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mardi 13 janvier 2026

On creuse de nouveau autour de Millevaux Mantra, Hastur, King Ghidorah, l'Exif, Shub-Niggurath...

Hastur est un nom employé par différents auteurs de littérature fantastique, de fantasy et de science-fiction. Il désigne parfois une entité fictive.

Hastur apparaît originellement comme un dieu bienveillant des pastours dans une nouvelle d'Ambrose Bierce, « Haïta le berger » (Haita The Shepherd, 1893).

Par la suite, Robert W. Chambers désigne successivement sous ce vocable un personnage et un lieu dans son recueil de nouvelles fantastiques Le Roi en jaune (The King in Yellow, 1895).

Admirant certains récits du Roi en jaune, Howard Phillips Lovecraft rend hommage à Chambers en mentionnant le nom « Hastur » de manière délibérément obscure dans sa nouvelle « Celui qui chuchotait dans les ténèbres » (The Whisperer in Darkness, 1931).




Disciple autoproclamé et éditeur posthume de Lovecraft, l'écrivain August Derleth imagine une monstrueuse créature extraterrestre dénommée « Hastur l'indicible » (Hastur the Unspeakable) qu'il rattache au « mythe de Cthulhu » dans la nouvelle Le retour d'Hastur (The Return of Hastur) parue dans le magazine Weird Tales en mars 1939, entre autres textes. Derleth présente l'entité sous la forme d'un Grand Ancien tentaculaire, malveillant élémentaire d'air et maître des monstrueux oiseaux Byakhees. Dormant dans le lac de Hali, une grande étendue d'eau noire près de la cité de Carcosa sise sur une planète du système d'Aldébaran, Hastur serait le « demi-frère » et le rival de Cthulhu selon la conception controversée du mythe derlethien.




Dans la série littéraire Oripeaux du roi (Tatters of the King), Lin Carter tente de synthétiser en un tout cohérent le Roi en jaune, création chambersienne d'inspiration symboliste, et Hastur l'indicible, Grand Ancien tentaculaire du mythe de Cthulhu.

Le jeu de rôle L'Appel de Cthulhu popularise ensuite cette figure syncrétique de Hastur.

Dans Millevaux Mantra, au commencement des temps, il y a d'abord l'Hommonde. Le premier dieu, le premier monde. Suspendu au milieu du vide noir, homme blanc roulé en boule. Puis il donne naissance au Serpent noir, par la bouche et par l'anus. Le Serpent le trahit, l'enserre jusqu'à le faire éclater. Des millions de boules blanches expulsées dans l'infini, les plus grosses donnent des enfants-mondes, les plus petites donnent des enfants-êtres, nus et blancs...

Dans Mantra Oniropunk, il est dit de l'Hommonde, que c'est un dieu humanoïde contenant un chaos de créativité, Au sein de celui-ci, l'individualité n'existe pas. L'Hommonde est un monde linéaire, avec un début (ses pieds), un milieu (ses deux sexes), et une fin (sa tête). Il existe d'autres organes sacrés : le cerveau, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas et les deux reins. Il crée d'incroyables mondes, peuples, concepts et parmi eux le concept du recommencement perpétuel : le Cycle ou le serpent Ouroboros, comme les Grecs anciens le surnomment. Au cours d'un débat métaphysique entre le Cycle et l'Hommonde sur la fin du monde, l'Hommonde prône sa propre disparition pour que son existence linéaire fasse sens, le serpent refuse cette perspective apocalyptique. Le Cycle blesse et paralyse son géniteur, ce qui le fait exploser métaphysiquement. Toutes se créations se mélangent, se découpent, se divisent, se dispersent. Ses os dérivent dans le néant au-delà de sa peau. Son squelette et ses organes deviennent le Sous-monde, un égout qui relie tous les mondes telle une toile d'araignée gluante faite de pétrol'magie : le sang de l'Hommonde. Le reste de son corps devient une multitude de réalités passées, futures et parallèles : le Multivers. Ces deux dimensions agissent comme des vases communicants, dans un va-et-vient métaphysique continu. L'Hommonde n'est pas vraiment mort. A travers ses fragments éparpillés qui continuent à se diviser, il vit toujours et meurt à la fois. Le Cycle prend la place de son créateur comme cosmologie dominante. Dans un océan de pétrol'magie, il pond un avatar pour communiquer avec les habitants du Multivers : Androgyne-Roi monte sur le trône de la réalité. Il sourit tout le temps, a le corps au genre indistinct, il est nu et sous sa peau de nacre des serpents se mordent la queue. Son trône est taillé dans un morceau du cerveau de l'Hommonde déchu.

Sous l'impulsion du Roi, le Multivers s'organise selon un cycle immuable où tout est liquéfié en pétrol'magie, recyclé, réincarné, recomposé, récupéré sous un forme ou une autre. L'espace-temps lui-même devient cyclique, il "reprend à zéro" tous les 20000 ans. Tout est recyclé à l'infini dans une boucle comprise entre -10000 ans avant Jésus-Christ et +10000 ans après J.C., le Christ étant considéré par certains comme un étrange mélange entre le Cycle et l'Hommonde apocalyptique. Cette jonction est marquée par un cataclysme, le Rebond, qui détruit la civilisation, et qui la fait renaître durant l'ère glaciaire. Le début est aussi la fin.




Dans Millevaux Mantra, l'univers est plus synthétisé et il faut connaître les différentes sources de Mantra pour mieux discerner le concept du Multivers et tous ses possibles ainsi que celles de Millevaux car c'est un monde qui peut-être vraiment utilisé à différents degrés, de temps, d'espaces... Pour Millevaux Mantra on a comme informations concernant le Multivers et sa Cosmogonie :

Mantra :


+ L'Hommonde concentrait la totalité des univers. Il est mort, tué par le Serpent.
+ Le Serpent fut un temps le maître des univers engendrés par la mort de l'Hommonde.
+ Il engendra Androgyne-Roi et le Lion, qui le jetèrent hors de son trône.
+ Androgyne-Roi règne désormais sur le Sous-Monde, enfer et poubelle où s'écoule la substance des mondes qui sont morts, devenus pétrole.
+ Les Jasmins, êtres végétaux exilés d'un monde mourant, sont au service d'Androgyne-Roi. Pour l'instant.
+ Les Mères-pétroles, têtes géantes aux bouches-matrices, récoltent le pétrole pour le compte d'Androgyne-Roi. Mais certaines sont passées sous le contrôle du Lion.
+ Entre les univers et le Sous-Monde, le Puits des Âmes, passage entre les mondes.
+ Le Lion, aussi nommé selon les mondes W, ou le Psychopompe, ou le Passeur entre les Mondes , règne désormais sur une partie des mondes. Il a déclenché une guerre des univers pour les contrôler tous.
+ Le Minotaure, fils du Lion, garde l'accès au Puits des Âmes depuis son labyrinthe. Il sert son père. Jusqu'à quand ?
+ Le Serpent, incarnation suprême de la vie dans ce qu'elle a de plus bénéfique et de plus terrible, prépare son retour.
+ Quand l'Hommonde est mort, il a engendré des mondes, des êtres, et des perles de conscience.
+ Parmi ces êtres, les plus âgés et les plus puissants sont les Anciens. Eux aussi prennent part à la guerre des univers.
+ Les plus jeunes, qui commencent à peine à réaliser leur filiation avec l'Hommonde, ce sont les personnages.
+ Ils sont plus faibles que les Anciens mais renferment la conscience de l'Hommonde. Ils représentent un focus de pouvoir, donc ils intéressent chaque faction de la guerre des univers.
+ Les perles de conscience sont la vie . Personnages, Anciens et seigneurs de la guerre des univers en ont besoin pour prolonger leur espérance de vie.
+ Tout ce qui meurt devient du pétrole : les pensées, les mondes, les habitants des mondes, les Anciens, et les personnages. Le pétrole, résidu de la conscience de l'Hommonde, est à la fois source d'énergie (il peut alimenter les plus puissantes machines de guerre), source de vie (les nouveaux mondes naissent de lui), source de pouvoir (qui contrôle la conscience de l'Hommonde contrôle le monde), source de savoir (le pétrole est la matière de l'inconscient collectif) et source de mort (les Anciens et les personnages retournent au pétrole s'ils sont en contact avec lui).
+ Seuls Lion et Androgyne-Roi savent contrôler le pétrole. Pour l'instant.
+ Influence du pétrole ou de la guerre des univers ? Sensualité décadente, ultraviolence et bizarrerie envahissent les mondes. Comme si Jodorowski, Dalí, Fellini, Cronenberg, Brian de Palma, Ziggy Stardust et le film Rollerball avaient pris le pouvoir.

