Un Blog dans lequel je laisse libre cours à mes idées pour parler de Multivers, de Pop Culture, de Mondes Imaginaires, de Jeux de Rôle, de Musiques et de Cultures Alternatives ou non, de Romans, BD, Comics, Mangas..., de Films et Animés, de Jeux Vidéo, de Figurines, d’Illustrations et d’autres trouvailles et Geekeries qui me passent par la tête, m’intéressent, m’inspirent. Un Blog où j’aime à mélanger, mixer tout cela dans un flot d'articles où je vous invite à venir vous perdre...
Dans les derniers jours de TSR, des esprits brillants se sont réunis et ont dit : "D'accord, nous possédons en grande partie le jeu de rôle fantastique et nous nous sommes essayés à l'ouest (Boot Hill) et au post-apocalyptique (Gamma World). Essayons les temps modernes : la science-fiction !"
Et ainsi,Alternityest né. S'accrochant au modèle habituel "Manuel du Joueur, Guide du Maître, Suppléments de règles et de contextes...", Alternity avait en fait un système qui n'était pas une re-pompe directe de la mécanique d'AD&D. Non, au lieu de cela, il a été modifié pour être légèrement moins déroutant en combat et légèrement moins déroutant en général. Alternity est un moteur de jeu pour jouer dans des univers de Science Fiction. On y trouve toutes les règles nécessaires pour jouer à toutes les époques, qui sont toutes représentées par un niveau technologique. Les règles permettent de jouer aussi bien dans un univers Cyberpunk que dans un univers de Space Opera. Dans un sens, il s'agissait d'un proto D20 tel que nous le connaissons aujourd'hui.
Malgré cela et avec le fait que le jeu de rôle traversait l'un de ses effondrements réguliers, Alternity a été tué avant qu'il ne puisse atteindre les proportions massives qu'il méritait. Parce que ce n'est vraiment pas un mauvais système. Défectueux ? Oui. Mais activement mauvais ? Sûrement pas ! Il a engendré deux paramètres uniques, Star * Drive et Dark * Matter et a également ressuscité le cadavre brouillon de Gamma World sous son nouveau système. Et vous savez ce qu'il y avait d'autre ? Regardez les couvertures des livres de base. Vous savez qui c'est ?Randy RK Post. Pour références, il a travaillé sur Planescape, Vampire, Magic the Gathering, pour White Wolf, WizKids, Palladium Books (Palladium Fantasy, Rifts...), Microsoft (Mythica, Xbox), LucasFilm, 20th Century Fox (Alien vs Predator), Sega (Dreamcast), Nintendo, Ballantine Books, Hasbro (télévision et animation), Marvel Entertainment, DC Comics, Dark Horse Comics... Il est génial et son travail illumine définitivement de nombreux livres que ce système possède.
Je me suis réécouté cette compilation récemment, ça faisait un bail et ça m'a replongé dans mes années 90.
A cette époque où j'habitais encore à Paris, j'avais rencontré une équipe de passionnés qui tenaient un site internet de chroniques de disques, anciennement un fanzine : Bokson. Je m'étais occupé pendant quelques temps des chroniques de disques de "Musiques Électroniques", j'aurais bien continué mais fraîchement papa, déménageant à Lille et boulot aidant, je n'avais plus tellement de temps à consacrer à cela. Bokson est depuis devenu Mowno.
Voici ma chronique de ce disque qui date de 2004 :
SPIRAL TRIBE – « NETWORK 23 » in disques by fabrice [Album] 05/05/2004 (Expressillon/Tripsichord)
Je dois avouer que je n’ai jamais été un fervent des « Free parties » (contrairement à ce que certaines de mes chroniques peuvent le laisser croire), surtout depuis la seconde moitié des années 90, où ce mouvement a pris une tournure plutôt glauque.
Non, point de vue Techno, je suis un pur produit des Raves à l’ancienne où chaque soirée, libre ou payante, en club ou au détour d’une clairière, sentait un doux parfum d’aventure et d’interdit. On se sentait des pionniers et nos héros s’appelaient Laurent Garnier, Pacman, Aquarium, Lisa’n’Eliaz, Francesco Farfa, Electric Indigo, puis plus tard Miloch, Stéphanovitch, Jeff Mills… Et le contingent des DJs du Sud où j’habitais alors, Jack, Kriss, Cédri’x, Lady B, Olive, Max le Salle Gosse...
