Ce matin j'ai trouvé dans une librairie de déstockage quelques bouquins sympas pour moins de 10 Euros l'unité, un livre sur 100 disques cultes du Punk (j'ai toujours aimé le Punk...) écrit par Christian Eudeline (le frère de Patrick), un livre sur l'Art Geek assez intéressant au premier abord, et un bouquin sur les Gardiens de la Galaxie (perso j'aime bien...). J'ai aussi trouvé chez un autre libraire le dernier Gou Tanabe dans sa série des œuvres de Lovecraft en mangas.
Un Blog dans lequel je laisse libre cours à mes idées pour parler de Multivers, de Pop Culture, de Mondes Imaginaires, de Jeux de Rôle, de Musiques et de Cultures Alternatives ou non, de Romans, BD, Comics, Mangas..., de Films et Animés, de Jeux Vidéo, de Figurines, d’Illustrations et d’autres trouvailles et Geekeries qui me passent par la tête, m’intéressent, m’inspirent. Un Blog où j’aime à mélanger, mixer tout cela dans un flot d'articles où je vous invite à venir vous perdre...
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samedi 3 avril 2021
jeudi 27 août 2020
Quelques brèves idées autour de Terra X, The Rain, Superman et Lovecraft...
On s'est regardé la dernière saison de "The Rain" sur Netflix, la série n'est pas la plus incroyable qui soit mais elle demeure assez sympathique et plaisant à suivre. Dans cette série, il y a le personnage de Rasmus qui est infecté par virus qui a muté en lui, il fini par en perdre la raison et devient une menace. Moi ça m'a fait pensé à Terra X.

Terra X est un jeu de rôle post-apocalyptique se déroulant sur une terre xénoformée après le crash d’un vaisseau extra-terrestre transportant de nombreuses formes de vie. Ses mécanismes sont basés sur ceux de la White Box de Swords & Wizardry dans un esprit old school. Sous titré Xénowestern, Terra X propose une expérience de jeu sur la frontière d’un nouveau monde, en train de se reconstruire, où c’est souvent la loi du plus fort qui domine, mais où tout est également possible dans des communautés de bric et de broc où la bonne volonté des PJs peut faire toute la différence. Les dangers sont autant dans l’environnement (faune et flore aux propriétés inattendues, zones contaminées) que dans les différentes personnes ou factions rencontrées. Le scénario type comprend une confrontation avec les pouvoirs établis, la découverte d’un environnement dangereux et mystérieux, la découverte de trésors du passé, et de façon générale se tailler une place au soleil au milieu des forces en présence.

Dans ce Post j'écrivais :
J'ai pris ce jeu car c'est tout simplement un background qui m'intéresse et que je compte inclure à petite échelle sur ma Terre, c'est le cadre parfait pour l'Asie Centrale, comme indiqué dans le livre mais pourquoi pas aussi dans les contrées Nordiques. Je le lierai surement à d'autres événements comme l'invasion de Millevaux ou Carcosa... Je vois bien une confrontation d'écosystèmes xenos ou surnaturels ou xeno / surnaturel avec la propagation de Terra X d'un côté et de Millevaux de l'autre qui finirait à rentrer en conflit quelque part en Europe de l'Est par exemple. Ce conflit serait en fait la suite d'un affrontement qui perdure depuis des éons entre deux puissances du Multivers et s'étendant maintenant sur Terre (ce fut peut-être le cas déjà dans un très lointain passé, qui sait ?)... Peut-être que celui-ci prend sa source quelque part sur Carcosa ???

Et si le virus de "The Rain" n'était pas d'origine scientifique mais plutôt extraterrestre, échappé du crash du vaisseau, parmi d'autres menaces. Une partie de ce qui reste des Pays Scandinaves après le crash aurait été infecté par ce virus et les survivants tentent de réorganiser un semblant de civilisation. Bref on reprend des éléments de la série mais avec du Xéno en plus et quelques horreurs cosmiques.

Dans Terra X, le vaisseau qui s'écrase est celui du Conservateur, c'est un vaisseau monde de la taille d'une petite lune. Moi je ne l'envisage pas aussi gros car je veux que les dégâts sur Terre soient limités à une petite zone géographique, avec une lune ça serait autre chose...
Je visualiserai bien le Conservateur comme le Préservateur dans la série animée "Superman, l'Ange de Metropolis".

J'imagine que parmi toutes les espèces de vie étranges qu'il garde dans son vaisseau, il peut y avoir quelques horreurs cosmiques Lovecraftiennes également, pourquoi pas des virus justement, dans la série "The Rain", la nature contaminée pourrie un peu comme dans "La Couleur Tombée du Ciel". Bref quelques pistes à creuser pour un bon mélange de série Post-Apocalyptique, comic, Mythos... Ce qui ouvre plein d'autres portes pour intégrer encore plus d'éléments.
samedi 14 mars 2020
Bande Dessinée / Manga - La Couleur Tombée du Ciel
J'avais déjà publié un Post sur la première parution de cette série de manga dédiée à l'œuvre de H.P. Lovecraft. Je n'ai pas eu l'occasion de parler de la seconde parution "Dans l’Abîme du temps", qui même si très bien, m'a moins captivé que la première parution en deux volumes "Les Montagnes Hallucinées". Pour cette troisième œuvre, nous avons affaire à "La couleur tombée du ciel". Plus courtes que les deux autres parutions, celle-ci n'en est pas moins captivante et je l'ai lu d'une traite.

Pitch :
Un projet de barrage promet d’engloutir toute une vallée reculée de la campagne américaine. Bizarrement, son dernier habitant se réjouit de voir le lieu disparaître sous les flots, en particulier la parcelle de terrain voisine… Les Gardner y ont vécu paisiblement pendant des années, jusqu’à ce que la chute d’une météorite juste devant leur maison fasse basculer leur quotidien. Des scientifiques ont tenté d’étudier ce roc venu de l’espace, sans succès. La matière ne ressemblait à rien de connu et se distinguait par sa couleur inexistante sur Terre… Après cet événement, la faune et la flore ont commencé à s’altérer, les phénomènes étranges se sont multipliés, entraînant la famille Gardner dans une spirale de malheurs…
Gou Tanabe est un mangaka discret spécialisé dans les adaptations de classiques de la littérature fantastique, et il a trouvé un filon inépuisable en s’attaquant à celle du Maître du Providence alias Howards Phillips Lovecraft. Ses personnage peu expressif sont écrasés par une ambiance lourde et pesante savamment distillé, et leurs visages étranges ne peuvent que manifester la peur et l’angoisse. Et le mangaka réussit encore une fois brillamment l’exercice de style avec La Couleur tombée du ciel, primée au Festival d’Angoulême en 2020.