Millevaux :


+ C'est notre monde, en ruines depuis un cataclysme.
+ La forêt a tout envahi. Elle est apparue après le cataclysme. Elle en est en partie à l'origine.
+ Les personnes sont soumises à l'oubli : elles perdent la mémoire.
+ Cette mémoire perdue, tout comme les émotions une fois qu'elles ont été ressenties, alimentent une trame psychique, l'égrégore. L'égrégore façonne la magie, qui façonne le monde.
+ L'égrégore est une forme aérienne du pétrole. Dans les lieux riches en égrégore, l'air est brouillé et donne la migraine, comme au-dessus d'un incendie, d'un désert ou d'un puits de pétrole.
+ Tôt ou tard, l'égrégore perd sa volatilité et s'infiltre dans l'épais humus qui recouvre la forêt.
+ Les cadavres, riches en égrégore, retournent aussi à l'humus.
+ L'humus, tôt ou tard, devient du pétrole. À Millevaux, tous les cycles sont accélérés. Ce monde cache donc dans ses sous-sols de prodigieux gisements de pétrole qui restent à découvrir et à exploiter.
+ Ce monde cache aussi des perles de conscience, noyaux d'égrégore qui ont échappé à la transformation en pétrole.
+ Comme Millevaux est riche en égrégore et en perles de conscience, c'est un lieu stratégique dans la guerre des univers. Chaque faction de la guerre veut s'y rendre et s'en arroger le contrôle, et les personnages peuvent aussi s'y rendre pour récupérer des perles de conscience.
+ Cette force qui accélère les cycles, c'est l'emprise. Les êtres et les choses, tout se transforme. Les humains, animaux, végétaux, et minéraux se transmutent les uns en les autres. La vie et la mort sont devenues folles.
+ L'emprise et l'égrégore créent des monstres, les horlas, à partir des êtres et des choses ou à partir de rien.
+ L'emprise et l'égrégore provoquent la contagion : l'apocalypse forestière se répand dans les autres univers. Les êtres qui voyagent entre les mondes la véhiculent.
+ Les plus puissants des horlas sont les Déités Horlas. On peut les rapprocher des Anciens et des Mères-pétroles.
+ Au plus profond des souterrains de Paris, dans une nécropole antédiluvienne reliée à un énorme gisement de pétrole, règne le Roi en Jaune, un titan drapé dans un voile jaune qui masque ses traits et sa silhouette. Déité Horla de la folie, Ancien bloqué à Millevaux, incarnation d'Androgyne-Roi ? Le débat reste à trancher, mais il a son rôle à jouer dans la guerre des univers.
+ Est-ce que la nécropole du Roi en Jaune est un accès vers l'Au-Delà, vers le Puits des Âmes ou vers le Sous-Monde ? Ces trois dimensions seraient-elles une seule et même : celles des Enfers antiques ? Seraient-elles d'ailleurs confondues avec une autre dimension : les forêts limbiques, monde astral qui se superpose à la forêt de Millevaux ?
+ Shub-Niggurath est Père et mère de Millevaux, de l'emprise, de l'égrégore et des horlas. Ce dieu suprême et incompréhensible vit sous la terre, réparti dans toute la sphère de Millevaux. Il est fait de pétrole, à moins qu'il lui ait donné naissance. Shub-Niggurath crée toute vie et toute mort dans l'univers. Il y a tout lieu de croire qu'ielle et le Serpent sont la même entité.

Je vous invite à vous procurer les différentes versions de Mantra et les productions de Batronoban pour mieux vous familiariser avec ce Multivers foisonnant et étrange, de même que les différentes adaptations et nombreuses ressources concernant Millevaux pour appréhender toutes les possibilités de cet univers forestier. C'est des jeux dans lesquels chacun peut puiser ce qui l'intéresse pour l'adapter à son propre univers ou vice-versa.

Pour en revenir à Hastur, ici il est dit qu'il pourrait être une incarnation d'Androgyne-Roi, de même que Shub-Niggurath pourrait être une incarnation du Serpent.

Pour rappel :


Dans Mantra Oniropunk, il est dit de l'Hommonde, que c'est un dieu humanoïde contenant un chaos de créativité, Au sein de celui-ci, l'individualité n'existe pas. L'Hommonde est un monde linéaire, avec un début (ses pieds), un milieu (ses deux sexes), et une fin (sa tête). Il existe d'autres organes sacrés : le cerveau, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas et les deux reins. Il crée d'incroyables mondes, peuples, concepts et parmi eux le concept du recommencement perpétuel : le Cycle ou le serpent Ouroboros, comme les Grecs anciens le surnomment. Au cours d'un débat métaphysique entre le Cycle et l'Hommonde sur la fin du monde, l'Hommonde prône sa propre disparition pour que son existence linéaire fasse sens, le serpent refuse cette perspective apocalyptique. Le Cycle blesse et paralyse son géniteur, ce qui le fait exploser métaphysiquement.

+ L'Hommonde concentrait la totalité des univers. Il est mort, tué par le Serpent.
+ Le Serpent fut un temps le maître des univers engendrés par la mort de l'Hommonde.
+ Il engendra Androgyne-Roi et le Lion, qui le jetèrent hors de son trône.
+ Androgyne-Roi règne désormais sur le Sous-Monde, enfer et poubelle où s'écoule la substance des mondes qui sont morts, devenus pétrole.
+ Le Lion, aussi nommé selon les mondes W, ou le Psychopompe, ou le Passeur entre les Mondes , règne désormais sur une partie des mondes. Il a déclenché une guerre des univers pour les contrôler tous.
+ Le Serpent, incarnation suprême de la vie dans ce qu'elle a de plus bénéfique et de plus terrible, prépare son retour.

On a donc affaire à une guerre de divinité du Multivers, toutes plus ou moins liées dans leur création un peu comme Hastur serait le "demi-frère" et le rival de Cthulhu selon la conception controversée du mythe derlethien.


Hastur dans Deities & Demigods...


Dans ce cadre, il ne serait pas fou d'imaginer Hastur chuchotant dans les ténèbres ses sombres machinations à l'Exif afin de libérer/manipuler King Ghidorah contre ses adversaires.

On peut noter que Aldébaran est l'étoile où vit le Grand Ancien Hastur, le Roi en Jaune, dans sa "ville" de Carcosa, en bordure du lac Hali. Aldébaran, également appelée Alpha Tauri (α Tauri/α Tau) est une étoile géante orangée, et l'étoile la plus brillante de la constellation zodiacale du Taureau.

La constellation du Taureau est voisine de la constellation de Persée, liée à plusieurs mythes, la Méduse/Gorgone, Algol... C'est aussi la constellation d'où sont originaire les Exif...

Dans le même secteur on trouve l'amas des Pléiades. Les prêtres et chamans du Néolithique y accordaient une extrême importance, puisque son apparition marquait dans tout l'hémisphère nord le début des moissons, on trouve également une représentation picturale sur le disque de Nebra daté du début de l'âge du bronze (1600 av. J.-C.), la "constellation" des Pléiades est également citée dans de nombreuses cultures et religions, elle apparaît également dans l'Odyssée d'Homère, ainsi qu'à trois reprises dans la Bible.


Le disque de Nebra, peut-être cache t'il un secret et nos PJ devraient le retrouver (même si dans la réalité il n'a été mis à jour qu'en 1999 lors de fouilles clandestines)...


L'amas des Pléiades soulève également de nombreux fantasmes chez les partisans de la Théorie des anciens astronautes, ou néo-évhémérisme.


Pourtant je vous averti depuis des années...


Voilà tout un tas de bonnes raisons pour propulser nos Hypertelluriens dans l'espace ou les envoyer explorer Carcosa pour découvrir l'origine de la menace que Ghidorah fait peser sur la Terre depuis des millions d'années, cela fera une bonne suite de campagne si ils survivent (et la Terre avec) aux invasions Exif/Drows/Elfes Noirs de Malekith et à Surtr, et si ils évitent l'arrivée de Ghidorah ou arrivent à le repousser dans un conflit qui sera sans aucuns doutes planétaire...




