Affichage des articles dont le libellé est Japon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Japon. Afficher tous les articles

mardi 6 janvier 2026

Inspiration - Film d'Animation : Lensman

"Kim vit une vie paisible avec son père en tant qu'agriculteur, jusqu'au jour où un vaisseau spatial en fuite est détecté se déplaçant à grande vitesse vers la ferme de son père. Pour le sauver, Kim saute à bord du navire et parvient à le poser en toute sécurité avant qu'il ne s'écrase. À bord du navire, il trouve un survivant solitaire gravement blessé qui, avec ses dernières paroles, supplie Kim d'apporter quelque chose à la flotte galactique. Il transfère ensuite quelque chose qui était attaché à son bras sur le bras de Kim. Cette chose est une lentille et son transfert aurait dû être impossible. L'avoir fait fait de Kim un Lensman. Outre le fait de donner à Kim des pouvoirs inconnus, il contient également des informations essentielles pour la victoire de la flotte galactique sur le maléfique Empire de Boskone. Kim doit maintenant utiliser le vaisseau spatial Britannia pour apporter le Lense à la flotte galactique. Mais ce n'est pas une tâche facile lorsque Lord Helmet de l'Empire Boskone est prêt à utiliser tout ce qui est en son pouvoir pour l'arrêter."




Lensman est un autre film que j'ai vu récemment sur YouTube, et j'ai adoré, je suis vraiment bon public pour ce type de SF, même si c'est une production nipponne, j'ai ressenti des affinités avec des œuvres comme les Maîtres du Temps et ce type de SF point de vue film et ambiance SF 80, pas l'histoire, mais plutôt l'étrangeté de certains lieux visités et de leurs habitants avec une ambiance ou des concepts étranges, j'ai lu quelque part qu'il y avait aussi un petit côté "Jayce et les Conquérants de la lumière", peut-être le look de certains personnages, moi j'y trouve aussi un petit quelque chose de certains épisodes de Cobra aussi, enfin bref toute cette SF animée des 80's. Après il s'agit d'un Space Opera, qui rappelle par de nombreux aspects la franchise Star Wars, et est décliné d’une série de romans de science-fiction de l’auteur EE "Doc" Smith.




L’animation est excellente. Elle s’illustre comme ce qu’il se faisait de mieux dans l’industrie des animes des années 80. Les dessins sont précis, les mouvements sont fluides, et les plans n'accusent pas une immobilité pourtant inhérente au style nippon. Certaines séquences d’action sont de toutes beautés. La définition visuelle des personnages est réussie, notamment en ce qui concerne les espèces extraterrestres. Les décors sont somptueux. Les effets visuels qui comportent de nombreuses séquences CGI sont appréciables.

Le scénario se distingue par son originalité. Le cadre est attractif, le contexte captivant. La relation entre les personnages connaît une belle évolution. Le film est bourré d’action.







La musique est également un élément plaisant de la production. J'ai également lu quelque part que le film n'a été projeté qu'une seule fois en France lors d'un obscur festival SF des années 80, en tout cas je ne connaissais pas et je suis tombé un peu dessus par hasard et je ne le regrette pas. Il y a apparemment un supplément GURPS pour Lensman mais d'autres sauront mieux en parler que moi. Le voyage est épique et rythmé et les mondes visités sont vraiment dépaysant décrivant notamment pour l'un d'entre eux une civilisation décadente et droguée et pour un autre une immense cité industrielle et ses recoins interlopes. Les méchants sont vraiment cools et certains lieux peuvent inspirer de bons donjons avec leurs pièges. On est pas dans le même registre que Starchaser The Legend of Orin dont je parlais hier, et pourtant si proche à la fois, ce doit être le parfum d'une époque et la vision qu'on avait alors des aventures spatiales. Pour moi c'est tout bon et une autre source d'inspiration pour de futures campagnes. En rédigeant cet article, j'ai noté qu'il y a aussi une série de 25 épisodes, et je n'ai pas bien compris si le film compile la série ou vice versa et lequel date de 84 ou 87 ??? Mais c'est du détail...


mardi 9 décembre 2025

Quelques idées de lecture pour une campagne OD&D d'Epée et Sorcellerie Post-Apocalyptique avec de la Super-Science et de vilains seigneurs de guerre... J'ai décidemment toujours du mal à pondre des titres plus courts...

Pour lancer une campagne à l'ancienne en m'inspirant de cet article et en utilisant la carte d'Outdoor Survival, tout en gardant mes marottes habituelles, voici deux œuvres qui peuvent m'inspirer parmi beaucoup d'autres, mais je me les suis faites récemment.

Le Voyage de Ryu :

Résumé : Après un sommeil cryogénique de 40 ans, Ryu se réveille dans le vaisseau spatial Fuji 1er. Mais les membres d'équipage du vaisseau sont tous morts d'une maladie contractée sur la 5e planète du système solaire du Sirius. Ryu revient sur la Terre, où il découvre des créatures terrifiantes : un léopard à deux têtes, une souris géante, un homme préhistorique à queue. Il assiste également à l'éruption du mont Fuji. En fait, la Terre s'était complètement transformée en gigantesque champ de ruine après l' "Armageddon", autrement dit, la Troisième Guerre mondiale. Maintenant, Ryu entame un long voyage dans lequel il sera question de la préservation de l'espèce humaine et de sa civilisation. Shōtarō Ishinomori, maître en la matière, nous a livré ce chef-d'œuvre de science-fiction il y a déjà un demi-siècle. Cette série avait profondément marqué la scène SF du Japon.




Après un long voyage intersidéral le vaisseau Fuji Ier se pose sur une planète sauvage. Le seul à sortir vivant de son caisson cryogénique est le jeune Ryu. Mettant un pied dehors il est immédiatement confronté à des plantes tentaculaires et à des hommes-singes brutaux. Il se rend rapidement compte qu’il est revenu sur Terre mais que de nombreuses années ont passé. À la suite d’un cataclysme nucléaire la planète et l’évolution des espèces ont été chamboulées...




Ryu ne peut admettre que la civilisation qu’il a connue ait sombré à jamais. Il se persuade que, dans ce chaos de forêts, de déserts et de ruines peuplé de mutants il doit rester une poche de société civilisée et technologique... Dès lors sa volonté de la débusquer sera inébranlable. Au cours de sa quête, il entraînera dans son sillage de nombreux et folkloriques compagnons qui donneront une allure de cirque en déroute à l’expédition : les naufragés spatiaux Maria et son petit frère Jimmy, l’homme-singe Kiki, Isaac le robot, Cyclope le petit mutant télépathe et anthropophage, God le vieux cyborg, mélange improbable de Yoda, de Cobra et du Capitaine Haddock. Cette galerie chatoyante contraste souvent avec la rudesse de Ryu, qui, toute bravoure mise de côté, n’est pas un personnage foncièrement sympathique. Souvent son obstination le rend aveugle et insensible. Son obsession de la civilisation lui fait négliger les joies et les beautés présentes. Peu conscient des désirs et faiblesses d’autrui, il entraînera notamment le glissement de Maria dans la folie, son esprit ne pouvant résister aux épreuves barbares qu’ils traversent. Ainsi plus d’une fois les personnages sont confrontés aux conséquences de leurs actes. Si Ryu et Maria sont amenés à s’occuper d’un bébé homme-singe pleurant sur le cadavre de sa mère, c’est parce que Ryu a, la veille, décimé à coups de laser les hommes de la tribu, livrant ainsi une communauté affaiblie à ses prédateurs. Développée au début des années 70, la série se fait l’écho, parfois subtil, parfois insistant, des préoccupations politiques et écologiques de l’auteur Shōtarō Ishinomori. Le cyborg God tente régulièrement de raisonner le héros tout en admirant la force de son entrain et de son espoir : "C’est eux, ces gens soi-disant civilisés et leur magnifique société qui ont tout détruit !". Au cours de leur odyssée de près de 2000 planches, Ryu et ses compagnons sont confrontés à diverses organisations sociales post-apocalyptiques qui sont autant de cauchemars : sauvagerie et bestialité de la loi de la jungle, société entièrement robotisée et ainsi purifiée de tout élément vivant, féodalisme religieux discriminatoire, société eugéniste prétendument supérieure...




Pour Christian Marmonnier, rédacteur de dBD, "en 1600 pages, Ishinomori installe les thèmes les plus ambitieux de la science-fiction des années 60, visibles à la même époque dans La Planète des singes et 2001, l'Odyssée de l'espace, longs métrages adaptés respectivement des œuvres de Pierre Boulle et Arthur C. Clarke. (…) Ce manga condense l'idéologie écologiste de sa période de production (1969-1970), en empruntant les marottes paranormales alors à la mode (pouvoirs de télékinésie et de lecture dans les pensées)..."

C'est une œuvre qui m'inspire parce que c'est tout à fait le type de jeu que j'aime, plonger les PJ dans un monde redevenu sauvage sur un modèle Epée et Sorcellerie Vs Super-Sciences un peu comme OD&D et Conan projetés dans le monde de Thundarr ou la planète Eternia... Bref vous voyez le truc, des PJ lambda de notre époque qui pour une raison inconnue se retrouve projetés dans ce type de monde.

Pour structurer la base du monde je pensais à la BD "Les Seigneurs".




Au début des années 80, lorsque DC s’est lancé dans les romans graphiques, l’une de leurs premières tentatives sur ce marché était "Les Seigneurs" (Warlords). C’est une histoire d’épée et de sorcellerie old-school de 1983, avec un dessin rappelant ce qui se faisait beaucoup dans le style à cette époque et dès les années 70. Réalisé lorsque DC et Atari avait formé une alliance pour les comics inspirés de jeux (j'en parle ici au sujet d'Atari Force), Warlords est signé Steve Skeates en tant que scénariste et les illustrations sont de David Wenzel (illustrateur, notamment pour des livres pour enfants, il est particulièrement connu pour son adaptation en roman graphique de Bilbo le Hobbit de J. R. R. Tolkien).

