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mercredi 1 septembre 2021

Lecture - Retour vers les Futurs...

Dans les années 80 et sous l'influence de Mad Max et New York 1997, le cinéma d'anticipation et post-apocalyptique connaît un engouement tout à fait spectaculaire. De 2019 Après la chute de New-York aux Exterminateurs de l'An 3000, en passant par Apocalypse 2024 ou la série des Mad Max, le livre "Retour vers les Futurs", accompagné de son DVD et sorti chez Omaké Books, dévoile comment ces avenirs d'hier interrogent aujourd'hui encore notre présent...




Plus de 200 pages richement illustrées, à l’aide de posters rares et photographies d’époque, contenant une analyse sur un ton, à la fois léger et pointu, du genre post-apocalyptique en plein boom notamment pendant la période des années 80.

Une grande variété d’œuvres est abordée puisque le genre post-apocalyptique, baroque et compilatoire, emprunte à l’esthétisme punk, au western, au péplum, à l’heroic-fantasy mais aussi à l’eschatologie chrétienne afin d’éclairer des univers en panne, chaotiques et violents. Figurent donc dans le livre une poignée d’œuvres majeures post-apocalyptiques (Mad Max, New York 1997, Le Dernier combat...) mais aussi de nombreuses perles du cinéma « bis » adoubées par les amateurs du genre (2019 Après la chute de NewYork, Les Rats de Manhattan ou encore les Guerriers du Bronx…). Ces films exemplaires donneront naissance à une grande tendance du cinéma, la copie, pour ne pas employer le plagiat des grands succès commerciaux américains. Quelques terrains vagues et des décors urbains en ruines (friches industrielles, quartiers délabrés), des « costumes » dépareillés mais souvent en cuir, des motos et des armes suffisaient à créer un monde futuriste apparemment. À la fois datés et impérissables, ces films ont inspiré pléthore de copies qui ont fait les belles heures des regrettés vidéoclubs.





Le livre, dont la couverture rappelle les vieilles VHS d’époque usées, contient les interviews exclusives des réalisateurs Sergio Martino (2019 Après la chute de New York), David Worth (Le Chevalier du monde perdu), David Engelbach (America 3000) et Steve De Jarnatt (Appel d’urgence), des acteurs Fred Williamson (Les Nouveaux barbares) et Rae Dawn Chong (City Limits), ainsi que du scénariste Dardano Sacchetti (Les Guerriers du Bronx).




Nous avons donc ici, 200 pages richement illustrées contenant une analyse du genre post-apocalyptique en plein boom pendant la période des années 80, ainsi qu'un large focus sur de nombreuses pépites du genre, le tout accompagné du DVD du film Le Drive-In de l'Enfer, un long-métrage datant de 1986, en provenance d'Australie, et inédit en DVD en France.




Une bonne lecture pour ceux qui comme moi ont connu ces films dans les années 80 et les ruses déployées dans les vidéoclubs pour pouvoir mettre la main sur certains d'entre eux car nous étions trop jeunes à l'époque pour les visionner. Une découverte marrante pour ceux qui n'ont pas connu toute ces "œuvres" et une influence certaine pour développer mon background ludique.

vendredi 30 juillet 2021

Lecture - Kirbyshère...

Un bouquin que je lis en ce moment et que je vous recommande vraiment, Kirbysphère.




Jack Kirby est certainement l’un des artistes les plus influents du monde des comics, et même au-delà. Son legs est inquantifiable, une oeuvre riche qu’il n’est pas aisée de cerner dans sa globalité. C’est pourtant l’ambition fixée par ce livre, Kirbysphere : influences et connexions dans l’oeuvre de Jack Kirby.

Ce livre, écrit par l’auteur, journaliste, essayiste et conférencier Xavier Fournier, ancien rédacteur du magazine Comic Box, n’est pas une biographie du king of comics mais une tentative de mieux comprendre son oeuvre. Quelles ont été les influences de l’auteur, et comment il influence aujourd’hui notre culture. Ce n’est donc pas un livre sur la vie de Jack Kirby, mais bien sur l’univers de l’artiste, la Kirbysphere.