A cet époque les Spiral Tribe apparurent en France, suivis d’un certain nombre de tribus qui émergèrent alors dans leur sillage (Nomads, OQP). Mais pour le public d’alors, point de différence entre les soirées, que ce soit une Free où une soirée plus « officielle ». La magie était la même. Mais il est vrai que les Spirals, ont joué un rôle essentiel, dans l’état d’esprit des fêtes d’abord, en emmenant un esprit libertaire encore plus fort, et dans la musique ensuite, leur style ayant depuis fait école, et porté ses influences loin du seul microcosme des Free.
Partie de la perfide Albion suite à divers problèmes avec la justice de nos chers voisins, et la « chasse aux sorcières » organisée par le gouvernement de l’époque, la tribu s’est éparpillée alors entre l’Europe du nord et le Sud, notamment l’Espagne et la France. Allant même parcourir les Etats-Unis pour certains, ils ont répandu alors ce son typique, souvent copié jamais égalé, qui est leur marque de fabrique. Une hardtechno acide et résolument psychédélique, entrecoupée de breakbeats, parfois presque hardcore et qui fait depuis plus de dix ans le bonheur des dancefloors undergrounds ou non. Une techno viscérale, bourrée d’effet hypnotiques, et dont l’épopée Network 23 est certainement un des plus beau témoignage de ce son, qui maintenant encore laisse des traces et pas seulement chez les jeunes générations « purs produits des teknivals ». Et cette compilation regroupe justement ces morceaux d’anthologie, sortis exclusivement sur vinyles à l’époque et dont, ironie du sort, certains se vendent maintenant à prix d’or.
Le premier CD mixé par Meltdown Mickey est très « groovy », les rythmes sont soutenus mais relativement fluides et portés par des basses enivrantes. Les tempos ne sont pas trop rapides et les boucles nous propulsent dans une danse de Saint Guy fort jouissive. On notera quelques passages où tous nos membres frémissent de bonheur, comme lors de l’épique « Black plastic » de The Prangsta parmi bien d’autres moments intenses.
Le second disque, mixé par Ixindamix est lui beaucoup plus directif. On ne peut pas dire hardcore, car la musique des Spiral n’en est pas vraiment, mais le tempo est beaucoup plus speed et l’ambiance plus barrée. Entre sonorités indus minimales, boucles spatiales, trips robotiques sautillant à souhait et montées Acidcores pleines de bravoures (Unit Moebius : « Out of the blue 1 », un bain de jouvence à lui tout seul), voici un pur concentré de pétage de plomb en règle, de bonds effrénés et de zygomatiques tendus à l’extrême avant une dislocation totale dans une mare de sensations jouissives. Dit comme ça vous allez rester perplexes mais après écoute, vous comprendrez mieux.
La troisième partie est signée par l’excellent Jeff alias DJ Tal, déjà auteur d’un mix épique il y a quelques années déjà (le bien nommé « Techno Tribe » chez Fairway). Le début est très fantomatique, nous donnant l’impression d’évoluer dans une maison hantée au cœur d’une fête foraine hallucinée. Puis vers le huitième morceau, le son se fait plus Rave nous faisant voyager entre un réacteur d’avion supersonique piloté par un robot tout droit sorti de « Star-Wars » et une ligne haute tension squattée par un Pacman ayant fait le plein de vitamine. Ça fuse dans tous les sens, et l’on perd tous nos repères pour se laisser entraîner dans une joyeuse farandole avec des lutins malicieux et des aliens hilarants. C’est très imagé, mais ça donne une petite idée de ce qui vous attend.
Une bonne rétrospective de ce que furent les Spiral Tribe dans ce qui fut une de leur plus belles aventures. Qu’il y en ai encore beaucoup… Dernière chose, un disque à plutôt écouter avant d’aller en teuf ou sur du gros son, car à la maison c’est un peu brut de décoffrage.