Warlords s'inspire du jeu du même nom, un shoot 'em up développé par Atari Inc., sorti en 1980 sur borne d'arcade et un an plus tard sur Atari 2600. Il existe une version à quatre joueurs en couleur et une version à deux joueurs en noir et blanc.




Le jeu rappelle le principe du casse-briques ou de Breakout. En début de partie, un dragon lance une boule de feu sur le terrain. Chaque joueur doit défendre son Warlord dans un coin de l'écran. Il bénéficie pour cela d'un fort de briques et d'un bouclier qui permet de capter la boule de feu et de la renvoyer sur le fort des adversaires. Le but du jeu est de détruire le mur de défense adverse pour atteindre le Warlord situé en son centre. Lorsqu'un adversaire est touché, il libère une nouvelle boule de feu. Le dernier joueur sur le terrain marque un point. C'est fou de voir l'histoire tirée d'un jeu assez basique, une histoire elle-même basique mais quand-même.


D'après ce que je comprends, ils ont quand-même développé une histoire à partir de ça, à moins que je ne me trompe et que ce soit le contraire ???


Concernant le héros, il s'agit d'un troll nommé Dwayne, qui est un voleur OD&D classique et amoral, un véritable escroc. Le cadre est une pseudo-Europe typique du Moyen Âge, cette bande dessinée date d’une époque où des cartes figuraient au verso ou au devant de toutes les œuvres de fantasy, y compris dans certains romans de science-fantasy. Revenons à Dwayne, qui est réveillé pour servir de guide à une armée composée de l’un des quatre frères. Les seigneurs de guerre de l’histoire, pour ainsi dire. Chaque frère incarne une caractéristique particulière, son royaume, ses tactiques, ses capacités, etc..., reflètent toutes des traces d’un morceau d’amulette magique qu’ils possèdent.

Le roi Restivo possède le royaume des merveilles et un génie scientifique travaille pour lui. Dominic utilise le pouvoir du dogme et de la religion, à savoir le sien, pour asservir et construire son propre royaume religieux dirigé par l’État. Marcus le Roi Sorcier est un sorcier de haut niveau avec un côté méchant immense et la cause de la majeure partie de l’action. Le roi Philip est le plus jeune des frères et un paladin de haut rang.

Les illustrations sont magnifiques et le royaume des trolls est censé représenter les hobbits, les fées, etc..., on est en plein dans le mythe du petit peuple, mais Dwayne est un être neutre mauvais, avec une tendance à l'appât du gain.




Il y a plein de bonnes idées en arrière-plan, comme l'opposition entre les quatre frères. Ils sont un peu comme une bande d'aventuriers "maléfiques" de bas niveau, à qui l'on avait confié des royaumes et un peu de pouvoir magique. La carte est très sympa et utile si un MJ veut intégrer ces royaumes dans son jeu. Malgré que ce roman graphique a été écrit sur un ton comique, les illustrations sont bien réalisées et l’histoire est concise, bien écrite.




Pour mon projet de jeu, en me rabattant sur la carte Outdoor Survival pour y placer les différentes seigneuries, j'ai la base d'un royaume sauvage que ce disputeraient quatre seigneurs, chacun avec ses propres pouvoirs et les milices de soldats et créatures qui vont avec, de quoi plonger les PJ dans quelques heures de missions diverses et variées si ils roulent pour l'un des quatre ou pour eux mêmes ou pour une cinquième partie à définir...


mardi 2 décembre 2025

Numenéra, une bonne inspiration pour l'Atlantide Maudite et Vénus...

Je reviens ici sur un vieil article que j'avais écrit sur Numenéra comme inspiration pour définir l'Atlantide Maudite, et je rajoute Urvanas, la Vénus de Numenéra.

Dans un avenir lointain, l'humanité aura fait des choses merveilleuses, voyagé dans d'autres univers, contrôlé les énergies des étoiles, construit des villes et structures qui flottent dans le ciel, exploité la plus petite des machines pour entreprendre de grandes tâches... Modification de l'apparence et de la génétique non seulement des bêtes qui l'entourent, mais aussi d'elle-même... Tout cela et plus encore au cours de huit éons et de huit grandes civilisations (pas forcement toutes humaines d'ailleurs, mais peuplant notre planète Terre à un instant T et étant la vie dominante de son époque) mais maintenant, après la chute de la dernière civilisation, ce qui reste de ces grandes réalisations sont des satellites en orbite qui diffusent des flux constants d'informations inaccessibles, des moteurs au plus profond de la Terre dont des vrombissements se font parfois sentir en surface, des structures qui pendent dans le ciel sans moyen d'y accéder, des portails qui s'ouvrent parfois sur d'autres mondes qui pourraient conduire à de plus grandes merveilles ou à une mort imminente, des nuages ​​de nanites grouillantes, des paysages terraformés et modifiés qui défient la logique et de nombreux artefacts dont le but premier est depuis longtemps oublié... Dans ce Neuvième Monde, les gens regardent les merveilles du passé, sachant qu'elles ont été réalisées par des moyens technologiques, pas par magie, mais sachant qu'ils ont perdu les moyens de les créer ou, dans de nombreux cas, de les utiliser tel qu'elles étaient à l'origine.




Les habitants du Neuvième Monde sont des humains, bien que certains soient des abhumains, des mutants, des croisements, des génétiquement modifiés et leurs descendants, ou ce sont des visiteurs, qui sont venus sur Terre, mais qui n'en sont pas originaires... Ils résident dans le Steadfast, un ensemble de royaumes et de principautés qui existent sous la bienveillance vigilante du Pape d'Ambre, dont les prêtres des Aeons de l'Ordre de la Vérité vénèrent les peuples du passé ainsi que leurs connaissances et leur technologie. L'Ordre de la Vérité n'étudie pas seulement le passé et ses technologies, il essaie de leur trouver une utilisation pour le bien des peuples de l'Inébranlable. Les peuples du Neuvième Monde utilisent la technologie qu'ils peuvent récupérer et dont les prêtres des Aeons leur disent qu'elle est sûre à utiliser, la transformant en armures, armes, appareils et outils quotidiens pour améliorer la technologie médiévale qu'ils possèdent actuellement. Ils utilisent des artefacts et autres bizarreries, des fragments de technologie hérités des civilisations passées, qui peuvent avoir une fonction évidente (peuvent avoir eu autrefois une fonction évidente), mais qui a été perdue et ne peut plus être discernée et l'appareil est maintenant utilisé pour un autre usage.





C'est le cadre de Numenéra , un Jdr de Science-Fantaisy se déroulant un milliard d'années dans le futur, conçu et écrit par Monte Cook dont les crédits incluent D&D 3ème édition , de nombreux titres du système d20 , et bien sûr, son propre cadre de campagne, Ptolus. Numenéra est également un cadre post-apocalyptique qui embrasse l'étrange, mais pas dans le sens farfelu des jeux Gonzo ou la décadence "baroque" de Dying Earth. Il embrasse cependant un sentiment d'émerveillement et de merveilleux, mais dans son jeu sous-jacent, il établit certainement des parallèles avec Gamma World en ce que les personnages du joueur sortent dans le monde et explorent les ruines et les appareils du passé dans l'espoir qu'ils peuvent les utiliser pour améliorer la société d'aujourd'hui. Dans un sens, Numenéra est un jeu de donjon, les personnages plongeant à travers, en bas, en haut et au-delà dans les merveilles du passé pour piller ses reliques, mais les éléments technologiques et fantastiques du décor l'en éloignent tout comme le fait que les personnages ne recherchent pas nécessairement la richesse.




Plus d'un tiers de Numenéra est consacré au cadre du Steadfast, de ses environs et au-delà, littéralement, The Beyond. C'est tout ce qui se trouve en dehors des neuf royaumes du Steadfast et l'au-delà est également détaillé. L'un de ces endroits, Beyond the Beyond, est l'Université des portes, un lieu d'apprentissage situé dans un univers alternatif qui ne peut être atteint que par une ou plusieurs portes cachées, s'y rendre pourrait être une aventure en soi. Ces sections regorgent de détails et de lieux intéressants en pagaille que je vous laisse le soin de découvrir si ce jeu vous intéresse. Personnellement j'adore Numenéra et j'y reviens régulièrement pour y trouver des idées pour mes propres cadres de campagne. Et justement, que dire de plus, c'est parfait pour l'Atlantide Maudite, ce n'est pas gonzo (ou juste ce qu'il faut) contrairement aux terres en friches toxiques beaucoup plus inspirées par cela. Non, c'est plus "mystérieux", en imaginant que la civilisation ancienne soit l'Atlantide (et ce qui l'a précédé), que plusieurs empires se soient succédés sur l'Atlantide Maudite pendant plusieurs milliers d'années, dont certains extraterrestres ou extra-dimensionnels, avec d'étranges technologies... Tout ça nous donne pas mal de civilisations anciennes avec suffisamment d'étrangetés et si on ajoute un curseur plus Sword & Sorcery, pulp et lovecraft en léger fond à la Science-Fantasy de Numenéra, ont a l'exemple d'un bon gros bouquin pour imaginer le continent post-apocalyptique de l'Atlantide Maudite et ses différentes régions...