Xavier Fournier est un écrivain, journaliste et conférencier spécialisé dans l’univers des comics, il publie des articles sur ce sujet depuis 1993. Après des débuts dans USA Magazine, il a participé pendant 18 ans au magazine spécialisé Comic Box et a déjà publié quatre ouvrages à ce jour : Super-Héros : Une histoire française, Super-Héros Français : l’Anthologie (ma Femme me l'a offert pour mon anniversaire et j'y reviendrai probablement dans un futur Post), Super-Héros l’Envers du costume et Comics en guerre.

Kirbysphère est un livre de 400 pages consacré à l’œuvre de Jack Kirby. Ce dernier a influencé la bande dessinée, le cinéma et la pop culture bien au-delà du cercle (vaste !) de ses lecteurs. Dans cette étude, est abordé ce qui a nourri un auteur aussi à l'aise au scénario qu'au dessin, et de la manière dont il l'a répercuté dans ses créations. Quelle idée s’est transmise secrètement d’une décennie à l’autre, inscrivant les personnages dans un même fil narratif ? Quel épisode fait référence à Star Trek ou Star Wars ? Comment mieux comprendre qu’un élément mineur pensé en 1967 peut avoir une influence sur un film moderne de super-héros ? En d’autres termes, Kirbysphère raconte une partie de la « biosphère » de l’imagination de Jack Kirby, d’où ce titre composite.

À la base, ce projet est né d’un fonds de chroniques « Oldies but goodies » réalisées pendant de nombreuses années pour le site comicbox.com par Xavier Fournier qui “re-racontait” le contenu d’un épisode (parfois une histoire célèbre, parfois un récit mal connu mais crucial).

Référence, re-contextualisation, clin d’œil... La densité de la narration est telle dans l'oeuvre de Kirby que c'est un véritable travail de titan qu'a entreprit l'auteur pour démêler l'écheveau de décennies de création. Qui d'autre aujourd'hui aurait pu nous démontrer avec maestria que telle case fait allusion à un roman, que tel figurant du deuxième rang est un clin d’œil à un homme politique, telle invention une référence à une découverte scientifique ou que la posture d'un Avenger est une référence à une figure mythologique peinte par un grand maître du XVIIIe ?

Kirbysphère, ce sont donc 400 pages d'explications et d'analyse solidement étayées par des références et une riche iconographie qui vont remettre en perspective l'oeuvre de ce créateur plus que talentueux.

Le livre est en plus préfacé par Jean-Pierre Dionnet, journaliste et scénariste de bande-dessinées, co-fondateur de Métal Hurlant et admirateur sans limite de Jack Kirby, que dire de plus.

Ceci peut-être, je ne lis jamais "Jeu de Rôle Magazine", pas que ce n'est pas bien, tout simplement je ne lis que des vieux magazines de Jdr de mon époque, que je possède encore ou que j'achète d'occasion par lot, des vieux Casus-Belli, Graal, Chroniques d'Outre Monde, quelques Dragons... Des trucs qui me parlent plus et avec des maquettes qui me sont plus agréables. Mais là, ayant épuisé mes lectures destinées au voyage en train, je me suis rendu dans une boutique de presse en gare lors de mon retour de vacances. Je suis tombé nez à nez avec ce numéro de l'été de Jeu de Rôle Magazine sur Hexagon Universe et les super-héros en général. Curieux d'Hexagon Universe depuis un moment je me suis dit, tiens c'est l'occasion de découvrir ce jeu et ce magazine par la même occasion et là surprise, un article sur Kirbysphère.