H.P. Lovecraft adore la narration indirecte… Dans cette nouvelle écrite en 1927 nous suivons l’enquête de terrain d’un ingénieur de Boston dans les environs d’Arkham au sujet de l’installation d’un nouveau barrage réservoir. Il est intrigué par les légendes locales au sujet d’un endroit controversé appelé « la lande foudroyée »… Et c’est ainsi qui apprend de la bouche du dénommé Ammi Pierce la triste et terrible histoire de la famille Gardner.
Un jour un météorite s’écrase sur la propriété de Nahum Gardner, et une armée de scientifiques vient échantillonner la Chose pour en découvrir les secrets (H.P. Lovecraft s’éclate à piocher dans Modern Science and Materialism de Hugh Elliott). Alors que les hommes de sciences aboutissent tous à l’Inconnu, Nahum voit la nature se colorer, croître et prospérer avant de changer, évoluer, voire carrément se transfigurer. Puis faune et flore perdent leurs couleurs pour devenir grisaille avant de dépérir et de mourir… Le pauvre Nahum spectateur impuissant des événements voir ainsi disparaître ses champs et ses troupeaux, alors que les membres de sa famille deviennent fous avant de mourir ou de disparaître sans laisser aucune trace. Quand après un silence de deux semaines Ammi Pierce vient aux nouvelles, il découvre un Nahum agonisant et délirant qui lui confie qu’il a compris trop tard être victime d’un vampire stellaire mais aussi où se trouve la tanière de ce dernier… Lui et les autorités passent la ferme au peigne fin, avant d’assister médusés au décollage du vampire stellaire pour l’espace intersidéral d’où il est venu (enfin une partie du vampire stellaire, car quelque chose est restée, et c’est pour cela qu’Ammi Pierce et le narrateur flippent à mort que le cauchemar ne recommence un jour).
Ici H.P. Lovecraft s’inspire de The Book of the Damned de Charles Fort pour aborder le classique du choc des civilisation entre terriens et aliens qui remonte à La Guerre des mondes de d’H.G Wells. On pense tout de suite aux ravages de la radioactivité, H.P. Lovecraft s’est il inspiré du scandale des filles du radium pour décrire le calvaire de la famille Nahum (alors que la famille Curie mettait en garde contre les dangers du radium, les américains faisaient bosser des ouvrières avec jusqu’à ce qu’elles en crève).
Mais c’est saisissant de voir que la mort de la ferme Nahum illustre à la perfection la destruction de Dust Bowl survenue toutefois quelques années après l'écriture de la nouvelle.
Une chose terrible est tombée avec ce météore, et Dieu seul sait de ce que c’était. Cette couleur tombée des abîmes extra-cosmiques était sans doute un terrifiant messager venu nous informer de l’existence de forces auxquelles nous sommes totalement impuissants.
L’ingénieur de Boston n’est qu’un passeur de témoin, et finalement tout est vu à travers les yeux d’Ami Pierce et de Nahum Gardner qui assistent à toutes les étapes successives de l’influence néfaste et pernicieuse du vampire stellaire. Mis en scène sous nos yeux par Gou Tanabe, cela a beaucoup plus d’impact que les sempiternels "indicible" et "innommable" : on voit bien chaque élément de la flore et de la faune croître et se multiplier, puis muter bizarrement puis horriblement, avant de dépérir et de pourrir… Dans la nouvelles originelle, la phase humaine était traitée au pas de course alors que Gou Tanabe prend plus de temps pour développer l’affaiblissement physique et psychique des membres de la famille Gardner qui finissent par sombrer un à un dans la folie parce que leur instinct de survie se rebelle contre leur mort programmée (le vampire stellaire vident petit à petit leur santé physique et psychique avant de sonner l’hallali quand il a fini de se gaver).

Pitch :
Un projet de barrage promet d’engloutir toute une vallée reculée de la campagne américaine. Bizarrement, son dernier habitant se réjouit de voir le lieu disparaître sous les flots, en particulier la parcelle de terrain voisine… Les Gardner y ont vécu paisiblement pendant des années, jusqu’à ce que la chute d’une météorite juste devant leur maison fasse basculer leur quotidien. Des scientifiques ont tenté d’étudier ce roc venu de l’espace, sans succès. La matière ne ressemblait à rien de connu et se distinguait par sa couleur inexistante sur Terre… Après cet événement, la faune et la flore ont commencé à s’altérer, les phénomènes étranges se sont multipliés, entraînant la famille Gardner dans une spirale de malheurs…
Gou Tanabe est un mangaka discret spécialisé dans les adaptations de classiques de la littérature fantastique, et il a trouvé un filon inépuisable en s’attaquant à celle du Maître du Providence alias Howards Phillips Lovecraft. Ses personnage peu expressif sont écrasés par une ambiance lourde et pesante savamment distillé, et leurs visages étranges ne peuvent que manifester la peur et l’angoisse. Et le mangaka réussit encore une fois brillamment l’exercice de style avec La Couleur tombée du ciel, primée au Festival d’Angoulême en 2020.
H.P. Lovecraft adore la narration indirecte… Dans cette nouvelle écrite en 1927 nous suivons l’enquête de terrain d’un ingénieur de Boston dans les environs d’Arkham au sujet de l’installation d’un nouveau barrage réservoir. Il est intrigué par les légendes locales au sujet d’un endroit controversé appelé « la lande foudroyée »… Et c’est ainsi qui apprend de la bouche du dénommé Ammi Pierce la triste et terrible histoire de la famille Gardner.
Un jour un météorite s’écrase sur la propriété de Nahum Gardner, et une armée de scientifiques vient échantillonner la Chose pour en découvrir les secrets (H.P. Lovecraft s’éclate à piocher dans Modern Science and Materialism de Hugh Elliott). Alors que les hommes de sciences aboutissent tous à l’Inconnu, Nahum voit la nature se colorer, croître et prospérer avant de changer, évoluer, voire carrément se transfigurer. Puis faune et flore perdent leurs couleurs pour devenir grisaille avant de dépérir et de mourir… Le pauvre Nahum spectateur impuissant des événements voir ainsi disparaître ses champs et ses troupeaux, alors que les membres de sa famille deviennent fous avant de mourir ou de disparaître sans laisser aucune trace. Quand après un silence de deux semaines Ammi Pierce vient aux nouvelles, il découvre un Nahum agonisant et délirant qui lui confie qu’il a compris trop tard être victime d’un vampire stellaire mais aussi où se trouve la tanière de ce dernier… Lui et les autorités passent la ferme au peigne fin, avant d’assister médusés au décollage du vampire stellaire pour l’espace intersidéral d’où il est venu (enfin une partie du vampire stellaire, car quelque chose est restée, et c’est pour cela qu’Ammi Pierce et le narrateur flippent à mort que le cauchemar ne recommence un jour).
