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mercredi 24 janvier 2024

Le saviez-vous ??? Le premier script de Conan le Barbare était Post-Apocalyptique... Petit rajout

Dans mon dernier Post, je parlais du script d'Oliver Stone pour Conan, je viens de voir qu'il existe la même review en français, c'est plus simple...





En fait ça me fait penser à Warpland, un monde de Sword & Sorcery mais qui émerge dans un futur très lointain avec quelques rares allusions à des technologies oubliées et beaucoup de mutants.

Bien que ce ne soit pas clair :

"Une carte de l'Europe actuelle, l'Asie, l'Afrique, l'Amerique... Comme la musique monte, la carte commence à bouger et s'écrouler - un océan se contracte, un autre s'agrandit ; les convulsions de la Terre dessinent de nouveaux continents, en détruisent d'autres, des montagnes jaillissent, des glaciers se déplacent, des déserts disparaissent sous les vagues... et la carte des Royaumes Anciens apparaît - Aquilonie, Némédie, Cimmérie, Shem, Zingara, Vanaheim, Hyperborée, Zamora, Koth, Turan, Hyrkanie, Stygie, etc., chacun avec sa capitale... On se rapproche de la Cimmérie, dans la partie nord-ouest de l'ancienne Europe."

Valthemos le Mage (une sorte de prophète mystique à demi fou, compromis entre Léonard De Vinci et Nostradamus) évoque le futur. Voici le passage en question :

"VOLTHEMOS

Il n'y a rien que vous puissiez faire. Votre royaume sera le premier à tomber. Puis le reste du monde civilisé. La liberté et la lumière périront - La barbarie reviendra. Comme il fut autrefois.

Les hommes se retireront dans les cavernes et vivront sans feu, donnant naissance à des créatures qui remonteront dans les arbres et ramperont dans les abîmes de l'océan... et Thulsa Doom règnera dans la peur - dans la sorcellerie et l'esclavage, et avec Set... Et cela aussi disparaîtra - et le Nouveau Monde viendra - et l'homme redécouvrira le feu et l'acier, la raison et la beauté ; et une fois encore Il sera Roi - et un jour il voguera parmi les étoiles - PARMI LES ETOILES, Yasmina! Dans des navires de glace! Dans des navires... de glace.

Il tend le bras pour désigner une machine volante dans son livre, et meurt dans une vision."

Ces "navires de glace" sont manifestement des navettes spatiales, peintes d'une couleur blanche argentée. Ce monologue de Valthemos est le seul autre indice d'un monde futur moderne présent dans le script... On ne sait finalement pas si le script présente un âge Hyborien qui se déroule très loin dans le futur, sur les ruine de notre monde et qui recommence un cycle dans lequel Volthemos prévoit que de nouvelles civilisations naîtront de ce monde barbare et progresseront comme les anciennes civilisations oubliées vers un avenir technologique d'où elles partiront conquérir les étoiles ou si Oliver Stone nous fait faire un retour en arrière nous montrant notre monde actuel se transformer pour laisser place au monde passé afin que nous voyons comment étaient nos continents il y a plusieurs milliers d'années et nous amener à découvrir un récit de cette époque lointaine. Personnellement, je préfère l'option une, mais comme on le sait bien, Conan vivait dans notre passé, alors on peut imaginer ce récit mais sans Conan dans le futur des Terres du Warp...


Le passé... Non, le futur...

mardi 23 janvier 2024

Le saviez-vous ??? Le premier script de Conan le Barbare était Post-Apocalyptique...



"Une carte de l'Europe, de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique d'aujourd'hui... au fur et à mesure que le thème musical monte, la carte commence à bouger et à s'effriter - un océan se contracte, un autre s'agrandit ; les convulsions de la terre creusent de nouvelles masses terrestres, en éradiquent d'autres, les montagnes s'élèvent, les glaciers se déplacent, les déchets disparaissent sous les vagues... et la carte des Royaumes Anciens apparaît - Aquilonia, Nemedia, Cimmeria, Shem, Zingara, Vanaheim, Hyperborea, Zamora, Koth, Turan, Hrykania, Stygia, etc, chacune parsemée de leurs capitales... Rapprochement sur la Cimmérie dans la région nord-est de la vieille Europe".