Et je vous recopie ici la conclusion car c'est elle qui résume le mieux pourquoi ce livre s'avère fort intéressant pour les rôlistes, même si ils ne sont pas fan de comics :

Pour nous autres rôlistes :

Pourquoi Kirbysphère s'avère une lecture particulièrement intéressante dans notre cas, quand bien même nous ne serions pas amateurs de comics ?
Tout simplement parce que Xavier Fournier y met au jour les mécanismes de création d'un cerveau parmi les plus inventifs qui soient (au point que pas un seul film de super-héros récent n'en porte pas la trace). Dressant une cartographie de l'imaginaire de Jack Kirby, il nous amène à comprendre comment notre propre esprit fonctionne : la façon dont nous ordonnons nos idées, les recyclons, les combinons avec d'autres, etc... Nous voilà ainsi aptes à explorer notre propre imaginaire et à le comprendre afin de l'optimiser. De plus, nous sommes décomplexés à l'idée d'utiliser nos diverses influences dans nos œuvres : après tout, si le king of comics le faisait c'est bien qu'il s'agit là d'un processus naturel de création ! Après la lecture de Kirbysphère, nous nous trouvons donc mieux armés pour concevoir nos personnages, scénarios, campagnes, jeux de rôle, romans... Autant d’œuvres intangibles mais marquées par notre identité profonde.

N'oublions pas que comme le montre très bien Kirbyshère, Jack Kirby a eu une très longue carrière et a commencé dès les années 1930 dans les Pulp avec déjà à l'époque une passion pour la théorie des Anciens Astronautes qui lui inspira de nombreux éléments tout au long de ses histoires, il ne faut pas résumer le king of comics aux uniques super-héros même si il en a posé nombres de fondamentaux.


vendredi 30 octobre 2020

Illustration - Jean Bruller

En parcourant le Catalogue l'Amusement d'un Lillois N°60 de la Librairie Godon, l'illustration ci dessous a retenue mon attention, elle représenterai bien un conflit mondial qui s'éternise. Dans le cadre uchronique de notre nouvelle campagne, j'imagine que des magies et des sciences anciennes ont été redécouvertes au fil des siècles et que les grands conflits du 20ème siècle ne se sont pas totalement déroulés de la même façon que dans la réalité.




Elle est réalisée par Jean Bruller pour le conte d'anticipation Deux fragments d’une histoire universelle, 1992 de André Maurois publié chez Paul Hartmann en 1929, un texte dont le thème, la guerre et sa morale explicite, est un appel au pacifisme.

Dans le premier fragment d'une histoire universelle, pour désennuyer le peuple, pour l'unir contre un ennemi commun, il est décidé d'inventer des attaques de Lunaires contre les Terriens. Quelle n'est pas la stupéfaction des décideurs quand aux frappes d'un rayon puissant contre la Lune répond en représailles la destruction de la ville de Darmstadt par des ennemis lunaires qui étaient supposés imaginaires ! Je vous laisse consulter cette page qui parle de l'oeuvre sur un site entièrement consacré à Jean Bruller.

Si cette oeuvre réalisée en 1929 dans un contexte social d'entre deux guerres par un André Maurois traumatisé par les horreurs de la 1ère guerre mondiale n'a pas forcement vocation à être une oeuvre de fantasy, le contexte est toutefois fort intéressant pour imaginer une uchronie dans un univers imaginaire comme ceux de nos Jdr adorés. Lisez les notes sous l'image, "une batterie de Bacteriophores à longue portée en action"...

samedi 14 septembre 2019

Quelques brèves de la semaine écoulée...

Cette semaine j'ai fait quelques emplettes de BD et bouquins. En plus du livre de Jean-Pierre Dionnet que j'ai commencé à lire et qui est très intéressant et plein d'anecdotes (j'y reviendrai surement dans un prochain Post), des volumes 7 et 8 de l'intégrale des 90 ans de Jodorowsky (je ferai une photo quand j'aurai l'ensemble des 6 derniers volumes et du coup l'intégrale des 12 mais c'est vraiment très bien), j'ai aussi acheté le second volume des rééditions de Clark Ashton Smith en livre de poche chez Mnemos, Averoigne qui a inspiré le fameux modules X2 de Dungeons & Dragons "Castle Amber" (Le Château d'Amberville). Après lecture ce sera l'occasion de me replonger dans mon vieux module. Mais d'abord il faut que je termine Zothique que j'ai entamé et qui est vraiment très bien, je reviendrai aussi sur cette collection quand je les aurais lu sachant qu'il y a un troisième volume, "Hyperborée".




On notera la couverture qui est une Œuvre de Zdzisław Beksiński.