Ici H.P. Lovecraft s’inspire de The Book of the Damned de Charles Fort pour aborder le classique du choc des civilisation entre terriens et aliens qui remonte à La Guerre des mondes de d’H.G Wells. On pense tout de suite aux ravages de la radioactivité, H.P. Lovecraft s’est il inspiré du scandale des filles du radium pour décrire le calvaire de la famille Nahum (alors que la famille Curie mettait en garde contre les dangers du radium, les américains faisaient bosser des ouvrières avec jusqu’à ce qu’elles en crève).
Mais c’est saisissant de voir que la mort de la ferme Nahum illustre à la perfection la destruction de Dust Bowl survenue toutefois quelques années après l'écriture de la nouvelle.
Une chose terrible est tombée avec ce météore, et Dieu seul sait de ce que c’était. Cette couleur tombée des abîmes extra-cosmiques était sans doute un terrifiant messager venu nous informer de l’existence de forces auxquelles nous sommes totalement impuissants.
L’ingénieur de Boston n’est qu’un passeur de témoin, et finalement tout est vu à travers les yeux d’Ami Pierce et de Nahum Gardner qui assistent à toutes les étapes successives de l’influence néfaste et pernicieuse du vampire stellaire. Mis en scène sous nos yeux par Gou Tanabe, cela a beaucoup plus d’impact que les sempiternels "indicible" et "innommable" : on voit bien chaque élément de la flore et de la faune croître et se multiplier, puis muter bizarrement puis horriblement, avant de dépérir et de pourrir… Dans la nouvelles originelle, la phase humaine était traitée au pas de course alors que Gou Tanabe prend plus de temps pour développer l’affaiblissement physique et psychique des membres de la famille Gardner qui finissent par sombrer un à un dans la folie parce que leur instinct de survie se rebelle contre leur mort programmée (le vampire stellaire vident petit à petit leur santé physique et psychique avant de sonner l’hallali quand il a fini de se gaver).
On s’attarde donc sur la déchéance, avec la folie, l’affaiblissement puis le pourrissement (des phobies de l’auteur américain dont le père est mort de la syphilis et qui est mort du cancer), c’est assez pour ne pas dire très glauque avant le cataclysme qui clôt le récit. Encore une fois force est de constater que l’homme persuadé d’avoir été créé par Dieu et placé au centre de l’univers par lui pour le gouverner n’est finalement pas grand-chose par rapport à ce qui hante les profondeurs insondables de l’espace et du temps… Le mangaka n’oublie pas de souligner que les classes aisées citadines se moquent des classes modestes avant de se rendre compte que leurs préjugés les a fait non seulement passer à côté de la plus grande découverte de l’humanité mais a aussi provoqué la mort horrible de toute une famille.
Quelques lectures pour agrémenter mon Multivers...
En cette période étrange où le risque de confinement approche à grand pas, j'ai fait l'acquisition de quelques nouvelles ressources diverses pour agrémenter mon Multivers. Plein de choses qui viennent donc se rajouter à mes piles de trucs à lire qui chez moi sont volontairement non classés, j'aime l'idée de ne pas concevoir un ouvrage comme une BD, un Jdr, un Roman, un Magazine... Mais plutôt comme une source d'idée à piocher pour faire vivre mon univers de jeu.


Le Magazine Atom, je l'ai pris pour le cahier consacré à Go Nagai, l'un de mes mangaka préféré (j'y consacre plusieurs articles sur ce Blog, fouillez vous les trouverez), non pas pour Goldorak, mais plus pour Mazinger Z et surtout pour Devilman ou encore Violence Jack, ça tombe bien, dans ce dossier sont abordées ces œuvres là justement. il y a aussi un long article sur Parasite qui est également une œuvre que j'apprécie.
La couleur tombée du ciel, par Gou Tanabe d'après de H.P. Lovecraft, troisième œuvre de l'écrivain à paraître dans cette collection de Manga et toujours aussi bien, je vais y revenir dans un Post à part.
La mort de Captain Marvel, un classique. Je l'avais plus jeune dans la version "Lug", le racheté et l'avoir de nouveau dans ma collection me ravit, surprise quand j'ai vu cette réédition dans une librairie, je me suis jeté dessus. Cette mort d'un super-héros à une époque où ça ne se faisait pas a profondément marqué les esprits. Au point que quelques décennies plus tard, Mar-Vell est toujours mort sans jamais avoir été ressuscité. C'est le seul super-héros que Marvel a laissé dans sa tombe. À quoi est dû cet exploit ? Sans doute parce que Captain Marvel est plus intéressant mort que vivant. Et surtout parce que sa mort est unique. Mar-Vell n'est pas mort au combat, il est mort d'un cancer. Le ramener reviendrait d'une certaine façon à nier la réalité de cette maladie auxquels énormément de gens sont confrontés. Vous l'aurez compris, ce récit bouleversant ne ressemble à aucun de ses contemporains. Jim Starlin avait révolutionné la série à son arrivée, introduisant des éléments fantastiques et mystiques que les autres auteurs n'ont pas été capables d'intégrer après son départ. Les ventes s'étant effondrées, la vie commerciale de celui qui portait le nom même de l'éditeur était condamnée. Starlin, quant à lui, souhaitait publier une série qu'il avait complètement créée, et un bras de fer s'était engagé avec la Maison des Idées, bien décidée à le ramener dans le giron du personnage… S'en est suivie une négociation comme seuls les ricains savent la conduire : Starlin signait une ultime saga, qui permettrait en outre de lancer le premier graphic novel de la Maison des Idées et en contrepartie, son projet personnel aboutirait. Façon de lui faire comprendre que s'il n'y consentait pas, sa carrière s'arrêtait pratiquement là ! Alors il joua le jeu, parce qu'il a mis beaucoup de sa propre histoire dans celle-ci. En effet son père était mort peu de temps avant d'un cancer et il mit en scène un Captain Marvel en proie au même mal. Alors certes, certains dialogues sont ampoulés, certes, les dessins sont statiques, avec des poses telles qu'on n'en voit plus et qui peuvent faire sourire tant elles ont difficilement vieilli, mais le récit reste poignant. Il ne faut pas oublier qu'à l'époque, le style de Starlin était des plus élégants. Une lecture qu'on ne peut que recommander. Un épisode mythique.