"VOLTHEMOS
Tu n'y peux rien. Votre royaume sera le premier. Puis le reste du monde civilisé. La liberté et l'illumination périront - La barbarie reviendra. Comme autrefois.
Les hommes se retireront dans des grottes et vivront sans feu et procréeront des créatures qui remonteront dans les arbres et ramperont dans le ventre de l'océan... et Thulsa Doom régnera dans la peur - avec la sorcellerie et l'esclavage et Set... et que aussi passera - et le Nouveau Monde viendra - et l'homme retrouvera le feu et l'acier et la Raison et la Beauté et encore une fois Il sera Roi - et un jour il naviguera à travers les étoiles - A TRAVERS LES ÉTOILES, Yasmina ! Dans des vaisseaux de glace ! Dans des navires... de glace.
Il tend la main et indique sa machine à voler dans son livre, puis meurt dans une vision".

Ces extrait peuvent être interprétés dans plusieurs sens et laisser penser que le monde de Conan se déroule longtemps après le notre car savez-vous que la première version du scénario de "Conan le barbare", écrite par Oliver Stone, se déroulait dans un futur post-apocalyptique.

Les producteurs Edward R. Pressman et Edward Summer commencent à développer un film basé sur le personnage de Robert E. Howard dès 1975, et ce après une lutte acharnée de deux ans pour obtenir les droits. Les deux hommes appellent Oliver Stone, qui vient de signer le script du génial Midnight Express d’Alan Parker. Olivier Stone, dopé à l’époque à la coke et aux analgésiques, rend un premier jet, décrit par John Milius comme étant « a total drug fever ». Dans cette version, le protagoniste était projeté dans un futur post-apocalyptique et devait combattre une armée de 10 000 mutants. Les producteurs aiment et Stone est un temps considéré pour réaliser le projet. Puis Ridley Scott, après sa surprise Alien, est également contacté pour prendre les commandes. Mais la vision d’Oliver Stone a un coût : 40 millions de $ ! Enorme à cette époque ! Trop cher, le projet est vendu à Dino De Laurentiis, et Milius, qui était sous contrat avec le producteur, est choisi pour retravailler le script et mettre en scène le long-métrage. Stone reste tout de même crédité au générique pour l’écriture de plusieurs séquences dont la crucifixion de Conan et l’escalade de la Tour du Serpent.

Et pas que, Conan de Stone se joue aussi comme une épée d'horreur d'Howard / Lovecraft et une histoire de sorcellerie, mais pensez-y plus dans le sens de Conan rencontre l'Enfer de Dante, la Planète des singes et Evil Dead. Voici, par exemple, la partie de la ville où Conan et Valeria sont entrés (c'est là, je pense, que Milius a puisé son idée cannibale de pot/cuisine. Je pense aussi à la sorcière stygienne dans Le choc des titans.

"Cuves d'ébullition - Montée de vapeur. Des mutants ailés à tête d'insecte tiennent les vieillards par les chevilles et les plongent comme des homards gémissants dans des cuves d'huile bouillante, que d'autres mutants chauve-souris remuent avec de longues spatules plates... A l'intérieur des cuves, des portions de vieillards flottent vers le hurlant à la surface - pour ensuite être à nouveau mélangés à de l'huile et remués comme s'il s'agissait de soupe - et sur le côté pour superviser : un énorme mutant, une combinaison de caractéristiques d'oiseau et d'insecte, est calmement - si calmement en train de mâcher une vieille femme dans son bec caverneux avec mandibules, une étrange langue orange d'un mètre quatre pieds sortant, faisant mousser le corps de la femme, et simultanément l'enfonçant plus profondément dans le bec... et en arrière-plan, un autre mutant, de caractéristique similaire, force des braises dans la bouche d'une vieille femme.. . et dans un contexte encore plus lointain...".

Les descriptions de l'enfer de Dante sont à peu près utilisées par Stone ici, ainsi que d'autres idées médiévales.