Un module mythique


J'ai également acheté Tremen de Bos Pim.

"Dans un monde gris, futuriste et apocalyptique, un étrange voyageur et sa monture errent dans des terres désolées. Obligés de se recharger en énergie, ils ne peuvent toutefois pas rester trop longtemps éloignés de la civilisation. Bien que d'autres créatures y vivent, la ville se montre pourtant tout autant inhospitalière, vide et morne. Mais partout où passe le voyageur, les choses se dérèglent, les machines perdent la tête et sèment le chaos. Il lui faut alors quitter la ville et explorer à nouveau les vastes étendues grises, seul.

C'est avec une parfaite maîtrise que ce récit surréaliste, post-apocalyptique et muet, au graphisme époustouflant dans la lignée d'Arzach de Moebius, nous transmet une profonde impression de solitude et de mélancolie à travers l'errance de son personnage."

Idem je dois le lire avant d'en parler mais ça m'a l'air prometteur, il n'y a pas de dialogues apparemment, tout en images mais superbes, en plus Druillet en fait l'éloge, alors...




Récit surréaliste, post-apocalyptique et totalement muet, préfacé par Philippe Druillet et postfacé par Marc Caro, vous imaginez un peu les raisons d’un tel parrainage !

On pensera à “Arzach”, au “Stalker” d’Andreï Tarkosvski... dans une œuvre qui demandera quelques clés pour livrer ses secrets. Marc Caro en livre plusieurs : “tremen en breton veut dire passage... regardez son super court-métrage d’animation Ghozer, anagramme de Herzog... ”.




Avec tous ces achats, je me suis fait offrir une figurine issue de la série de BD "Nains", vous savez il y a aussi "Elfes...". Personnellement, moi qui adore ce type d'univers, je sais pas pourquoi mais ça ne m'a jamais tenté. Je ne les lirais probablement jamais mais la figurine ma foi, elle est plutôt sympa et m'a donné envie de m'en servir une fois ressoclée comme une sorte de Nain Géant, chef d'une tribu de Nains.




Autre actualité, je vais probablement adhérer à une Association Lilloise de Jdr et pour tester ça je me suis inscrit à une session de Monster of the Week. Et là, j'ai commencé à avoir une idée pour notre prochaine aventure sur table. Dans leurs voyages à travers les portails dimensionnels, nos Aventuriers vont atterrir sur un Monde sans âge, sauvage et désolé. Là, un Nain Géant et sa tribu de Nains chassés de leur Grotte, une forêt Post Apocalyptique inspirée de Millevaux, un village de survivants terrorisés toutes les semaines par une Horreur différente issue d'une Grotte inspirée de la Cavernes de Pierrechandelle dans les Donjons de Golarion pour Pathfinder... Bref j'ai un truc qui se dessine dans mon esprit, à suivre...




mercredi 11 septembre 2019

Ça y est, je l'ai...

Il n'y a plus qu'à le lire et peut-être à l'occasion je vous ferai une petite chronique.




L'autobiographie de Jean-Pierre Dionnet, le rédacteur en chef de Métal hurlant, le comparse de Philippe Manoeuvre dans Les Enfants du rock, le scénariste de BD, le découvreur de talents...

En 1975, un magazine de bande dessinée fait une entrée remarquée dans les kiosques. Son nom ? Métal hurlant. Il est fondé par quatre mousquetaires nommés Jean-Pierre Dionnet, Philippe Druillet, Bernard Farkas et Jean Giraud/Moebius qui prennent le nom d'"Humanoïdes associés".
"Métal" révolutionne le paysage du neuvième art, inocule le virus de la science-fiction à toute une génération et invente la BD rock, avant de conquérir l'Amérique sous le titre de Heavy Metal.

Infatigable découvreur de talents, éditeur de BD et de romans sous le label Les Humanoïdes associés, doté d'une culture encyclopédique et d'une capacité à trouver deux idées (minimum) à la minute, Jean-Pierre Dionnet est le rédacteur en chef inspiré de Métal hurlant, tout en poursuivant une œuvre de scénariste pour Enki Bilal, Raymond Poïvet, Jean Solé, Jean-Claude Gal ou encore Beb Deum.

