autres cultures - 14 - Bloody Bones

Les Bloody Bones ont pour origine le folklore cornouaillais. Bloody Bones est parfois considéré comme un démon aquatique qui hante les étangs profonds et les vieilles fosses de marne (souvent remplies d’eau pour former des étangs) où il entraînait des enfants dans les profondeurs. Dans le sud des États-Unis, Bloody Bones a acquis une nouvelle identité en tant que squelette dansant et sans tête. Il est associé à une autre créature appelée Rawhead.


lundi 21 octobre 2019

Compte Rendu du Weekend - Monster of the Week, Jeu Maison et Les Masques de Nyarlathotep en mode Pulp

Ce weekend a été un gros weekend ludique, on a poursuivi notre campagne de "Monster of the Week" vendredi, c'était donc l'épisode 2 avec un moment épique et totalement WTF où les PJ, la police américaine du comté, le SWAT et notre cible, l'humain possédé par le parasite que nous chassons, se sont retrouvés à tous se canarder au milieu de la ville après l'explosion d'une banque avec de multiples otages morts et sans oublier la presse et la foule des badauds paniqués, dur d'éviter les dommages collatéraux et de mener à bien la mission mais quelle rigolade.




Le samedi c'était notre partie maison avec mon fils et le dimanche nous avons entamé la campagne "Les Masques de Nyarlathotep" en mode Pulp, partie 1 à New-York avec là encore un moment WTF avec grosse fusillade dans Harlem, le plus drôle c'est que c'est toujours avec la même équipe de joueurs, les nouveaux membres de l'association où je me suis inscrit plus quelques anciens qui sont apparemment dans le même délire que nous (on fait pas exprès mais il y a un truc quand même), à croire qu'on aime bien jouer des PJ bras cassés et prendre le MJ à contre pied. En tous cas, pour sûr c'était Pulp.





Prochaine parties prévues, la suite de notre aventure Cyberpunk "Under City" et de C.O.P.S en mode FU.

The Immortals - The Ultimate Warlord 1979

Bernie Wrightson : un titan de la forme.

Dans un monde dominé par les super-héros, il a porté aux nues la terreur, le macabre et le récit d'horreur. Bernie Wrightson, créateur de Swamp Thing (traduit en France La Créature des marais).


Bernie Wrightson, créateur de Swamp Thing ou La créature du marais, notamment connu pour ses collaborations avec Stephen King. Swamp Thing #1, Len Wein, Bernie Wrightson, DC Comics


Bernard Albert Wrightson, dit Bernie Wrightson ou Berni Wrightson, né le 27 octobre 1948 à Dundalk (Maryland) et mort le 18 mars 2017 à Austin (Texas), est un dessinateur de bande dessinée et illustrateur américain spécialisé dans les comic books d'horreur.

L’épisode final de la saison 7 de The Walking Dead lui est dédié.


Bernie Wrightson dessine ses premiers récits d'horreur dans des revues de la firme DC Comics à une époque où les aventures des héros à cape et combinaisons moulantes commencent à lasser le lectorat. Accompagné des pointures Frank Frazetta ou Michael Kaluta, qu'il rencontra à l'occasion d'une convention de science-fiction en 1968.

Très vite, il s'impose comme un des maîtres du genre. En 1972, il illustre magnifiquement sur un scénario de Len Wein, Swamp Thing, une créature hybride, mi-humaine, mi-végétale, qui sévit dans les marais de Louisiane. La série fera l'objet d'une adaptation cinématographique en 1982, avec Wes Craven aux manettes, un autre maître de l'horreur.





Si le succès public n'est pas au rendez-vous, le comic aura permis à Bernie Wrightson d'imposer sa patte graphique, entre cadrages audacieux, subtile utilisation du noir et blanc, style expressionniste.

