Affichage des articles dont le libellé est Mythos. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mythos. Afficher tous les articles

lundi 12 janvier 2026

On part d'un truc pour dériver sur autre chose... Elfes et êtres cachés...

Un elfe est un être surnaturel humanoïde issu du folklore germanique. Les elfes apparaissent surtout dans la mythologie nordique, notamment dans les textes islandais de l'Edda poétique et de l'Edda en prose. Dans les cultures médiévales de langue germanique, les elfes sont considérés comme des êtres dotés de pouvoirs magiques et d'une beauté surnaturelle, ambivalents envers les humains, capables aussi bien de les aider que de leur nuire. Les croyances à leur sujet variaient considérablement selon les époques et les régions, et se sont développées dans des contextes pré-chrétiens comme chrétiens.

Le mot « elfe » est attesté dans l'ensemble des langues germaniques ; il semble à l'origine avoir signifié « être blanc ». Cependant, la reconstitution du concept primitif d'elfe repose principalement sur des textes rédigés par des auteurs chrétiens en vieil anglais, moyen anglais, vieux haut allemand et vieux norrois. Ces textes associent les elfes tour à tour aux dieux de la mythologie nordique, à la maladie, à la magie, ou encore à la beauté et à la séduction.

Après le Moyen Âge, le mot elfe devient moins courant dans les langues germaniques, remplacé par des termes comme Zwerg (« nain ») en allemand, huldra (« être caché ») dans les langues nordiques, ou encore par des emprunts comme fairy (issu du français fée) en anglais. Toutefois, la croyance aux elfes persiste à l'époque moderne, en particulier en Écosse et en Scandinavie, où l'on les imagine comme des êtres magiques vivant invisiblement parmi les humains. Ils restent associés à la maladie et aux menaces sexuelles ; plusieurs ballades médiévales et modernes des îles Britanniques et de Scandinavie racontent des elfes cherchant à séduire ou à enlever des humains.

Avec l'urbanisation et l'industrialisation, la croyance populaire décline rapidement, sauf en Islande, où elle persiste encore partiellement. Les elfes prennent alors place dans la littérature et les arts des élites cultivées dès la période moderne. Ces elfes littéraires sont imaginés comme de petits êtres espiègles, une idée marquée par le Songe d'une nuit d'été de William Shakespeare, œuvre décisive pour cette évolution.

Au XVIIIe siècle, les écrivains du romantisme allemand sont influencés par cette conception et réintroduisirent le mot anglais elf en allemand. De cette vision romantique naissent les elfes de la culture populaire moderne. Les elfes de Noël, apparus tardivement, sont popularisés à la fin du XVIIIe siècle aux États-Unis. Au XXe siècle, les elfes deviennent des figures majeures de la fantasy, notamment grâce à J. R. R. Tolkien, dont les œuvres comme Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux réintroduisent des elfes de taille humaine et d'allure noble. Depuis, les elfes demeurent un élément central de la culture fantasy contemporaine.

Concentrons nous sur quelques folklores bien précis :

Mythologie anglaise : 

Les elfes comme sources de maladies : 

En vieil anglais, les elfes sont le plus souvent mentionnés dans des textes médicaux qui attestent de la croyance selon laquelle les elfes pourraient affliger des maladies aux humains et animaux. Ces maladies consistent en des douleurs internes aiguës et des troubles mentaux. Le plus célèbre de ces textes médicaux est le charme Wið færstice (« contre une douleur lancinante »), tiré du recueil Lacnunga du Xe siècle. Cependant, la plupart des témoignages se trouvent dans le Leechbook de Bald et le Leechbook III, datant aussi du Xe siècle. Les elfes continuent d'apparaître ensuite dans les textes médicaux en moyen anglais.

La croyance selon laquelle les elfes sont à l'origine de maladies demeurent très répandue au début de l'époque moderne en Écosse, où les elfes sont considérés comme des êtres surnaturels puissants vivant de manière invisible aux côtés des paysans. Ainsi, les elfes sont souvent mentionnés dans les procès pour sorcellerie du début de l'époque moderne en Écosse : de nombreux témoins dans ces procès croient avoir reçu des pouvoirs de guérison ou connaissent des personnes ou des animaux rendus malades par les elfes. Dans ces sources, les elfes sont parfois associés à un être surnaturel semblable à une succube appelé « mare ».

Bien qu'accusés de causer des maladies à l'aide d'armes magiques, les elfes sont plus souvent associés en vieil anglais à un type de magie désigné par les termes sīden et sīdsa, apparentés au vieux norrois seiðr et équivalents au vieil irlandais Serglige Con Culainn. Au XIVe siècle, ils sont également associés à la pratique ésotérique de l'alchimie.