La chose est un cauchemar post-apocalypse fantastique. Le script se lit comme quelque chose tout droit sorti de l'enfer. Milius en a utilisé une partie mais c'est une lecture différente. C'est un morceau d'histoire étrange et glorieux. Alors pourquoi devriez-vous vous y intéresser ? Eh bien, c'est un excellent aperçu de la façon d'intégrer dans une campagne des éléments d'épée et de sorcellerie avec le genre post-apocalypse, la plupart des gens n'en ont même pas entendu parler, donc, en tant que MJ, prenez-en ce que vous voulez.



mardi 14 août 2018

Best Action Movie 2017 - Conan le Barbare

Ambiance Hyborienne : Basil Poledouris – Conan The Barbarian - Original Motion Picture Soundtrack

Un bon vinyle disponible en ce moment dans les bacs pour ambiancer vos parties "Sword and Sorcery". Personnellement, c'est l'un de mes film préféré dans le genre, j'en parlais ici et cette musique, j'adore, épique, envoûtante...




Au début des années 80, le producteur Dino De Laurentiis, était un défenseur de l’expérimentation de la pop dans le genre fantastique épique. Mais devant le ferme refus de John Milius, qui comptait sur la puissance orchestrale du Gréco-américain Basil Poledouris pour renforcer la dimension épique de ses images, De Laurentiis a cédé, tout en imposant l’année suivante Toto pour la musique à l’image de Dune, de David Lynch. L’approche symphonique et chorale de Poledouris fonctionne à merveille pour Conan le Barbare. Une partition complexe, étonnamment primitive et brutale. Pour obtenir cette force incroyable, à l’image de celle renvoyée à l’écran par Arnold Schwarzenegger, Poledouris a fait appel à un ensemble orchestral et choral, avec des musiciens de deux orchestres distincts, combinés avec un chœur pour un enregistrement de proportions monumentales à Rome. Pour Prologue/Anvil Of Crom, il faudra la puissance de timbales et de 24 cors français. Ce morceau de 3’40 est devenu un classique du genre. Poledouris réussit à poser en quelques secondes la période, la violence, la brutalité et le caractère épique de l’histoire avant qu’elle ne commence. Le film s’ouvre en musique et cette séquence est essentielle pour accepter la suite. Entre la partition de Les 10 Commandements par Elmer Bernstein et avant celle de Total Recall par Jerry Goldsmith, les cuivres de Poledouris imposent leur force à l’écran. Parmi les inspirations de Poledouris, Carmina Burana (déjà utilisé dans Excalibur), le chant grégorien de Dies Irae et la musique folklorique ancienne. Il ne faut pas réduire le score à son introduction historique. Le thème héroïque majeur est présenté avec Riddle of Steel puis Riders of Doom. Ce morceau étonnant est une continuation de percussions et de cuivres, avec un chœur en latin, offrant un sens de l’horreur mélodique digne de l’inégalable Ave Satani de Goldsmith pour La Malédiction.


Arnold Schwarzenegger – Conan le Barbare


Poledouris continuera d’accompagner le héros de l’âge hyborien pour Conan Le Destructeur (1984, réalisé par le génial mais alors fatigué Richard Fleischer), mais aussi pour l’attraction Conan Sword and Sorcery, mise en place en 1986 pour le parc de Universal Studios.Basil Poledouris aura été le compositeur fidèle de John Milius. Pour travailler sur Le Vol de l’Intruder, il refusera Danse avec Les Loups, pour lequel il avait été engagé et laissera ainsi la place à John Barry, qui remportera un Oscar. On écoutera ainsi avec attention la piste 17 (Nigel’s Trip, tirée de L’Adieu Au Roi), qui est une sorte d’éternel écho à John Barry. La présente édition complète avec malice son programme avec des extraits d’autres oeuvres réalisées par John Milius : L’Aube Rouge, L’Adieu Au Roi et RoboCop.