Ce qui m'amène au supplément "Au Coeur de la Nuit" :




Pitch :

Les gens des mondes précédents ont visité les étoiles. Leurs ingénieurs ont modifié notre monde et d’autres, ouvert des passages vers d’autres dimensions, et réécrits les lois du temps et de l’espace. Les vestiges de ces efforts jonchent le Neuvième Monde, mais ils ne se limitent pas à la Terre. Grâce à la magie des Numenéras que les anciens ont laissés derrière eux, les étoiles peuvent être domptées. Des vaisseaux sillonnent le vide comme si c’était une mer sans fin, des portails complexes ouvrent sur des mondes lointains, et des moyens de transport plus étranges encore attendent ceux qui sont assez braves pour traverser les vastes étendues de la nuit.

Comme le Neuvième Monde, les royaumes au-delà de la Terre sont majestueux, terrifiant et remplis d’inconnu. Rejoindrez-vous les pèlerins de minuit pour découvrir ce qui se cache au-delà des rivages de la Terre ?


Ce livre comprend :
  • Des douzaines de lieux sur la lune, ailleurs dans notre système solaire, et au-delà — tous aussi étranges et stimulants pour l’imagination que vous pourriez l’espérer de paysages du Neuvième Monde. Visitez le Baiser de Branu, l’Iridescence de Thon, l’épave du Vlerryn, les cités des nuages d’Urvanas, et l’Essaim Stellaire, peut-être le paysage le plus étrange du vide.
  • Différents moyens d’échapper à l’étreinte de la Terre. Escalade le Haricot Magique, explorer la Nef de la Nuit, ou traversez la Porte des Mondes.
  • De nouveaux PNJ et de nouvelles créatures, parmi lesquelles les mécanophages, les titanesques ulagras et les meurtrières ombres du néant.
  • Des dizaines de nouveaux cyphers et artefacts.
  • Des nouveaux horizons de l’imagination pour émerveiller vos joueurs et emmener votre campagne de Numenéra vers des royaumes que vous n’aviez jamais imaginés auparavant !




Donc, Au Cœur de la Nuit est un supplément de 160 pages vous permettant de continuer l’aventure…dans l’Espace ! Que ce soit sur une station orbitale (plus ou moins) abandonnée ou carrément sur une autre planète, ce supplément regorge d’idées et permettra de surprendre le groupe d’aventuriers un peu blasés !

Au Coeur de la Nuit explore l’environnement spatial de la Terre. Il fait partie d’une trilogie de suppléments développant les régions extrêmes de Numenéra.

Après une page de titre, une page de crédits et une page de sommaire, le livre débute sur une Introduction (11 pages) qui présente les objectifs du livre mais aussi plusieurs moyens pour les aventuriers d’aller dans l’espace : une mystérieuse tour du Lointain, ou encore un vaisseau interstellaire, la Nef de la Nuit. Ce dernier est largement développé avec plan et règles de combat stellaire à l’appui. Pour chacun des chapitres plus bas, les auteurs fournissent des artefacts et des idées pour parvenir dans les lieux, ainsi que des idées d'aventures.

Le premier chapitre, Le Baiser de Branu (6 pages), présente une étrange sphère dans laquelle une végétation luxuriante et anarchique se développe. Cet écosystème est géré par des automates.

Le deuxième chapitre, Calram (5 pages), est une station spatiale qui orbite autour de la Terre, et dont les habitants extraterrestres aux bras tentaculaires se réveillent tous les sept ans et sont en lien avec quelques prêtres des Ages sur Numenéra.

Le troisième chapitre, La Lune (7 pages), présente la Lune, entourée d’une ceinture métallique. Bizarrement, la Lune a la propriété de voyager dans le temps. En fonction de l’époque, elle est plus ou moins déserte…

Tandis que le quatrième chapitre, Naharrai (11 pages), traite d’une planète verdoyante, qui abrite deux étranges peuples ; l’un d’entre eux échange ses cerveaux, tandis qu’un autre se déplace dans des temples mobiles en forme d’insectes géants.

Et le cinquième chapitre, Urvanas (10 pages), détaille une planète gazeuse entourée de cités flottantes, où vivent des humains rescapés d’un crash de vaisseau.

Par contre, le sixième chapitre, L'épave du Vlerryn (8 pages), présente un vaisseau spatial abandonné qui dérive dans l’espace, au large de la Terre. Les auteurs fournissent un plan et décrivent son malheur et une menace artificielle qui y rôde toujours.

De même, le septième chapitre, Le halo de Phatéon (16 pages), traite d'un champ gigantesque de fragments d’un objet artificiel et massif ayant été détruit depuis longtemps.

Le huitième chapitre, Pérélande (5 pages), est une planète couverte d’une étrange croûte organique, et secouée par les conflits entre trois espèces différentes.

Et le neuvième chapitre Xéobrencus (8 pages) présente une planète sans aucune étoile pour la réchauffer, mais ses minéraux la rendent paradoxalement pleine de vie : elle est couverte d’un océan et de créatures titanesques, dont certaines ont des pouvoirs psychiques.

Le dixième chapitre, L'essaim stellaire (9 pages), détaille une étoile orange couverte de créatures ressemblant à des raies manta, si nombreuses que des villes sont installées sous elles.

Puis le onzième chapitre, L'iridescence de Thon (12 pages), présente un étrange construct psychique entretenu par des extraterrestres au sein d’un trou noir. De nombreux royaumes créés par la pensée s’y développent.

Le douzième chapitre, Le Crépuscule (12 pages), présente un disque titanesque à l’intérieur duquel réside une étoile. Sur le disque des millions de mondes prospèrent.

Enfin, le treizième chapitre, Autres mondes (11 pages), passe en revue dix autres mondes sur une page chacun. On trouve ainsi une planète dont les eaux et les cavernes recèlent des millions d’organismes stockeurs d’informations ou un château accroché à un roc flottant dans le vide. Plus on y reste, moins on a envie d’en partir…

Créatures des étoiles (18 pages) est un bestiaire d’une quinzaine de créatures présentes dans les mondes abordés dans le guide. On trouve par exemple un alioptor : un amas de langues qui se cache dans les ombres en attendant sa proie, ou des créatures qui mangent les machines dans le halo de Phatéton… toutes sont présentées avec caractéristiques, comportement et illustration. (Source : Le Grog entre autre...)




Dans ce livre, beaucoup des objets astronomiques existants sont des analogues que nous pouvons trouver aujourd’hui : la Lune est, eh bien, la Lune, Naharrai est Mars, Urvanas est Vénus. Cependant, il y a aussi de nouveaux objets, comme le Baiser de Branu, un globe d’eau bleu-vert qui orbite entre la Terre et le Soleil. Ou Calram, un petit objet qui orbite autour de la Terre, mais est rempli d’êtres dotés d’une technologie supérieure à celle dont bénéficient les habitants du Neuvième Monde. Il y a aussi un très bon vaisseau abandonné à explorer.

Mais ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est Urvanas pour rester dans mon thème actuel de Vénus.

Urvanas est la planète la plus proche du Soleil, peuplée d’humains issus des habitants du Neuvième Monde et d’une race extraterrestre autochtone connue sous le nom de Lux.




D’après sa position dans le système solaire et ses conditions environnementales, on peut sous-entendre qu’Urvanas était autrefois la planète réelle de Vénus des millions d’années auparavant.

Alors la planète dans Numenéra est très différentes de celle décrite dans les œuvres de Leigh Brackett et d'autres auteurs, peut-être un peu plus proche de la Vénus de Lovecraft.

"Au niveau du sol, la pression est presque 100 fois supérieure à celle de la Terre. Les conditions peuvent facilement détruire des Lux non protégés, des humains, ou même la plupart des machines et vaisseaux qui n’ont pas été spécifiquement conçus pour la haute pression et/ou la chaleur, sans compter les immenses tempêtes électriques et volcans massifs qui jaillissent parfois à la surface sans avertissement. Même au-dessus des nuages, tempêtes et vents peuvent s’intensifier jusqu’à une férocité colossale avec relativement peu d’avertissement. Lorsque cela commence, les villes nuageuses créent automatiquement des boucliers de force statiques pour protéger leurs habitants, mais toute personne à bord d’une petite embarcation ou d’un windrider doit faire face à une tâche sérieuse simplement pour rester au-dessus des nuages, tout en restant sur la trajectoire pendant la tempête."

Il existe des villes flottantes au-dessus de la surface de Urvanas qui maintiennent des atmosphères respirables pour les humains. Même au-delà des dômes, à la couche au-dessus des nuages où les villes se trouvent couramment, la température et la pression sont idéales pour la vie humaine ainsi que pour les Lux natifs de la planète, bien qu’ils aient encore besoin d’une source d’air respirable supplémentaire. Rien de tout cela n’est vrai, cependant, lorsqu’on descend au moins 30 miles plus bas que cette couche, menant à la région de surface connue à juste titre des habitants humains sous le nom de "terres de la mort" et "Zhoh" par les Lux.

Ce qui m'intéresse ici, c'est les villes flottantes et toute la société qui s'est développée dans les nuages, pour les échanges entre villes par exemple, mais aussi la faune et même la flore qui y existent, sans compter les pirates et autres pillards, le ciel d'Urvanas (Vénus) recèle bien des surprises, et même sur la surface de la planète, peut-être se trouve t'il plus que ce que l'hostilité des lieux semble révéler ? Des citoyens de diverses villes nuageuses ont rapporté avoir vu le sommet d’une tour émerger des nuages lors de violentes tempêtes – une tour avec des lumières, des fenêtres en cristal, et une activité apparente de l’intérieur.