Mais sa carrière ne s'arrête pas là. À la télévision, il lance les émissions L'Impeccable et Sex Machine avec son complice d'alors Philippe Manoeuvre, dans le cadre des Enfants du rock sur Antenne 2. Sur Canal +, il rend hommage au cinéma populaire dans Cinéma de quartier et aux classiques du cinéma d'horreur dans Quartier interdit.
Puis il fonde une société de production, Des Films, qui contribue grandement à faire découvrir en France le cinéma asiatique.

Dans son autobiographie, Jean-Pierre Dionnet ne fait pas qu'évoquer ses souvenirs, accompagnés d'anecdotes savoureuses et de portraits sensibles de tous ceux qu'il a croisés, de René Goscinny à Moebius (son ami), de Serge Gainsbourg à Richard Widmark ou de Federico Fellini à... Michael Jackson. Il se livre aussi à un plaidoyer passionné en faveur de tous ces arts longtemps qualifiés de mineurs et qui occupent enfin une place centrale dans la culture d'aujourd'hui.

mercredi 17 juillet 2019

Lecture - Kirby and Me

Si l y a un dessinateur de comics dont je suis fan, c'est bien Jack Kirby. Alors oui c'est plutôt classique de dire cela, mais le bonhomme est à l'origine de tellement de concepts dans le monde du comics, son univers est si riche et foisonnant, ses dessins tellement énergiques, sans oublier tous les styles auxquels il a touché (mythologie, SF, post-apo...). Il est en partie à l'origine des panthéons cosmiques de Marvel et DC et finalement de tout ce qui en a découlé en matière de Multivers et moi, évidemment ça me parle. Le 4ème Monde qu'il a crée pour DC (New Gods, Darkseid, Mister Miracle...) ou encore le Kirbyverse sont des sources d'inspirations qui reviennent souvent quand on consulte les Blogs de Rôlistes US. Et moi c'est tout à fait le type d'ambiance que je veux donner à mon Univers de jeu, cet aspect comics.

Donc quand j'ai eu l'occasion de mettre la main sur ce magnifique Artbook, "Kirby and Me" édité par Komics Initiative, je n'ai pas hésité.




Du coup je viens de le recevoir et je ne suis pas déçu. Le livre est un grand format de 320 pages (25cm par 30 de hauteur environ), doté d’une couverture rigide. Le livre est bilingue français et anglais. Le contenu est suffisamment varié pour attirer le fan de belles illustrations comme de contenus documentés. De nombreux dessinateurs offrent leur vision de Jack Kirby, l’homme ou ses créations, les commentent et nous parlent d’une autre manière qu’avec leurs armes habituelles que sont les crayons. Il y a aussi des témoignages de scénaristes, des analyses de spécialistes du comics, de Jack Kirby etc. On trouve aussi dans les participants une tatoo artist ou un graffeur. Il y a de nombreuses planches de bandes dessinées réalisées pour l’occasion. Et il y a aussi, bien évidemment, du Jack Kirby.






Parmi les nombreux témoignages, pour les dessinateurs on trouve le brésilien Mike Deodato Jr, l’américain Bill Sienkiewicz, l’italien Valério Schitti au français Denis Bajram. Des scénaristes de bd, aussi, marqués par la narration du bonhomme, Jeff Lemire, Ann Nocenti, Luc Brunschwig… Des éditeurs, Diana Schultz, Whilce Portacio… Des critiques, journalistes, écrivains, comme Xavier Fournier, Jean-Pierre Dionnet, Alex Nikolavitch et la liste est longue...