Le texte ci-dessus est la reprise d'un vieil article qui synthétisait pas mal différentes choses que j'avais commencé à imaginer autour de Millevaux Mantra, King Ghidorah, l'Exif, pour cela je vous invite à vous reporter à toutes ces entrées de blog car je vais replacer ici de nouvelles idées s'y intégrant. Je ne vais pas revenir pour l'instant sur Hastur ou Carcosa, on verra plus tard, car comme nous savons tous, Carcosa existe aussi dans les plans et que Luka Rejec dit lui-même que The Outlands et les Ultraviolet Grasslands pourraient être connectées...




Bon j'extrapole mais il y a là d'intéressantes connexions à établir. Après tout il y a aussi des chats dans la Ville Violette comme dans Ulthar et les Contrées du Rêve...




Mais revenons à Millevaux Mantra où la forêt de Millevaux, sous l'impulsion probable de Shub-Niggurath, envahit le Multivers, lentement mais surement. Et si cette invasion était du à l'appétit de la chèvre noire des bois aux mille chevreaux et de ses rejetons, qui traquent les Elfes (Exif) et autres créatures cachées dans le Multivers.

Shub-Niggurath, à l’instar de nombreuses entités du panthéon lovecraftien, reste une présence essentiellement suggérée plutôt que décrite de manière explicite. Elle ne fait jamais l’objet d’un récit centré sur sa manifestation physique, mais est régulièrement invoquée comme force cosmique dans les rituels occultes. Dans Le Monstre sur le seuil (1933), Lovecraft évoque les transes et possessions liées à ses adeptes, décrivant comment son culte interfère avec la frontière fragile entre le corps et l’esprit, entre la conscience humaine et l’influence d’entités extérieures.

Sa mention agit toujours comme un déclencheur de malaise, d’effroi ancestral. L’incantation « Iä! Shub-Niggurath! » revient à plusieurs reprises dans des contextes où la raison vacille, souvent en lien avec des cérémonies célébrant la fertilité cosmique ou des sacrifices rituels. Dans The Whisperer in Darkness, son nom figure parmi les forces invoquées par les Mi-Go, ce qui témoigne de sa portée interstellaire et non strictement terrestre.

L’une des sources les plus riches reste le Necronomicon, où Shub-Niggurath est décrite comme une entité dont la puissance rivalise avec celle de Yog-Sothoth, et dont les formules d’appel sont parmi les plus dangereuses jamais consignées. Bien que Lovecraft ne l’ait jamais dépeinte frontalement, les auteurs du cercle de Lovecraft — notamment August Derleth et Clark Ashton Smith — ont contribué à élargir son rôle, la représentant parfois comme la génitrice de races monstrueuses ou la gardienne de lieux sacrés. Par cette évolution collective du Mythe, Shub-Niggurath est passée d’une simple mention rituelle à une figure omniprésente, tapie dans les marges sombres de la réalité.




Et si c'est cela qui avait entrainé la fuite de l'Exif et d'autres peuples aussi les amenant sur Terre dans les temps anciens mais les obligeant à resté discrets et à œuvrer dans l'ombre pour éradiquer ou contrôler les humains, on sait qu'ils maîtrisent les maladies et peuvent être à l'origine de certaines épidémies comme la Peste Noire, qui sait...

C'est ce récent post qui m'a donné envie de revenir sur ces contextes et rajouter une couche sur la possible cause de l'invasion du Multivers par Millevaux et ses effets sur la "géopolitique" galactique... Mais bon je creuserais tous ces différents sujets lors de prochains articles...

lundi 12 janvier 2026

On part d'un truc pour dériver sur autre chose... Elfes et êtres cachés...

Un elfe est un être surnaturel humanoïde issu du folklore germanique. Les elfes apparaissent surtout dans la mythologie nordique, notamment dans les textes islandais de l'Edda poétique et de l'Edda en prose. Dans les cultures médiévales de langue germanique, les elfes sont considérés comme des êtres dotés de pouvoirs magiques et d'une beauté surnaturelle, ambivalents envers les humains, capables aussi bien de les aider que de leur nuire. Les croyances à leur sujet variaient considérablement selon les époques et les régions, et se sont développées dans des contextes pré-chrétiens comme chrétiens.

Le mot « elfe » est attesté dans l'ensemble des langues germaniques ; il semble à l'origine avoir signifié « être blanc ». Cependant, la reconstitution du concept primitif d'elfe repose principalement sur des textes rédigés par des auteurs chrétiens en vieil anglais, moyen anglais, vieux haut allemand et vieux norrois. Ces textes associent les elfes tour à tour aux dieux de la mythologie nordique, à la maladie, à la magie, ou encore à la beauté et à la séduction.

Après le Moyen Âge, le mot elfe devient moins courant dans les langues germaniques, remplacé par des termes comme Zwerg (« nain ») en allemand, huldra (« être caché ») dans les langues nordiques, ou encore par des emprunts comme fairy (issu du français fée) en anglais. Toutefois, la croyance aux elfes persiste à l'époque moderne, en particulier en Écosse et en Scandinavie, où l'on les imagine comme des êtres magiques vivant invisiblement parmi les humains. Ils restent associés à la maladie et aux menaces sexuelles ; plusieurs ballades médiévales et modernes des îles Britanniques et de Scandinavie racontent des elfes cherchant à séduire ou à enlever des humains.

Avec l'urbanisation et l'industrialisation, la croyance populaire décline rapidement, sauf en Islande, où elle persiste encore partiellement. Les elfes prennent alors place dans la littérature et les arts des élites cultivées dès la période moderne. Ces elfes littéraires sont imaginés comme de petits êtres espiègles, une idée marquée par le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare, œuvre décisive pour cette évolution.

Au XVIIIe siècle, les écrivains du romantisme allemand sont influencés par cette conception et réintroduisirent le mot anglais elf en allemand. De cette vision romantique naissent les elfes de la culture populaire moderne. Les elfes de Noël, apparus tardivement, sont popularisés à la fin du XVIIIe siècle aux États-Unis. Au XXe siècle, les elfes deviennent des figures majeures de la fantasy, notamment grâce à J. R. R. Tolkien, dont les œuvres comme Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux réintroduisent des elfes de taille humaine et d'allure noble. Depuis, les elfes demeurent un élément central de la culture fantasy contemporaine.

Concentrons nous sur quelques folklores bien précis :

Mythologie anglaise : 

Les elfes comme sources de maladies : 

En vieil anglais, les elfes sont le plus souvent mentionnés dans des textes médicaux qui attestent de la croyance selon laquelle les elfes pourraient affliger des maladies aux humains et animaux. Ces maladies consistent en des douleurs internes aiguës et des troubles mentaux. Le plus célèbre de ces textes médicaux est le charme Wið færstice (« contre une douleur lancinante »), tiré du recueil Lacnunga du Xe siècle. Cependant, la plupart des témoignages se trouvent dans le Leechbook de Bald et le Leechbook III, datant aussi du Xe siècle. Les elfes continuent d'apparaître ensuite dans les textes médicaux en moyen anglais.

La croyance selon laquelle les elfes sont à l'origine de maladies demeurent très répandue au début de l'époque moderne en Écosse, où les elfes sont considérés comme des êtres surnaturels puissants vivant de manière invisible aux côtés des paysans. Ainsi, les elfes sont souvent mentionnés dans les procès pour sorcellerie du début de l'époque moderne en Écosse : de nombreux témoins dans ces procès croient avoir reçu des pouvoirs de guérison ou connaissent des personnes ou des animaux rendus malades par les elfes. Dans ces sources, les elfes sont parfois associés à un être surnaturel semblable à une succube appelé « mare ».

Bien qu'accusés de causer des maladies à l'aide d'armes magiques, les elfes sont plus souvent associés en vieil anglais à un type de magie désigné par les termes sīden et sīdsa, apparentés au vieux norrois seiðr et équivalents au vieil irlandais Serglige Con Culainn. Au XIVe siècle, ils sont également associés à la pratique ésotérique de l'alchimie.




Elf-shot :

Dans quelques textes médicaux en vieil anglais, on imagine que les elfes infligent des maladies à l'aide de projectiles. Au XXe siècle, les chercheurs qualifient souvent ces maladies de « coups d'elfe » (elf-shot), mais les travaux menés à partir des années 1990 montrent que les preuves médiévales d'une telle croyance sont minces ; le débat sur leur signification reste ouvert.