Fasciné et inspiré des grands auteurs fantastiques, il adapte des nouvelles de H.P. Lovecraft, ainsi que des contes d'Edgar Allan Poe. En 1975, sa version de Frankenstein de Mary Shelley, sous la forme d'une cinquantaine d'illustrations, est un chef-d'œuvre.


Un aperçu du «Frankenstein» de Bernie Wrightson


Dans les années 1980, il entreprend Creepshow, cinq contes macabres écrits par Stephen King pour le scénario du film éponyme réalisé par George Romero, connu pour ses longs-métrages gores et violents mettant en scène des zombies. Le cinéma d'ailleurs sollicitera Bernie Wrightson qui participera à la conception graphique d'une dizaine de films, parmi lesquels, Ghostbusters ou The Mist, film basé une fois encore sur une nouvelle de Stephen King.











Hellfish - Dust Licka

samedi 19 octobre 2019

Campagne 1 - Aventure 4 - 7ème Partie : Les retrouvailles (titre déjà utilisé par le passé je sais) et retour à un mode plus roleplay...

On a joué 3 bonnes heures, c'est la partie que j'avais annoncée pour le weekend dernier mais finalement reportée à aujourd'hui. Premièrement, on a décidé de revenir à un mode roleplay plus classique, essentiellement du narratif et quelques jets pour résoudre des actions, des situations mais vraiment simplifiés. Pour les combats idem mais il n'y en a pas eu beaucoup. En fait on a bien plus avancé et on s'est bien plus marré qu'en mode Escarmouche, finalement notre background est plutôt jeu de rôle et même avec beaucoup de figurines en mode bataille, on a vraiment préféré pratiquer un jeu essentiellement narratif ponctué de quelques jets de réussites (d12, 0 à 4 raté, 5 à 8 réussi mais avec une pénalité, 9 à 12 réussi). On s'est pas pris la tête et du coup c'était bien, on a bougé plein de figouzes, on a développé l'histoires et enfin débloqué la situation.

En gros on a commencé avec nos héros, ceux qui reviennent du passé après avoir libéré le Professeur Albert Einstein, j'ai la flemme de rechercher et de mettre des liens donc je vous laisserai le plaisir de retrouver cette aventure vous-même. Donc nos amis qui sont face aux chefs des peuples unifiés contre l'envahisseur doivent montrer patte blanche car la méfiance règne, en effet les chefs alliés voient bien que nos héros ressemblent plus aux envahisseurs avec leur équipement et leurs tenues futuristes qu'aux autochtones. Le professeur Davies tente de les convaincre et échoue, Joe Gillian aussi mais n'est vraiment pas doué en relations publiques. Finalement Hellboy repère un autre Démon parmi les alliés et communique avec lui. Celui-ci a, tout comme Hellboy, décidé de vivre pacifiquement avec les peuples de ce monde et les aides contre les forces maléfiques. Il est venu immédiatement quand l'appel à la guerre a été lancé pour résister à l'envahisseur et que tous les peuples même mauvais ont décidés un temps de trêve générale pour faire front.

Ils propose à Hellboy de se téléporter avec lui sur le champ de bataille pour observer la situation, les rapports indiquent que pour le moment leurs forces résistent bien mais des renforts réguliers apparaissent du côté de l'ennemi et cela ne durera pas éternellement. Du haut d'une ruine, Hellboy et son nouvel ami observent la scène et Hellboy à tout d'un coup un sentiment de mal-être, il lui semble reconnaître dans le commandement ennemi l'Homme au costume bleu et certains de ses gardes du corps qui un jour ont débarqué du futur pour le recruter avec Lobster Johnson et Kentucky Davies pour des missions à leur époque comme celle où ils ont participé pour libérer Einstein d'un groupe de partisans du IIIème Reich qui refusant la défaite l'avait kidnappé pour lui faire construire une arme de mort (Cf l'aventure en question, la précédente).