L'intégrale de la Brigade Chimérique, j'adore cette série que j'avais déjà lu plusieurs fois mais je ne l'avais pas encore dans ma bibliothèque, maintenant c'est chose faite.
Macross II - Sourcebook One (merci Yann), l'occasion de commencer à me mettre à l'anglais avec ce supplément de chez Palladium Books pour le Jdr Macross II. Petit rappel, Macross était une série animée japonaise du début des années 80, racontant l'attaque de la Terre par les Zentraedi, un peuple d'extraterrestres géants. Elle se fit connaître hors du Japon grâce à la série américaine Robotech, produite par Harmony Gold en juxtaposant trois séries japonaises distinctes : Macross, Southern Cross et Mospaeda (Ahhh que de souvenirs quand je bataillais avec mes parents pour voir Robotech sur la 5 à la place du journal de 20h00). La série japonaise Macross eut plusieurs suites, bien sûr déconnectées du contexte "américanisé" de Robotech. La chronologie officielle est Macross (1982) - Macross Plus (1994) - Macross 7 (1994) ; Macross Zero (2002) est une préquelle de cette saga. Les apports de Macross II (1992) ont finalement été jugés "non-officiels" : Cette mini-série se déroule 80 années dans le futur du Macross originel, et met en scène les véritables maîtres des Zentraedi, les Marduks.
A l'occasion de la sortie en vidéo de Macross II aux USA, Palladium Books décida de sortir un jeu de rôle dédié à cette mini-série. La gamme est clairement séparée de Robotech, d'autant plus que les droits vidéo américains sont détenus par des sociétés différentes (US Renditions au lieu de Harmony Gold).
Macross racontait l'attaque de la Terre en 2009 par les Zentraedi, une race d'extra-terrestres géants divisés en Zentrans et Meltrans, respectivement mâles et femelles. Certains de ces géants, séduits par la musique terrienne, se rangèrent du côté des humains. Grâce à ce renfort inespéré et au Macross, vaisseau extraterrestre d'origine inconnue trouvé en 1999 sur Terre, l'invasion fut repoussée. Quatre-vingt années plus tard, les Zentraedi "convertis" se sont mêlés à l'humanité, après que la plupart de ces géants aient subi une miniaturisation. Une nouvelle invasion se profile alors à l'horizon, composée de troupes Zentraedi menées par les Marduks, leurs "dieux". Cette fois-ci, les extraterrestres semblent imperméables à la culture humaine, fanatisés par le chant hypnotique des mystérieuses emulators...
Les personnages-joueurs peuvent appartenir à diverses races : humain, métis, Zentran / Meltran géant ou non, voire Marduk rebelle. Techniquement, l'appartenance à une race se traduit par divers bonus aux caractéristiques. Les personnages appartiennent également à une OCC (classe de personnage) qui définit les compétences accessibles : la plupart sont des militaires appartenant à la flotte terrienne, UN Spacy. (Source)
Torg - L'Empire du Nil, c'est un supplément pour Torg qui présente un univers Pulp. Il est sous-titré le guide de la Réalité des Pulps, ces écrits américains bons marchés des années 1930 peuplés d'êtres machiavéliques aux inventions incroyables et de mondes oubliés refaisant surface. Pour parfaire le tout, ajoutez des super-héros (et donc des supers-méchants), l'Égypte des pharaons et à sa tête un pharaon définitivement à la masse mais extrêmement intelligent. Cette bien belle Réalité a élu domicile en Afrique du Nord, de la Libye au Soudan, en Éthiopie, en Israël et dans l'Ouest de l'Arabie Saoudite. Ce supplément détaille les particularité de cette région en terme de background et de nouvelles règles. Il rassemble donc tout ce qu'on peut espérer trouver en Pulp : une ambiance entre-deux guerres, des super-héros, un contexte "archéologique" avec l'Egypte et la résurgence de pouvoirs "païens" insoupçonnés. C'est donc un condensé d'à peu près tout ce qu'on a envie de mettre en Pulp et moi j'aime le Pulp. Parfais pour mon Multivers.
Torg, encore, avec Aysle, qui est un royaume magique de type médiéval fantastique dont le Seigneur des réalités, Uthorion, a envoyé un pont abyssal sur l'Angleterre et la Scandinavie avant d'être lui même renversé par des chevaliers des tempêtes.
Le royaume lui même est divisé entre ombre et lumière puisque Uthorion a semé la zizanie en possédant le corps de Dame Pella Ardinay de la lumière pour mener en secret son œuvre de corruption. A présent qu'il a été chassé de son corps et que Dame Pella Ardinay a repris ses esprits, elle tente de rétablir le règne de la lumière sur Aysle et de gérer au mieux cette invasion. L'Angleterre est donc maintenant confrontée à un envahisseur qui n'est pas un pillard des possibilités mais quelqu'un de relativement bienveillant, si tant est que son histoire soit digne de confiance.
On trouvera donc dans ce livret la description du monde d'Aysle, un monde plat, rempli de créatures fantastiques et dont les domaines appartiennent à des maisons inféodées à la lumière ou aux ténèbres, et vénérant des dieux de l'honneur, de la corruption ou de l'équilibre. L'Angleterre est plutôt envahie par les grandes maisons nobles d'Aysle ou des maisons des nains, tandis que la Scandinavie est plutôt confrontée aux géants et aux Vikings. Les relations politiques entre les différentes maisons sont complexes, plus complexes à cause de la corruption engendrée par Uthorion et se sont encore compliquées du fait de la part que chacune a pris à l'invasion.
Barbarians of Lemuria, le Dieu voilé, Comme le premier supplément de la gamme "Chroniques Lémuriennes" ce tome 2 enrichit vraiment l'univers de jeu. Dans une première partie il ajoute une nouvelle profession l'astrologue et rajoute les descriptions de 3 villes : Urceb, Satarla et Halak. Dans une seconde partie et pas la moindre, il exploite tous ces ajouts par une longue campagne en 5 actes dont les défis sont à la hauteur des héros qu'incarnent les joueurs. A cela s'ajoute la superbe mis en page et les illustrations qui sont dans la lignée des ouvrages précédents de la gamme... J'adore ce jeu et cet univers inspiré par "Le Cycle de Thongor" de Lin Carter, je suis d'ailleurs en train d'imaginer pour mon Background Post Post Apo un monde où se retrouveraient les continents de Zothique et de Lémurie, pour dire...