Le nom elf-shot apparaît pour la première fois dans un poème écossais, Rowlis Cursing, vers 1500, où elf schot figure parmi diverses malédictions destinées à punir des voleurs de poules. Le terme ne désigne pas toujours un projectile réel : shot peut aussi signifier une douleur aiguë. Mais dans l'Écosse du début de l'époque moderne, elf-schot et d'autres expressions comme elf-arrowhead s'emploient parfois pour parler de pointes de flèches néolithiques, apparemment considérées comme fabriquées par les elfes. Dans quelques procès pour sorcellerie, des témoins affirment que ces pointes de flèches sont utilisées dans des rituels de guérison, et que les sorcières et les elfes s'en servent pour blesser des personnes ou du bétail.

Apparence : 

En raison de l'association des elfes avec la maladie, au XXe siècle, la plupart des chercheurs imaginent que les elfes de la tradition anglo-saxonne sont de petits êtres invisibles et démoniaques, causant des maladies avec des flèches. Cette idée est renforcée par la croyance selon laquelle le elf-shot serait représenté dans le Psautier d'Eadwine, dans une image devenue célèbre à ce sujet. Cependant, on considère aujourd'hui qu'il s'agit d'une erreur d'interprétation : l'image s'avère être une illustration conventionnelle des flèches de Dieu et des démons chrétiens. Les recherches du XXIe siècle suggèrent plutôt que les elfes anglo-saxons, comme les elfes de Scandinavie ou les Aos Sí irlandais, sont perçus comme des êtres humains.

Tout comme les mots désignant les dieux et les hommes, le mot elf est employé dans des noms personnels, contrairement aux mots désignant les monstres et les démons. De même que les álfar sont associés aux Æsir en vieux norrois, le Wið færstice associe les elfes aux ēse ; quel que soit le sens de ce mot au Xe siècle, il désigne étymologiquement des dieux païens. En vieil anglais, le pluriel ylfe (attesté dans Beowulf) est grammaticalement un ethnonyme, ce qui suggère que les elfes sont vus comme un peuple. Outre leur apparition dans les textes médicaux, le mot vieil anglais ælf et son dérivé féminin ælbinne servent à traduire des mots latins désignant les nymphes. Cela correspond bien à l'adjectif ælfscȳne, qui signifie « belle comme un elfe » et qualifie les héroïnes bibliques Sarah et Judith, réputées pour leur beauté.

De même, dans les textes en moyen anglais et dans les sources écossaises de la période moderne, bien qu'ils restent parfois liés à des forces de malheur ou de danger, les elfes apparaissent clairement comme des êtres semblables aux humains. Ils s'associent aux traditions médiévales des romans de chevalerie mettant en scène les fées, et en particulier à l'idée d'une Reine des Fées. Une tendance à séduire ou violer des humains devient de plus en plus marquée dans les sources. Vers le XVe siècle, des témoignages commencent à évoquer la croyance selon laquelle les elfes enlèvent des bébés humains pour les remplacer par des changelings.

Déclin :

À la fin de la période médiévale, le mot elf est de plus en plus remplacé par le terme emprunté au français, fairy (« fée »). Un exemple en est le conte satirique de Geoffrey Chaucer, Sire Topaze, dans lequel le personnage principal part en quête de la reine des elfes, qui réside dans le pays des Fées.

Mythologie germanique continentale :

Le mot vieil haut allemand alp n'est attesté que dans un petit nombre de gloses. Il est défini par l'Althochdeutsches Wörterbuch comme un « dieu de la nature ou démon de la nature, assimilé aux faunes de la mythologie classique [...] considéré comme un être étrange et féroce. [...] En tant que mare, il s'amuse avec les femmes ». En effet, le mot allemand Alpdruck (littéralement « oppression par les elfes ») signifie « cauchemar ». Il existe également des témoignages associant les elfes à la maladie, notamment à l'épilepsie.

De même, en moyen haut allemand, les elfes sont le plus souvent associés à la tromperie ou à la confusion des humains, dans une expression si fréquente qu'elle semble proverbiale : die elben/der alp trieget mich (« les elfes/l'alp me trompent »). Le même schéma se retrouve en haut allemand précoce. Cette tromperie révèle parfois le côté séducteur que l'on retrouve dans les sources anglaises et scandinaves : par exemple, le cinquième Minnesang de Heinrich von Morungen, au début du XIIIe siècle, commence par : « Von den elben wirt entsehen vil manic man / Sô bin ich von grôzer liebe entsên » (« de nombreux hommes sont ensorcelés par les elfes / ainsi je suis moi aussi ensorcelé par le grand amour »). Le mot Elbe sert également à cette époque à traduire les termes latins désignant les nymphes.

Dans les prières médiévales plus tardives, les elfes apparaissent comme une force menaçante, voire démoniaque. Par exemple, certaines prières invoquent l'aide de Dieu contre les attaques nocturnes des Alpe. De même, à l'époque moderne, les elfes sont décrits dans le nord de l'Allemagne comme accomplissant les méfaits des sorcières ; Martin Luther croit que sa mère a été affligée ainsi. Comme dans les textes vieux norrois, peu de personnages sont explicitement identifiés comme des elfes. Il semble probable que, dans le monde germanophone, les elfes sont alors en grande partie confondus avec les nains (getwerc en moyen haut allemand). Ainsi, certains nains apparaissant dans la poésie héroïque allemande sont considérés comme liés aux elfes. En particulier, les chercheurs du XIXe siècle pensaient souvent que le nain Alberich, dont le nom signifie étymologiquement « puissant comme un elfe », est influencé par les traditions anciennes concernant les elfes.




Folklore européen : 

La distinction entre les Dökkálfar et Ljósálfar dans la religion nordique ancienne influence la vision de ces créatures, Snorri Sturluson confond d'ailleurs les Alfes noirs, forgerons et gardiens de trésors, avec des nains. Les hommes se méfient des nains et des alfes noirs, alors que les alfes clairs demeurent foncièrement bénéfiques.

Lors de la christianisation des Germano-Scandinaves, la croyance aux elfes, assimilée au paganisme, est sévèrement combattue : l'elfe entre dans la famille des démons du cauchemar. Du VIIe siècle au IXe siècle, les elfes, qui étaient vénérés dans les pays germaniques, sont rapprochés des nains maléfiques.

Un important syncrétisme se met en place. Dès le Xe siècle, la distinction entre les petits dieux issus des croyances païennes s'estompe, et les gloses des textes latins « attestent la fusion de créatures différentes ». La confusion entre nains et elfes va jusqu'au rapprochement définitif, bien que les textes du Moyen Âge laissent entrevoir quelques indices sur leur origine. « Sans doute bien entamée à l'époque de Charles Perrault », la fusion des croyances est entretenue par la minimalisation des savoirs populaires au profit des textes gréco-latins, d'après l'historien de l'art Jérémie Benoît.

Comme pour les autres êtres légendaires diaphanes et féeriques, il est possible que la croyance aux elfes se soit, entre autres, nourrie de l'observation de phénomènes naturels alors inexpliqués tels que les brumes se déplaçant rapidement selon la turbidité atmosphérique ou diffusant les faibles luminosités naturelles, les feux follets ou la bioluminescence.

Folklore des régions germaniques :

Ce qui subsiste des elfes dans le folklore des régions de langue allemande est leur nature espiègle et malfaisante. Ils étaient estimés capables de causer des maladies au bétail et aux gens. Ils apportent également de mauvais rêves aux dormeurs. Le mot allemand pour cauchemar, Albtraum ou Alptraum, signifie littéralement « rêve d'elfe ». Sa forme archaïque Albdruck signifie « pression d'elfe » ; la croyance populaire attribuait les cauchemars à un elfe assis sur la tête du dormeur. Cet aspect de la croyance elfique germanique correspond en grande partie à la croyance scandinave du mara. Elle est également semblable aux légendes concernant les incubes et les succubes, que l'on peut relier aux phénomènes d'apnée du sommeil.

Le « roi elfe » Alberich, probablement issu des croyances des Francs, devient le roi des nains dans l'épopée allemande médiévale du Nibelungenlied, attestant de la confusion entre ces deux types de personnages. Dans la littérature française, il est à l'origine du nom d'Aubéron, un nain de la chanson de geste médiévale Huon de Bordeaux.