Les éditions Milan rééditent à l’identique le score initialement disponible au moment de la sortie du film de John Milius, déjà réédité en 1992, 1999 et 2003. La nouveauté est le visuel conçu par les fameux frères Durieux (Laurent et Jack), mais toujours pas de livret intérieur pour expliquer l’exceptionnelle composition de Basil Poledouris, qui n’a par ailleurs jamais été satisfait de l’enregistrement de l’album. Quoiqu’il en soit, cette réédition permet au néophyte de découvrir un des plus puissants scores des années 80, indémodable, comme le film de John Milius, qui reste à ce jour la meilleure adaptation de l’oeuvre de Robert E. Howard.


mardi 27 juin 2017

Le saviez-vous ??? Le premier script de Conan le Barbare était Post-Apocalyptique...



"Une carte de l'Europe, de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique d'aujourd'hui... au fur et à mesure que le thème musical monte, la carte commence à bouger et à s'effriter - un océan se contracte, un autre s'agrandit ; les convulsions de la terre creusent de nouvelles masses terrestres, en éradiquent d'autres, les montagnes s'élèvent, les glaciers se déplacent, les déchets disparaissent sous les vagues... et la carte des Royaumes Anciens apparaît - Aquilonia, Nemedia, Cimmeria, Shem, Zingara, Vanaheim, Hyperborea, Zamora, Koth, Turan, Hrykania, Stygia, etc, chacune parsemée de leurs capitales... Rapprochement sur la Cimmérie dans la région nord-est de la vieille Europe".

"VOLTHEMOS
Tu n'y peux rien. Votre royaume sera le premier. Puis le reste du monde civilisé. La liberté et l'illumination périront - La barbarie reviendra. Comme autrefois.
Les hommes se retireront dans des grottes et vivront sans feu et procréeront des créatures qui remonteront dans les arbres et ramperont dans le ventre de l'océan... et Thulsa Doom régnera dans la peur - avec la sorcellerie et l'esclavage et Set... et que aussi passera - et le Nouveau Monde viendra - et l'homme retrouvera le feu et l'acier et la Raison et la Beauté et encore une fois Il sera Roi - et un jour il naviguera à travers les étoiles - A TRAVERS LES ÉTOILES, Yasmina ! Dans des vaisseaux de glace ! Dans des navires... de glace.
Il tend la main et indique sa machine à voler dans son livre, puis meurt dans une vision".

Ces extrait peuvent être interprétés dans plusieurs sens et laisser penser que le monde de Conan se déroule longtemps après le notre car savez-vous que la première version du scénario de "Conan le barbare", écrite par Oliver Stone, se déroulait dans un futur post-apocalyptique.

Les producteurs Edward R. Pressman et Edward Summer commencent à développer un film basé sur le personnage de Robert E. Howard dès 1975, et ce après une lutte acharnée de deux ans pour obtenir les droits. Les deux hommes appellent Oliver Stone, qui vient de signer le script du génial Midnight Express d’Alan Parker. Olivier Stone, dopé à l’époque à la coke et aux analgésiques, rend un premier jet, décrit par John Milius comme étant « a total drug fever ». Dans cette version, le protagoniste était projeté dans un futur post-apocalyptique et devait combattre une armée de 10 000 mutants. Les producteurs aiment et Stone est un temps considéré pour réaliser le projet. Puis Ridley Scott, après sa surprise Alien, est également contacté pour prendre les commandes. Mais la vision d’Oliver Stone a un coût : 40 millions de $ ! Enorme à cette époque ! Trop cher, le projet est vendu à Dino De Laurentiis, et Milius, qui était sous contrat avec le producteur, est choisi pour retravailler le script et mettre en scène le long-métrage. Stone reste tout de même crédité au générique pour l’écriture de plusieurs séquences dont la crucifixion de Conan et l’escalade de la Tour du Serpent.

Et pas que, Conan de Stone se joue aussi comme une épée d'horreur d'Howard / Lovecraft et une histoire de sorcellerie, mais pensez-y plus dans le sens de Conan rencontre l'Enfer de Dante, la Planète des singes et Evil Dead. Voici, par exemple, la partie de la ville où Conan et Valeria sont entrés (c'est là, je pense, que Milius a puisé son idée cannibale de pot/cuisine. Je pense aussi à la sorcière stygienne dans Le choc des titans.