Je pourrais m'inspirer un peu du manga Gachiakuta dans lequel les humains vivent dans une ville volante divisée en castes. Quand quelqu'un est accusé de crime, il est balancé dans l'abîme et pense tomber dans le vide astral... mais il n'en est rien. Sous la ville flottante, un monde existe, un monde hostile constitué de décharges à ciel ouvert où les miasmes toxiques sont létaux mais ne sont rien comparés aux immenses monstres composés d'ordures qui y prennent vie. Bon ça reste un shōnen assez classique mais il y a des éléments sympathiques à prendre dedans pour du post-apo par exemple. Surtout que dans les villes flottantes d'Urvanas, ceux qui sont condamnés pour crime, décident de mettre fin à leurs vies, ou qui glissent simplement et tombent sont dits faire le "Plongeon de la Mort" (ou simplement le "Plongeon" en abrégé). Bref il y a un parallèle dans leur sort mais que découvrent ils en bas si ils survivent ? Bref une autre façon d'imaginer Vénus et l'Atlantide pour mon jeu.

vendredi 28 novembre 2025

DJ MIX : CENTER07 "Masters of Gabba Hop" Mixed by DJ TECHNORCH

 


Track List Time : Genre |Track Number| Artsit / Title [Label] Release Year 00:00 Intro |01| Moby / Thousand (Dolphin Remix) [Instinct/PRSPCT] 1993 & 2018 0:02:00 Hardcore Originator Zone |02| De Euromasters / Amsterdam Waar Lech Dat Dan? (Maastunnel Mix) [Rotterdam] 1992 |03| Mescalinum United / We Have Arrived [Planet Core Productions] 1990 |04| Aphex Twin / Flaphead [R&S] 1992 |05| Maurizio a.k.a. Basic Channel / Ploy (Strategic Mix) [M] 1992 13:45 Psychedelic Hard Techno Zone |06| Synthetic ‎a.k.a. Deedrah / Cosmos 99 [Twisted] 2001 |07| Synthetic ‎a.k.a. Deedrah / Fuji Colors [Solstice Music International] 2001 |08| Joujouka a.k.a. DJ Tsuyoshi / Rock Is Sponge [Third Ear] 2002 27:29 Hard Techno, Schranz Zone |09| Julian Liberator / Funky (Alex Calver Remix) [4x4 Remould] 2007 |10| Guy McAffer / RAW 009 (Remix 1) [RAW] 2003 |11| Sandy Warez / Attack Impact [Subsounds] 2004 |12| Weichentechnikk / La Vida De Latina [Fatallic Resignation] 2005 |13| Schranz F / Don't Laugh [White Label Bootleg] 2006 |14| Sandy Warez / Extreme Sweet [The Third Movement] 2007 52:57 Hard Dance Zone |15| Massimo Magri / Bambolite (Radium's Subliminal Mix) [Future Sound Experimental Lab] 2006 |16| Arome / Hands Up (Yoji Biomehanika Remix) [Mohawk] 2003 |17| Dana / Back In Time (Original Mix) [Danamite] 2004 |18| Überdruck / Now Or Never (DJ Shredda Rmx) [Pulsive] 2002 |19| Ade Fenton & Body / Atomic Jam (Ben Long Remix) [Primate] 2006 |20| Ben Long / The Flop [E'poch Worx] 2008 1:18:17 Hardcore Acid, Post Rave, Gabba Hop Zone |21| Falhaber / Kick It [Rave or Die] 2020 |22| Minimum Syndicat / Attractor [Rave or Die] 2021 |23| Umwelt / Acidrenaline [Rave or Die] 2021 |24| Mercury 200 / Fundamental Relationship (Umwelt Remix) [Bipolar Disorder] 2019 |25| Oscar Mulero / Taste The Rope [Rave or Die] 2021 |26| AnD / Emergency Procedures (Gabber Eleganza Remix) [Repitch] 2020 |27| Pure / Swarm Attack [Rave or Die] 2021 |28| Damian / Back To The Old Days [Cenobite] 2013 |29| Xylocaine / 440Hz [Bloody Fist] 1996 |30| Damian / Rok Yo Body [Cenobite] 2013 |31| DJ Donna Summer / Such Language [Cock Rock Disco] 2007 |32| Duran Duran Druan / Face Blast [Planet-μ] 2007 2:02:38 Bassline Rave Zone |33| RRRitalin / Bonga [Coin Operated] 2012 |34| RRRitalin / Fuk'd N Bomb'd [Coin Operated] 2011 |35| Nanoray / Salmon Cannon Deluxe [Landline Collective] 2021 |36| Lone / Pineapple Crush (Manchester Warehouse Vip) [Cheaper Thrills] 2010 |37| Autonation / Sit On The Bass (Jerome Hill 18 Years On-Mix) [Don't] 2009 |38| Autonation / Sit On The Bass [R&S] 1991 2:20:17 Oldskool Hardcore Rave, Post Rave, Industrial Hardcore Zone |39| Church of Extacy / Babbahouse 2 [Sonic] 1993 |40| Gabber Eleganza & HDMIRROR / Seen It [Live From Earth Klub] 2020 |41| Pilldriver / Apocalypse Never [Cold Rush] 1997 |42| Lady Dana a.k.a. Dana / Ladies First [The Third Movement] 2002 |43| IN/JXRX / Head Down [WarinD] 2020 |44| Clark / Beg [Warp] 2008 |45| Clark / Volcan Viens [Warp] 2008 |46| Doxa & Kilbourne / Ladybug [DNK] 2020 |47| Peaky Pounder / Yell Low Submarine [The Third Movement] 2009 2:51:29 Gabba Hop Zone |48| Peaky Pounder / Heaven Must Be Dissing An Angel [The Third Movement] 2009 |49| Peaky Pounder / Työntää [The Third Movement] 2006 |50| Technohead / Gabba Hop [Mokum] 1995 |51| Clark / Truncation Horn [Warp] 2008 |52| Kilbourne / Society Scandal [PRSPCT] 2021 |53| G.T.O. / Jabba [DATaflow] 1995 3:12:49 Ambient Gabber Zone |54| Gabber Eleganza / Never Sleep [Presto!?] 2018 |55| Objekt / Agnes Demise [Objekt] 2013 |56| Objekt / Balloons [Power Vacuum] 2014 3:24:27 Electro, Leftfield Zone |57| L-R / Fruitcake [null+void] 2017 |58| Radioactive Man / Ruby Rage [Rotters Golf Club] 2003 |59| Minor Science / For Want Of Gelt [Whities] 2020 |60| Minor Science / Balconies [Whities] 2020 3:38:06 2x2 Zone |61| Decibel / M.S.T. [Tectonic] 2012 3:42:08 Outro |62| Squarepusher / 40.96a [Warp] 2012

lundi 11 septembre 2023

Buichi Terasawa

J'étais en train de rédiger quelques futurs articles quand j'ai appris le décès de Buichi Terasawa, alors certes, il se passe beaucoup de chose dans le monde en ce moment, mais ce dernier est à l'origine d'un oeuvre qui m'a profondément marquée. Buichi Terasawa était célèbre pour son opéra spatial Cobra qui accompagna notre enfance/adolescence, j'ai consacré quelques articles de Blog à son œuvre qui est clairement l'une de mes influences majeures pour mes campagnes de Jdr et au delà. Au revoir Buichi Terasawa.


lundi 31 juillet 2023

Idées pour l'Atlantide Maudite et King Ghidorah autour du Gamera de l’Ère Heisei...

Dans Gamera de l’Ère Heisei, l'histoire est la suivante :

Il y a des milliers d'années vivait une civilisation très avancée : les Atlantes. Afin d'éliminer la pollution il créèrent une race de monstres reptiliens : les Gyaos. Les Gyaos se nourrissaient de la pollution très abondante et devenaient de plus en plus forts, se reproduisant très vite. Les Atlantes perdirent le contrôle sur les Gyaos et ceux-ci commencèrent à se nourrir de leurs créateurs. Pour contrer les Gyaos les Atlantes créèrent une autre espèce de créatures : Les Gameras. Une guerre entre les deux espèces s'en suivit et la plupart des Gyaos furent exterminés, les autres entrant en hibernation. La civilisation Atlante était en ruine et afin de protéger les générations futures d'un éventuel retour des Gyaos, les Atlantes mirent le dernier Gamera en hibernation avec des tablettes contenant leur histoire.




En 1995 un bateau transportant du plutonium se retrouve face à une petite île étrange. L'île se déplace et plonge en dessous du bateau semblant se diriger prés du Japon. Des scientifiques vont l'explorer et découvrent d'anciennes amulettes ainsi qu'une tablette gravée. La tablette mentionne Gamera le gardien ainsi que Gyaos le démon, l'île se met à trembler les scientifiques se retrouvent à l'eau et voient alors un oeil géant les observer avant que l'île ne plonge. Pendant ce temps trois monstres volants mangeurs d'hommes sont découverts sur l'île de Goto. On leur tend un piège en disposant des carcasses de viande dans un stade à toit ouvrant. Les monstres apparaissent et on tente alors de les enfermer pour les étudier mais l'un d'entre eux parvient à s'échapper. Alors qu'il s'enfuit, Gamera sort des eaux et lui met un coup de poing l'envoyant s'écraser au sol avant de prendre feu. Gamera se dirige vers le stade et commence à en détruire le toit visiblement à la recherche des créatures ailées mais les Gyaos parviennent à s'enfuir. Une des amulettes trouvée sur la mystérieuse île est offerte à une jeune fille : Asagi Kunasagi qui se retrouve connectée mentalement à Gamera pouvant lui donner de la force pour vaincre ses ennemis. Les Gyaos trouvent refuge dans les montagnes de Kiso où il dévorent les villageois, Gamera apparaît et en tue un avant de se lancer à la poursuite du dernier Gyaos mais est attaqué par l'armée japonaise. Gamera doit se retirer au fond de l'eau pour se soigner et récupérer ses forces. Pendant ce temps le Gyaos survivant se nourrit et devient énorme avant d'établir son nid dans les ruines de la tour de Tokyo d'où l'armée n'arrive pas à le déloger. Le jour suivant Gamera apparaît et combat Gyaos au centre ville après avoir détruit son nid. Gamera blesse Gyaos à une jambe avant de s'envoler dans les airs poursuivi par le monstre. Alors que les deux monstres redescendent Gamera arrache une jambe à Gyaos avant de s'écraser au milieu d'une raffinerie de pétrole qui prend feu entourant le gardien d'un cercle de flamme. Gamera absorbe les flammes récupérant toute ses forces et projette une énorme boule de feu sur Gyaos qui explose. Gamera retourne ensuite dans la mer.