Le « roi elfe » apparaît de temps en temps au Danemark et en Suède. En Norvège, Alberich donne le voleur nain Alfrik dans la Saga de Théodoric de Vérone. On trouve une postérité aux elfes du folklore germanique dans la tétralogie de L'anneau du Nibelung du compositeur allemand Richard Wagner. Ce dernier construit une mythologie personnelle qui s'inspire à la fois des Eddas scandinaves et du Nibelungenlied germanique, avec reprise, notamment, du personnage d'Alberich.

Conformément à l'Edda de Snorri Sturluson, les « Albes » de Wagner sont de deux natures :les « Lichtalben », « Elfes de lumière », assimilés par Wagner aux ases de l'Edda et aux dieux du panthéon germanique ayant Wotan à leur tête, qui se qualifie lui-même de « Licht-Alberich »;
les « Schwarzalben », « Elfes noirs », assimilés aux nains, peuple du Nibelheim, qui ont à leur tête Alberich, qualifié de « Schwarz-Alberich » par Wotan.

Dramatiquement, l'opposition entre « Licht-Alberich » et « Schwarz-Alberich » est structurante pour l'œuvre entière mais on aurait sans doute tort de n'y voir qu'une opposition simpliste entre bien et mal.

En effet, la première atteinte contre la nature (boire à la source de la sagesse et blesser le Frêne du Monde afin d'y tailler une lance, symbole du pouvoir sur le monde) est accomplie par Wotan, l'Elfe lumineux, bien avant qu'Alberich, l'Elfe noir, ne se rende coupable du vol de l'or du Rhin et de forger l'anneau, source apparente du drame qui est au centre de l'œuvre. L'opposition des deux Elfes apparaît alors plutôt comme les deux faces d'une même réalité, la commune soif de puissance.

Folklore anglais : 

À partir du Moyen Âge tardif, le mot elf commence à être employé en anglais comme un terme vaguement synonyme du mot emprunté au français fairy (« fée »). Dans l'art et la littérature, il devient également associé à de petits êtres surnaturels comme Puck, les hobgoblins, Robin Goodfellow, le brownie anglais et écossais, ou le hob de Northumbrie.

Cependant, en Écosse et dans certaines régions du nord de l'Angleterre proches de la frontière écossaise, la croyance aux elfes reste vivace jusqu'au XIXe siècle. Jacques VI d'Écosse et Robert Kirk s'intéressent sérieusement aux elfes. Les croyances aux elfes sont largement attestées dans les procès pour sorcellerie, en particulier celui d'Isobel Gowdie ; des récits similaires apparaissent également dans le folklore.

De nombreuses ballades racontent des histoires impliquant des elfes, telles que Thomas le Rhymer, où un homme rencontre une femme elfe ; Tam Lin, Le Chevalier elfe et Lady Isabel and the Elf-Knight, dans lesquelles un chevalier elfe viole, séduit ou enlève une femme ; et The Queen of Elfan's Nourice, où une femme est enlevée pour allaiter le bébé de la reine des elfes, mais à qui l'on promet qu'elle pourra rentrer chez elle une fois l'enfant sevré.

Pourrait-il y avoir un lien profond entre le monde des hommes et le Pays des Fées ? Pour cela, il faut comprendre que le pays des fées lui-même est une masse ondulante de terres surnaturelles et occultes qui existe comme une dimension supérieure tout en touchant d’innombrables autres mondes.

Le concept de dimension ne se limite pas aux objets physiques. Les espaces de haute dimension apparaissent fréquemment en mathématiques et en sciences. Ils peuvent être des espaces de paramètres ou des espaces de configuration, comme en mécanique lagrangienne ou hamiltonienne, ce sont des espaces abstraits, indépendants de l’espace physique dans lequel nous vivons. Ces lieux touchent parfois et engloutissent notre monde dans un effort pour s’ancrer dans notre réalité et notre espace-temps. Le problème, c’est que le royaume du Pays des Fées est entaché par le Chaos et la folie. L’humanité n’a jamais été destinée à traîner avec les forces occultes du Pays des Fées et cette folie se répand dans les lignées de ces soi-disant "demi-elfes". Un bon exemple est le tirage génétique causé par la sœur bâtarde d’Arthur, Morgause.

Son caractère est pleinement développé dans la compilation de légendes arthuriennes de Thomas Malory de 1485, Le Morte d’Arthur, dans laquelle Morgause (Margawse) est l’une des trois filles nées de Gorlois de Tintagel, duc de Cornouailles, et de Lady Igraine. Selon Malory, sa mère est veuve puis se remaria avec Uther Pendragon, après quoi elle et ses sœurs, Elaine et Morgan (« le Fay », plus tard mère de Ywain), sont mariées à des alliés ou vassaux de leur beau-père. Morgause épouse le roi orcadien Lot et lui donne quatre fils, tous servant Arthur comme chevaliers de la Table ronde : Gauvain, l’un de ses plus grands chevaliers ; Agravain, un traître misérable et tordu ; Gaheris ; et Gareth, un chevalier doux et aimant.

Des années plus tard, son époux rejoint les rébellions avortées contre Arthur qui suivent la mort du roi Uther et le couronnement de son héritier. Peu après la défaite de son mari, Morgause rend visite au jeune roi Arthur dans sa chambre, ignorant leur lien familial, et ils concevent Mordred. Son mari, qui a sans méfiance élève Mordred comme son propre fils, est tué au combat par le roi Pellinore. Ses fils quittent la cour de leur père pour servir à Camelot, où Gauvain et Gaheris vengent la mort de Lot en tuant Pellinore, déclenchant ainsi une vendetta sanglante entre les deux familles.

Néanmoins, Morgause a une liaison avec Sir Lamorak, un fils de Pellinore et l’un des meilleurs chevaliers d’Arthur. Son fils Gaheris les découvre en flagrant délit et décapite rapidement Morgause au lit, mais épargne son amant désarmé. Gaheris est donc banni de la cour (bien qu’il réapparaisse plus tard dans le récit).

Pour les personnages joueurs, cela signifie que les Elfes de Donjons & Dragons ne sont pas simplement humains, mais ont un état d’esprit véritablement étranger. Lamentations of the Flame Princess comporte plusieurs modules où l’on explore la « vraie » nature des Elfes et des fées.




On voit donc que les Elfes D&D et autres êtres cachés apparentés sont au final des êtres plus chaotiques que ce que le laisse à penser nombres de mythes plus contemporains à leur sujet, on peut les rapprocher plus facilement du prince Nuada dans Hellboy 2 : Les légions d'or maudites ou de certaines factions Eldar dans W40k. Alors pourquoi continueraient-ils d’exister dans le monde et de qui ces créatures se cachent-elles réellement ? Je pense que des êtres anciens des couches de dimensions supérieures pourrait en être la cause. Caché dans les replis de la réalité se trouve un être mentionné pour la première fois dans La Quête onirique de Kadath l’inconnue, rédigée entre 1926 et 1927, bien que non publiée du vivant de Lovecraft : Shub-Niggurath. Elle y est évoquée comme une entité redoutée, invoquée lors de cérémonies ésotériques où le nom seul suffit à faire trembler les initiés. On la retrouve ensuite citée dans Le Cauchemar d’Innsmouth (1931) et Le Monstre sur le seuil (1933), où son influence plane sur les cultes secrets et les traditions ancestrales corrompues.

Lovecraft n’a jamais consacré de nouvelle entière à Shub-Niggurath, préférant l’évoquer à travers des incantations ou des références indirectes. Cette présence diffuse renforce son aura mystérieuse : « Iä! Shub-Niggurath! La chèvre noire des bois aux mille chevreaux ! » — une phrase rituelle qui revient dans plusieurs textes, notamment dans The Whisperer in Darkness. Elle est souvent associée au Necronomicon d’Abdul Alhazred l’arabe fou, dans lequel elle est décrite comme une entité d’une fécondité monstrueuse et d’une voracité surnaturelle.

Cette manière elliptique de la représenter est typique du style lovecraftien, qui préfère suggérer l’indicible plutôt que le décrire frontalement. Shub-Niggurath incarne ainsi une horreur primitive, chaotique et fertile, enracinée dans les confins interdits du mythe, et accessible uniquement aux initiés des cultes les plus obscurs.