"Cuves d'ébullition - Montée de vapeur. Des mutants ailés à tête d'insecte tiennent les vieillards par les chevilles et les plongent comme des homards gémissants dans des cuves d'huile bouillante, que d'autres mutants chauve-souris remuent avec de longues spatules plates... A l'intérieur des cuves, des portions de vieillards flottent vers le hurlant à la surface - pour ensuite être à nouveau mélangés à de l'huile et remués comme s'il s'agissait de soupe - et sur le côté pour superviser : un énorme mutant, une combinaison de caractéristiques d'oiseau et d'insecte, est calmement - si calmement en train de mâcher une vieille femme dans son bec caverneux avec mandibules, une étrange langue orange d'un mètre quatre pieds sortant, faisant mousser le corps de la femme, et simultanément l'enfonçant plus profondément dans le bec... et en arrière-plan, un autre mutant, de caractéristique similaire, force des braises dans la bouche d'une vieille femme.. . et dans un contexte encore plus lointain...".

Les descriptions de l'enfer de Dante sont à peu près utilisées par Stone ici, ainsi que d'autres idées médiévales.

La chose est un cauchemar post-apocalypse fantastique. Le script se lit comme quelque chose tout droit sorti de l'enfer. Milius en a utilisé une partie mais c'est une lecture différente. C'est un morceau d'histoire étrange et glorieux. Alors pourquoi devriez-vous vous y intéresser ? Eh bien, c'est un excellent aperçu de la façon d'intégrer dans une campagne des éléments d'épée et de sorcellerie avec le genre post-apocalypse, la plupart des gens n'en ont même pas entendu parler, donc, en tant que MJ, prenez-en ce que vous voulez.



vendredi 23 décembre 2016

Influence Hyborienne - Film : Conan le Barbare

Alors que le jeu de plateau est sorti il y a quelques semaines (je ne l'ai pas acheté, il a l'air très bien mais ne m'intéresse pas), et voyant des articles fleurir à droite et à gauche sur Conan, je me suis rappelé comment adolescent j'étais fan du Cimmérien, je collectionnais la moindre BD sortant estampillée Conan. Il fait parti de mes influences majeures en matière d'Heroic Fantasy du type Barbare, Sorcellerie et cultes divers dans une époque ancienne et indéterminée laissant bien plus libre court à l'imagination, selon moi, et à des mélanges étranges (remember les toutes premières figurines des Maîtres de l'Univers et les petites BD que l'on trouvait dedans pour ceux qui s'en souviennent, symbolisant bien ces mélanges de type Conan avec un zeste de technologie) que les univers médiévaux bien trop classiques et fermés à mon gout (même si j'adore mais je pense tellement surexploités que devenus très formatés, avec en plus quelques monuments qui ont vraiment cloisonné le genre). Bref, j'adore Conan, j'adore ce type de Fantasy et du coup je n'ai pas pu m'empêcher de revoir ce film qui m'avais marqué plus jeune et qui même si il a bien vieilli reste toujours agréable à regarder. On l'a regardé en famille et mon fils qui ne connaissais Conan qu'à travers ce que je lui racontais et le dessin animé très moyen "Conan l'Aventurier" à adoré.




"Entre l'époque où les océans ont englouti l'Atlantide et l'avènement des fils d'Arius, il y eut une période de l'histoire fort peu connue dans laquelle vécut Conan. Destiné à poser la couronne d'Aquilonie ornée de pierres précieuses sur un front troublé. C'est moi, son chroniqueur, qui seul peut raconter son épopée. Laissez-moi vous narrer ces jours de grande aventure..."

C'est par ces mots que nous sommes invités à pénétrer dans le monde de Conan le barbare.


La genèse :

Le scénario fut écrit par Oliver Stone qui s'inspira largement de 17 nouvelles nées de l'imagination de la plume de Robert E. Howard entre 1932 et 1936.