Bref, si on se retrouve tous en quarantaine, j'ai de quoi m'occuper...
La couleur tombée du ciel, par Gou Tanabe d'après de H.P. Lovecraft, troisième œuvre de l'écrivain à paraître dans cette collection de Manga et toujours aussi bien, je vais y revenir dans un Post à part.
La mort de Captain Marvel, un classique. Je l'avais plus jeune dans la version "Lug", le racheté et l'avoir de nouveau dans ma collection me ravit, surprise quand j'ai vu cette réédition dans une librairie, je me suis jeté dessus. Cette mort d'un super-héros à une époque où ça ne se faisait pas a profondément marqué les esprits. Au point que quelques décennies plus tard, Mar-Vell est toujours mort sans jamais avoir été ressuscité. C'est le seul super-héros que Marvel a laissé dans sa tombe. À quoi est dû cet exploit ? Sans doute parce que Captain Marvel est plus intéressant mort que vivant. Et surtout parce que sa mort est unique. Mar-Vell n'est pas mort au combat, il est mort d'un cancer. Le ramener reviendrait d'une certaine façon à nier la réalité de cette maladie auxquels énormément de gens sont confrontés. Vous l'aurez compris, ce récit bouleversant ne ressemble à aucun de ses contemporains. Jim Starlin avait révolutionné la série à son arrivée, introduisant des éléments fantastiques et mystiques que les autres auteurs n'ont pas été capables d'intégrer après son départ. Les ventes s'étant effondrées, la vie commerciale de celui qui portait le nom même de l'éditeur était condamnée. Starlin, quant à lui, souhaitait publier une série qu'il avait complètement créée, et un bras de fer s'était engagé avec la Maison des Idées, bien décidée à le ramener dans le giron du personnage… S'en est suivie une négociation comme seuls les ricains savent la conduire : Starlin signait une ultime saga, qui permettrait en outre de lancer le premier graphic novel de la Maison des Idées et en contrepartie, son projet personnel aboutirait. Façon de lui faire comprendre que s'il n'y consentait pas, sa carrière s'arrêtait pratiquement là ! Alors il joua le jeu, parce qu'il a mis beaucoup de sa propre histoire dans celle-ci. En effet son père était mort peu de temps avant d'un cancer et il mit en scène un Captain Marvel en proie au même mal. Alors certes, certains dialogues sont ampoulés, certes, les dessins sont statiques, avec des poses telles qu'on n'en voit plus et qui peuvent faire sourire tant elles ont difficilement vieilli, mais le récit reste poignant. Il ne faut pas oublier qu'à l'époque, le style de Starlin était des plus élégants. Une lecture qu'on ne peut que recommander. Un épisode mythique.
L'intégrale de la Brigade Chimérique, j'adore cette série que j'avais déjà lu plusieurs fois mais je ne l'avais pas encore dans ma bibliothèque, maintenant c'est chose faite.
Macross II - Sourcebook One (merci Yann), l'occasion de commencer à me mettre à l'anglais avec ce supplément de chez Palladium Books pour le Jdr Macross II. Petit rappel, Macross était une série animée japonaise du début des années 80, racontant l'attaque de la Terre par les Zentraedi, un peuple d'extraterrestres géants. Elle se fit connaître hors du Japon grâce à la série américaine Robotech, produite par Harmony Gold en juxtaposant trois séries japonaises distinctes : Macross, Southern Cross et Mospaeda (Ahhh que de souvenirs quand je bataillais avec mes parents pour voir Robotech sur la 5 à la place du journal de 20h00). La série japonaise Macross eut plusieurs suites, bien sûr déconnectées du contexte "américanisé" de Robotech. La chronologie officielle est Macross (1982) - Macross Plus (1994) - Macross 7 (1994) ; Macross Zero (2002) est une préquelle de cette saga. Les apports de Macross II (1992) ont finalement été jugés "non-officiels" : Cette mini-série se déroule 80 années dans le futur du Macross originel, et met en scène les véritables maîtres des Zentraedi, les Marduks.
A l'occasion de la sortie en vidéo de Macross II aux USA, Palladium Books décida de sortir un jeu de rôle dédié à cette mini-série. La gamme est clairement séparée de Robotech, d'autant plus que les droits vidéo américains sont détenus par des sociétés différentes (US Renditions au lieu de Harmony Gold).
Macross racontait l'attaque de la Terre en 2009 par les Zentraedi, une race d'extra-terrestres géants divisés en Zentrans et Meltrans, respectivement mâles et femelles. Certains de ces géants, séduits par la musique terrienne, se rangèrent du côté des humains. Grâce à ce renfort inespéré et au Macross, vaisseau extraterrestre d'origine inconnue trouvé en 1999 sur Terre, l'invasion fut repoussée. Quatre-vingt années plus tard, les Zentraedi "convertis" se sont mêlés à l'humanité, après que la plupart de ces géants aient subi une miniaturisation. Une nouvelle invasion se profile alors à l'horizon, composée de troupes Zentraedi menées par les Marduks, leurs "dieux". Cette fois-ci, les extraterrestres semblent imperméables à la culture humaine, fanatisés par le chant hypnotique des mystérieuses emulators...
Les personnages-joueurs peuvent appartenir à diverses races : humain, métis, Zentran / Meltran géant ou non, voire Marduk rebelle. Techniquement, l'appartenance à une race se traduit par divers bonus aux caractéristiques. Les personnages appartiennent également à une OCC (classe de personnage) qui définit les compétences accessibles : la plupart sont des militaires appartenant à la flotte terrienne, UN Spacy. (Source)
Torg - L'Empire du Nil, c'est un supplément pour Torg qui présente un univers Pulp. Il est sous-titré le guide de la Réalité des Pulps, ces écrits américains bons marchés des années 1930 peuplés d'êtres machiavéliques aux inventions incroyables et de mondes oubliés refaisant surface. Pour parfaire le tout, ajoutez des super-héros (et donc des supers-méchants), l'Égypte des pharaons et à sa tête un pharaon définitivement à la masse mais extrêmement intelligent. Cette bien belle Réalité a élu domicile en Afrique du Nord, de la Libye au Soudan, en Éthiopie, en Israël et dans l'Ouest de l'Arabie Saoudite. Ce supplément détaille les particularité de cette région en terme de background et de nouvelles règles. Il rassemble donc tout ce qu'on peut espérer trouver en Pulp : une ambiance entre-deux guerres, des super-héros, un contexte "archéologique" avec l'Egypte et la résurgence de pouvoirs "païens" insoupçonnés. C'est donc un condensé d'à peu près tout ce qu'on a envie de mettre en Pulp et moi j'aime le Pulp. Parfais pour mon Multivers.
