Un Blog dans lequel je laisse libre cours à mes idées pour parler de Multivers, de Pop Culture, de Mondes Imaginaires, de Jeux de Rôle, de Musiques et de Cultures Alternatives ou non, de Romans, BD, Comics, Mangas..., de Films et Animés, de Jeux Vidéo, de Figurines, d’Illustrations et d’autres trouvailles et Geekeries qui me passent par la tête, m’intéressent, m’inspirent. Un Blog où j’aime à mélanger, mixer tout cela dans un flot d'articles où je vous invite à venir vous perdre...
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samedi 19 juin 2021
Quelques trouvailles pour bouquiner...
Quelques lectures pour attaquer l'été qui approche, je reviendrais en détail sur certaines à l'occasion... Le Postello, ce n'est pas une BD que j'aurais acheté de moi-même mais elle m'a été offerte suite à l'achat de plusieurs autres alors, j'aurais été bête de dire non...
lundi 3 juin 2019
Lecture - Rockyrama Hors-Série Akira
Il y a quelques jours j'ai acheté ce Mook (book + magazine) consacré à Akira, je ne peux que vous le recommander car il est non seulement très détaillé, superbement mis en page et nous apprend énormément de choses sur Akira et Katsuhiro Otomo.



Pitch : Nous sommes en 1982 lorsqu’Otomo redéfinit les bases du seinen manga avec Akira. Six ans plus tard, avant même d’avoir conclu son grand œuvre, il réalise lui-même son adaptation sur grand écran. Il livre alors l’un des films majeurs de la SF et de l’ère cyberpunk, source d’inspiration intarissable et terreau US d’images iconiques. Pour beaucoup, Akira sera le premier contact avec une animation japonaise adulte. Ce livre plonge au cœur de la machine Akira qui révolutionna l’animation et fascina le monde entier.

Si le succès des dessins animés japonais dans l’Hexagone a été un succès populaire dans les années 80, l’image qu’ils ont longtemps véhiculée auprès des médias et du grand public a souvent été désastreuse. « Récrée A2 » puis « le Club Dorothée » ont été les premiers à diffuser des animés nippons, connus sous le sobriquet de « japonaiseries ». A l’époque où Ségolène Royal menait une croisade contre ces séries qui « abrutissaient » notre jeunesse, le geek n’était pas chic et les VHS de Dragon Ball s’échangeaient sous le manteau. La sortie ciné d’ Akira en France a été un tournant dans le changement des mentalités. L’animation tant décriée pouvait-elle être une forme d’art ? Cela ne fait aucun doute qu’ Akira fut un élément nécessaire à l’apaisement des consciences et à cette haine vouée à la japanim’. Des magazines (les bons) étaient dithyrambiques sur l’œuvre d’Otomo et se faisant, devenaient les portes étendards d’une nouvelle ère.
A une époque où internet n’existait pas, les spectateurs ayant eu la chance de vivre cette expérience en salle à sa sortie, voulaient en savoir plus sur le film, s’ouvrant ainsi les portes d’un nouveau monde.
A une époque où internet n’existait pas, les spectateurs ayant eu la chance de vivre cette expérience en salle à sa sortie, voulaient en savoir plus sur le film, s’ouvrant ainsi les portes d’un nouveau monde.
Le succès critique d’Akira aussi bien au Japon qu’en occident vient d’abord de cette claque esthétique, mélangeant le classique de Shonen Jump et d’une touche très européenne. A plusieurs reprises, Otomo a affirmé l’influence majeure de Moebius dans son œuvre aussi bien que du cinéma occidental, de « Blade Runner » en passant par « Easy Rider » ou « Butch Cassidy et le Kid ». L’autre secret d’Akira, c’est d’aborder des thèmes graves, à travers l’histoire d’une amitié gâchée entre les deux héros, Tetsuo et Kaneda. Akira se définit clairement comme une œuvre post-apocalyptique où les bombes lâchées sur Nagasaki et Hiroshima, personnifiées ici par le personnage d’Akira, montrent que l’homme est voué à détruire tout ce qu’il touche. Mélangez ça avec du Philip K. Dick et du Arthur C. Clarke et vous obtiendrez une œuvre exceptionnelle.
Bien entendu, tout le mode sait maintenant que le long métrage est tiré du manga éponyme d’Otomo et que, même si le film est une réussite incontestable, il n’en reste pas moins tronqué. Vouloir faire rentrer une œuvre tellement dense en un métrage de seulement 2 heures était un pari impossible, si bien que le final dû être retravaillé pour répondre à des impératifs de productions. Pour poursuivre l’expérience cyberpunk d’Otomo, il était impératif de se tourner vers la version papier. Paru fin 82 dans « Young Magazine », quelques mois après la sortie de Blade Runner, Akira a d’abord été disponible en France sous le format kiosque. Le succès du film aidant, Glénat sortit rapidement une version cartonnée et colorisée en 14 volumes. Si aujourd’hui cette version peut paraitre bien pauvre au vu du manque de nuances proposées, il faut bien comprendre que ce travail sur la couleur était exceptionnel pour l’époque et a marquée une génération toute entière. S’en suivi la sortie de la version noire et blanc que nous connaissons tous, mais toujours avec un sens de lecture occidental.
La venue en France d’Otomo au 43ème festival d’Angoulême fut l’occasion de rendre hommage au maitre, mais aussi l’occasion rêvée pour proposer enfin une édition digne de ce nom à Akira. La nouvelle mouture propose une nouvelle traduction et un sens de lecture original qui lui faisait tant défaut. Mais plus important encore, Otomo, plutôt discret en confidences, a avoué lors d’une Master Class au Louvre, qu’il travaillait sur une série d’animation tirée de son manga. Un véritable pied de nez à Hollywood, toujours désireux d’adapter son œuvre en live.
L’œuvre d’Otomo est un récit d’anticipation n’ayant ni perdu de sa superbe, ni de son mordant. Chaque planche est magistrale, proposant une multitude de détails tout en offrant une dynamique que seul un storyboard pourrait retranscrire.
Akira fait partie de ces monuments de la culture pop qui se voient, se lisent et s’écoutent (la musique de l'œuvre mériterait à elle seule un dossier). Le film de 88 est indissociable du manga ; et on peut tout aussi bien commencer par l’un ou l’autre sans commettre d’impair. En revanche passer à côté relève indubitablement de la gageure. Ce Mook nous propose donc un voyage très instructif dans l'univers d'Akira et de son auteur Katsuhiro Otomo.
samedi 14 avril 2018
Lecture - Ghibli – Les artisans du rêve
Il y a quelques jours j'ai acheté ce Mook (book + magazine) consacré au Studio Ghibli. Quelques jours après la mort d' Isao Takahata, cofondateur du studio Ghibli avec Hayao Miyazaki et en plein arrêt de la chaîne Nolife, l'un des meilleurs médias à transmettre cette culture en France, cette lecture avait un goût particulier.