A la demande des producteurs, ce fut cependant John Milius, metteur en scène réputé, qui fut chargé de réaliser le film en s'entourant d'une équipe artistique proche du monde de la bande dessinée. C'est ainsi que grâce à un travail titanesque, Milius a su offrir aux spectateurs la vision d'une imagerie épique et poétique qui sera rarement égalée par la suite.

L'épopée de ce Conan là apparaît au final plus violente et plus mature que celle de Howard. En effet, c'est barbare, c'est imposant, c'est magique et c'est même sexy....

C'est sans doute pour cela que, Conan le Barbare, sorti dans les salles en l'an de grâce de l'année 1982, a marqué pour toujours l'univers cinématographique.


L'histoire :

Les aventures de Conan le cimmérien se déroulent à l'âge Hyborien, près de 12 000 ans avant JC. Au départ, il n'est qu'un petit garçon à qui son père vient d'offrir un glaive et qui mène avec ses parents une vie paisible dans un village de paysans.




Il voit son existence totalement bouleversée lorsqu'une horde de brigands, avec à sa tête le sorcier Thulsa Doom, vient massacrer sa famille. Sa mère est décapitée devant ses yeux et son père dévoré par les loups.


Capturé comme esclave, il passe toute sa jeunesse à pousser inlassablement, jours après jours, une gigantesque roue pour faire remonter de l'eau du fond de la terre.

Ce supplice inhumain dont il sera le seul rescapé lui permet de se forger une incroyable musculature et devenir ainsi un véritable colosse.

Ayant gagné sa liberté après avoir participé à des combats de gladiateurs, il se lance alors sans merci dans sa quête de vengeance qui ne pourra s'arrêter qu'avec la mort de sa Némésis : le sanguinaire Thulsa Doom.

Aidé pour cela de deux compagnons rencontrés au cours de son aventure, l'archer Mongol Subotaï et la guerrière Valéria, il parviendra bien à ses fins...mais au prix de nombreuses souffrances.




Acteurs et personnages :

Le film n'aurait certainement pas acquis une telle intensité sans le charisme d'Arnold Schwarzenegger qui s'avère exceptionnel dans le rôle du grand cimmérien.

A l'époque, l'acteur Autrichien n'est pas un inconnu et, après ses multiples titres de Mister Univers et quelques films, c'est donc tout naturellement, au regard de son imposante stature et de sa mâchoire prognathe, que le choix de la production se porte vers lui.

Le petit Conan qui est très vite jeté en pâture à un monde bien plus dur que celui qui a bercé son enfance découvre à l'âge adulte les horreurs de l'esclavage et des sanglants combats pour la survie. C'est dans ce contexte que "Schwarzy", acteur au regard si peu expressif, avare en paroles, mais tellement crédible dans la peau du personnage joue un Conan qui n'en est alors que plus vrai que nature.


Conscient des limites de son acteur, Milius prend toutefois le parti de réaliser un film où les dialogues sont relativement rares. En vérité, les mots importent bien peu, Conan a pour lui son courage et son glaive, et c'est tout ce dont il a besoin. A ses cotés, on retrouve la ravissante guerrière et reine des voleurs, Valéria, interprétée par la danseuse Sandhal Bergman. Initiant Conan aux délices de l'Amour, elle l'accompagne dans sa quête en essayant constamment de le protéger, de le soutenir et de le guider vers le chemin de la sagesse. Elle paiera cependant de sa mort la dévotion portée au cimmérien.

Gery Lopez, surfeur professionnel, joue lui le rôle de Subotaï, un archer Hyrkanien sauvé de la mort par Conan. Lui étant redevable à tout jamais, il le soutient sans répit dans sa quête de vengeance.





Et que dire du sorcier Thulsa Doom ! James Earl Jones interprète magistralement le rôle de ce prêtre noir au regard hypnotique et terrifiant qui est à la tête d'une secte vouée à l'adoration du Dieu serpent.

Méchant charismatique par excellence, il campe ainsi divinement l'un des plus grands génie du mal de l'histoire cinématographique. Un vrai jeu d'acteur !