Shub-Niggurath est classé à la fois comme un Dieu Extérieur et comme un Grand Ancien. Ce n’est pas un hasard car elle existe complètement en dehors de l’espace-temps normal, dans un royaume de dimension supérieure. Dans The Mound de H. P. Lovecraft et Zealia Bishop, qui décrit la découverte d’un royaume souterrain appelé K’n-yan par un conquistador espagnol, rapporte qu’un temple de Tsathoggua avait été transformé en sanctuaire de Shub-Niggurath, la Mère de Toute-Mère et épouse de celui qui ne s’Appelle pas. Cette divinité était une sorte d’Astarté sophistiquée, et son culte semblait au pieux catholique extrêmement odieux. La référence à « Astarte », l’épouse de Baal dans la mythologie sémitique, relie Shub-Niggurath à la déesse de la fertilité apparentée Cybele, la Magna Mater mentionnée dans « Les Rats dans les Murs » de Lovecraft, et implique que la « grande mère vénérée par le culte héréditaire du prieuré d’Exham » dans cette histoire « devait être nul autre que Shub-Niggurath.




Shub-Niggurath et ses rejetons traquent littéralement les âmes d’êtres plus âgés que le temps enregistré. Elle et d’autres entités extraterrestres de son genre suivent le processus naturel pour lequel les Elfes et autres êtres cachés ont été conçus, ce sont des batteries surnaturelles vivantes pour le pouvoir occulte qui circule en eux. Ils sont d’excellentes proies pour de nombreux types de divinités du Chaos, démons, Dieux Extérieurs ou Grands Anciens. Ils sont le repas parfait pour les êtres extra-dimensionnels de pur chaos et de pouvoirs occultes. Leurs âmes possèdent un potentiel mystique si vaste que ces êtres aiguisent l'appétit d'une grande variété de prédateurs surnaturels.

Les demi-elfes sont donc le sacrifice parfait pour une grande variété de prédateurs surnaturels et d’espèces de chasseurs extraterrestres. Ce statut de proie peut être la cause de leur folie parfois nihiliste ou c'est celle-ci qui les rend encore plus appétissant ??

Bref on part d'un truc pour dériver sur autre chose, mais vous connaissez mon Blog, j'aime ça. C'est probablement pour cela que nous ne jouons quasiment jamais d'Elfes dans nos parties et que nous n'en intégrons que rarement dans nos aventures, ils sont trop dangereux à côtoyer...

J'avais développé quelques idées autour de Millevaux, Terra X, Shadowrun... où j'abordais le retour de certaines races mythiques via des mutations extraterrestres, et leur perception notamment dans la forêt de Millevaux avec un retour de la population à un mode de pensée proche de celui du moyen-âge. On pourrait aussi imaginer que Shub-Niggurath, dans les entrailles de Millevaux et aidée par ses rejetons Horlas, traque les êtres cachés, encore nombreux dans la vieille Europe et révélés par l'égrégore ou que ces derniers, vivaient dans les forêts limbiques ou des dimensions fortement liées à ces dernières et que la multiplication des Horlas les poussent à fuir vers notre dimension ??? Y'a des trucs à imaginer c'est sûr, à creuser...

mercredi 1 février 2023

Réflexion autour d'Abhoth, Ubbo-Sathla, Shub-Niggurath...

« ...Car Ubbo-Sathla est la source et l'achèvement. Avant que Zhothaqquah ou Yok-Zothoth ou Kthulhut ne descendent des étoiles, Ubbo-Sathla demeurait dans les marais bouillonnants de la Terre nouvellement née ; une masse sans tête ni membres, engendrant les premiers tritons gris et informes et les hideux prototypes de la vie terrestre... Et il est dit que toute vie terrestre retournera, à travers la grande roue du temps, à Ubbo-Sathla. » Ubbo-Sathla de Clark Ashton Smith




Dans l'AdC : Ubbo-Sathla est une masse informe qui repose dans la boue au milieu de vapeurs méphitiques. Sans tête, sans organes ni membres, il contracte ses flancs fangeux, pour rejeter en une lente vague ininterrompue, les formes amibiennes qui sont les archétypes de la vie terrestre. Le Dieu Extérieur expulse constamment sa progéniture, dont une partie est immédiatement récupérée et réabsorbée dans la grande masse purulente de son corps, pendant que d'autres se traînent, rampent ou volent dans les recoins les plus profonds de la caverne du Dieu Extérieur ou s'échappent vers le monde des hommes. Il est possible de s'introduire dans la grotte d'Ubbo-Sathla par de profondes fissures dans la chape de glace qui recouvre le Pôle sud du monde de l'Eveil ou par des tunnels cachés dans le Désert Glacé des Contrées du Rêve. Il existe probablement d'autres entrées (ou même des portes) vers la tanière du Dieu Extérieur.

La Source Inachevée est très semblable à Abhoth, bien que les deux entités ne soient pas identiques : Ubbo-Sathla est beaucoup plus grand, il ne forme que de simples pseudopodes, au lieu de véritables membres, et il est totalement aveugle et stupide. D'après certaines sources Ubbo-Sathla n'est pas moins que le jumeau du puissant Azathoth !

Ubbo-Sathla ne quitte jamais sa caverne primordiale à moins qu'il soit appelé ou dérangé. Bien qu'il soit dénué d'intelligence, il réagit aux stimulations extérieures comme les vibrations, les changements soudains dans son environnement, etc. Il ne fait l'objet d'aucun culte humain, bien que certaines races extraterrestres, comme les Mi-Go, puissent l'adorer sur des mondes éloignés. L'Inachevé n'est mentionné que dans le Livre d'Eibon et dans le Necronomicon, ainsi que, indirectement, dans Die Unaussprechlichen Kulten.

Lorsqu'il est appelé, Ubbo-Sathla est accompagné de 1D10x10 rejetons et il continue à en produire au rythme de 1D10 par round. Le Frai d'Ubbo-Sathla accomplit tous les désirs et pulsions de son père primordial. Cette mare malpropre de boue féconde possède des centaines de pseudopodes qui cinglent l'air et saisissent leurs proies, avant de les absorber dans la masse du corps. Lors d'une rencontre, Ubbo-Sathla peut saisir et absorber un, quelques-uns, tous ou aucun des investigateurs ou des rêveurs malchanceux, au gré du Gardien. Cette triste fin sera cependant leur lot s'ils restent plus de quelques rounds en présence du Dieu. Les pseudopodes s'étendent jusqu'à 1D100x3 mètres et toutes les zones touchées sont dévastées et totalement vidées de toute vie, y compris des plus minuscules micro-organismes.

Il est possible que la Source Inachevée ait involontairement engendré les prototypes de toute la vie terrestre : les Chthoniens, par exemple, étaient très certainement à l'origine des Rejetons d'Ubbo-Sathla. C'est aussi à partir de ses tissus que les Choses Très Anciennes ont créé les terribles Shoggoths il y a des éons. On dit également qu'il y a dans la caverne primordiale de l'Inachevé plusieurs tablettes gravées dans des pierres stellaires qui contiennent de grandes connaissances et les secrets des Dieux Très Anciens eux-mêmes. Ces tablettes, les Clefs des Très Anciens, restent une énigme car les rares puissants sorciers qui sont partis à leur recherche ont disparu de la surface de la Terre...

Ci-dessous différentes représentations d'Ubbo-Sathla (j'aime bien la dernière) :


On dit qu'Ubbo-Sathla a été déposé sur la Terre par des dieux inconnus, qui pourraient provenir d'un univers précédent ou parallèle. Il y a t'il une relation entre cette entité et Abhoth dont je parlais dans ce précédent Post et qui une autre création de Clark Ashton Smith.

Tout d'abord, Ubbo-Sathla est clairement documenté comme ayant existé sur la Terre primordiale, bien qu'il soit douteux qu'une partie de celle-ci existe aujourd'hui. En revanche, nous n'avons aucune preuve concluante qu'Abhoth ait jamais été sur Terre ou même dans notre Univers. Abhoth est mentionné pour la première fois dans "The Seven Geases" (Les sept sortilèges) de Smith qui documente les événements qui se sont produits en Hyperborée, une ancienne civilisation nordique qui aurait existé il y a entre un et deux millions d'années. Cependant, il y a un débat pour savoir si Hyperborea était en fait une civilisation ancienne qui existait sur Terre ou si elle existait / existe dans un univers parallèle similaire aux Contrées du Rêve. Des éclaircissements sur cette question contribueraient à fournir des preuves supplémentaires d'une manière ou d'une autre quant à savoir si Abhoth est lié à Ubbo-Sathla.


