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jeudi 14 avril 2022

Film - Les Rues de Feu ("Streets of Fire" (A Rock n Roll Fable))

Raven Shaddock est le chef d'un gang de motards appelé "The Bombers", qui dirige un quartier de Chicago connu sous le nom de "The Battery". Raven et les Bombers dirigent un bar appelé Torchy's où des groupes qui s'y produisent. Raven, avec les Bombers, se rend dans l'autre partie de Chicago appelée Richmond et ils finissent par kidnapper une chanteuse du nom d'Ellen Aim, qui donne un concert à l'auditorium sous les yeux effarés du public impuissant. Elle est emmenée au Torchy's et y est détenue. Si chacun retourne à ses occupations quotidiennes, il n’en va pas de même pour Reva Cody ulcérée, qui en appelle à son frère, Tom, l’ex petit ami d’Ellen. Aidé de la belle McCoy, ex militaire au chômage, et de Billy Fish amant et producteur de la chanteuse, une opération de sauvetage est lancée. Ils se rendent dans le quartier mal famé des motards, où les concerts hard se suivent. La captive de Raven, enfermée et ligotée, refuse de céder aux avances de son ravisseur et de chanter pour les motards. Le combat pour la reprendre va être très serré.




Si je peux choisir un film des années 80 qui me rappelle tout ce qui était cool à propos de cette décennie, c'est Les Rues de Feu ("Streets of Fire" (A Rock n Roll Fable)). Les acteurs sont cool (Diane Lane, Michael Pare, Rick Moranis, William Dafoe), la bande originale était cool et toute cette ambiance des années 50 qui rencontre l'ambiance des années 80 a été parfaitement réalisée. Le film a peut-être un petit peu vieilli, mais il n’en reste pas moins une très sympathique comédie urbaine avec des musiques entraînantes et des chorégraphies bien ficelées. La trame est une parodie de "West side story" et de "L'équipée sauvage" dans une forme de western moderne. J'ai fais découvrir ce film que je n'avais pas revu depuis quelques années à mon fils qui est friand de ces ambiances et de cette Pop Culture 80's, il a bien aimé.






jeudi 30 avril 2020

Lecture : Jesus Elvis Junkie Blues - De GG Allin à Lux Interior, Nick Cave & Stu Spasm

Une petite lecture sympa dans les tréfonds du rock, celui que j'aime, parce qu'ici on parle de tout (ce qui m'intéresse)...




Que l'on n'attende pas de ce Jesus Elvis Junkie Blues une aimable hagiographie collectant les faits à la manière d'un universitaire critique-rock. Ici c'est un récit sauvage, punk et romantique, innervé par une écriture brûlante, dont le fil conducteur d'électricité, l'affection vasculaire, serait GG Allin, ce diable d'homme, de sa naissance à sa mort. Merle Leonce Bone y raconte cette vie indocile, à sa façon. Le lecteur, en état second, doit s'attendre, au rythme des dérives, à emprunter des portes, basculer et voyager à travers des visions, des anecdotes au factuel chirurgical, des géographies inquiétantes, où l'on y croise tant des figures tutélaires, Nick Cave, Kid Congo Powers, Rowland S. Howard, Blixa Bargeld, Theo Hakola ou Lydia Lunch, à la même enseigne, épique, que des maudits, artisans orfèvres de ce radical underground. Que l'on n'espère pas de ce Jesus Elvis Junkie Blues qu'il se fasse tour-opérateur, guide touristique sur les sentiers balisés d'une Histoire officielle morte, pourrie sous le botox. Ici c'est un hommage vibrant à la part la plus sombre, musique du Diable sous Haute Dépendance Stooges, Birthday Party, Scientists, Gun Club & Cramps, d'un certain Rock'n'roll possédé, tapi dans l'ombre, celui des caves, des cryptes, des garages, des marécages et des backrooms. Fruit de trente années d'une passion indéfectible, obsessionnelle, à dénicher des tubercules, creepy, sleaze & swamp, rares, Merle Leonce Bone y conte, néo-dada expressionniste, les scènes musicales de ceux qui, de la fin des années 70 aux années 80 et 90, à Melbourne, Berlin, Adelaide, Sydney, San Diego, Philadelphie, Prague ou Boston, ont dévoué leur vie et leur âme à l'hybridation dangereuse du blues, du rock urbain, de l'art brut, de la shooteuse et du voodoo. Ce qu'est aussi ce Livre d'essence Monstre : un cri de guerre esthétique conspuant l'hygiénisme bigot, consumériste, ambiant.


jeudi 27 février 2020

Rockers de bataille - Ragnarock' n' Roll, une idée de dimension pour mon Multivers...