Le livre commence par un petit glossaire bien pratique pour les non-initiés puis les choses sérieuses commencent par la présentation d’Hayao Miyazaki en décrivant notamment ses débuts pour comprendre le parcourt du maître puis on passe à Isao Takahata puis … puis c’est tout ! Les autres réalisateurs sont cités par la suite au moment de la description de leurs films mais pas plus. C’est bien dommage car on aurait aimé en savoir plus sur Goro Miyazaki ou encore Hiromasa Yonebayashi qui sont finalement la relève potentielle même si Yonebayashi est parti pour le studio Ponoc.

On découvre ensuite un passage sur la construction de Ghibli, comment s’est formé le studio, pourquoi, dans quelle optique etc. Passage très intéressant qui permet de mieux comprendre les futurs projets du studio, on y découvre les œuvres pré-Ghibli comme les série-tv ou encore Nausicaa, par qui tout a commencé.
De Nausicaä à la Tortue Rouge.
On passe ensuite aux choses sérieuses avec la présentation de l’ensemble des films du studio Ghibli, (au moins une page par film, plus pour les titres majeurs), ici rien à redire, ça fait très plaisir de voir que toutes les œuvres sont présente et de découvrir quelques détails sur les plus méconnues. Les fiches sur les films sont entrecoupées par des passages pour nous resituer par rapport au contexte dans lequel les films sont réalisés comme l’état financier du studio, les départs et retours de Miyazaki, les aléas de la vie… Très très intéressant pour ceux qui veulent bien comprendre le déroulement de chaque projet mais qui risque d’ennuyer ceux qui préfèrent s’intéresser uniquement à l’œuvre et en savoir plus sur chacun des films, sur les personnages, les histoires car au final on découvre surtout comment et pourquoi le film a été créé et on a peu d’informations ou anecdotes sur le contenu réel du film.
Le mook étant très récent, la totalité des long-métrages Ghibli y est représentée, de Nausicaa à la Tortue Rouge.
De Nausicaä à la Tortue Rouge.
On passe ensuite aux choses sérieuses avec la présentation de l’ensemble des films du studio Ghibli, (au moins une page par film, plus pour les titres majeurs), ici rien à redire, ça fait très plaisir de voir que toutes les œuvres sont présente et de découvrir quelques détails sur les plus méconnues. Les fiches sur les films sont entrecoupées par des passages pour nous resituer par rapport au contexte dans lequel les films sont réalisés comme l’état financier du studio, les départs et retours de Miyazaki, les aléas de la vie… Très très intéressant pour ceux qui veulent bien comprendre le déroulement de chaque projet mais qui risque d’ennuyer ceux qui préfèrent s’intéresser uniquement à l’œuvre et en savoir plus sur chacun des films, sur les personnages, les histoires car au final on découvre surtout comment et pourquoi le film a été créé et on a peu d’informations ou anecdotes sur le contenu réel du film.
Le mook étant très récent, la totalité des long-métrages Ghibli y est représentée, de Nausicaa à la Tortue Rouge.

Viennent ensuite des passages pour aller encore plus loin comme des interviews d’anciens animateurs du studio pour toucher du doigt l’ambiance durant la réalisation des films, d’autres pages sur la place de la femme dans les films Ghibli, on retrouve l’aspect musical avec Joe Hisaishi ainsi que d’autre compositeurs, le musée Ghibli, l’exposition Ghibli et les donguris (boutique Ghibli).
Le livre se termine avec toute une série de fan-arts assez sympathiques…
En conclusion, un très beau livre, très intéressant pour mieux connaître le studio Ghibli et si vous êtes un fan du studio et que ce vous souhaitez en découvrir plus sur sa création et le déroulement de sa « vie » jusqu’à présent, je vous conseille fortement ce mook dont le prix est vraiment pas excessif (12,5 €) et qui vous fera passer un très bon moment !
Le livre se termine avec toute une série de fan-arts assez sympathiques…
En conclusion, un très beau livre, très intéressant pour mieux connaître le studio Ghibli et si vous êtes un fan du studio et que ce vous souhaitez en découvrir plus sur sa création et le déroulement de sa « vie » jusqu’à présent, je vous conseille fortement ce mook dont le prix est vraiment pas excessif (12,5 €) et qui vous fera passer un très bon moment !
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