Quelques temps plus tard un objet tombe du ciel et s'écrase à Hokkaido mais quand l'armée va explorer le cratère il n'y a pas de trace d'un quelconque météore. Quelques jours plus tard d'étranges créatures, les Legion soldats, apparaissent dans le métro et l'armée intervient. Alors que l'armée se prépare à attaquer les Legion soldats, les monstres créent un organisme géant ressemblant à une plante qui émet une énorme quantité d'oxygène. L'armée annule son intervention craignant de déclencher une explosion avec leurs armes à feu à cause du niveau d'oxygène élevé. Gamera apparaît à Sapporo et se dirige vers la fleur, il absorbe tout l'oxygène avant de cracher une énorme boule de feu qui fait exploser la plante. Il arrache ensuite les racines avec ses mains mais les Legion soldat se jettent dessus par centaines le recouvrant intégralement et attaquant sa chair. Gamera s'envole et se met à tournoyer dans les airs afin de se débarrasser des parasites et plonge dans la mer. Les Legions se dirigent vers le sud et construisent une nouvelle fleur. Alors que Gamera apparaît pour la détruire il est attaqué par un monstre énorme : la reine Legion. Gamera tente de protéger l'hélicoptère où se trouve Asagi son lien mental mais est sévèrement blessé par la reine Legion. Le monstre sentant que la fleur est sur le point de libérer ses graines s'enfuit en creusant sous terre laissant Gamera. Gamera s'approche de la fleur et l'attaque afin de l'empêcher d'envoyer ses graines, la fleur explose laissant un énorme cratère au milieu duquel se tient Gamera apparemment mort. Alors que l'armée tente de repousser les Legions, Asagi et un groupe d'enfants s'approchent du corps de Gamera brûlé et une lumière sort de leurs corps avant d'entrer dans celui de Gamera. La peau noire et brûlée tombe et Gamera se relève bien décidé à détruire la reine Legion. Les deux monstres se combattent tandis que l'armée utilise des lignes à haute tension pour détourner l'attention des Legion soldats et les empêcher d'aider leur reine. Gamera parvient à arracher la corne de la reine Legion mais celle-ci utilise alors des rayons agissant comme des fouets et pénétrant la chair de Gamera. Gamera se concentre alors réunissant l'énergie de la planète et la reine Legion s'approche de lui; les écailles sur le ventre de Gamera s'ouvrent alors et le puissant rayon mana est lancé sur la reine Legion qui explose. Leur reine morte les Legion soldat meurent tous en même temps.

L'utilisation de l'énergie mana par Gamera a affaibli les réserves énergétiques de la planète et des oeufs de Gyaos éclosent en grand nombre, les Gyaos se reproduisant très vite et évoluant rapidement une nouvelle espèce de Gyaos apparaît : les Hyper Gyaos. Une équipe d'exploration sous marine explore ce qui semblent être un cimetière de bateaux mais en réalité il s'agit d'un cimetière de Gamera. De nombreux Gyaos attaquent Tokyo et Gamera tente de les arrêter, le combat est rude et Gamera détruit de nombreux Gyaos. Mais durant le combat Gamera occupé par les Gyaos n'a plus fait attention aux humains qui cherchaient à s'enfuir et en a tué de nombreux par inadvertance. Ayana Hirasaka une jeune fille dont les parents ont été tués par Gamera désire se venger. Elle découvre dans une vieille grotte un temple où vit une étrange créature. Le démon nommé Iris tente d'utiliser Ayana comme hôte afin de grandir et de devenir plus puissant mais un jeune garçon de la famille qui protège la grotte la sauve de justesse. Iris parvient à s'échapper et absorbe l'énergie des habitants d'un village voisin ce qui lui permet de devenir géant. Les militaires attaquent Iris mais ne parviennent qu'à l'énerver. Gamera apparaît et attaque Iris mais l'armée fait feu sur le gardien qui est vu comme un danger et tombe dans la mer. Iris attaque alors Kyoto à la recherche d'Ayana. Gamera réapparaît et affronte à nouveau Iris qui utilise une des lances de ses bras pour l'empaler avant de l'assommer. Iris absorbe Ayana et Gamera qui est revenu à lui enfonce sa main dans l'estomac d'Iris pour récupérer Ayana. Iris transperce une des mains de Gamera et commence à absorber son énergie vitale. Gamera n'ayant pas d'autre choix se tranche la main sauvant sa vie ainsi que celle d'Ayana. Iris utilise l'énergie absorbée de Gamera pour créer des boules de feu qu'il lance sur le gardien qui tente de se protéger. Gamera absorbe les flammes et sa main manquante se retrouve remplacée par une main de flammes qu'il enfonce dans le corps d'Iris qui explose.




Voilà l'occasion pour moi d'inclure du coup sans vergogne du kaiju dans mon Atlantide Maudite, ceux-ci peuvent être présents dans les terres désolées ou en hibernation n'attendant que d'être réveillés pour reprendre leur guerre. Comment lier cela à King Ghidorah ? Peut-être une piste dans Gamera contre Guiron de 1969 qui met en scène les Space Gyaos sur la planète Terra, une planète qui se trouve à l'opposé de la Terre de l'autre coté du Soleil et qui connaît une crise climatique, ce qui permet aux Space Gyaos de se développer et de proliférer. Les Space Gyaos règnent maintenant sur la planète et en exterminent les habitants. La base de Flobella et Barbella est souvent attaquée par ces créatures mais heureusement pour elles elles disposent de Guiron pour les protéger. Quand un Space Gyaos attaque la base Guiron est relâché, le Space Gyaos ne peut rien contre la créature car Guiron renvoie son rayon sonique grâce à sa tête extrêmement dure. Le Space Gyaos est victime de sa propre arme et se retrouve découpé en petit morceaux par Guiron. Sur Terre des signaux provenant de l'espace sont découverts par un observatoire et le soir même un vaisseau spatial apparaît dans le ciel. Des enfants se lancent à la recherche du vaisseau et rentrent à l'intérieur avant d'être embarqué sur la planète Terra. Ils sont accueillis par les deux extraterrestres Flobella et Barbella qui veulent leur manger le cerveau, seul Gamera peut les sauver...




Alors ce n'est pas les même studios qui produisaient Godzilla, Ghidorah... et Gamera. Mais comme j'imaginais quelque part dans mes idées de contextes autour de King Ghidorah que celui-ci était peut-être déjà venu sur Terre dans un très lointain passé, on peut aussi imaginer différentes pistes comme les Gyaos qui auraient été exilés sur Terra (colonie atlante ? Terre d'une autre réalité ?) peut-être que King Ghidorah les aurait trouvé et dominé, peut-être que maintenant c'est l'avant garde annonçant sa venue et que l'Exif prévoit d'introduire sur Terre via des portails ou via l'Atlantide Maudite, peut-être que les Légions et le démon Iris font eux aussi partie du plan ? Peut-être les PJ doivent ils retrouver Gamera en hibernation quelque part pour les aider ? Peut-être il y avait un portail de l'ancienne Atlantide qui s'ouvrait sur le Japon ? Le Japon est peuplé depuis le paléolithique après tout, une présence humaine y est indiquée par l'archéologie sur plusieurs niveaux de fouille depuis plus de 12 000 ans et il y avait peut être une ancienne civilisation se super-science avant ou des colonies atlantes présentent sur l'Archipel, peut-être que c'est là qu'hiberne Gamera ?...

Bref je lance quelques ponts de plus et c'est pas mal de pistes à creuser du côté des kaiju pour étoffer l'Atlantide Maudite et le cadre King Ghidorah... J'ai trouvé pas mal de renseignements intéressants sur ce site.




Possibilités de stats OSR pour des monstres géants :

Nombre rencontré : 1
Alignement : Neutre (ou en fonction du contexte)
Mouvement : 550 m (180 m vitesse normale)
Natation : 180 m (60 m vitesse normale)
CA : -10
DV : 800
Attaques : 2 coups, ou 2 piétinements, ou 1 coup de queue, ou 1 morsure ou 1 Souffle.
Dégâts : 50d6 / 50/d6 ou mort / mort, ou 75d6 et recul ou 100d6 et radiation de classe 10
Sauvegarde : 20 automatique
Moral : 11
Classe de trésor : aucune
Mutations : Rayon d'énergie (spécial), gigantisme.

lundi 20 février 2023

Leiji Matsumoto

Leiji Matsumoto était célèbre pour ses opéras spatiaux tels que Space Battleship Yamato et Galaxy Express 999. Son style était caractérisé par des histoires mythologiques et souvent tragiques avec des thèmes moraux forts, des héros nobles, des héroïnes féminines et un amour des mondes étranges et de l'atmosphère mélancolique. Bien évidemment, dans nos contrées et pour ma génération, il reste surtout synonyme d'Albator qui accompagna notre enfance, j'ai consacré quelques articles de Blog à Leiji Matsumoto et son œuvre. Au revoir Leiji Matsumoto.


dimanche 12 février 2023

L'héritage d'Astro : les mangas de science-fiction



Astro, le petit robot (鉄腕アトムTetsuwan Atomu) est une série de shōnen mangas d'Osamu Tezuka publiée entre 1952 et 1968. Avec 100 millions de volumes commercialisés, c'est l'une des bandes dessinées les plus vendues au monde.

