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vendredi 4 mars 2022

Derrières les gangs de motards d'Akira, un pan de la contre-culture japonaise...

Je me suis revu Akira récemment, on regarde beaucoup Hokuto No Ken aussi, en ce moment, avec mon fils, divers films... Je suis assez fasciné par ce concept de gangs de motards à la japonaise, on sent qu'il n'y a pas que, ou forcement, Mad Max ou les bikers américains derrière ces concepts, du coup j'ai un peu creusé le sujet. Vers le début du film d'animation Akira, un gang de motards vole dans les rues avec des moteurs qui tournent, leurs feux arrière laissant des traînées de lumière dans leur sillage. Brandissant des tuyaux en acier et des cocktails Molotov, ils créent des ravages en brisant des vitres, en brûlant des véhicules et en provoquant des bagarres avec des gangs rivaux. Tout cela peut sembler être une extension du monde fictif qu'Akira construit, faisant partie intégrante du paysage infernal de la mégalopole dystopique de Neo-Tokyo. Mais en réalité, les gangs de motards ont vraiment parcouru les rues de Tokyo en masse au début des années 80 lorsque Katsuhiro Otomo a commencé à conceptualiser Akira, et ils étaient tout aussi intimidants que le manga et le film le décrivent. Regardons l'histoire de ces violents gangs de motards japonais et comment ils ont créé certaines des images les plus mémorables d' Akira.




Le terme bōsōzoku (暴走族) désigne au Japon les clans de motards et d'automobilistes juvéniles qui s'adonnaient à la conduite dangereuse en faisant un maximum de bruit, principalement dans les années 1970-1980. Cette contre-culture est associée à la modification de véhicules et à un code vestimentaire. Le terme composé de « bōsō », qui signifie « course folle » ou « conduite imprudente », et « zoku », qui signifie « clan ». Mais on peut aussi voir dans l'élément « bō », le mot « bōryokudan » qui signifie « bandit ».

Le terme pourrait aussi se traduire approximativement par « clan à la conduite folle ». Il donne une image assez nette des pratiques de ces gangs de motards japonais qui ont écumé les routes de l’archipel pendant près de 50 ans en faisant vrombir le moteur de leurs motos et en poussant des cris, en klaxonnant et en brandissant diverses armes, comme des battes de baseball et des bokken (sabre en bois d’entraînement) et en bloquant la circulation pour mettre un peu de chaos dans le paysage urbain. Dans les centres-villes des métropoles, ils se plaisaient à défiler, arborant fièrement les couleurs de leur clan respectif et effrayant les badauds, avec une organisation sans faille qui voyait les membres de la queue de la parade ralentir pour bloquer la police et la circulation. Un porte-drapeau (le hatamochi) agitait l’insigne du clan tandis que leurs camarades faisaient chauffer l’asphalte à l’avant, guidés par le leader.

Les premiers bōsōzoku ont été observés dès les années 1950. Fortement influencés par la culture américaine, et plus particulièrement le gang des Hells Angels, des gangs de motards commencent à se former. Ces gangs partagent le plus souvent un intérêt pour les modifications (souvent illégales) de leurs motos, par exemple en retirant la chicane de leur cartouche d'échappement, de manière à produire plus de bruit. Le mouvement atteint son apogée dans les années 1970 avant de décliner progressivement dès la fin des années 1980.

Ces groupes de jeunes hommes étaient obsédés par l'idée de rompre avec le conformisme qui prévalait (et prévaut encore aujourd'hui) dans la société japonaise, tout en maintenant une forte fierté nationaliste.

Le bōsōzoku est né des cendres des pilotes de kamikaze de la Seconde Guerre mondiale, des hommes qui ont été entraînés à combattre dans des avions et à mourir honorablement pour le bien de leur pays. Vers la fin de la guerre, un grand nombre d'hommes ont été formés avec cet état d'esprit, mais n'ont jamais été envoyés en mission. Après la reddition inconditionnelle du Japon en 1945, ces pilotes de kamikaze formés mais jamais testés ont eu du mal à se réadapter à la société d'après-guerre. Avec l'occupation du Japon par les forces américaines au cours de la seconde moitié des années 1940 et 1950, de nombreux éléments de la culture américaine de la moto se sont infiltrés dans la société japonaise. Les hommes qui finiront par former les bōsōzoku s'intéressaient déjà aux machines depuis leur formation à la guerre, il ne restait plus qu'à revendiquer un style.

