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dimanche 2 août 2020

Barbarians of the Ruined Earth

Barbarians of the Ruined Earth est un setting Post-Apocalyptique publié par Mike Evans. Il est disponible sur DriveThruRPG.




Traduction du Pitch en gros "Il y a plus de deux mille ans, le monde a été déchiré quand une planète extraterrestre s'est écrasée sur notre lune, la brisant complètement. La destruction a plu du ciel, annihilant presque toute vie sur Terre. L'humanité a persévéré, mais la Terre a été à jamais changée par la matière extraterrestre. Du matériel génétique s'est mélangé avec le nôtre et un nouveau monde bizarre renaît des cendres de l'ancien, un monde de dépravation, de science stupéfiante et de sorcellerie infâme !

Non content d'une vie de labeur, vous avez abandonné les chaînes de l'oppression pour parcourir la Terre en ruine avec vos courageux compagnons. Brave et audacieux, vous opposez votre ruse, votre épée et vos talents aux forces des ténèbres et de la tyrannie !

Ce sont les Barbares de la Terre en Ruine !"

Barbarians of the Ruined Earth est un étrange décor fantastique post-apocalyptique inspiré de Thundarr the Barbarian (l'histoire est assez proche). Ajoutez une dose de Mad Max : Fury Road et un petit peu de The Pirates of Dark Water et vous vous procurez un bon mix des dessins animés du samedi matin qui ont alimenté l'imagination des rôlistes américains quand ils étaient jeunes, dans les années 80 / 90 avec une dose de Heavy Metal !

Les joueurs jouent le rôle de héros (ou peut-être de brigands ou de profiteurs fougueux), errant sur la Terre en ruine en battant des sorciers maléfiques, des mutants, des pillards, parcourant les restes de l'ancien monde à la recherche de super-science !

Le setting est réalisé pour être utilisé avec le Black Hack system.

Si je parle de Barbarians of the Ruined Earth, c'est pas parce que je vais l'acheter, je suis une quiche en anglais, malheureusement, mais c'est parce que l'illustration me fait rêver, je sais qu'en France, les rôlistes, pour beaucoup, ne sont pas trop friands de ce type de background, de système OSR, d'imagerie... Mais moi c'est vraiment ma came, quand je regarde cette couverture, je vois une possible représentation (parmi d'autres) de mon Multivers. J'y vois ce mélange que j'adore de SF, de Sword & Sorcery et de Post-Apo, avec un côté Comics, jouets et jeux vidéos rétro...

vendredi 10 avril 2020

Règles maisons, mes bases...

Je crois que je tiens enfin le bon bout pour mes règles maisons, avec ce quatuor là. Bon je vous en parlerai plus en détail le moment venu.




Into the Odd et The Black Hack, c'est pour la base de mes règles.

MEGA c'est pour le contexte du jeu, même si j'imagine le mien différemment, il y a de la matière à piocher, en background comme en règle (le Transfert notamment m'inspire).

Dans Mantra Oniropunk, ce qui m'intéresse, en plus du concept du Multivers et du Sous-Monde, ce sont les points suivants que je veux adapter pour les inclure à mon concept de jeu, tout en restant dans l'optique que je recherche, la simplicité d'un OSR le plus léger possible :
  • De quoi relier vos mondes et vos jeux préférés grâce aux Réminiscences (visions d'autres mondes) et aux Déjà-vus (exploits réalisés dans n'importe quelle autre JdR, jeu vidéo, ou vie réelle) !
  • Partant d'un JdR classique (des secrets, du background, des PNJs, une cosmologie, un meneur classique) Mantra fait dériver la partie vers une déstructuration de la réalité. Pas de dés, un meneur qui tourne par moments, les joueurs se jouent eux-mêmes, des flash-backs, un MJ-personnage, une pioche de cut-up, etc.
  • Des règles sans dé, qui utilisent des techniques artistiques (le cut-up), des mots-clés non chiffrés et des billes. Pour réussir une action, il faut convaincre le meneur de jeu que l'on dispose d'un mot-clé correspondant à l'action entreprise. Si aucun mot-clé n'est valable, le joueur pioche deux fragments dans le cut-up et interprète comme il peut les morceaux de phrases trouvées.
  • Deux jauges communes : des billes blanches qui mesurent l’énergie spirituelle et la quantité de drogue que possède le groupe avant l’arrivée de la prochaine Réminiscence, et des billes noires qui mesurent le poids du Karma : trop de Karma et les héros sont recyclés dans le pétrol’magie. Au contraire alléger le Karma à 0 permet aux personnages de devenir des dieux... Le Karma diminue ou augmente à cause des Réminiscences.