L'histoire se focalise sur les aventures d'un jeune robot nommé Astro et une sélection de personnages apparaissant tout au long des épisodes. Il est vu par son auteur comme un nouveau Pinocchio, élevé dans une famille normale, qui fait l'interface entre les cultures des hommes et des machines.

Le manga est adapté en une série d'animation, Astro Boy, diffusée pour la première fois au Japon entre 1963 et 1966. Cette production de Mushi Production, le studio de Tezuka, constitue la première série animée japonaise. Une reprise en couleur produite par Tezuka ProductionsAstro, le petit robot (Shin Tetsuwan Atomu), est diffusé entre 1980 et 1981 au Japon. Une troisième adaptation, Astro Boy 2003, est diffusée entre 2003 et 2004. Une adaptation cinématographie sort en 1964, et un film américain en 3-D sort le . Enfin, une nouvelle série également produite par Tezuka Productions est en cours de développement sous le nom de Astro Boy Reboot.

Synopsis

Astro Boy est une série de science-fiction se déroulant dans un monde futuriste dans lequel les robots coexistent avec les humains. Elle est basée sur les aventures d'Astro Boy (souvent et simplement nommé « Astro »), un puissant robot créé en 2003 (dans le manga original) par le chef du Ministère de la Science, Docteur Tenma (alias 'Dr. Astor Boyton II' dans la version anglaise des années 1960) pour remplacer son fils Tobio ('Thomas' dans la version française des années 1960 ; 'Toby' dans la version anglaise des années 1980 et dans le film de 2009), mort dans un accident de voiture (qui a fugué dans l'anime de 2003 ; évaporé dans le film de 2009). Dr Tenma construit Astro à l'image de Tobio et l'élève par amour comme il l'aurait fait avec son véritable fils Tobio. Mais il réalise bientôt que le robot ne peut combler le vide qu'a laissé son fils, car Astro ne pouvait ni exprimer les traits de caractère d'un humain, ni vieillir comme le fait tout humain. Dans l'édition originale de 1960, Tenma rejette Astro et le vend à un cruel directeur de cirque, Hamegg.

Plus tard, on s'aperçoit qu'Astro a été doté de pouvoirs hors du commun et d'une capacité exceptionnelle à se battre. Astro combat le mal, le crime et l'injustice. La plupart de ses ennemis sont des robots qui haïssent les humains, qui sont devenus fous, ou des envahisseurs extraterrestres. Presque tous les épisodes impliquaient Astro dans un combat avec d'autres robots.

Personnages

  • Astro (alias Tetsuwan Atomu alias Astro Boy) : un super-robot qui a été bâti à l'effigie de Tobie, le fils décédé du Docteur Tenma. Rejeté par ce dernier, il fut vendu à un cirque et trouvé par le professeur Ochanomizu, qui le prit sous son aile et le forma en super-héros défenseur de la Terre, de l'humanité et de l'harmonie entre hommes et robots. Astro est capable de voler grâce à des réacteurs dans ses jambes, possède une force colossale provenant d'un moteur de 100 000 chevaux (monté à 1 000 000 chevaux par la suite) et est muni d'une mitrailleuse. Il peut déclencher un rayon laser destructeur par son doigt, transformer son bras en canon laser encore plus destructeur et peut projeter des faisceaux de lumière aveuglante à travers ses yeux.
  • Professeur Ochanomizu (alias professeur Caudrine alias Docteur O'Shay) : un vieux scientifique japonais au gros nez, le professeur Ochanomizu est un idéaliste qui oeuvre pour la paix et l'harmonie entre robots et humains. Agissant comme figure paternelle envers Astro, il est toujours à ses côtés pour l'aider et le réparer. Son nom signifie « eau de thé » en japonais et est aussi le nom d'une station métro au Japon.
  • Docteur Tenma (dit Docteur Umatarô Tenma ou Docteur Nagamiya Tenma, alias Docteur Balthus alias Docteur Boynton alias Docteur Peabody) : le créateur d'Astro. Le docteur Tenma était un grand scientifique japonais, parmi les meilleurs en robotique. Négligeant sa famille, son fils Tobie se tua dans un accident de voiture. Ne pouvant accepter cette perte qui dérangea son équilibre mental, Tenma créa un robot à l'image de son fils pour le remplacer, et lui donna des super-pouvoirs pour qu'il puisse se protéger de malheurs. Tenma finit par remarquer qu'il ne pouvait pas aimer un robot comme un fils, surtout dû au fait que Tobie-robot ne grandissait pas. Le rejetant, Tobio-robot finit dans un cirque mais revient dans le monde comme Astro. Depuis, Tenma agit dans l'ombre pour aider Astro ou bricoler sur quelques sombres desseins au profit des robots. Son nom signifie « cheval des cieux » en japonais.
  • Shunsaku Ban (alias Higeoyaji alias Oncle Moustache alias Wally Kisagiri alias Professeur Morse) : le professeur d'école d'Astro, un homme trapu chauve doté d'une grosse moustache blanche. Se décrivant comme un Tokyoïte de troisième génération, il est aussi détective privé à ses heures libres (voir par exemple son rôle dans Metropolis et nombreuses autres œuvres de Tezuka). Ban est toujours prêt à prêter main-forte à Astro, se servant de ses talents d'investigateur et ses connaissances en arts martiaux.
  • Uran (alias Zoran alias Uranie) : la petite sœur d'Astro. Elle a été construite par le professeur Ochanomizu afin d'agrandir la famille d'Astro. Uran est une petite fille immature tantôt chipie tantôt garçon manqué, mais toujours aux bonnes intentions. Elle possède un moteur de 100 000 chevaux, mais sans les autres pouvoirs d'Astro. Son nom est une abréviation d'uranium.
  • Cobalt : le jeune frère d'Astro. Il a été construit par le professeur Ochanomizu alors qu'Astro avait disparu, et les autorités avaient besoin d'un robot dans son genre pour aller désamorcer une bombe. Cobalt, ressemblant à Astro bien que plus grand et mince, n'est cependant pas aussi intelligent et adroit que son frère. De par ces caractéristiques il ressemble à Luigi, de la série Mario.
  • Tamao (alias Halejo) : le camarade de classe d'Astro. Petit, portant lunettes et casquette, Tamao est l'intello de la classe et se fait parfois brutaliser par ses camarades. Il est un bon ami humain d'Astro. Le personnage est une caricature de Tezuka lui-même à l'époque où, enfant, il gardait une casquette sur la tête pour ne pas qu'on touche son crâne rasé.
  • Shibugaki (alias Abercrombie) : le camarade de classe d'Astro. La brute épaisse de la classe, il cherche souvent la bagarre et Tamao est souvent sa victime. Finalement, il finira par s'adoucir et sera du côté d'Astro avec Tamao.
  • Kennichi (alias Kennedy alias Ken) : le neveu de Shunsaku Ban. C'est un garçon aimant les animaux et qui a l'intention de devenir détective comme son oncle.
  • Inspecteur Tawashi : l'inspecteur de la police japonaise. Homme droit et intègre, Tawashi se retrouve fréquemment pour ou contre Astro. Son nom signifie « aigle de la rizière » en japonais.
  • Commissaire Nakamura : le commissaire de la police japonaise. Petit homme grassouillet, il a du mal à affirmer son autorité et se fait souvent prendre la vedette par Tawashi.
  • Skunk Kusai : un cruel gangster local, Skunk Kusai se spécialise dans toutes les casses en ville, et Astro arrive toujours pour l'arrêter. Skunk signifie « mouffette » en anglais et Kusai signifie « puant » en japonais.
  • Kinsankaku : un gangster international se spécialisant du trafic de machines jusqu'à l'exploitation illégale de ressources naturelles. Il se fait toujours confronter par Astro. Son nom signifie « triangle d'or » en japonais.
  • Atlas : un clone d'Astro pourvu d'un « facteur omega » qui le rend maléfique.
  • Blue Knight (alias le Chevalier Bleu) : un robot en armure bleue de chevalier qui combat pour la liberté des robots opprimés par les humains. Il veut créer Robotania, un pays peuplé seulement de robots. Ses moyens peu orthodoxes obligent Astro à intervenir.
  • Scara : une femme extraterrestre issue d'une race de sauterelles humanoïdes géantes. Elle est tombée sur la Terre avec Astro lors d'un voyage dans l'espace qui a mal tourné. Naïve et superficielle (son personnage est fondé sur Scarlett O'Hara d’'Autant en emporte le vent), elle cause bien des embarras à Astro.
  • Ham Egg : le cruel directeur du cirque qui y a exploité Astro. Il devint par la suite un membre de la pègre.

Médias

Manga

Le manga est originellement publié entre 1952 et 1968, suivie par une publication journalistique (1967–1969) et deux autres séries en 1972-73 et 1980-81. Les histoires du manga original de Tetsuwan Atomu sont publiées plus tard en version anglaise par Dark Horse Comics, traduit par Frederik L. Schodt.

En France, à partir de 1996, des histoires d'Astro Boy ont été publiés chez Glénat avec un total de 12 tomes. Une nouvelle édition a été publiée chez Kana à partir de 2009 avec au départ 5 tomes. Il ne s'agit pas de toutes les histoires d'Astro Boy mais d'une anthologie. En 2012, pour les 60 ans d'Astro Boy, Kana a décidé de publier un sixième tome. Puis 10 ans près, en janvier 2022, Kana sort un septième tome.