Les premiers gangs ont beaucoup emprunté à l'esthétique rock'n'roll du denim et des coiffures pompadour graissées, mais au fil des décennies, les gangs bōsōzoku ont commencé à adopter un look et une attitude qui leur sont propres. Et tandis que la culture américaine de la moto a été son influence stylistique, les bōsōzoku ont toujours été imprégnés d'un fort sentiment de yamato-damashii, ou "l'esprit japonais". Cette traduction ne fait qu'effleurer la surface du contexte derrière la phrase. C'est quelque chose qui n'est pas facilement compris par les non-japonais, tenant un certain je ne sais quoi qui est pratiquement impossible à traduire. Au cours des années 1980, l' Agence nationale de la police du Japon estime que le nombre de membres des gangs bōsōzoku était de plus de 40 000 dans tout le pays. Ils étaient partout, non seulement dans les grandes villes, mais aussi dispersés à travers la campagne. Ils se sont également fréquemment heurtés à des citoyens normaux et à la police, provoquant des violations du bruit avec leurs motos fortement modifiées, endommageant des biens et recourant parfois à des émeutes à grande échelle. Les membres se sont fréquemment et violemment affrontés avec la police et les gangs rivaux. Pour beaucoup de jeunes hommes qui les ont rejoint, un rite de passage était d'être réduit en bouillie par des membres de gangs plus âgés.

Avec une telle atmosphère atteignant un point d'ébullition au début des années 80, il est facile de voir comment Katsuhiro Otomo, en créant sa vision de l'avenir dystopique de Tokyo, extrapolerait la prévalence du bōsōzoku. Dans Akira, ils dominent l'agenda de la police et participent aux émeutes anti-gouvernementales. Ils font de la rue leur terrain de jeu et rechignent à toute figure d'autorité qui se dresse sur leur chemin. Avec la façon dont les choses se passaient pendant la bulle économique japonaise d'après-guerre des années 1980, il serait facile d'envisager un tel avenir. Cependant, tout cela s'est effondré au début des années 90 avec l'éclatement de la bulle des actifs et la décennie perdue qui a suivi (dont les effets se répercutent encore sur l'économie japonaise). Les adhésions ont fortement chuté tout au long des années 90. Beaucoup ont attribué cela au fait que les modifications de motos coûtent cher. Couplé avec l'état de l'économie, beaucoup de jeunes adultes ne pouvaient tout simplement pas se permettre ce genre d'entretien.

Une autre raison du déclin du bōsōzoku est le pouvoir accru de l'Agence nationale de police. Auparavant, la police ne pouvait pas faire grand-chose contre la conduite imprudente et le non-respect des ordonnances sur le bruit par les motos modifiés. À moins que les bōsōzoku ne blessent quelqu'un ou ne détruisent des biens, les arrestations étaient presque impossibles à faire. En 2004, le gouvernement a révisé la loi sur la circulation routière, ce qui a conduit à davantage d'arrestations de membres du bōsōzoku. Pour de nombreux jeunes amateurs de sensations fortes, les risques n'en valaient plus la peine.

Aujourd'hui, les gangs de bōsōzoku existent toujours, mais le nombre de membres est tombé en dessous de 5000 dans tout le pays. Vous pouvez toujours entendre le motard rouler à travers la ville ou à travers la campagne la nuit, mais c'est à peu près tout. De temps en temps, un groupe tentera sa chance en créant une plus grande perturbation, mais ces cas sont rares et généralement traités rapidement par une présence policière désormais plus puissante. Pourtant, sans la montée du bōsōzoku tout au long de l'après-guerre, il est impossible d'imaginer que certaines des images les plus emblématiques d' Akira aient jamais été mises en page ou à l'écran. La prévalence de la culture dans la vie réelle a eu un impact énorme sur Katsuhiro Otomo, et ce style de vie perdure au sein de Neo-Tokyo. Le monde d' Akira ne serait plus jamais le même sans lui.


lundi 3 juin 2019

Lecture - Rockyrama Hors-Série Akira

Il y a quelques jours j'ai acheté ce Mook (book + magazine) consacré à Akira, je ne peux que vous le recommander car il est non seulement très détaillé, superbement mis en page et nous apprend énormément de choses sur Akira et Katsuhiro Otomo.