mardi 7 avril 2020

Le système qu'il me faut... Simple, efficace, ludique...

Samedi dernier, avec d'autres membres du club, et en cette période de confinement, nous avons fait une partie de Lamentations of the Flame Princess sur Roll20. Je profite pour vous mettre ce lien si vous voulez télécharger quelques ressources du jeu, en Anglais par contre.

Partie à l'ancienne sur un scénario du MJ qui nous a proposé un bon Dungeon Crawl, ce qui nous a tous évoqué (eh oui, cette session réunissait surtout les vieux grognards du club, ceux qui ont connu le Jdr dans les années 80) les vieux modules D&D de notre jeunesse. Portes, monstres et trésors...

Mais le constat a été le suivant, on a joué de 14h00 à presque 21h00 non stop, on a rigolé et j'ai retrouvé un fun autour de la table que je n'avais pas encore perçu dans les nombreuses parties effectuées au club depuis mon inscription. Attention, elles ont toutes été très intéressantes, mais là, malgré les écrans (de PC) qui nous séparaient, je retrouvais ce plaisir du Jdr comme je l'aime.

Dans la foulée j'ai lu un article sur le Blog de Yann, qui traitait d'Into the Odd.




Into the Odd, c'est un mélange entre la fantasy de D&D, un cadre très XIXè siècle vaguement steampunk et l'Horreur Lovecraftienne. Un univers conçu pour retrouver des sensations propres à "D&D, L'Appel de Cthulhu et Warhammer"! Comme Chris McDowall, l'auteur, le mentionne d'ailleurs. Les personnages sont définis par 3 caractéristiques (Force, Dextérité et Volonté) variant de 1 à 20 (tirées sur 3D6), ainsi que des points de vie déterminés par 1D6. Croisez votre plus haute caractéristique avec vos PV pour découvrir votre équipement de départ.

Pour réaliser une action, il faut déterminer la caractéristique qui est impliquée et lancer 1D20 pour effectuer un jet de sauvegarde contre cette caractéristique. Si le résultat est inférieur ou égal, c'est réussi. Pour les combats, l'attaque est par défaut (sauf circonstances particulières) considérée comme réussie et les dégâts sont directement enlevés, toutefois les armures sont prises en comptes, ce qui peut annuler les dommages. Ceux-ci sont soustraits d'abord des points de vie, puis de la Force : si elle arrive à zéro, le personnage meurt, sinon il doit réussir un jet de sauvegarde en Force ou écoper d'une blessure critique qui entraînera sa mort s'il n'est pas soigné.

En bref le jeu est très simple et j'ai vu sur certains Blogs que des joueurs l'utilisaient aussi pour faire de l'escarmouche avec figurines.

Du coup, moi qui ne suis pas fan des systèmes avec une trop grande complexité, des compétences à gogo qui montent à des niveaux stratosphériques et un côté "je tune mon perso", mais qui au contraire me sent plus dans l'esprit des vieux donjonneux qui poussent de la figurine comme à la grande époque, moi qui, même si j'essaye d'autres systèmes, essaye de lire d'autres livres de règles... ai toujours pensé qu'il y avait déjà tout dans Donj', au moins l'essentiel, et que les jeux modernes ont perdus de vue le but premier du Jdr, s'amuser simplement. En fait je suis, je m'en rend compte, un joueur OSR.