Séries d'animation

Astro Boy est une série télévisée d'animation de science-fiction japonaise en 193 épisodes de 25 minutes, produite par les studios Mushi Production situés à Fujimidai, dans le district de Nerima (Nord-Ouest de Tokyo), d'après le manga Astro boy (Tetsuwan Atom) et diffusée du  au  sur Fuji TV. En France, la série est inédite.

Astro, le petit robot (Shin Tetsuwan Atom) est une série télévisée d'animation de science-fiction japonaise en 51 épisodes de 20 minutes, produite par les studios Tezuka Productions et diffusée du  au  sur NTV. En France, la série est diffusée à partir du  sur TF1 et rediffusée sur la même chaîne dans le Club Dorothée.

Astro Boy 2003 est une série télévisée d'animation de science-fiction japonaise en 51 épisodes de 24 minutes, produite par les studios Dentsu Inc. Sony Pictures Entertainment et Tezuka Productions et diffusée à partir du  sur Animax et Fuji TV. En France, la série est diffusée à partir du  sur France 3 dans l'émission France Truc.

Une nouvelle série du nom de Astro Boy Reboot a été annoncée en 2014 et serait pilotée par Tezuka Productions au Japon, Shibuya Productions en France et Caribara Animation à Monaco. Il s'agit d'une série qui sera constituée de 26 épisodes de 26 minutes ciblant les 8 à 12 ans.

Une autre série du nom de Little Astro Boy produite par Tezuka Productions et Planet Nemo Animation a été annoncé pour le marché occidentale (il existe une série du même nom coproduite avec une chaîne nigérienne pour le marché africain). Contrairement à Atro Boy Reboot, ce projet est plus orienté pour les jeunes enfants. Le projet a ensuite été renommé Go Astro Boy Go! (Go! Go! Atom) et a commencé à être diffusé au Japon en octobre 2019. La série sera constituée de 52 épisodes de 11 minutes.

Pendant le Festival international du film d'animation d'Annecy de  une nouvelle série de 52 épisodes de 26 minutes réalisée par le français Thomas Astruc et coproduite par Mediawan et Shibuya Productions est annoncée.

Films

Les films adaptés du manga incluent :

  • Astro Boy: Hero of Space (1964)
  • Astro Boy: Shinsen-gumi (1985)
  • Astro Boy (2009)

Jeux vidéo

SEGA publie, en 2005, un jeu vidéo basé sur les aventures d'Astro Boy, intitulé Astro Boy, sur console de jeux vidéo PlayStation 2, un jeu d'aventure orienté action par la Sonic Team. La même année, Astro Boy: Omega Factor sur Game Boy Advance, un jeu de plates-formes orienté Beat'em all est publié par Treasure Co. Ltd.

Manga par d'autres auteurs

Le manga Pluto de Naoki Urasawa, sorti en 2004, reprend dans un style policier l'arc, Le robot le plus fort du monde.

Dans un manga de 2004 de Tetsuwan Atom écrit par Akira Himekawa, l'histoire, comme pour le design des personnages, suit les aventures de la série animé de 2003. La couverture est différente de celle créée par Tezuka. Cette version du manga est publiée en anglais par Chuang Yi et distribuée en Australie par Madman Entertainment. En France, il a été publié en 3 volumes par les éditions Panini.

En 2009, Akira Himekawa sort une nouvelle adaptation de Astro avec Astroboy – La légende du chevalier Azur composée d'un volume édité au Japon par Kadokawa Shoten et en France par Soleil. Tout comme Pluto, ce manga reprend un chapitre de Astro Boy qui est ensuite remanié et réécrit. Dans cette histoire, Astro Boy passe au second plan pour mettre en avant le Chevalier Azur.

Une préquelle est également publiée sous le nom d'Atom: The Beginning, publiée depuis décembre 2014 et est toujours en production. Elle est écrite et dessinée par Tetsuro Kasahara, sous la supervision de Makoto Tezuka et Masami Yuki.

Autres

Six romans de Gilles Legardinier sont parus chez Pocket Jeunesse entre septembre 2005 et novembre 2005 :

  • Astroboyvol. I : Première mission, Paris, Éditions Pocket, 
  • Astroboyvol. II : Le piège diabolique, Paris, Éditions Pocket, 
  • Astroboyvol. III : Le secret d'Astro Boy, Paris, Éditions Pocket, 
  • Astroboyvol. IV : Astro Boy contre Astro Boy, Paris, Éditions Pocket, 
  • Astroboyvol. V : Le train de la peur, Paris, Éditions Pocket, 
  • Astroboyvol. VI : Un drôle d'espion, Paris, Éditions Pocket, 

Les autres médias incluent la bande originale Astro, le petit robot, générique de la version québécoise par les Petits Chanteurs d'Asnières.

Un jeu de société, nommé Astro Boy Saves the Universe Game (2004), édité par Briarpatch, de 2 à 4 joueurs pour une durée de jeu de vingt minutes, est commercialisé.





Créé en 1952 par Osamu Tezuka, Astro Boy est un symbole du Japon qui se reconstruit après la guerre avec la paix et la technologie.


1949 – 1951 : Les premiers pas sur la robotique d’Osamu Tezuka.

La robotique et la technologie sont au cœur de l’œuvre de Tezuka dès ses débuts. En 1949, Tezuka publia Metropolis : le robot Mitchii est poursuivi par des scientifiques dans les rues de Metropolis. Tezuka posait déjà les questions sur le progrès technique.





En 1951, Tezuka publia Atomu taishi (Ambassadeur Atom) qui présente deux planètes en guerre. Un scientifique en deuil après la mort de son fils fabrique un robot, Astro, pour le remplacer. Astro sauve les deux mondes en guerre. Même s’il n’est qu’un personnage secondaire dans cette histoire, Astro va plaire aux lecteurs.


 
Astro Boy (Ambassadeur Atom, 1951)


1952 -1981 : Développement et valeurs d’Astro Boy.

En 1952, Tezuka commença Astro Boy (Tetsuwan Atomu en vo, qui signigie Atome au bras de fer) en reprenant des éléments de Ambassadeur Atom.


 
Astro Boy


L’histoire se déroule dans un 2003 futuriste où les robots servent les humains dans des activités quotidiennes. Tobio, un jeune garçon, meurt dans un accident de voitures. Son père, le scientifique Tenma, fabrique un robot, Astro, pour remplacer son fils. Si Astro a des sentiments, une capacité de jugement, il n’est pas Tobio, alors Tenma le vend. Le professeur Ochanomizu récupère Astro et le confie à un couple. A partir de là Astro met ses compétences au service de la justice et de la paix.
Durant la publication, 1952 à 1968, de 1969 à 1976, de 1980 à 1981, Tezuka développa des thèmes dans son manga.

L’éthique de la robotique.

Si les robots sont soumis à des lois (servir et ne pas agresser les humains), des humains utilisent des robots à des fins criminelles comme le professeur Haido à Robotland, le sultan avec Pluto, le docteur Ram et Atlas, Walpur Guiss avec le second Atlas, et égoïstes Tenma avec Astro au début, le professeur Amanogawa avec Goron, le comte Burg. Ces robots n’attaquent pas d’autres robots pour le plaisir, ils le font parce qu’ils sont programmés pour le faire, par des humains.
Des robots ont un libre arbitre qu’ils mettent au service d’une cause comme le Chevalier Bleu qui veut libérer les robots des humains et créer un État pour les robots avec la capitale Robotania car ses amis robots furent maltraités par le comte Burg.


 
Le Chevalier Bleu (Astro Boy, 1965)


Le développement d’Astro se fit en parallèle du Japon qui développa sa technologie avec Sony, Toyota. Inspirés par Astro, beaucoup de jeunes Japonais s’orientèrent vers des études de sciences.

Le pacifisme.

Tezuka fut marqué par la propagande de guerre japonaise, et par la guerre elle-même en étant témoin d’un bombardement sur Osaka. Il décida de vouer sa vie à la paix, et ce thème est très présent dans ses œuvres. Astro, qui veut la paix, démarre en 1952, année où les troupes américaines quittèrent le Japon après 7 ans d’occupation.

Dans une histoire débutée en 1967, Astro voyage dans le temps et se retrouve en pleine guerre du Vietnam, il essaya alors de sauver un village de Vietnamiens sous les bombes.







Durant une mission le Chevalier Bleu veut libérer des robots ouvriers d’une mine en Afrique du Sud dans une histoire publiée en 1965. Le choix de ce pays n’est pas un hasard, à l’époque l’Afrique du Sud pratiquait l’Apartheid et les Blancs ont plus de droits que les autres citoyens.


 
Le Chevalier Bleu (Astro Boy, 1965) (2)


1959 – 1966 : Les premières adaptations.

De mars 1959 à mai 1960, une série live de 65 épisodes fut produite.


 
Astro Boy (1959)


De 1963 à 1966, une série animée fut produite.


 
Astro Boy (1963)


S’il existait déjà quelques séries animées au Japon, Tezuka et Astro Boy révolutionnèrent le secteur. Astro Boy est basée sur l’animation limitée : peu ou pas de décors, des personnages peu mobiles.

