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vendredi 3 décembre 2021

Petite anecdote du jour...

Une petite anecdote pour changer un peu des tirages du Giannirateur. Dédicace à Yann et son ancien Blog.

Palladium Books est l'une des plus anciennes sociétés de l'industrie des Jeux de Rôle encore sous le contrôle de son fondateur, Kevin Siembieda. À sa création, des jeux comme Donjons & Dragons et Champions régnaient en maître. Chaosium venait de sortir Basic Role-Playing, le premier système générique, et Games Workshop venait de fonder Citadel Miniatures.

En 1969 ou 1970, les nerds du collège Kevin Siembieda et Alex Marciniszyn ont imprimé un fanzine de "monstruosité polycopié" nommé Megaton. Plus tard, en 1973, ils feront revivre le nom Megaton sous Megaton Publications pour publier leurs fanzines de science-fiction et de bandes dessinées comme Nightspawn et A+ Plus. En 1979, Siembieda a été initié à Donjons & Dragons par son compatriote Julius Rosenstein et a rapidement commencé à travailler sur ses propres paramètres de règles. Déjà habitué à l'auto-édition, l'idée de créer son propre jeu lui semblait naturelle. Siembieda a également soumis des dessins à un certain nombre d'entreprises et a été publié dans un certain nombre de publications dédiées aux Jeux de Rôle pour différents types d'univers.








Armé de 3000 $, dont la moitié a été empruntée à la mère d'un ami, Siembieda a fondé Palladium Books avec sa première publication, Mechanoïd Invasion, qui traitait d'une colonie spatiale envahie par des extraterrestres robotiques, inspiré de la science-fiction récente comme Star Wars. Mechanoïd Invasion et ses deux suppléments (Journey et Homeworld ) sont assez profonds en ayant l'une des premières méta-intrigues dans un Jeux de Rôle, commençant par l'invasion initiale et se terminant par la défaite des mécanoïdes dans Homeworld. À ce stade, Palladium restait vraiment un petit éditeur et Siembieda a continué à se constituer un capital en produisant des livres de référence sur les armes, les armures et les châteaux, qui étaient intentionnellement indépendants du système (mais conçus fonctionnellement pour Donjons & Dragons et ses dérivés). Ces suppléments génériques étaient des petits succès se vendant à environ 100 000 exemplaires chacun, et poussant Palladium Books à devenir un éditeur beaucoup plus important.





Le travail acharné de Siembieda pour modifier le jeu Donjons & Dragons pour sa campagne-test "the Defilers of Baalzebul", maîtrisée par Siembieda au Détroit Gaming Center et regroupant plus de vingt joueurs chaque samedi soir, sera publié en 1983 sous le nom de The Palladium Role-Playing Game. Ce fut le premier jeu complet qui a vraiment établi Palladium en tant que société de Jeux de Rôle. Comparé à Mechanoïd Invasion, c'était un Donjons & Dragons plus conventionnel, bien qu'avec des races plus inhabituelles comme les wolfens par exemple, des classes de magie qui utilisaient différents systèmes de magie et l'un des premiers paramètres de jeu fantastique détaillé. Bien que le système Palladium soit maintenant souventt tourné en dérision pour sa mécanique, il est important de garder à l'esprit lors de sa sortie que le Jeu Palladium RPG n'avait pas encore développé une grande partie des éléments qui empoisonnerait plus tard le système maison de Palladium, et résiste donc mieux que l'on pourrait s'y attendre.


dimanche 19 avril 2020

Trouvaille - Fanzine : Nagual N°1

Décidément, parcourir internet permet toujours de faire des trouvailles intéressantes, comme ce Fanzine de 1996, Nagual, à lire ou télécharger ici. Ce premier numéro de qualité est un fourre-tout d'énormément de genres différents : du cinéma avec un entretien de David Fincher (!) et une critique de Seven, ainsi que les news (ciné: Goldeneye, Johnny Mnemonic. Vidéo: Cobra, Brainscan). De la littérature fantastique avec Zelazny et un aperçu des nouveautés de l'époque, un sujet sur le pulp Weird-Tales, un autre sur le retour des jeux de rôles et une présentation du jeu de cartes Magic, un dossier Loups-Garous et Vampires et enfin pas mal de BD (chroniques et dossier Carnivores), avec aussi plusieurs planches disséminées dans le zine et pour terminer ce florilège un dossier Druillet avec entretien. Bref un gros mélange autour du Fantastique, un grand Mix comme on l'aime (je l'aime) sur ce Blog.


mercredi 27 mars 2019

Lecture - Fanzines, la révolution du DIY

Un sympathique bouquin qui ravira ceux qui ont grandi avec ce support culturel bien avant l'avènement d'internet, en tous cas moi ça m'a rappelé de bons souvenirs, que ce soit pour les Jdr ou la musique, et j'ai toujours vu le Blog comme une sorte de suite à cela, du moins c'est comme ça que j'imagine le mien.