La description du livre sur un site spécialisé dit : "Surnommé le Roi des Comics pour avoir su emmener la bande dessinée américaine dans une autre dimension, Jack Kirby a été le créateur ou co-créateur de nombreux héros à succès comme les Avengers, Captain America, les X-Men, Hulk, les Fantastic Four ou les New Gods. Son style, ses découpages et sa narration ont marqué l’histoire des comics et son influence se fait sentir aujourd’hui encore. Plusieurs dizaines d’années après la parution de ses titres les plus connus, les artistes, les auteurs et les fans de comics considèrent aujourd'hui encore Jack Kirby et son œuvre comme une référence absolue. En août 2017, Jack Kirby aurait eu 100 ans, l'occasion de célébrer le King of Comics en permettant à ces fans, professionnels et passionnés, de se retrouver et de montrer en quoi Jack Kirby les a marqués. Kirby&Me est un ouvrage de plus de 300 pages, réunissant plus de 150 professionnels, spécialistes et passionnés venus du monde entier. Des hommages variés prenant la forme d’illustrations originales, de comics inédits créés pour l’occasion, de témoignages, d’interviews ainsi que de nombreuses surprises, le tout dans un album à l’édition soignée, au format artbook, bilingue français - anglais."

Bref ce n'est pas un comics, mais un livre très intéressant où l'on nous parle de Jack Kirby, l'homme, le dessinateur, de son œuvre... Et certains de ces entretiens (je pense à celui de Jean-Pierre Dionnet qui est l'un des premiers que j'ai lu) nous poussent (moi en tous cas) à aller découvrir encore plus de chose en dehors du comics même pour élargir un peu plus mon imagination. Dernier détail, Et point très important, toutes les recettes sont reversées à une association caritative américaine nommée Hero initiative qui vient en aide depuis des années aux auteurs qui vivent de sales moments, aux Etats-Unis en particulier, la situation dans le monde du comics est plus que précaire. Je ne sais pas si les fonds sont toujours reversés depuis la parution de l'ouvrage en crowdfunding en 2017 je crois, mais je me le suis procuré auprès de l'un des partenaires officiels de l'opération alors je pense que de leur côté, ils assurent le boulot.


Bill Sienkiewicz

Josselin Billard

Hugo Canuto

Laurent Lefeuvre

Druillet Vs Kirby

Olivier Vatine

vendredi 28 juin 2019

Illustrations by Slovakian artist Peter Kľúčik for THE HOBBIT (1990)

Peter Klúcik est né en 1953 à Bratislava, en Slovaquie. Il a étudié au département de graphisme et d'illustration du livre à l'Académie des beaux-arts de Bratislava en 1974-1980. Il est engagé dans les arts graphiques, la peinture, le dessin et l'illustration de livres.


Une petite histoire derrière ces illustrations

Peter Klúcik, illustrateur de longue date, a été invité à illustrer The Hobbit de JRR Tolkien peu après la chute du communisme en 1989. Pour ce projet, il a créé une quarantaine d'illustrations riches en détails qui transmettaient très bien l'atmosphère mystérieuse du livre. Mais la maison d'édition qui les a commandés n'a pas réussi à s'adapter à l'économie de marché et a perdu le droit de publier le livre. Un second éditeur s'approcha de lui, mais seulement pour la couverture du livre. Puis une troisième maison d'édition est apparue après que la Tolkien-Mania eut été incitée par la sortie en 2001 du premier film de la trilogie Le Seigneur des Anneaux, mais les droits d'auteur lui ont été refusés.

Après tout cela, Klúcik a pris une décision : il est passé de l'illustration à la peinture et depuis lors, il crée un monde fantastique d'animaux mystérieux à l'aide d'huile sur toile. Il trouve son inspiration dans les vrais animaux qu'il voit dans les livres et les documentaires télévisés, tels que les tigres, les zèbres et les rhinocéros. Il applique à ces images son imagination débridée, tordant leurs corps et jouant avec leur fourrure et leurs couleurs jusqu'à ce qu'elles se transforment en créatures nouvelles et inconnues vivant dans un environnement fantastique.

Avant de renoncer à l'illustration, Klúcik a créé des images pour environ 40 livres, notamment Pippi Longstocking d'Astrid Lindgren et Robinson Crusoé de Daniel Defoe. Mais le livre qui lui a permis d’élargir le plus son imagination et l’a amené au chemin qu’il a tracé est le dernier qu’il ait illustré: The Hobbit de Tolkien. Des écureuils poilus malfaisants mais drôles aux queues frisées sur les dragons volants, c’était une transition facile vers son monde rêvé, habité uniquement par des animaux.