Je lisais sur un Blog US un article sur Grimjack qui m'a donné quelques idées pour alimenter mon Multivers et que je vais commencer à peaufiner dans ce Post. Dans le numéro 76 de Grimjack appelé Battle Rock, dans ce numéro, Grimjack qui est maintenant incarné sous le nom de James Edgar Twilley, le fils d'une riche famille de Cynosure, va remplir un serment de sang à la dimension Ragnarock' n' Roll. Dans ce cadre, des instruments de musique modernes sont utilisés à la place des armes et essentiellement des tambours au lieu des pistolets, des guitares et des voix au lieu des lasers, ici une bataille de groupes est un événement thermonucléaire.




Cela me donne l'envie d'imaginer cette dimension dans mon Multivers. Dans cette dimension, les lois de la physique sont excentriques, par exemple, un PJ va avoir besoin de faire un jet de performance ou de compétence avec un instrument pour faire une attaque. Les tambours vont endommager les armes à feu, les guitares vont avoir les mêmes dégâts qu'un pistolet laser moyen, les synthétiseurs vont faire des dommages similaires à un pistolet lourd, les voix peuvent faire des dommages similaires à un pistolet mitrailleur, etc... Ici, le Rock & Roll se trouve au centre du scénario et est le cœur spirituel de toute la dimension, il a une connotation sulfureuse pour les habitants des autres dimensions et beaucoup l'assimile aux forces du mal. Tout artiste qui tombe sous l'emprise des forces du mal a une partie de son âme prise par le cœur de la dimension. Pour le reste du Multivers, la personne sous l'emprise du Rock & Roll a donné son âme au Diable.

Les habitants de cette dimension sont mal perçus dans le Multivers mais en fait c'est une erreur de jugement faite par une société bien pensante et campée sur ses vieilles valeurs. Le Rock & Roll n'a rien de diabolique mais possède une grande force spirituelle nourrie par l'âme de ses adeptes. Le vrai danger vient des Philistins qui représentent les forces de l'instabilité, de la médiocrité et de l'entropie, ils ont bien compris le pouvoir véritable du Rock & Roll pour manipuler les masses. Ils prennent la forme de zombies, d'avocats, de responsables de dossiers et parfois d'autres morts. Ils sont dirigés dans l'ombre par des magnats des médias et des mages de méga corpos qui veulent mettre la main sur cette formidable source d'énergie spirituelle. Si ils mettent la main sur le cœur du Rock & Roll, tout est perdu.




Le temps s'écoule différemment dans la dimension Ragnarock' n' Roll, deux cents ans ou plus peuvent passer dans le Multivers alors que seulement 20 ans passent dans Ragnarock. Les habitants ont ainsi la chance de conserver un esprit jeune plus longtemps. Cela conduit de nombreux habitants du Multivers à vouloir se rendre dans la dimension Ragnarock' n' Roll pour combattre les forces philistines et former le prochain groupe de rockers de bataille.

La dimension Ragnarock' n' Roll se prête bien à l'OSR dans l'esprit, pour les règles, mettons nous dans la peau d'une star de Rock et on peut imaginer par exemple, que vous devez être un barde ou un chaman de 2ème niveau pour participer aux festivités, un jet de sagesse réussi est nécessaire pour faire fonctionner un instrument moderne et un jet de charisme est nécessaire au lieu d'un jet de combat normal, etc... Dans des jeux comme Mutant Future ou autres rétroclones similaires on peut trouver des instruments technologiques appropriés pour faire du rock de bataille.


lundi 3 juin 2019

THE BEVIS FROND - THE MISKATONIC VARIATIONS (Original 1st Version - 1988)



Miskatonic Variations de The Bevis Frond. A des lieues de ce que j’écoute habituellement, ce morceau est assez déroutant au premier abord mais passé quelques dizaines de secondes il m’a complètement envoûté.