Dans les Contrées du Rêve revisitées est brièvement mentionné ceci...



On dit qu'Abhoth lui-même existe profondément sous terre dans un "gouffre visqueux dans lequel Abhoth, père et mère de toute impureté cosmique, poursuit éternellement sa fission répugnante". Abhoth est une sorte de bassin de matière fluctuante, grise, organique, semblable à de la boue, qui produit constamment des créatures et des êtres vivants qui rampent et s'en éloignent. Plus les créatures grises s'éloignent d'Abhoth lui-même, plus elles deviennent grandes, bien qu'elles soient fréquemment consommées les unes par les autres et/ou retombent dans Abhoth.

Abhoth lui-même semble être une masse bouillonnante de matière organique formant constamment des organes et des appendices tels que des bras, des jambes, des nageoires, des griffes, des mandibules et des bouches. Il se nourrit continuellement des éléments qui s'en séparent par fission et s'éloignent de la masse principale. Les quelques-uns qui semblent s'échapper semblent augmenter en taille à mesure qu'ils s'éloignent d'Abhoth. Au début, Abhoth peut sembler très similaire à Ubbo-Sathla ou même à un shoggoth, mais il existe des différences significatives.



On voit ici qu'Abhoth est bien distinct de Shub-Niggurath


Cependant, quand je vois le Shub-Niggurath d'Erol Otus, je ne peux m'empêcher de faire des rapprochements...


Premièrement, en établissant un contact physique avec une entité sensible, dans le cas du conte de Smith un humain, Abhoth peut communiquer par télépathie. En revanche, Ubbo-Sathla n'est pas connu pour être sensible (du moins comme le terme est connu des humains) ou avoir la capacité de communiquer avec les autres. Les Shoggoths peuvent communiquer par télépathie avec les Elder Things, mais on ne sait pas s'ils peuvent communiquer avec d'autres espèces par contact physique, bien que ce ne soit plus le cas. Les shoggoths étaient probablement génétiquement programmés pour n'avoir que la capacité de communiquer avec les Choses Anciennes et entre eux.

Deuxièmement, Ubbo-Sathla était une masse bouillonnante de bio-matière vivante, sans capacité enregistrée à se reproduire. Les Shoggoths sont des entités distinctes et individuelles qui ne se reproduisent généralement pas à moins qu'elles ne soient « autorisées » à le faire par les Choses Anciennes. Le mécanisme exact utilisé par l'Elder Thing dans cette reproduction assistée des shoggoths est en grande partie inconnu, bien qu'il ait tendance à être associé à quelque chose appelé les fosses shoggoth. Essentiellement, cela signifie que même la fission binaire est même assez rare dans les shoggoths. Ceux qui ont acquis la capacité de se reproduire de manière asexuée par fission binaire ont été rapidement éradiqués par les Choses Anciennes. Contrairement à Ubbo-Sathla et aux shoggoths, Abhoth subit constamment une fission, générant des sous-organismes qui sont généralement réabsorbés, mais quelques-uns parviennent à s'échapper.

Troisièmement, sur la base des commentaires faits par Abhoth lui-même, il a des similitudes biologiques avec la vie sur Terre mais a admis qu'une telle vie (humains) était assez étrangère à son expérience et ne voulait donc pas consommer le protagoniste de l'histoire de peur de mettre en danger sa digestion. Encore une fois, cela suggère qu'Abhoth est un extraterrestre de la Terre et peut-être de notre Univers. En revanche, Ubbo-Sathla et les shoggoths sont connus pour être des résidents de la Terre.


Abhoth par Jason B. Thompson


Ainsi, Abhoth est distinctement "extraterrestre" par rapport à Ubbo-Sathla et aux shoggoths, mais peut-être pas aussi "extra-dimensionnellement extraterrestre" que le Mi-Go ou le rejeton de Cthulhu. Que pourrait être Abhoth ? Étant donné qu'Ubbo-Sathla a pu donner naissance à tous les procaryotes (bactéries), eucaryotes (animaux, plantes, champignons et protistes) et super-eucaryotes (shoggoths), Abhoth a peut-être donné naissance à une forme de vie très courante sur Terre et pourtant est très "étranger" par rapport au reste de la vie. En fait, certains se demandent s'ils peuvent vraiment être considérés comme la vie, ce groupe d'organismes étranges sont les virus.

Les virus sont les plus petits organismes de la planète, nombre d'entre eux faisant 1/ 100e de la taille de la plupart des bactéries. Le nombre et la diversité des virus sur la Terre ont été gravement sous-estimés. De plus, le pool mondial d'informations génétiques virales, appelé virome, peut être une force motrice importante dans l'évolution microbienne principalement par le transfert horizontal de gènes. On émet l'hypothèse que le transfert horizontal de gènes pourrait avoir joué un rôle important dans l'acquisition d'une intelligence accrue par les shoggoths au cours des millénaires. Est-il possible qu'Abhoth au fil du temps, morceau par morceau, ait lentement diminué de taille alors que des parties de celui-ci se disloquaient et se répandaient à travers le monde ? À son tour, au fil des siècles, Abhoth a peut-être fini par se dissiper jusqu'à devenir le virome, des brins d'ARN et d'ADN enfermés dans une enveloppe protéique, entièrement dépendants de la vie de la Terre pour se répliquer et survivre : les virus.

Une hypothèse alternative est qu'Abhoth pourrait être un descendant asexué et évolutif d'Ubbo-Sathla ou peut-être être un morceau ou un fragment d'Ubbo-Sathla qui n'a pas été utile aux Choses Anciennes pour créer une nouvelle vie. En rapport avec cela, une autre hypothèse est qu'Abhoth était une autre expérience ratée de bio-ingénierie des Choses Anciennes, rejetée dans la biosphère terrestre car elle n'était pas considérée comme une menace pour eux. Dans tous les cas, jusqu'à ce que nous en sachions plus sur les origines d'Abhoth lui-même ou que nous procédions éventuellement à un examen / comparaison des tissus entre Abhoth et les shoggoths (et si possible Ubbo-Sathla ?), nous ne connaîtrons peut-être jamais la véritable relation, le cas échéant, entre ces entités.

Donc nous avons bien trois entités distinctes mais des liens sont malgré tout possibles à envisager entre Abhoth et Ubbo-Sathla ainsi qu'entre Abhoth et Shub-Niggurath et, comme dit ici, pourquoi pas imaginer ces pools d'avatars faisant tous parti d'un mécanisme d'accouchement bio-occulte. Ces fosses d'avatars pourraient en fait être la source utilisée par les Choses Anciennes pour la création de la vie sur Terre et des Shoggoths. Plus simplement ont peut avoir un réseau connecté de différents avatars de dieux extérieurs qui se trouve sous nos pieds.

mercredi 25 janvier 2023

Quelques pistes pour le futur de nos différentes campagnes et dans les ténèbres les lier... Deities & Demigods, Millevaux, Clark Ashton Smith, Mythos...




Cette version de Shub-Niggurath présentée dans AD&D - Deities & Demigods m'inspire pour être la source de certaines horreurs que nous pourrions être amenés à rencontrer dans la suite de cette campagne que nous avons décidé, avec mes joueurs, de reprendre d'un commun accord comme campagne principale de nos weekends de jeu. Nous l'avions laissé de côté il y a quelques mois avec beaucoup d'enjeux et de quêtes en suspens. Parmi celles-ci, une expédition se préparait pour explorer les souterrains de la ville en ruine. J'ai plusieurs pistes déjà prévue mais j'en imagine une nouvelle qui surprendrait tous les personnages impliqués dans cette histoire, antagonistes compris et elle consisterait à découvrir encore plus profondément sous la ville des réseaux de cavernes où pourrait se trouver cette version là de Shub-Niggurath, influençant depuis les profondeurs certains événements de la surface et amenant le paramètre Millevaux que je souhaite introduire, et de là un paramètres post-apocalyptique futur proche plus présent et d'autres connexions planaires... Son paramètre me permet également de lier divers contexte que j'ai développé concernant la Terre très ancienne dans ma campagne (je vous invite à parcourir ce Blog pour les retrouver). Mais j'ai le temps de développer ça ultérieurement car ce n'est pas pour tout de suite.