Elf-shot :

Dans quelques textes médicaux en vieil anglais, on imagine que les elfes infligent des maladies à l'aide de projectiles. Au XXe siècle, les chercheurs qualifient souvent ces maladies de « coups d'elfe » (elf-shot), mais les travaux menés à partir des années 1990 montrent que les preuves médiévales d'une telle croyance sont minces ; le débat sur leur signification reste ouvert.

Le nom elf-shot apparaît pour la première fois dans un poème écossais, Rowlis Cursing, vers 1500, où elf schot figure parmi diverses malédictions destinées à punir des voleurs de poules. Le terme ne désigne pas toujours un projectile réel : shot peut aussi signifier une douleur aiguë. Mais dans l'Écosse du début de l'époque moderne, elf-schot et d'autres expressions comme elf-arrowhead s'emploient parfois pour parler de pointes de flèches néolithiques, apparemment considérées comme fabriquées par les elfes. Dans quelques procès pour sorcellerie, des témoins affirment que ces pointes de flèches sont utilisées dans des rituels de guérison, et que les sorcières et les elfes s'en servent pour blesser des personnes ou du bétail.

Apparence : 

En raison de l'association des elfes avec la maladie, au XXe siècle, la plupart des chercheurs imaginent que les elfes de la tradition anglo-saxonne sont de petits êtres invisibles et démoniaques, causant des maladies avec des flèches. Cette idée est renforcée par la croyance selon laquelle le elf-shot serait représenté dans le Psautier d'Eadwine, dans une image devenue célèbre à ce sujet. Cependant, on considère aujourd'hui qu'il s'agit d'une erreur d'interprétation : l'image s'avère être une illustration conventionnelle des flèches de Dieu et des démons chrétiens. Les recherches du XXIe siècle suggèrent plutôt que les elfes anglo-saxons, comme les elfes de Scandinavie ou les Aos Sí irlandais, sont perçus comme des êtres humains.

Tout comme les mots désignant les dieux et les hommes, le mot elf est employé dans des noms personnels, contrairement aux mots désignant les monstres et les démons. De même que les álfar sont associés aux Æsir en vieux norrois, le Wið færstice associe les elfes aux ēse ; quel que soit le sens de ce mot au Xe siècle, il désigne étymologiquement des dieux païens. En vieil anglais, le pluriel ylfe (attesté dans Beowulf) est grammaticalement un ethnonyme, ce qui suggère que les elfes sont vus comme un peuple. Outre leur apparition dans les textes médicaux, le mot vieil anglais ælf et son dérivé féminin ælbinne servent à traduire des mots latins désignant les nymphes. Cela correspond bien à l'adjectif ælfscȳne, qui signifie « belle comme un elfe » et qualifie les héroïnes bibliques Sarah et Judith, réputées pour leur beauté.

De même, dans les textes en moyen anglais et dans les sources écossaises de la période moderne, bien qu'ils restent parfois liés à des forces de malheur ou de danger, les elfes apparaissent clairement comme des êtres semblables aux humains. Ils s'associent aux traditions médiévales des romans de chevalerie mettant en scène les fées, et en particulier à l'idée d'une Reine des Fées. Une tendance à séduire ou violer des humains devient de plus en plus marquée dans les sources. Vers le XVe siècle, des témoignages commencent à évoquer la croyance selon laquelle les elfes enlèvent des bébés humains pour les remplacer par des changelings.

Déclin :

À la fin de la période médiévale, le mot elf est de plus en plus remplacé par le terme emprunté au français, fairy (« fée »). Un exemple en est le conte satirique de Geoffrey Chaucer, Sire Topaze, dans lequel le personnage principal part en quête de la reine des elfes, qui réside dans le pays des Fées.

Mythologie germanique continentale :

Le mot vieil haut allemand alp n'est attesté que dans un petit nombre de gloses. Il est défini par l'Althochdeutsches Wörterbuch comme un « dieu de la nature ou démon de la nature, assimilé aux faunes de la mythologie classique [...] considéré comme un être étrange et féroce. [...] En tant que mare, il s'amuse avec les femmes ». En effet, le mot allemand Alpdruck (littéralement « oppression par les elfes ») signifie « cauchemar ». Il existe également des témoignages associant les elfes à la maladie, notamment à l'épilepsie.

