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lundi 14 juin 2021

Inspiration - Trese : Entre deux mondes

Une série que je viens de découvrir ce weekend et que j'ai bien apprécié : "Trese : Entre deux mondes" est une série d'animation mélangeant fantastique/horreur et action et qui nous emmènera découvrir le folklore philippin à travers une histoire pleine de monstres issus de celui-ci. En effet la série a été inspirée d’une bande dessinée philippine appelée chez eux « Komik » qui a été imaginée en 2005 par Budjette Tan et Kajo Baldisimo.




Elle est réalisée par Jay Olivia à qui l’on doit déjà d’autres titres d’animation comme "Batman : Mauvais Sang", "The Dark Night Returns" ou encore "Justice League Dark".




L’intrigue prend place à Manille où, lorsque la police se retrouve face à un crime horrible qui relève du surnaturel, elle fait appel à la détective privée Alexandra Trese. Une jeune femme qui connait tout ce qu’il y a à savoir sur le monde surnaturel et qui parcourt la ville pour résoudre les crimes, tuer les monstres et sauver le monde tous les jours. De plus, c’est la seule personne qui est capable de combattre les créatures mythologiques et en même temps de mettre fin à la corruption ainsi qu’au trafic de drogue qui gangrène le pays depuis des années. Un jour, lors d’une enquête qui devait être une simple routine, elle découvre alors qu’un grand danger est sur le point d’arriver. Avec l’aide de deux créatures magiques appelées "Kambal" (jumeaux voire siamois en Philippin), la jeune femme devra donc trouver un moyen pour éviter que cette tragédie ne se produise pas et ainsi sauver le monde des humains.




Je ne sais pas si c'est parce que le réalisateur a travaillé sur des animés comme Justice League Dark, mais je n'ai pas pu m’empêcher de penser à une sorte de John Constantine local avec un petit quelque chose de Seis Manos (probablement le côté pègre + surnaturel ???). Une première saison courte mais intéressante qui a le mérite de nous plonger dans un folklore et un cadre géographique qui nous est moins familier que le Japon par exemple. Une bonne source d'idées aussi pour mon Multivers et ses mégalopoles où pègre et surnaturel cohabitent bien évidemment, mais là aussi ça change des sempiternelles horreurs occidentales habituelles. Sinon on y retrouve des histoires de corruption politique, de cannibalisme, de tribus démoniaques, de cultes étranges, de pauvres expulsés de leurs foyers avant d'être livrés à d'horribles créatures... bref un petit fond glauque comme je les apprécie. Une série qui complète bien la lecture de "Enfers et Fantômes d'Asie", un superbe ouvrage de 276 pages publié à l'occasion de l'exposition "Enfers et fantômes d'Asie" au Musée du quai Branly - Jacques Chirac du 10 avril 2018 au 15 juillet 2018. Fantômes vengeurs et affamés, spectres de la jungle et vampires sauteurs... Le monde asiatique de l'horreur est peuplé de créatures fantastiques. Les supplices et les revenants des enfers ont traditionnellement inspiré la peinture bouddhique, cependant, c'est à travers des récits populaires, adaptés au théâtre puis au cinéma, que les spectres d'Asie sont apparus. Souvent, ces esprits se manifestent pour réparer une injustice, accomplir un destin interrompu ou, tout simplement, raconter leur histoire. Enfers et fantômes d'Asie propose une anthologie de récits richement illustrée d'œuvres phares, des premiers siècles à la «pop culture», et montre qu'au-delà de l'horreur, les arts ont permis aux vivants de construire une relation avec les défunts.



vendredi 28 mai 2021

Idées de contexte... Suite...

Mon dernier Post m'a fait revoir ma carte, j'y ai rajouté quelques contextes supplémentaires.




J'ai évidemment pensé à Orrorsh pour l'Indonésie avec tout un bestiaire horrifique inspiré des légendes locales pour ne pas faire double emploi avec mon ambition suivante.




Pour cela, un bouquin comme "Enfers et fantômes d'Asie" va m'être très utile. Je rajoute à ça une ambiance coloniale Victorienne / Steampunk, de quoi contraster avec le reste de mon Asie plutôt Cyberpunk.




Pour mon autre ambition, je vise la Roumanie et toute cette région, Transylvanie oblige et évidemment ambiance vampirique.




Pour cela l'inspiration me vient avant tout de l'animé Castlevania, tiré du jeu et que je suis avec grand plaisir depuis le début. Je pense bien sur aussi à Ravenloft, aux Comtes Vampires de Warhammer ou encore Red ans Pleasant Land de Zak S.





Dans Red ans Pleasant Land, l’auteur décrit une dimension parallèle d’inspiration transylvanienne, Voyvodja, où s’affrontent plusieurs maisons nobles de vampires, leurs peuples hauts en couleur et leurs moeurs absurdes. J'imagine bien que tous ces différents contextes soient justement des dimensions de poches et que cette partie de la Terre soit le champ de bataille de toutes ces différentes dynasties vampiriques dans une guerre visant à la succession de Dracula.

Dans le Manuel des Plans, il y a un lieu qui m'inspire beaucoup, c'est la Gisombre.