Pitch : Nous sommes en 1982 lorsqu’Otomo redéfinit les bases du seinen manga avec Akira. Six ans plus tard, avant même d’avoir conclu son grand œuvre, il réalise lui-même son adaptation sur grand écran. Il livre alors l’un des films majeurs de la SF et de l’ère cyberpunk, source d’inspiration intarissable et terreau US d’images iconiques. Pour beaucoup, Akira sera le premier contact avec une animation japonaise adulte. Ce livre plonge au cœur de la machine Akira qui révolutionna l’animation et fascina le monde entier.




Si le succès des dessins animés japonais dans l’Hexagone a été un succès populaire dans les années 80, l’image qu’ils ont longtemps véhiculée auprès des médias et du grand public a souvent été désastreuse. « Récrée A2 » puis « le Club Dorothée » ont été les premiers à diffuser des animés nippons, connus sous le sobriquet de « japonaiseries ». A l’époque où Ségolène Royal menait une croisade contre ces séries qui « abrutissaient » notre jeunesse, le geek n’était pas chic et les VHS de Dragon Ball s’échangeaient sous le manteau. La sortie ciné d’ Akira en France a été un tournant dans le changement des mentalités. L’animation tant décriée pouvait-elle être une forme d’art ? Cela ne fait aucun doute qu’ Akira fut un élément nécessaire à l’apaisement des consciences et à cette haine vouée à la japanim’. Des magazines (les bons) étaient dithyrambiques sur l’œuvre d’Otomo et se faisant, devenaient les portes étendards d’une nouvelle ère.

A une époque où internet n’existait pas, les spectateurs ayant eu la chance de vivre cette expérience en salle à sa sortie, voulaient en savoir plus sur le film, s’ouvrant ainsi les portes d’un nouveau monde.

Le succès critique d’Akira aussi bien au Japon qu’en occident vient d’abord de cette claque esthétique, mélangeant le classique de Shonen Jump et d’une touche très européenne. A plusieurs reprises, Otomo a affirmé l’influence majeure de Moebius dans son œuvre aussi bien que du cinéma occidental, de « Blade Runner » en passant par « Easy Rider » ou « Butch Cassidy et le Kid ». L’autre secret d’Akira, c’est d’aborder des thèmes graves, à travers l’histoire d’une amitié gâchée entre les deux héros, Tetsuo et Kaneda. Akira se définit clairement comme une œuvre post-apocalyptique où les bombes lâchées sur Nagasaki et Hiroshima, personnifiées ici par le personnage d’Akira, montrent que l’homme est voué à détruire tout ce qu’il touche. Mélangez ça avec du Philip K. Dick et du Arthur C. Clarke et vous obtiendrez une œuvre exceptionnelle.




Bien entendu, tout le mode sait maintenant que le long métrage est tiré du manga éponyme d’Otomo et que, même si le film est une réussite incontestable, il n’en reste pas moins tronqué. Vouloir faire rentrer une œuvre tellement dense en un métrage de seulement 2 heures était un pari impossible, si bien que le final dû être retravaillé pour répondre à des impératifs de productions. Pour poursuivre l’expérience cyberpunk d’Otomo, il était impératif de se tourner vers la version papier. Paru fin 82 dans « Young Magazine », quelques mois après la sortie de Blade Runner, Akira a d’abord été disponible en France sous le format kiosque. Le succès du film aidant, Glénat sortit rapidement une version cartonnée et colorisée en 14 volumes. Si aujourd’hui cette version peut paraitre bien pauvre au vu du manque de nuances proposées, il faut bien comprendre que ce travail sur la couleur était exceptionnel pour l’époque et a marquée une génération toute entière. S’en suivi la sortie de la version noire et blanc que nous connaissons tous, mais toujours avec un sens de lecture occidental.

La venue en France d’Otomo au 43ème festival d’Angoulême fut l’occasion de rendre hommage au maitre, mais aussi l’occasion rêvée pour proposer enfin une édition digne de ce nom à Akira. La nouvelle mouture propose une nouvelle traduction et un sens de lecture original qui lui faisait tant défaut. Mais plus important encore, Otomo, plutôt discret en confidences, a avoué lors d’une Master Class au Louvre, qu’il travaillait sur une série d’animation tirée de son manga. Un véritable pied de nez à Hollywood, toujours désireux d’adapter son œuvre en live.