Hellboy retourne faire un rapport à ses amis et là c'est la stupeur, après tout nos héros sont tous employés par cette organisation. Les chefs alliés entendent ça et la méfiance se renforce, négociations et questionnements. Pourquoi l'organisation attaque cette planète, à quelle époque sont ils, les envahisseurs arrivent ils du futur vu qu'ils sont sur une planète à l'allure médiévale, où sont ils d'ailleurs, ou sont ils dans le futur ? Sont ils avec les bons alliés, du bon côté, qui a volé le sandwiches aux pinces de crabe de Lobster Johnson ? Le nom d'Orlumbus sort et là le commandant des alliés réagit, ici Orlumbus est considéré comme un mage très ancien, très sage et très puissant. Il a vécu sur ce monde il y a fort longtemps et a découvert les cristaux verts, source de tous les artefacts et pouvoirs magiques sur ce monde, c'est lui qui a su les exploiter. La Maître des Golems qui fait parti des alliés explique que c'est grâce aux travaux d'Orlumbus et aux cristaux qu'il peut donner vie à ses créatures, idem pour son ami le Druide qui transforme les Arbres en puissants humanoïdes et que nos amis ont entraperçu en arrivant. Une gigantesque statue d'Orlumbus trône d'ailleurs au dessus d'un édifice et ils reconnaissent une Tour derrière qui ressemble à l'une des fameuses Tours d'Orlumbus comme celle qu'ils avaient vu lors de leur première aventure et où ils avaient rencontré Robbie et Toc Toc.

Beaucoup de questions ? Joe Gillian se retourne vers Lutz le Pilote Temporel qui les a conduit dans le passé pour l'organisation et celui-ci se sentant acculé (Milou s'est posté derrière lui prêt à lui mordre le postérieur) déballe tout ce qu'il sait, c'est à dire rien à part qu'il a entendu dire que l'organisation n'est pas si vertueuse que ce qu'elle prétend.

Après négociations des différents partis une alliance est conclue car tous se sentent trahis et une autre question se pose, est ce que les autres compagnons de nos amis qui étaient restés au sein de l'organisation seraient là ?

Après description de ceux-ci à Hellboy (un Nain à crête orange hargneux, un gros balèze à moitié Cyborg, un Magicien très puissant qui fait sortir des lapins de son chapeau en pleine bataille, un type sympa, religieux et chasseur de démon (Sic) qu'en fait on sait pas très bien pourquoi il est là, un Robot, un mec qui se ballade à Poil avec une lance et un bouclier nommé Toc Toc, une Chauve Souris de feu et 3 Hommes Rats) celui-ci et son nouvel ami Démon sont chargé de se téléporter pour aller voir.

Hellboy repère de suite Bruegor, Boric et Quadrelin qui effrayés l'attaquent. Bruegor est mis au tapis d'un coup de poing, Quadrelin d'un puissant sort fait apparaitre 3 papillons avec son bâton et Boric perd ses convictions quand il voit que ses Artefact anti démons dont son fameux livre saint ne servent à rien contre Hellboy et que celui-ci lui dit qu'on lui a filer des bibelots qui flairent bon l'arnaque.

Nos héros ne sont pas convaincus par Hellboy jusqu'à ce que celui-ci nomme Joe Gillian et le Professeur Davies. Puis Hellboy et son nouvel ami repoussent quelques soldats qui s'approchaient trop prêt et tous ce beau monde se téléporte (embarquant avec eux un Mercenaire Pacifiste et un soldat dénommé Billy la Survie, j'y reviendrai prochainement) et là j'abrège car je commence à avoir mal aux doigts. Retrouvailles de nos héros et tous leurs nouveaux amis (ça commence à faire du monde), rage de l'Homme au costume bleu quand il apprend et ordonne une offensive musclée avec l'apparition d'un puissant robot de combat, les troupes alliées sont en pleine débandades.

Ci-dessous les photos (surtout centrées sur Hellboy) et la suite bientôt et là il faut que je file car je dois m'occuper du repas...