"Cette fontaine d'impureté est une immense mare de matière grise, de 100 pieds de large, dans les cavernes sous le mont Voormithadreth. Elle bouillonne constamment et produit des bouches, des membres, des pseudopodes et des créatures entières. 1 à 100 petits monstres sont créés à partir de la mare chaque tour, et ils vont chanter, s'effondrer ou s'envoler dans les cavernes au-dessus. Certains tombent dans la mare, poussent alors des bouches qui les dévorent. Shub-Niggurath est intelligent et télépathiquement sensible. Lorsqu'il détecte l'approche d'ennemis (portée 1 000 ') il commencera à créer des monstres pour se défendre, un par round de mêlée. Ceux-ci seront aléatoires selon le tableau suivant (d6) : 1. Byakhee ; 2. Deep One ; 3. Great Race ; 4. Mi-Go ; 5 Primordial One ; 6. Shoggoth.

Si un ennemi est assez stupide pour s'approcher à moins de 30 pieds de l'être, la mare se déchaînera avec un énorme tentacule puissant; s'il frappe, il entraînera la malheureuse victime dans la mare, où elle fera immédiatement partie du protoplasme tourbillonnant maléfique. Toute créature touchée a un pourcentage de chance de ne pas être entraînée dans le bassin égal à sa force. Shub-Niggurath ne frappe qu'une seule fois par tour de cette manière et peut simultanément créer des monstres. Bien que son corps soit emprisonné profondément dans les cavernes, Shub -Niggurath parcourt le plan matériel primordial sous forme astrale, utilisant ses pouvoirs psioniques pour faire le mal et aider ses adorateurs. "De toutes les divinités du mythe, Shub-Niggurath est probablement la plus vénérée. Ses adorateurs incluent les Hyperboréens, les Muviens, les T'yog de K'naa et les habitants de Sarnath, ainsi que de nombreux cultes druidiques et barbares. Elle est également vénérée par les espèces non humaines du mythe, telles que les "Fungi from Yuggoth " (les Mi-Go ) et les Nug-Soth de Yaddith".




Donc, cet avatar de Shub-Niggurath est un actif psionique et je crois que le dieu extérieur est bien répandu dans les plans. Et cela est également potentiellement le cas de notre ville en ruine mystérieuse, en tout cas je l'avais, il me semble, évoqué dans un précédent Post* quelque part sur ce Blog mais flemme de le rechercher.

Cette version de Shub-Niggurath m'évoque aussi Abhoth de la nouvelle "Les sept sortilèges" de Clark Ashton Smith.

"Il discerna ... dans la mare une horrible masse grisâtre dont la simple vision le révulsa. Cela semblait être la source ultime de toutes les abominations et erreurs de la nature. Cette chose ne cessait de vibrer, de frissonner et d'onduler. Il en émergeait sans arrêt, en une sorte d'immonde fission, des monstruosités qui s'éloignaient ensuite dans les profondeurs de la grotte".
Clark Ashton Smith, "Les sept sortilèges"

Abhoth n'est pas originaire de notre planète. Son esprit cynique et sa forme instable l'apparentent à Tsathoggua. D'ailleurs, comme ce dernier, son lieu de résidence est N'kai, le vaste continent souterrain situé sous l'Amérique du Nord. Les cavernes fétides dans lesquelles il réside, et dont il ne sort jamais, sont également accessibles depuis les Contrées du Rêve.

Si des humains s'approchent d'Abhoth, ce dernier se met à bouillonner dans sa mare putride. Il agite vers les "intrus" un membre qui se détache et s'éloigne en rampant (il s'agit de Rejetons Volants d'Abhoth). Les visiteurs seront alors saisis et dévorés par d'autres appendices. Ou alors ils seront ignorés, car l'esprit d'un dieu est insondable !

Abhoth peut communiquer par télépathie avec ses "visiteurs", mais les comptes-rendus de tels échanges sont malheureusement rares : ceux qui réchappent à ces entretiens sont étonnamment peu loquaces… lorsqu'ils savent encore s'exprimer avec cohérence !




Abhoth est un dieu fictif créé par l'écrivain américain Clark Ashton Smith dans sa nouvelle Les sept sortilèges (The Seven Geases). Abhoth est une horreur innommable, composant une sorte de bouillie, où l'on discerne de rares organes. La masse grisâtre du dieu donne sans trêve naissance à des monstruosités obscènes, qui s'éloignent ensuite en rampant de leur « parent ». Mais les tentacules et les membres d'Abhoth s'emparent de la plupart d'entre elles afin de les dévorer et de les fondre à nouveau dans sa masse primale. Beaucoup, néanmoins, parviennent à s'échapper en rampant à travers les sombres cavernes où réside le dieu. Abhoth ne possède aucun adorateur connu parmi les humains, mais peut-être certaines horreurs souterraines semblables à Abhoth, voire ses propres rejetons, le vénèrent-ils.

Du coup cela me fait penser à quelques pistes supplémentaires, Abhoth pourrait faire partie d'un plus grand réseau de création qui se connecte à la fois avec Shub-Niggurath et Ubbo-Sathla. Abhoth est lui aussi l'une des sources de nombreuses abominations que l'on trouve dans les donjons.

"Ici, semblait-il, se trouvait la source ultime de toute mal-création et de toute abomination. Car la masse grise tremblait et frémissait, et grossissait perpétuellement et d'elle, dans une fission multiple, naquirent les anatomies qui se glissèrent de tous côtés à travers la grotte. Il y avait des choses comme des jambes ou des bras sans corps qui s'agitaient dans la vase, ou des têtes qui roulaient, ou des ventres pataugeant avec des ailerons de poissons et toutes sortes de choses mal-formées et monstrueuses, qui ont grandi en taille alors qu'elles quittaient le voisinage d'Abhoth. Et ceux qui n'ont pas nagé rapidement vers le rivage lorsqu'ils sont tombés dans la mare d'Abhoth, ont été dévorés par des bouches qui s'ouvraient dans la masse parentale".
Clark Ashton Smith , "Les sept sortilèges"

Abhoth réside à N'kai, le vaste continent souterrain situé sous l'Amérique du Nord. Ses cavernes sont également accessibles depuis les Contrées du Rêve. On peut imaginer ces pools d'avatars faisant tous parti d'un mécanisme d'accouchement bio-occulte. Ces fosses d'avatars pourraient en fait être la source utilisée par les Choses Anciennes pour la création de la vie sur Terre et des Shoggoths. Plus simplement ont peut avoir un réseau connecté de différents avatars de dieux extérieurs qui se trouve sous nos pieds, peut-être qu'on peut ainsi rallier ces différents points de la planète via les Contrées du Rêve ou le Hollow World, ceci me ramène en tout cas à plusieurs idées développées pour mes différentes campagnes et un peu plus de matière pour les lier.

* En fait c'est dans ce Post il me semble, notamment ce passage où j'évoquais :

"Piste supplémentaire qui peut être rajoutée : dernièrement, les alliés se sont rendus compte qu'une partie de l'entonnoir était attaquée par un autre emplacement dimensionnel de 8km carrés où la nature est devenue une version tordue d'elle-même, elle est devenue déséquilibrée. L'endroit flotte à travers les multiples plans d'existence, faisant de nouvelles victimes et déchaînant sa folie dimensionnelle. Il s'agit en fait d'une percée de Millevaux, plus exactement d'un nœud dimensionnel où Millevaux envahie plusieurs plans de réalité qui se mélangent dans la folie de cette étrange forêt corrompue. L'énergie provoquée par ce nœud dimensionnel instable et en perpétuel mouvement a eu raison des défenses misent en place par les alliés pour protéger la zone de l'entonnoir et cette folie commence à s'y déverser, mais sur place, les aventuriers présents ne peuvent pas forcement se rendre compte du danger, ils vont simplement se retrouver confrontés à des menaces plus dangereuses que de simples mutants et seigneurs de guerre locaux, peut-être devront ils même faire des alliance pour éviter de se retrouver perdus, absorbés dans une autre réalité sans espoirs de retour. Ici encore des ressources comme Millevaux Mantra ou même Mantra Oniropunk seront utiles pour ces concepts".

C'est l'élément parfait qui peut-être le signe de la présence de l'avatar de Shub-Niggurath et du réseau d'avatar en général.