L’œuvre d’Otomo est un récit d’anticipation n’ayant ni perdu de sa superbe, ni de son mordant. Chaque planche est magistrale, proposant une multitude de détails tout en offrant une dynamique que seul un storyboard pourrait retranscrire.

Akira fait partie de ces monuments de la culture pop qui se voient, se lisent et s’écoutent (la musique de l'œuvre mériterait à elle seule un dossier). Le film de 88 est indissociable du manga ; et on peut tout aussi bien commencer par l’un ou l’autre sans commettre d’impair. En revanche passer à côté relève indubitablement de la gageure. Ce Mook nous propose donc un voyage très instructif dans l'univers d'Akira et de son auteur Katsuhiro Otomo.

dimanche 27 novembre 2016

Akira vs Daft Punk

Artwork - Akira dans le style Kirby...

Imaginez Akira en cours de création par Jack Kirby et Stan Lee. Il a toutes les caractéristiques d'un Kirby de l'âge du bronze. L'anime et le manga japonais dans un style d'artistes plus américains/occidentaux. La pièce Akira/Kirby est du fantastiquement talentueux Marco D'Alfonso . Ajoutez un peu du Kamandi de Kirby et vous avez l'étoffe d'une campagne de style Gamma vraiment intéressante.


samedi 10 septembre 2016

Musiques d'ambiance

Une autre de mes passions est la musique et je collectionne des disques vinyles depuis presque 25 ans, passion que j'ai un peu mise de côté depuis que je suis revenu au jeu et à la collection de figurines et décors (on peut pas tout avoir).

J'ai accumulé quelques milliers de disques durant toutes ces années et c'est parfois dur de faire cohabiter ces deux collections dans la même pièce mais je ne me plaint pas car c'est déjà bien d'avoir un espace entièrement dédié à mes délires.

J'ai revendu une petite partie de ma collection de disques pour financer l'achat de quelques décors mais cela reste un infime partie de cette dernière et je ne les écoutais plus et ne les aurais pas réécouter je pense. Donc autant qu'ils fassent le bonheur de quelqu'un d'autre.

Dans tous ces disques il y a évidemment quelques pièces idéales pour sonoriser une partie de Jdr.

J'avais déjà présenté ce disque là dans un ancien post :


Teatro Satanico‎– Inno A Satana / Lucifer
Label : Old Europa Cafe






Idéal pour sonoriser une cérémonie satanique ou un culte sabbatique.

En voici trois autres que je viens de retrouver, parfait pour des séances plus Sci-Fi.


Technical Space Composer's Crew ‎– Canaxis 5
Label : Music Factory




Idéal pour une ambiance spatiale, futuriste un peu cheap ou manga (un des deux morceaux fait penser à toutes ces BO d'animés Cyberpunk comme celle d'Akira ou de Ghost in the Shell). Parfais pour du Cyber / Futuriste / Urbain entre autre mais aussi un exploration spatiale.






Tellemake ‎– Moorning EP
Label : Ångström Records





Un peu oppressant et sombre, idéal pour une exploration de vaisseau ou de complexe abandonné (Alien, Event Horizon...) ce genre d'ambiance stressante.




Louis And Bebe Barron ‎– Forbidden Planet
Label : Small Planet Records




Le soundtrack du film éponyme, idéal pour des bruits de salles de contrôle de vaisseaux spatiaux, de robots, de machines à explorer des planètes lointaines...




Planète interdite :

En 2257, le croiseur spatial C-57D avec à sa tête le commandant John Adams est en route vers la planète Altaïr IV pour secourir le Bellérophon, un vaisseau d'exploration dont l'équipage n'a plus donné signe de vie depuis dix-neuf ans. Au moment de l'approche, le professeur Edward Morbius, un ancien membre de cette expédition perdue, contacte soudainement le croiseur et déclare qu'il n'a besoin d'aucun secours, met en garde le commandant et prévient qu'il ne pourra pas garantir la sécurité de ses hommes. Néanmoins, Adams décide de se poser sur Altaïr IV.

Sur place, Adams, le lieutenant Jerry Farman et le lieutenant « Doc » Ostrow sont accueillis par Robby le robot, qui, avec un véhicule, les conduit à une villa où Morbius leur apprend qu'une mystérieuse et gigantesque force a jadis tué tous les passagers du Bellérophon et détruit le vaisseau. Il fut le seul survivant, lui et sa femme (décédée entre-temps de mort naturelle), ainsi que leur fille Altaïra. Il prévient les trois officiers qu'ils risquent leur vie en restant ici. Altaïra, qui n'a jamais connu que son père, se montre très intriguée par les officiers : Adams et Farman tombent sous le charme de la jeune fille, un triangle amoureux se met en place. Adams décide de contacter la Terre.