La Gisombre est l'écho ténébreux du monde mortel, un lieu de ténèbres impénétrables aux paysages familiers et pourtant différents, qui offre des décors à couper le souffle et des visions à faire perdre l'esprit, un domaine crépusculaire qui est comme « l'envers » du monde et de ses habitants. La légende raconte qu'une obscurité surnaturelle grandit autour des vestiges de la matière brute qui servit à la création. Avec le temps, cette obscurité s'aggloméra pour prendre une forme similaire à celle du monde physique, mais plus sombre et lugubre, vibrant d'un pouvoir étrange et inattendu. Cette terre obscure engendra ses propres enfants et attira d'autres êtres des différentes régions du cosmos. Elle finit par être habitée par une population de créatures diverses, certaines bienveillantes, d'autres malveillantes. La Gisombre est plus qu'un simple reflet obscur et déformé. Ce plan est la destination des âmes libérées de leur corps, le domaine des défunts, l'ultime étape des âmes avant leur voyage vers l'inconnu. C'est pour cela que la Gisombre attire l'attention de tous ceux qui s'intéressent à la mort. C'est un plan parallèle aux dimensions et à la topographie identiques au monde des mortels.




La Féerie rappelle au voyageur le monde mortel, avec une exagération de la luxuriance végétale. La Gisombre est pareillement évocatrice du monde mortel, mais le reflet qu'elle en propose est bien différent. Les paysages, les êtres et les lieux familiers sont transformés, comme s'ils surgissaient de cauchemars à demi oubliés ou avaient été pervertis par la peur et le doute. Les dangers sont nombreux en Gisombre, et pourtant l'attrait de trésors perdus, de mystères étranges (notamment ceux de la mort) et de visions irréelles attirent les audacieux ou les insensés qui viennent éprouver leur courage en affrontant les forces des ténèbres qui gouvernent ce plan lugubre. En fait, pour beaucoup de visiteurs de Gisombre, ce plan a plus de points communs avec le monde physique qu'il n'a de différences, ce qui est à la fois réconfortant et troublant.

Je vois bien cette région de la Terre comme un mélange de Gisombre et Millevaux et servant donc de théâtre à cette guerre.

Enfin je visualise aussi, entre l'Afrique et le Moyen-Orient, coincé entre mon Maghreb envahi par Millevaux et mon Afrique "Wakandienne", l'Empire du Nil de Torg pour des aventures plus Pulp. Mais je reviendrais dessus à une autre occasion.



samedi 22 août 2020

Lecture - Dictionnaire des Yokai, Intégrale

J'avais déjà parlé du superbe "A l'intérieur des Yokai" de Shigeru Mizuki il y a quelques années. Ces dernières semaines, je me suis plongé dans "Le Dictionnaire des Yokai, version intégrale".




Ce dictionnaire propose pas moins de 500 yôkai (créatures surnaturelles au Japon, fantômes, monstres, créatures célestes, ogres...) sur plus de 500 pages. Le fruit d’années de notes et de recherches de la part de Shigeru Mizuki, véritable passionné de ces êtres imaginaires, profondément ancrés dans la culture populaire du Japon et de ses régions. Un amour qui se ressent particulièrement à travers les splendides illustrations qui accompagnent les textes, renseignés et amusants, qui présentent ces monstres. Chaque page se compose d’un dessin du yôkai et d’un texte explicatif sur l’origine de la légende ou sur l’histoire qui entoure le yôkai. Vous découvrirez Akanamé, qui lèche la crasse dans les salles de bains désertes, Dorotabô, qui surgit de la boue des rizières, Iso Onna, créature marine qui recouvre les pêcheurs endormis de ses longs cheveux ou encore Kuroté, yôkai taquin qui caresse les fesses de ceux qui vont aux toilettes... On retrouve bien sur des créatures plus connues de par chez nous comme le kirin, le tengu ou les kitsune.

«L’histoire des yôkai est tout à fait réelle, expliquait, en 2007, un Mizuki farceur à son éditeur français, Jean-Louis Gauthey (Cornélius), sous l’œil des caméras d’Envoyé spécial. Les légendes en parlent depuis longtemps au Japon. Les plus matérialistes ne peuvent pas le savoir, mais les yôkai existent. On peut sentir leur présence dans les zones d’ombre des maisons. De nos jours, l’électricité a tout gâché. Pour les sentir, il faut aller dans la montagne ou les forêts, ils fuient les ampoules et ne supportent que l’éclairage traditionnel des lanternes.»




Ce dictionnaire est indispensable pour déchiffrer les nombreuses références aux yôkai que ce soit dans les manga, dans la littérature, ou au cinéma. Un livre très intéressant pour peupler des campagnes qui ont pour cadre le Pays du Soleil Levant ou tout autre lieu y ressemblant (Rokugan ???)... Moi je suis un gros fan de culture Japonaise, même si je n'ai encore mené aucune aventure dans ces contrées là, le Japon imbibe mes influences imaginaires au même titre que les Comics US par exemple...

Et pour aller plus loin dans les monstres et légendes d'Asie et couvrir un spectre encore plus large (c'est le cas de le dire), je vous conseille aussi le catalogue d'exposition "Enfers et Fantômes d'Asie". Un superbe ouvrage de 276 pages publié à l'occasion de l'exposition "Enfers et fantômes d'Asie" au Musée du quai Branly - Jacques Chirac du 10 avril 2018 au 15 juillet 2018. Fantômes vengeurs et affamés, spectres de la jungle et vampires sauteurs... Le monde asiatique de l'horreur est peuplé de créatures fantastiques. Les supplices et les revenants des enfers ont traditionnellement inspiré la peinture bouddhique, cependant, c'est à travers des récits populaires, adaptés au théâtre puis au cinéma, que les spectres d'Asie sont apparus. Souvent, ces esprits se manifestent pour réparer une injustice, accomplir un destin interrompu ou, tout simplement, raconter leur histoire. Enfers et fantômes d'Asie propose une anthologie de récits richement illustrée d'œuvres phares, des premiers siècles à la «pop culture», et montre qu'au-delà de l'horreur, les arts ont permis aux vivants de construire une relation avec les défunts.