Torg, encore, avec Aysle, qui est un royaume magique de type médiéval fantastique dont le Seigneur des réalités, Uthorion, a envoyé un pont abyssal sur l'Angleterre et la Scandinavie avant d'être lui même renversé par des chevaliers des tempêtes.
Le royaume lui même est divisé entre ombre et lumière puisque Uthorion a semé la zizanie en possédant le corps de Dame Pella Ardinay de la lumière pour mener en secret son œuvre de corruption. A présent qu'il a été chassé de son corps et que Dame Pella Ardinay a repris ses esprits, elle tente de rétablir le règne de la lumière sur Aysle et de gérer au mieux cette invasion. L'Angleterre est donc maintenant confrontée à un envahisseur qui n'est pas un pillard des possibilités mais quelqu'un de relativement bienveillant, si tant est que son histoire soit digne de confiance.
On trouvera donc dans ce livret la description du monde d'Aysle, un monde plat, rempli de créatures fantastiques et dont les domaines appartiennent à des maisons inféodées à la lumière ou aux ténèbres, et vénérant des dieux de l'honneur, de la corruption ou de l'équilibre. L'Angleterre est plutôt envahie par les grandes maisons nobles d'Aysle ou des maisons des nains, tandis que la Scandinavie est plutôt confrontée aux géants et aux Vikings. Les relations politiques entre les différentes maisons sont complexes, plus complexes à cause de la corruption engendrée par Uthorion et se sont encore compliquées du fait de la part que chacune a pris à l'invasion.
Barbarians of Lemuria, le Dieu voilé, Comme le premier supplément de la gamme "Chroniques Lémuriennes" ce tome 2 enrichit vraiment l'univers de jeu. Dans une première partie il ajoute une nouvelle profession l'astrologue et rajoute les descriptions de 3 villes : Urceb, Satarla et Halak. Dans une seconde partie et pas la moindre, il exploite tous ces ajouts par une longue campagne en 5 actes dont les défis sont à la hauteur des héros qu'incarnent les joueurs. A cela s'ajoute la superbe mis en page et les illustrations qui sont dans la lignée des ouvrages précédents de la gamme... J'adore ce jeu et cet univers inspiré par "Le Cycle de Thongor" de Lin Carter, je suis d'ailleurs en train d'imaginer pour mon Background Post Post Apo un monde où se retrouveraient les continents de Zothique et de Lémurie, pour dire...
Bref, si on se retrouve tous en quarantaine, j'ai de quoi m'occuper...
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lundi 3 juin 2019
Le saviez vous ? La chaîne Gamburtsev, les véritables Montagnes Hallucinées...
Découverte durant l'été austral 1957-1958 par des scientifiques soviétiques, bien que ses montagnes dépassent 3 500 m de hauteur (par rapport au socle environnant), elle a la particularité d'être enfouie sous près de 600 m d'inlandsis. Une expédition réalisée en 2010, dans le but de la photographier, a permis de déceler tout un paysage montagneux avec des lacs d'eau non gelée.
La chaîne est nommée en l'honneur de Grigori Aleksandrovitch Gambourtsev (en russe : Григо́рий Алекса́ндрович Га́мбурцев, 1903-1955), sismologue et académicien soviétique.
Cette chaîne alpine est dissimulée sous une épaisse couche de glace dans l’Est de l’Antarctique, les montagnes subglaciaires de Gamburtsev s’étendent sur plusieurs centaines de kilomètres et leurs sommets s’élèvent jusqu’à 3.000 mètres au-dessus du socle rocheux. Cependant tout cela est caché par la calotte glaciaire –jusqu’à 3 km d’épaisseur- et l’origine de ces reliefs était demeurée une énigme pour les scientifiques.Une équipe internationale propose aujourd’hui dans la revue Nature une explication de la formation de la chaîne Gamburtsev. Elle est située au milieu d’un rift continental, comparable à la célèbre vallée du Rift est-africain.
Pour percer les secrets de ces montagnes subglaciaires antarctiques, les chercheurs du projet AGAP (Antarctica's Gamburtsev Province Project) ont survolé une zone de 2.000 km sur 1.500 km à bord de deux avions équipés de radars pénétrant le sol, d’appareils mesurant les variations de la gravité et du champ magnétique. Ils ont pu ainsi reconstituer la structure des Gamburtsev. Et leur histoire. Elle commence il y a près d’un milliard d’années, selon Fausto Ferraccioli (British Antarctic Survey, Grande-Bretagne) et ses collègues.
Au précambrien, la collision des continents permet la naissance de supercontinents. Des chaînes de montagnes s’élèvent au cours de ces collisions. Sous les reliefs se forment des racines, qui s’enfoncent dans la croûte terrestre.
La chaîne Gamburtsev (montagnes grises au centre) au milieu du rift, avec la représentation de la racine crustale (flèche blanche).
Il y a environ 500 millions d’années s’est formé le Gondwana, le supercontinent de l’hémisphère sud qui donnera ensuite naissance à l’Amérique du Sud, à l’Inde, à l’Afrique, à l’Australie et à l’Antarctique. Les montagnes formées au précambrien ont été érodées mais la racine située dans la croûte terrestre est toujours là, expliquent les chercheurs. Lorsque le Gondwana commence à se morceler, cette racine se réchauffe. Il y a 250 millions d’années (Permien), puis de nouveau il y a 100 millions d’années (pendant le Crétacé, âge d’or des dinosaures), de nouveaux reliefs apparaissent ainsi à l’Est du futur continent Antarctique.
En effet, dans les zones où se forme une nouvelle croûte continentale, l’extension de la lithosphère provoque des cassures. Dans ces zones de failles et de volcanisme un fossé central d’effondrement est entouré de régions élevées. Les montagnes de Gamburtsev, qui courent sur environ 800 km, se trouvent dans un tel rift, long de 2.500 km, expliquent Ferraccioli et ses collègues. Les rivières et les glaciers ont ensuite creusé et dessiné les reliefs que la calotte glaciaire a recouvert il y a plus de 30 millions d’années, les protégeant de l’érosion.