Durant la nuit, quelque chose s'introduit dans le vaiseau terrien et sabote du matériel de transmission. Au matin, Adams et Ostrow se rendent chez Morbius pour le questionner dans le cadre de l'enquête. Celui-ci leur parle de la civilisation très avancée des Krells qui existait sur cette planète et qui disparut mystérieusement il y a plus de 200 000 ans. Morbius leur montre un appareil krell capable de mesurer et d'améliorer les capacités intellectuelles, et leur raconte que la première fois qu'il l'utilisa, il faillit en mourir, mais constata que sa puissance de réflexion avait doublé : fort de cela, il a pu étudier les archives des Krells et construire Robby, la villa et d'autres appareils technologiquement très avancés. Il leur fait une démonstration : l'image en trois dimensions d'Altaïra se matérialise. Puis il conduit les deux hommes à visiter la centrale énergétique des Krells : passant par une porte blindée, le groupe se retrouve au milieu d'une immense installation de 60 km2 et de forme cubique, qui plonge directement dans le noyau de la planète. Cette gigantesque machine fonctionne encore et son réacteur possède une puissance équivalant à 9 200 bombes thermonucléaires. Adams réclame alors le droit aux Terriens de récupérer cette technologie mais Morbius refuse, prétextant qu'un tel transfert serait prématuré car personne n'est prêt à la recevoir et la comprendre.

En réponse au sabotage, Adams fait mettre en place un champ de force autour du vaisseau, qui s'avère inefficace puisque la chose invisible réussit de nouveau à pénétrer dans le vaisseau, tuant trois hommes dont l'ingénieur en chef Quinn, chargé des transmissions. Une nouvelle enquête est diligentée et une empreinte est découverte : le moulage révèle un pied monstrueux, celui d'une créature fantastique. Lors d'une nouvelle attaque, la créature se matérialise sous l'action des tirs au laser produits par l'équipage pour se défendre et prend la forme d'un monstre rugissant. Farman est tué. Dans la villa, Morbius, endormi d'un sommeil agité, se réveille soudain aux cris d'Altaïra qui vient de faire elle aussi un cauchemar. Au même moment, dans le camp des Terriens, le monstre disparaît.

Adams et Oslow se rendent de nouveau à la villa. Tandis qu'Adams questionne Morbius, Ostrow s'en va essayer l'appareil cérébral des Krells et tombe en syncope : avant de mourir, il révèle à Adams que l'énorme machine sous leurs pieds servait en fait aux Krells à matérialiser et projeter aux quatre coins de la planète toute chose imaginable, mais qu'ils avaient oublié un détail : « les monstres de l'Hyde ». Adams comprend alors que c'est l'inconscient de Morbius, connecté à la machine et au réacteur souterrain, qui est à l'origine de l'apparition du monstre et de la destruction du Bellérophon. Abasourdi, Morbius refuse d'entendre cette explication.

Altaïra avoue à Adams qu'elle l'aime, et ce, par bravade envers son père, mais au même moment, Robby détecte que quelque chose approche de la villa. C'est le monstre. Les volets de sécurité de la villa sont abaissés mais ils se mettent aussitôt à fondre sous l'action du souffle de la créature : Morbius ordonne à Robby de tirer dessus, mais le robot est programmé pour ne pas tuer d'humain, or le monstre est le produit de l'imaginaire de Morbius : il disjoncte.

Il faut s'enfuir dans le laboratoire, se réfugier derrière la grande porte blindée, qui elle aussi, se met à fondre. Morbius est alors obligé d'accepter la vérité : ce monstre c'est une partie de lui-même, c'est son moi diabolique. Seul, face à la créature qu'il exhorte, il finit par être mortellement blessé. Au moment de mourir, il demande à Adams de déclencher l'autodestruction de la planète en activant une réaction en chaîne au sein du super-réacteur souterrain. Morbius les met en garde : ils ont 24 heures pour s'éloigner à plus de 150 millions de km de la planète.

Le vaisseau repart, avec à son bord Altaïra et Robby. Ils assistent hors de portée à l'explosion de la planète. Adams réconforte Altaïra.





Bonne écoute !!!