Rares sont les fanzines de la taille du livre de Teal Triggs, Fanzines, la révolution du Do It Yourself. Si elle a été traduite en français, cette grande étude porte essentiellement sur les publications américaines et anglaises. En amatrice de punk et en spécialiste de la culture queer, Triggs donne sans compter dans le no future et la riot girl.

Ce qui ne gâte pas la lecture de son livre. Le sujet est orienté, il suffit de le savoir. Car comment ne pas trouver passionnante cette histoire de l’auto-édition confidentielle (Triggs part des pamphlets de Thomas Paine et des poèmes de William Blake) et cette tentative de définition qui pourrait convenir à toutes les époques ? Alternatifs, résistants, intimes ou narcissiques, idolâtre, multiformes (les exemples donnés peuvent ressembler à un magazine professionnel, d’autres à un agenda de collégienne)…

Né de la tradition des placards politiques, le fanzine est une affaire d'activistes qui décident un jour de partager leur(s) passion(s), fût-ce un groupe musical, une équipe de foot ou la couture sur cuir de serpent, avec les moyens du bord en ce qui concerne fabrication et diffusion vers d'éventuels intéressés. Ces gens-là se trouvent aussi avoir très souvent une conscience politique, ou du moins une façon de voir les choses qui immanquablement transparaît dans le zine, en tout cas s'il est bien fait. C'est ce qui fait l'intérêt des publications perso: un ton, un style, une vision, du papier, des agrafes, de la colle et des ciseaux, et c'est parti !

Après cela, Triggs insiste : c’est la musique (plus que la science-fiction, la BD, le sport…) qui offrira à l’univers du fanzine ses plus belles créations. Elle passe en revue des titres qui le prouvent : Suburban Press, Sniffin Glue, Chainsaw, Sub Pop, etc. Elle regrette ensuite la dérive du fanzine vers les rives de la culture dominante (même si, bizarrement, le fait qu’un livre tel que le sien existe atteste que la « culture dominante » peut trouver un intérêt au fanzine). Enfin Triggs applaudit à la réaction qui s’ensuivit : un retour à l’intime avant l’arrivée des e-zines. Elle trouvera là peut-être matière à une autre étude : d’autres espaces de libertés, de protestations, de cultures parallèles ou de sous-cultures revendiquées.

Ce chouette livre ne se veut pas un guide de référence mais plutôt une histoire des fanzines racontée sur grand format et illustrée de telle façon que n'importe quel éditeur de zine bavera devant les couv' / typos / collages des centaines d’œuvres, à majorité anglo-étatsuniennes, présentées ici: Ungawa !, Bugs and drugs, Ripped & torn, Cobalt Hate, Answer Me !, Profane Existence… sont de vraies beautés de papier que l'on se voit déjà tripoter sans vergogne ou échanger avec leurs éditeurs, une autre habitude DIY enrichissante.

On trouve des chapitres très intéressants au sujet du langage graphique du punk, de la vague des riot grrrls, de la révolution électronique ou encore des "fanzines" numériques. Malgré le courage toujours louable de leurs concepteurs et une effort d'ouverture de l'auteur de ces lignes, on continue ici à grincer des dents quant à ces derniers, si on peut pas palper, on oublie, un zine se lit et se relit quarante fois à l'inverse d'un bouquin ou d'un magazine gavé de pub, pub qui fait aussi d'infects ravages sur les blogs et autres sites.

lundi 24 juillet 2017

Présences d’Esprits N°89

Présences d’Esprits Été 2017 N°89. Le zine des mondes de l’imaginaire, je ne vais pas forcement le lire ou l'acheter mais j'adore cette couverture, c'est vraiment le type d'illustration qui fait vibrer mon imagination pour le Multivers.




Pour les personnes intéressées, vous pouvez vous le procurer ici.

Au sommaire :
Couverture : Agill
Entretien : Estelle Faye
Entretien : Éditions Akileos
Conférence : La machine à remonter le temps
Article : Le mook Breeks
Burger et sushi : Docteur Strange
Nouvelle : Ce matin le soleil ne s’est pas levé de Bernard Amade
Et les rubriques habituelles : Des nouvelles de la Galaxie !, Lectures, BD, Visions, Illustrations…