Les chercheurs ne souhaitent pas s’arrêter là. «La prochaine étape est de rassembler une équipe pour aller forer à travers la glace jusques aux montagnes pour obtenir les premiers échantillons des montagnes Gamburtsev, explique sur le site du BAS l’un des auteurs, Robin Bell (Lamont-Doherty Earth Observatory, Columbia University, États-Unis). "Nous avons des échantillons de la Lune mais pas de Gamburtsev !". (Sources trouvées sur Sciences et Avenir)
Voilà, vous n'avez plus qu'à imaginer cette expédition avec un soupçon de H.P. Lovecraft en fond pour donner vie à une campagne qui peut se situer sur place, mais aussi ailleurs dans le monde autour des échantillons ramenés qui peuvent déceler d’innommables secrets.
Bande Dessinée / Manga - Les Montagnes Hallucinées Tomes 1 & 2
Je viens de me dévorer les deux tomes des "Montagnes hallucinées" version Manga, et que dire si ce n'est que c'est vraiment très bien. Moi qui ne suis pas un fan de Mangas en version lecture (j'aime bien l'animation nippone mais j'ai toujours eu du mal avec les Mangas papiers). Mais là, ce n'est pas que du Manga au sens où on l'imagine souvent, c'est probablement un futur classique de la BD tout court.
Assez régulièrement depuis quelques années, les éditions Ki-oon se font plaisir et nous font plaisir, en proposant de découvrir des mangas un petit peu plus atypiques mais dotés d'une forte identité. L'éditeur parvient encore à étonner en lançant une nouvelle collection : Les Chefs-d'œuvre de Lovecraft, une collection d'adaptations en manga des récits de H.P. Lovecraft.
Derrière cette collection, on trouve un auteur: le mangaka Gou Tanabe, déjà connu en France pour le drame surnaturel et horrifique Kasane (paru chez Kana), le recueil The Outsider (sorti chez Glénat), et le thriller Mr. Nobody (publié par Doki-Doki).
D’autres avant Gou Tanabe s’y sont cassés les dents. On pense notamment au projet d’adaptation cinématographique de Guillermo Del Toro qui devait voir le jour au début des années 2010 et qui fut finalement annulé (pour être finalement sans doute relancé prochainement si l’on en croit les dernières rumeurs à ce sujet). C’est que l’horreur peinte par Lovecraft dans ce récit relève beaucoup de la suggestion et insiste sur l’impossibilité à mettre en mots et en images son objet même ! Voilà un véritable défi pour toute adaptation graphique, à commencer par la bande dessinée.
Le travail effectué par Gou Tanabe au niveau du dessin se révèle stupéfiant de qualité. Les grands plans larges sur le désert de glace, les détails mécaniques des instruments et équipements scientifiques, les jeux d’ombre et de lumière autour des visages des personnages, le caractère diaphane des apparitions lors des vols en avion, le travail sur la neige qui vient tour à tour brouiller la visibilité ou produire une réverbération aveuglante et enfin, surtout, l’imaginaire déployé autour des créatures découvertes : tout cela fait l’objet d’un soin minutieux et d’une excellence qui installent d’emblée Les Montagnes hallucinées comme un futur classique.
S'étant peu à peu installé, grâce à son dessins très dense et sombre, comme un nouveau maître de l'horreur ou de l'angoisse depuis ses premiers pas au début des années 2000, il a décidé, depuis 2014, de se consacrer à des adaptation de Lovrecraft pour le compte du magazine Comic Beam des éditions Enterbrain. Mais il est bon de noter que Tanabe était déjà bien fan de Lovecraft auparavant, puisque dès les années 2000 il avait signé l'histoire courte "The Outsider", adaptation d'une nouvelle de l'écrivain, et que l'on retrouve dans le recueil éponyme.
Depuis 2014, Tanabe a déjà sorti plusieurs de ces adaptations au Japon: en 2014 le recueil Maken qui regroupe trois histoires ("The Temple", "The Hound" et "The Nameless City"), en 2015 le one-shot Isekai no Shikisai (adaptation de "The Colour Out of Space"), en 2016 un autre one-shot, Yami ni Hau Mono (qui adapte le récit ""The Haunter of The Dark" and "Dagon"")... et, enfin, en 2016-2017 ce qui est à ce jour son adaptation la plus ambitieuse: Kyouki no Sanmyaku Nite, s'étalant sur 4 tomes au Japon (le tout sera regroupé en 2 volumes en France), et offrant une vision du récit "At the Mountains of Madness", en français Les Montagnes Hallucinées. Ecrit en janvier-février 1931 par Lovecraft, ce court roman reste néanmoins l'un des plus longs récits de l'écrivain, et également l'un des plus connus. Narrant une expédition dans une Antarctique alors inexplorée qui tourne au cauchemar avec la présence de créatures qu'il ne fallait sans doute par réveiller, l'œuvre a influencé bien des artistes, à commencer par John Carpenter pour son fil culte The Thing. Et pour écrire son roman, Lovecraft a lui-même été influencé par un autre écrivain incontournable: Edgar Allan Poe.
Avant toute chose il faut resituer les choses dans leurs contextes, lorsque Lovecraft écrit cette nouvelle, l'Antarctique est une zone totalement méconnue du monde, à cette époque il n'y a pas de satellite, il n'y a eu que peu d'explorations et pas aussi poussées que celles qui suivront, un peu à la manière d'un Jules Verne qui devance la science, Lovecraft projette son propre univers sombre et malsain au sein de cet inconnu, terre propice à toutes les horreurs en milieu hostile sans possibilité d'être secouru !
Nous découvrons donc un titre nous offrant une ambiance pesante et malsaine, et si tout commence bien, dans la bonne humeur et l'optimisme, rapidement une horreur indicible va s'infiltrer...
Mais justement tout ne commence pas si bien puisque ce premier tome nous présente un camp ravagé, parsemé de corps écorchés, avant de nous renvoyer au départ de l'expédition (où là tout commence bien). Ainsi pas de surprise, nous savons que l'horreur va prendre le dessus sur le reste...reste à savoir quand et comment! Et c'est justement là que le talent de narrateur de Gou Tanabe intervient puisqu'il parvient à nous faire basculer imperceptiblement dans cette horreur que nous ne comprenons pas, pas à pas, avec une atmosphère et une ambiance devenant de plus en plus pesantes.