Tracklisting (bourré de White label) :
CD 1
1- Crystal Distorsion: « Beat frequency » (Spiral)2- Crystal Distorsion + Meltdown Mickey: « Blue spiral » (NTW)3- 69: « L.S. Dub 2 » (NTW)4- 69: « Stink 2 » (NTW)5- 69: « Innerspace » (white)6- 69DB: « R-Zac » (NTW)7- Crystal Distorsion: « Red spiral » (Spiral)8- The Prangsta: « Black plastic » (Spiral)9- Crystal Distorsion: « Please wake up » (NTW)10- Crystal Distorsion: « Power house » (NTW)11- Crystal Distorsion: « CD 02 2 » (CD 02)12- Meltdown Mickey + 69: « 2 The max » (SP 23)13- DJ Tal: « Drum trax » (NTW)14- L.S. Dub: « Take 4 red caps » (NTW)15- Meltdown Mickey + 69: « Ard-drive »
J'avaispubliéquelques affiches russes et hongroises pour Star Wars, en voici quelques autres de Hongrie et Pologne. Il n'y a pas à dire, les artistes de ces pays sont beaucoup plus inspirés que ceux qui réalisent nos affiches occidentales.
OK Boomer est un article très intéressant sur https://ptgptb.fr/, il me parle bien car je m'y retrouve un peu, avec un trou de presque deux décennies en plus dans la pratique du jeu de rôle mais je revis un peu ce qu'on a connu avec mes potes de l'époque dans les années 80 et début 90, et le fossé que je ressens avec un certain nombre de joueurs, au club par exemple, qui sont souvent plus jeunes et n'ont réellement commencé dans le Jdr qu'au début des années 2000 voire 2010. Alors certes j'ai un donc un gros trou dans la pratique mais il y a indéniablement une approche différente de concevoir le Jdr et cet article traduit bien je pense ces différences générationnelles. Quand au club, je vous rassure, j'y suis très bien (même si il n'est pas prêt de rouvrir pour le moment, COVID oblige)... Mais j'ai appris à ne jouer qu'avec les MJ et joueurs avec qui je me sent des atomes crochus et une approche de jeu compatible. Les autres je les zappe...
La boîte rouge par laquelle tout à plus ou moins commencé pour moi et mes potes de l'époque, entraînant l'achat de tous les suppléments ci-dessous avant d'aller commencer à tâter d'autres jeux...
Un autre article que je vous conseille de lire est l'expérience de Thomas Munier, un essai de jeu de rôle solo avec une IA (AI Dungeon, une IA de jeu de rôle textuel (vous écrivez du texte libre et elle réagit)) dans le contexte post-apocalyptique forestier de Millevaux. C'est assez intéressant, je viens d'aller faire quelques essais mais bon, j'ai rapidement été saoulé car c'est en Anglais et c'est loin d'être ma tasse de thé, mais je sais que certains d'entre vous ne seront pas gênés.
Des vacances que nous sommes allés passer chez mes parents, j'ai aussi ramené comme d'habitude (en plus de la tournée des shops Jdr, BD, Jeux Vidéos, peu fructueuse ce coup-ci je l'avoue) quelques disques. Parmi ceux-ci, ce maxi que j'ai retrouvé au milieu des bacs et qui était certainement l'un des disques que je jouais le plus au début des 90's durant mon éphémère carrière de DJ dans les raves party de l'époque. En pleine vague de Trance Allemande et les débuts de toutes les musiques "core", ce type de morceaux que j'affectionnais me valurent d'être taxé de DJ Expérimental par certains, c'était avant la déferlante de la Techno US de type Détroit et que beaucoup réalisent alors que la vrai Techno, celle des origines, celle de Détroit justement, c'était ça. Je pense que ce type de Techno semblait trop complexe aux oreilles de certains quand la norme du moment était beaucoup plus simpliste, Boom Boom Boom Boom, roulement de caisses claires... Ahhh !!! Une bonne époque malgré tout.
En ce moment je suis pris d'une fièvre compulsive d'achats, pas n'importe lesquels, je redécouvre avec joie de multiples BD, Comics et Jdr de mon enfance et de mon adolescence, beaucoup que j'avais oublié et que je redécouvre, certains à côté desquels j'étais passé mais tous ont un point commun, c'est une vision assez typique de la SF et de la Fantasy de ces années là, voire souvent des mélanges assez typiques de l'époque aussi, Sword & Sorcery Vs SF, classique. Il y avait aussi souvent un humour décalé ou une noirceur particulière et une certaine vision du futur à l'époque. C'est vraiment ce type de background qui m'inspire et c'est pour ça que j'ai décidé de me replonger dans toutes ces lectures. Bon il y a quelques trucs plus récents aussi mais qui m'inspirent bien également. Voici le tout en images car je n'ai pas le temps de revenir sur chacun de ces ouvrages mais à l'occasion je reparlerai de certains d'entre-eux.