L'univers "heroic-fantasy" :

La longue quête de Conan traverse de magnifiques contrées sauvages dans un univers qui s'inspire des temps les plus anciens et les plus énigmatiques. Les hommes rencontrés vivent sous le joug de la violence et les sacrifices humains sont légions. A la vision du film, comment ne pas garder en mémoire l'orgie cannibale de la secte du Dieu serpent ou ce combat démentiel où le héros affronte une armée entière dans un champ de menhir.

Conan lui-même est la victime de la cruauté du monde qui l'entoure, comme par exemple lorsqu'il est crucifié dans le désert à la merci des bêtes sauvages.


Pourtant, il n'abdique jamais et se relève toujours de ses blessures. La scène introductive du film où l'on voit une épée être martelée sur l'enclume et chauffée à blanc pour devenir une arme guerrière se révèle être d'ailleurs une vraie métaphore de la vie de Conan. "Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort !" La maxime de Nietzsche trouve là toute son expression. Ses seuls moments de répits, il les trouve dans les bras des femmes mais, même dans ces instants, il se doit de rester attentif : il en a ainsi fallu de peu qu'il ne rejoigne le royaume des morts lors d'un charnel ébat dans les bras d'une ensorceleuse sorcière vampire.


Bien que s'étant démarqué de nombreux éléments de pure "fantasy" présents dans l'œuvre de Howard (morts-vivants, araignées géantes...), Milius nous entraîne minutieusement, avec une touche de réalisme sans précédent, dans un monde teinté d'une pointe de "magique" sans que nous puissions douter un seul instant de sa crédibilité. L'affrontement avec le serpent géant est un summum du genre !








Décors et effets spéciaux :

Afin de créer une architecture grandiose comportant aussi bien des huttes de paille et de terre que d'immenses cités entourées de murailles gigantesques, près de 60 décors intérieurs et extérieurs, d'influence orientale et scandinave, furent soigneusement fabriqués. A cela s'ajoutèrent des centaines de costumes et d'armes qui furent eux aussi confectionnés pour former un tout cohérent.


Les effets spéciaux sont eux relativement peu nombreux. Il faut dire qu'au début des années 80, l'industrie du cinéma ne dispose pas encore des effets numériques d'aujourd'hui.

L'animatronique, c'est à dire l'animation de robots à distance, pilotables par ordinateur ou par des mécaniciens, permet toutefois de donner vie à différentes espèces de créatures comme le serpent géant ou le vautour qui déchire la peau de Conan lors de sa crucifixion.

La déformation d'un masque de latex sur une armature métallique sert, en ce qui la concerne, de base à l'inoubliable transformation de Thulsa Doom en serpent. Pourtant, même si ces séquences paraissent perfectibles aujourd'hui, elles conservent un certain charme qui, accentue le coté légendaire du film.




La musique :

La musique du compositeur Basil Poledouris est tout à fait extraordinaire. Parfois légère ou mélancolique, elle s'élance ensuite dans des élans lyriques d'une puissance exceptionnelle. Les morceaux, joués par un véritable orchestre symphonique et magnifiés par les chœurs, accompagnent parfaitement les scènes du film (combats, instant intimiste...).




On ne pouvait espérer une musique aussi adéquate : magique et épique, elle donne à l'œuvre de Milius les allures d'un pur opéra wagnérien. Avec ses grandes ballades, elle accentue à ce titre l'atmosphère "fantasy" du film où les actions et la bravoure du héros s'imaginent à la simple écoute de la musique elle-même. Il suffit de fermer les yeux...

Déprécié par certains pour sa simplicité, le film n'en reste pas moins pour moi une fable épique dont la puissance est renforcée par la magistrale musique de Poledouris.




Conan est une œuvre baroque et excessive imprégnée du sceau du sang et de magie noire mais qui laisse toutefois place à l'Amour et à l'amitié. L'univers des donjons et dragons trouve là toute son origine au regard de cet homme qui fait tout simplement face aux épreuves de sa vie. Rarement le monde de "l'heroic fantasy" n'aura été aussi soigneusement mis en image.