Donc après quelques pages en couleur présentant un peu l'oeuvre et ses influences, le prologue donne tout de suite le ton: une expédition scientifique menée par le Pr Lake avec 11 hommes et 34 chiens au fin fond de l'Antarctique a viré au cauchemar. Sans nouvelles, l'équipe de sauvetage emmenée par le Pr Dyer a fini par retrouver la trace du campement du groupe de Lake, mais sur place c'est la stupeur. Peu de temps avant, Lake avait annoncé par radio une découverte extraordinaire avant de sombrer dans le silence. Sur place, Dyer et ses hommes ne retrouvent que des corps humains et canins sans vie, affreusement mutilés, amputés voire débarrassés de leur chair avec une improbable précision. La scène est d'autant plus terrifiante et inquiétante que d'autres choses sont découvertes: des traces étranges d'une chose non-identifiée pouvant visiblement se déplacer, un entité en forme d'étoile enfouie sous la neige, et d'immenses montagnes noires se dressant aux confins de ce continent inexploré...
Ce prologue passé, le récit nous propose alors de découvrir comment tout ceci est arrivé en revenant en arrière, d'abord essentiellement aux côtés de Dyer et de Lake avant que ce dernier ne meure dans de mystérieuses et atroces circonstances, pour un résultat passionnant. Assez fidèle à la narration originelle de Lovecraft qui est assez posée, est riche en détails et est surtout portée par Dyer en narrateur, Gou Tanabe ne brusque rien et n'occulte aucun détail afin de nous immerger totalement dans le récit. L'atmosphère inquiétante se ressent bien, tout est fait pour apporter un aspect réaliste et crédible via les nombreuses petites explications scientifiques par exemple, et ainsi on cerne petit à petit que les découvertes faites sur place dépassent complètement l'entendement, avec un toile de fond les évocations de Necronomicon et du Mythe de Cthulhu si emblématiques de l'écrivain.
On se laisse donc très bien porter par un récit où un danger insondable, tapi quelque part dans les neiges ou dans les grottes des montagnes, se fait constamment sentir avant d'éclater... Mais pour accompagner tout ça, ce qui captive le plus reste tout le travail visuel de Gou Tanabe, impressionnant. S'il a toujours eu un trait incroyablement riche et dense, le mangaka, dans ses précédents travaux, ne convainquait pas toujours, la faute à une narration trop lisse ou pataude. Mais dans le cas d'une adaptation de romans de Lovecraft, dont l'écriture est généralement assez posée justement, tout colle impeccablement dans le rythme calme et pesant, e ton en vient vraiment à se dire que les mondes de Lovecraft et de Tanabe étaient vraiment faits l'un pour l'autre. Chaque planche, chaque case se veut dense, des plus petites aux plus grandes, et l'auteur bluffe très souvent. Dans sa gestion des décors hostiles, enneigés ou montagneux, où il parvient souvent très, très bien à jouer sur plusieurs plans pour apporter énormément de profondeur. Sur ce point, certaines doubles-pages sur les montagnes en particulier sont bluffantes, tant elles imposent quelque chose de colossal et de sinistre... d'autant plus que le mangaka y joue volontiers sur quelques formes inquiétantes (avec de l'imagination, on peut même y imaginer des visages... est-ce voulu ?), mais aussi sur les grandeurs (les avions apparaissent minuscules dans ces contrées inhospitalières, l'homme est peu de chose). Les créatures difformes que l'on voit son travaillées en profondeur, dans les détails, suscitant facilement le malaise, et venant contraster avec le profond réalisme des designs humains. En somme, c'est impressionnant. très impressionnant.
Et tout ça est servi dans une édition tout aussi impressionnante, comme on n'en avait jamais vue en manga. Désireux de proposer ces adaptations de Lovecraft dans des écrins luxueux et collant bien aux univers lovecraftiens, Ki-oon a eu l'idée d'une couverture à effet cuir, tout bonnement sublime dans ses finitions, et offrant un rendu ainsi qu'un toucher très agréables. Très souple, la reliure de haute qualité permet d'ouvrir très facilement le livre afin de profiter au mieux des planches denses de Tanabe dans un grand format qui lui rend honneur. Impeccables, le papier bien blanc et l'impression font parfaitement ressortir tout le travail du dessinateur avec ses nuances et ses profondeurs. Enfin, la traduction de Sylvain Chollet est très appliquée, claire et bien dans l'ambiance. Il s'agit vraiment d'une merveille d'édition, à la fois originale, belle et soignée sur tous les points.
Servis dans un écrin de toute beauté, ces premiers pas de la collection des Chefs-d'œuvre de Lovecraft promettent le meilleur pour la suite des adaptation par Gou Tanabe des œuvres du romancier. Le mangaka livre une adaptation riche et saisissante, ou son style visuel si dense et sa narration collent à merveille aux cauchemars imaginés par l'écrivain.
Le deuxième volume vient non seulement confirmer mais même amplifier cette impression.
C’est que Gou Tanabe relève avec brio la gageure de dépeindre ce qui normalement ne possède pas de représentation. Et qu’il aménage en outre parfaitement le récit compliqué de Lovecraft dans sa seconde moitié.
A la fin du premier tome, nous avons laissé nos héros, le professeur Dyer et son assistant Danforth, aux portes du mystère de ces prodigieuses montagnes. Pour ceux qui connaissent la formidable nouvelle de Lovecraft, c’est bien là que devait se situer la grande difficulté de cette adaptation, à savoir donner une version graphique convaincante à la prodigieuse cité qu’allaient découvrir les personnages. Sans parler des créatures nouvelles à mettre en image.
Deux obstacles levés haut la main : l’architecture des Anciens se trouve magnifiquement restituée et les épouvantables serviteurs de ces derniers, ultimes cauchemars de cette aventure, tirent également leur épingle du jeu. Restait un ultime problème à résoudre, du côté narratif cette fois.
Les Montagnes hallucinées narrent également l’histoire du peuple des anciens. Mais dans le texte de Lovecraft cela s’inscrit dans le déchiffrement par Dyer de fresques phénoménales ornant l’ensemble de la cité et retraçant l’évolution de son peuple sur des millions d’années. Un élément narratif évoquant lointainement la bande dessinée... et paradoxalement peu propice à prendre vie directement à travers des planches !
Si Gou Tanabe donne bien à voir ces décors monstrueux, il opte pour une solution narrative aussi simple que pertinente et efficace. Les planches issues de ce passage s’avèrent tout bonnement prodigieuses.
En bref, une lecture que je vous recommande fortement que vous soyez déjà familier de l'univers de Lovecraft ou non, voila une superbe manière, et originale, de l'aborder visuellement, toute en tension, immersive et d'une grande qualité.
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