Au déclin des années 80 et à l'aube des années 90, quand j'étais encore au Lycée, un phénomène nous a emporté mon petit groupe Rôliste et moi-même, et beaucoup d'autres personnes à Marseille et dans le Sud. Alors que nous étions tous assez férus de musique et que nous alternions nos weekends entre Jdr et concerts, clubs pour certains d'entre nous et évidemment pour des jeunes de l'époque, salles d'arcades et sessions ordinateur chez les uns et les autres, quelque chose s'insinuait lentement. Pour un certain nombre d'entre nous, en bon Rôlistes, c'était le Métal, pour d'autres, plus enfumés, le Reggae et pour quelques uns dont moi, un melting-pot d'Indy Rock, de Punk, de Post-Punk, de Batcave mais aussi de Synth-Pop, d'Indus, d'Electro Body Music et même du Hip-Hop. Et puis un jour toutes les tribus Marseillaises, Aixoises... Commencèrent à être emportées par une vague puissante : les Raves Party.
La première où je suis allé se déroulait dans un château de l'arrière pays Aixois et quelle surprise d'y voir tout Marseille, tout Aix et d'y retrouver même des amis de mes traditionnelles vacances d'été familiales dans les Alpes présent à cette soirée, venus de Montpellier, Nîmes, Nice, Toulon... La folie. Et l'ambiance, des gens déguisés en Lutins, des Fées, des Mr Loyal, des danseurs sur échasses, des Magiciens, des "Flash Gordon", des Robots, des Punks, des Gays Cuirs, des Travestis, et des tonnes de gens rigolos et interlopes qui dansaient dans un rituel tribal sur une musique d'une puissance qui nous était inconnue jusqu'alors et un son ENORME. En bref l'impression d'être dans un mélange de Cirque, de Cour des Miracle et de Carnaval le tout dans une ambiance un brin SF et futuriste.
Un mois plus tard, la quasi totalité du groupe avait revendu ses collections de Jdr, de Comics, de disques de Métal ou autre, ses figurines... Et tout le monde se retrouvait avec des platines vinyles et des tables de mixage à la maison. Bref un raz de marée.
Mais pour nous autres Rôlistes, on s'y retrouvait bien puisque les Flyers nous ventaient des Mondes de Lutins et de Hobbits sautillants, de Fées et de Mages, de Sorciers des platines et de Shamans, de forêts enchantées... D'ailleurs nombre de Rave se déroulaient dans des châteaux, des grottes ou d'autres lieux antiques dont le Sud ne manque pas. Bref pour nous c'était une suite logique de notre parcours dans l'imaginaire. Les DJs avaient des noms inspirés de la SF, de la Fantasy, des Mangas, des Jeux Vidéos ou d'autres trucs qui nous parlaient. Et n'oublions pas les effluves chimiques qui nous faisaient tous voyager...
En parcourant le web, je suis tombé sur des vieilles collections de Flyers de l'époque, ce qui m'a fait hérisser les poils de frissons nostalgiques car bon nombre de ces soirées, nous y avons été.
On remarque que dans ces montages graphiques amateurs, ces textes, ces références... La Techno et les Raves à l'époque, avant de devenir quelque chose de banalisé, étaient vraiment un truc de Geeks et de jeunes ayant grandi dans les années 80. Les références à la culture "Geek" y sont nombreuses et d'ailleurs, pour l'une des premières Raves Parisiennes, les organisateurs n'avaient il pas débauché le Grand Jean Giraud "Moebius" pour faire une animation vidéo sur écran géant. Je me rappelle le magazine Coda aussi, qui dans mes achats presses de l'époque avait remplacé Casus Belli. On y parlait certes de Techno et de Rave, mais aussi beaucoup de SF, de Romans d'Anticipation, de BD, de Mangas, de Jeux Vidéos, voire de Jeux de Rôle. Bref voici quelques photos de ces petits bouts de papiers qui le weekend pouvaient nous faire rouler jusqu'à Lyon, Bordeaux, Toulouse voire en Espagne en quête non pas d'un trésor mais d'un Graal festif.