OSR je vous dis, déjà l'approche première de l'OSR c'est la vision qu'un Jdr est une boîte à outils pour créer du jeu (pas des histoires notez-le bien, pour ça je fais appel à mon imagination, bien plus fertile que les produits du marché). Il faut donc que ces outils soient simples.

Et bien là, avec Into the Odd, je pense enfin avoir trouvé le système qui me convient, avec en plus un petit parfum de madeleine de Proust qui me sied tout à fait. Fini de me prendre la tête avec des feuilles de PJ adaptées de MEGA, des foultitudes de compétences que nous n'utiliserons jamais... Je suis en train de tout réécrire, j'ai commencé par refaire les fiches des PJ de notre campagne, qui étaient basées sur la boîte rouge de D&D, et quoi de plus simple puisque je les réduis encore en restant en terrain connu. J'ai même envisagé de recommencer une nouvelle campagne avec de nouveaux PJ, j'ai soumis la question aux joueurs qui ne sont pas contre. Pour l'univers, on garde le Multivers mais on va développer certains aspects précis, je veux quelque chose de plus Sword & Sorcery avec un peu de technologie, ou Post-Apo très lointain avec des barbares, de la magie et de la superscience... Du moins pour la plupart des planètes visitées dans le Multivers, avec de temps en temps un truc plus Space Opéra, contemporain ou autre qui viendra mettre un peu de variété dans un monde résolument fait de ruines, de sauvages et de magie. La Frontière dont je parlais récemment, Space Adventure Cobra ou Le Monde de Rouille par exemple, sont très bien pour ça.

J'ai aussi décidé d'alterner des parties sur table avec décors et figurines et des parties sur Roll20, quand il faudra explorer un Donjon par exemple, que je ne peux pas réaliser sur table.

Pour terminer, je vais donc baser mes règles sur Into the Odd mais en gardant quelques trucs qui me bottent bien dans MEGA comme le concept de base de l'univers du jeu et la notion de transfert. J'envisage cette dernière comme un Artefact (ou un Arcana dans Into the Odd) que nos PJ vont "peut-être" trouver lors de notre prochaine aventure et qui permettra de se transférer dans le corps d'un être vivant à distance (avec jet adéquat) en cas par exemple de mort imminente. Si il réussi, le transfert permet de sauvegarder l'esprit du mort dans un autre corps, le temps que les autres PJ trouvent une solution, technologique ou magique par exemple, pour redonner vie au corps du défunt (en prenant soin aussi de le conserver dans un lieu adéquat). Si le corps est perdu, le PJ restera dans son nouvel hôte. Bref c'est un moyen de rendre potentiellement immortel un PJ si on le souhaite et c'est marrant d'imaginer par exemple, un Nain passer dans le corps d'un Géant (voire pire, d'un Elfe). Je vous l'ai dit, les Comics m'inspirent beaucoup aussi et les Supers Héros ne meurent jamais vraiment.




Evidemment, pour tout ce qui concerne les équipements divers et variés ou d'autres points de ce type, sachant que les listes fournies dans Into the Odd sont loin de couvrir tout ce que j'imagine dans mon Multivers, je vais continuer de faire comme je faisais au début finalement, adapter différentes ressources qui m'inspirent dans d'autres jeux à ces règles là, en faisant preuve de bon sens, c'est un exercice finalement très simple.

Une dernière chose, je compte piquer aussi quelques idées dans le Black Hack (à télécharger ici) que je suis en train d'étudier (j'aime bien le concept des jets d'usage pour quantifier les ressources) et qui fournit quelques trucs qui peuvent manquer à Into the Odd pour parfaire les règles.




A suivre et à tester dans les prochains jours avec mon Fils, dès que j'aurai fini de préparer mes fiches, mais ça, c'est une autre histoire...