De même, en moyen haut allemand, les elfes sont le plus souvent associés à la tromperie ou à la confusion des humains, dans une expression si fréquente qu'elle semble proverbiale : die elben/der alp trieget mich (« les elfes/l'alp me trompent »). Le même schéma se retrouve en haut allemand précoce. Cette tromperie révèle parfois le côté séducteur que l'on retrouve dans les sources anglaises et scandinaves : par exemple, le cinquième Minnesang de Heinrich von Morungen, au début du XIIIe siècle, commence par : « Von den elben wirt entsehen vil manic man / Sô bin ich von grôzer liebe entsên » (« de nombreux hommes sont ensorcelés par les elfes / ainsi je suis moi aussi ensorcelé par le grand amour »). Le mot Elbe sert également à cette époque à traduire les termes latins désignant les nymphes.

Dans les prières médiévales plus tardives, les elfes apparaissent comme une force menaçante, voire démoniaque. Par exemple, certaines prières invoquent l'aide de Dieu contre les attaques nocturnes des Alpe. De même, à l'époque moderne, les elfes sont décrits dans le nord de l'Allemagne comme accomplissant les méfaits des sorcières ; Martin Luther croit que sa mère a été affligée ainsi. Comme dans les textes vieux norrois, peu de personnages sont explicitement identifiés comme des elfes. Il semble probable que, dans le monde germanophone, les elfes sont alors en grande partie confondus avec les nains (getwerc en moyen haut allemand). Ainsi, certains nains apparaissant dans la poésie héroïque allemande sont considérés comme liés aux elfes. En particulier, les chercheurs du XIXe siècle pensaient souvent que le nain Alberich, dont le nom signifie étymologiquement « puissant comme un elfe », est influencé par les traditions anciennes concernant les elfes.




Folklore européen : 

La distinction entre les Dökkálfar et Ljósálfar dans la religion nordique ancienne influence la vision de ces créatures, Snorri Sturluson confond d'ailleurs les Alfes noirs, forgerons et gardiens de trésors, avec des nains. Les hommes se méfient des nains et des alfes noirs, alors que les alfes clairs demeurent foncièrement bénéfiques.

Lors de la christianisation des Germano-Scandinaves, la croyance aux elfes, assimilée au paganisme, est sévèrement combattue : l'elfe entre dans la famille des démons du cauchemar. Du VIIe siècle au IXe siècle, les elfes, qui étaient vénérés dans les pays germaniques, sont rapprochés des nains maléfiques.

Un important syncrétisme se met en place. Dès le Xe siècle, la distinction entre les petits dieux issus des croyances païennes s'estompe, et les gloses des textes latins « attestent la fusion de créatures différentes ». La confusion entre nains et elfes va jusqu'au rapprochement définitif, bien que les textes du Moyen Âge laissent entrevoir quelques indices sur leur origine. « Sans doute bien entamée à l'époque de Charles Perrault », la fusion des croyances est entretenue par la minimalisation des savoirs populaires au profit des textes gréco-latins, d'après l'historien de l'art Jérémie Benoît.

Comme pour les autres êtres légendaires diaphanes et féeriques, il est possible que la croyance aux elfes se soit, entre autres, nourrie de l'observation de phénomènes naturels alors inexpliqués tels que les brumes se déplaçant rapidement selon la turbidité atmosphérique ou diffusant les faibles luminosités naturelles, les feux follets ou la bioluminescence.

Folklore des régions germaniques :

Ce qui subsiste des elfes dans le folklore des régions de langue allemande est leur nature espiègle et malfaisante. Ils étaient estimés capables de causer des maladies au bétail et aux gens. Ils apportent également de mauvais rêves aux dormeurs. Le mot allemand pour cauchemar, Albtraum ou Alptraum, signifie littéralement « rêve d'elfe ». Sa forme archaïque Albdruck signifie « pression d'elfe » ; la croyance populaire attribuait les cauchemars à un elfe assis sur la tête du dormeur. Cet aspect de la croyance elfique germanique correspond en grande partie à la croyance scandinave du mara. Elle est également semblable aux légendes concernant les incubes et les succubes, que l'on peut relier aux phénomènes d'apnée du sommeil.

Le « roi elfe » Alberich, probablement issu des croyances des Francs, devient le roi des nains dans l'épopée allemande médiévale du Nibelungenlied, attestant de la confusion entre ces deux types de personnages. Dans la littérature française, il est à l'origine du nom d'Aubéron, un nain de la chanson de geste médiévale Huon de Bordeaux.

Le « roi elfe » apparaît de temps en temps au Danemark et en Suède. En Norvège, Alberich donne le voleur nain Alfrik dans la Saga de Théodoric de Vérone. On trouve une postérité aux elfes du folklore germanique dans la tétralogie de L'anneau du Nibelung du compositeur allemand Richard Wagner. Ce dernier construit une mythologie personnelle qui s'inspire à la fois des Eddas scandinaves et du Nibelungenlied germanique, avec reprise, notamment, du personnage d'Alberich.