Durant les dialogues, seules les bouches sont animées. C’est une animation qui se limite à l’essentiel. Les artistes travaillent avec une banque d’images : des dessins du visage d’Astro sous différentes émotions, des bras, des jambes, des décors…


 
Dessins pour la série Astro Boy de 1963


Cette animation limitée permit de sortir un épisode par semaine de 1962 à janvier 1966, pour un total de 193 épisodes de 20-25 minutes. Cette technique est utilisée pour faire beaucoup, avec peu de moyens. Les histoires, adaptées du manga, sont alors écrites pour entrer dans le cadre de l’animation limitée. En 1958, le taux d’équipement des ménages japonais pour un téléviseur était de 5,1% (908 710 appareils), en 1962 le taux passe à 49,5% (10 222 116). Ainsi le développement du matériel technique favorisa le succès de la série Astro avec des chiffres allant jusqu’à 40% d’audience.

La série apporte aussi sa différence avec le dernier épisode où Astro se sacrifie pour sauver la Terre.

En 1964, un film animé fut produit : Tetsuwan Atom : Uchuu no Yuusha.


 
Astro Boy – Uchuu no Yuusha (1964)


Le nucléaire.

Le nom Tetsuwan Atomu fait référence à l’atome. Astro fonctionne avec une pile nucléaire. Il a une sœur, Uran (uranium), et un frère, Cobalt (cobalt). Tezuka expliqua qu’Astro ne faisait pas la promotion du nucléaire. Il faut remettre les choses dans le contexte de l’époque : En 1952, quand fut lancé Astro, le Japon n’utilise pas de nucléaire civil. Cette énergie en est à ses balbutiements et ne s’installa qu’à la fin des années 1950 et courant 1960 dans les grandes puissances (États-Unis, France, URSS, Angleterre). C’est en 1954-1955 que le Japon lança ses programmes de recherche nucléaire civile. Au cours des années 1950, il y eut des accidents nucléaires *, mais le nucléaire resta une énergie mise en avant, et les premières contestations ne commencèrent que dans les années 1970.

En 1961, la construction de la centrale nucléaire de Tokai commença et entra en fonctionnement en 1966. Elle fut suivie par la centrale de Fukushima Daiichi et ses 6 réacteurs dans les années 1970. Des dizaines de réacteurs virent le jour dans les décennies suivantes au Japon.

Le manga Astro Boy présenta une vision optimiste du nucléaire civil correspondant à la vision de l’époque, et d’un peuple encore marqué par son usage militaire.

Mais en 1977 et 1978, ce manga fut récupéré par une maison d’édition favorable au nucléaire sans que Tezuka ne donne son accord. Astro devint un ambassadeur du nucléaire dans deux histoires : Atomu janguru he yuku (1977) et Yomigaeru janguru no utagoe (1978).


Atomu janguru he yuku

Yomigaeru janguru no Utagoe


Les années 1980 : Les derniers travaux de Tezuka.

En 1980, Tezuka réalisa une deuxième série animée Astro, en couleurs. Au début du manga, Astro a un moteur atomique fonctionnant avec la fission nucléaire. Mais durant les années 1970, le nucléaire devint un sujet controversé au Japon et dans le monde. Ainsi dans cette nouvelle série Astro, Tezuka fit de la fusion nucléaire la source d’énergie du robot car elle était vue comme plus propre et plus sûre.

Diffusée de 1980 à 1981, cette série eut un taux d’audience de 25% à 40% en moyenne.


 
Astro Boy (1980)


1986 – 1987 : Atom Cat.

En 1986, Tezuka lança un de ses derniers mangas, Atom Cat. Tsugio, fan d’Astro Boy, et son chat Astro sont heurtés par des extra-terrestres. Pour sauver Astro, ils le robotisent à partir des données trouvées dans la mémoire de Tsugio sur le Astro du manga. Dès lors le chat Astro met ses capacités au service de la justice.






Tsugio est le souffre-douleur d’un garçon surnommé Qaddafi, le nom fait référence à Mouammar Kadhafi, ancien dirigeant libyen connu en partie pour son régime autoritaire.


 
Qaddafi (Atom Cat, 1986)


En 1988, Astro Boy est adapté en jeu vidéo sur la console Nintendo. Là encore le héros est adapté sur un nouveau support de son époque, comme il le fut 35 ans plus tôt avec l’animation à la télévision.


 
Astro Boy (1988)


En 1989, Tezuka meurt, laissant au public des dizaines d’œuvres dans le manga et l’animation.

1989 : L’après Tezuka.

Après la mort de Tezuka les projets liés à Astro Boy se font rares dans les années 1990.

En 1994, un jeu vidéo sort sur Super Nintendo. En 1999, un film animé sort : Astro Boy – Volume of the Blue Knight. On retrouve ici le conflit entre Astro et le Chevalier Bleu qui veut libérer les robots.





2003 – 2009 : Le temps des hommages.

Dans le manga, Astro est né en 2003. Cette naissance fut célébrée en 2003 par différents projets.
A Tokyo, la gare de Takadanobaba joue la musique d’Astro, car Tezuka avait son studio de travail dans ce quartier quand il créa Astro.

Le magazine japonais Big Comic Original proposa à Naoki Urasawa de réaliser une œuvre en hommage. Urasawa, passionné par Tezuka depuis l’enfance, réalisa en 2003, Pluto en reprenant l’histoire d’Astro : Le robot le plus fort du monde de 1964. Comme Tezuka, Urasawa aborde les questions de technologie et de paix/guerre : Ici le contexte est très proche de la guerre en Irak de 2003.


 
Alexander – Bush (Pluto, 2003)


Astro n’est plus lié à l’énergie nucléaire, mais à la puissance d’une intelligence artificielle. L’histoire est beaucoup plus complexe que celle de 1964.


Astro (Pluto, 2003)


Dans l’histoire de Tezuka, les robots secondaires avaient tous une apparence non humaine, ici certains ont une apparence humaine.





C’est ici le reflet de l’avancée technologique, car la même année des scientifiques Japonais présentèrent Actroid, un robot avec une apparence humaine.


 
Actroid (2003)


En 2003, une nouvelle série animée vit le jour, Astro Boy 2003, réalisée par Kazuya Konaka.
La série est tournée vers les questions de la cohabitation entre humains et robots avec des robots comme Atlas et le Chevalier Bleu qui contestent les humains.


 
Astro Boy 2003 (2003)


La série fut adaptée en jeux vidéo sur Game Boy Advance et PS2.





En 2003-2004, la mangaka Akira Himekawa réalisa un manga lié à la série animée.






En 2005, un film sorti : Astro Boy : Visitor of 100,000 Light Years, IGZA.


 
Astro Boy – Mighty Atom – Visitor of 100000 Light Years, IGZA (2005)


Akira Himekawa publia le manga Astro Boy – Le chevalier d’azur en 2009. On retrouve l’opposition entre Astro et le Chevalier Bleu.


 
Astro Boy – La légende du chevalier Azur (2009)


2009 – 2019 : Retour à l’enfance et jeux vidéo.

Depuis 2009, les projets autour d’Astro sont souvent tournés vers un public très jeune.

Si le film de David Boyers en 2009 garde des thèmes que l’on peut retrouver chez Tezuka (l’éthique, les conflits), l’esthétique et l’ambiance ciblent un public très jeune. Le film fut adapté en jeu vidéo.





En 2014, Masami Yuki et Tetsuro Kasahara lancèrent Atom the beginning. L’histoire se penche sur la jeunesse de Tenma et Ochanomizu qui fabriquent le robot A-106. Ce manga aborde les questions d’éthique et est tourné vers un plus large public. En 2016, le manga fut adapté en série animée.






En 2014, la série animée Little Astro Boy fut produit pour la marché du Nigeria. En 2015, Astro Boy Reboot a été annoncé, mais c’est toujours en projet.





La série Go Astro Boy Go de 2019 aborde des questions d’écologie.


 
Go Astro Boy Go (2019) (1)
 
 
Go Astro Boy Go (2019) (2)


Côté jeux vidéo, plusieurs projets ont été mis en place :

Sur téléphone portable, il y a plusieurs jeux : Astro Boy, Astro Boy Dash, Astro Boy siège attaque alien, Astro Boy Crunch, Astro Boy Edge of time.








En 2019, une bande dessinée, Astro boy année zéro, est annoncée pour l’automne 2019. Elle est scénarisée par Jean-David Morvan, et dessinée par Guillaume Martinez et Gérald Parel. Sur une image promotionnelle, on voit une silhouette qui ressemble à celle de Pluto.


Astro Boy année zéro (2019)


L’image d’Astro Boy est encore forte chez beaucoup de personnes, qui souvent ont grandi avec lui, et s’en inspirent sur différents secteurs.

En 2012, des manifestants Japonais pro-nucléaire utilisèrent l’image d’Astro sur une pancarte.


 
Manifestation pro-nucléaire (2012)


Le 4 août 2013, l’androïde japonais Kirobo décolla du Japon à bord d’une fusée nippone pour rejoindre la Station Spatiale Internationale. Il fut rejoint par Koichi Wakata. Mirata resta au sol. Le but de ce robot est de voir si sa présence peut être un soutien moral à un humain en mission spatiale. L’esthétique de ces robots est emprunté à Astro.


Kirobo et Mirata (2013)


Personnage secondaire, Astro Boy s’est vite révélé être le personnage principal de son propre manga. Après la Seconde Guerre mondiale, Astro Boy est devenu un symbole du renouveau par la science, la jeunesse et le pacifisme du Japon. Le personnage a été adapté à différents formats suivant son époque : série live, série animée, jeux vidéo, mais il a aussi été réactualisé avec Urasawa et un contexte des années 2000. Si les années 2010 ont vu Astro être un personnage pour un public très jeune, les années 2020 seront peut-être différentes, car Astro, l’enfant de la science, peut être un symbole qui s’adapte.

* laboratoires nucléaire de Chalk River en 1952 au Canada, Kychtym en 1957 en URSS, Windscale en 1957 en Angleterre

(Sources quelques part ici et ailleurs)