Conformément à l'Edda de Snorri Sturluson, les « Albes » de Wagner sont de deux natures :les « Lichtalben », « Elfes de lumière », assimilés par Wagner aux ases de l'Edda et aux dieux du panthéon germanique ayant Wotan à leur tête, qui se qualifie lui-même de « Licht-Alberich »;
les « Schwarzalben », « Elfes noirs », assimilés aux nains, peuple du Nibelheim, qui ont à leur tête Alberich, qualifié de « Schwarz-Alberich » par Wotan.

Dramatiquement, l'opposition entre « Licht-Alberich » et « Schwarz-Alberich » est structurante pour l'œuvre entière mais on aurait sans doute tort de n'y voir qu'une opposition simpliste entre bien et mal.

En effet, la première atteinte contre la nature (boire à la source de la sagesse et blesser le Frêne du Monde afin d'y tailler une lance, symbole du pouvoir sur le monde) est accomplie par Wotan, l'Elfe lumineux, bien avant qu'Alberich, l'Elfe noir, ne se rende coupable du vol de l'or du Rhin et de forger l'anneau, source apparente du drame qui est au centre de l'œuvre. L'opposition des deux Elfes apparaît alors plutôt comme les deux faces d'une même réalité, la commune soif de puissance.

Folklore anglais : 

À partir du Moyen Âge tardif, le mot elf commence à être employé en anglais comme un terme vaguement synonyme du mot emprunté au français fairy (« fée »). Dans l'art et la littérature, il devient également associé à de petits êtres surnaturels comme Puck, les hobgoblins, Robin Goodfellow, le brownie anglais et écossais, ou le hob de Northumbrie.

Cependant, en Écosse et dans certaines régions du nord de l'Angleterre proches de la frontière écossaise, la croyance aux elfes reste vivace jusqu'au XIXe siècle. Jacques VI d'Écosse et Robert Kirk s'intéressent sérieusement aux elfes. Les croyances aux elfes sont largement attestées dans les procès pour sorcellerie, en particulier celui d'Isobel Gowdie ; des récits similaires apparaissent également dans le folklore.

De nombreuses ballades racontent des histoires impliquant des elfes, telles que Thomas le Rhymer, où un homme rencontre une femme elfe ; Tam Lin, Le Chevalier elfe et Lady Isabel and the Elf-Knight, dans lesquelles un chevalier elfe viole, séduit ou enlève une femme ; et The Queen of Elfan's Nourice, où une femme est enlevée pour allaiter le bébé de la reine des elfes, mais à qui l'on promet qu'elle pourra rentrer chez elle une fois l'enfant sevré.

Pourrait-il y avoir un lien profond entre le monde des hommes et le Pays des Fées ? Pour cela, il faut comprendre que le pays des fées lui-même est une masse ondulante de terres surnaturelles et occultes qui existe comme une dimension supérieure tout en touchant d’innombrables autres mondes.

Le concept de dimension ne se limite pas aux objets physiques. Les espaces de haute dimension apparaissent fréquemment en mathématiques et en sciences. Ils peuvent être des espaces de paramètres ou des espaces de configuration, comme en mécanique lagrangienne ou hamiltonienne, ce sont des espaces abstraits, indépendants de l’espace physique dans lequel nous vivons. Ces lieux touchent parfois et engloutissent notre monde dans un effort pour s’ancrer dans notre réalité et notre espace-temps. Le problème, c’est que le royaume du Pays des Fées est entaché par le Chaos et la folie. L’humanité n’a jamais été destinée à traîner avec les forces occultes du Pays des Fées et cette folie se répand dans les lignées de ces soi-disant "demi-elfes". Un bon exemple est le tirage génétique causé par la sœur bâtarde d’Arthur, Morgause.

Son caractère est pleinement développé dans la compilation de légendes arthuriennes de Thomas Malory de 1485, Le Morte d’Arthur, dans laquelle Morgause (Margawse) est l’une des trois filles nées de Gorlois de Tintagel, duc de Cornouailles, et de Lady Igraine. Selon Malory, sa mère est veuve puis se remaria avec Uther Pendragon, après quoi elle et ses sœurs, Elaine et Morgan (« le Fay », plus tard mère de Ywain), sont mariées à des alliés ou vassaux de leur beau-père. Morgause épouse le roi orcadien Lot et lui donne quatre fils, tous servant Arthur comme chevaliers de la Table ronde : Gauvain, l’un de ses plus grands chevaliers ; Agravain, un traître misérable et tordu ; Gaheris ; et Gareth, un chevalier doux et aimant.

Des années plus tard, son époux rejoint les rébellions avortées contre Arthur qui suivent la mort du roi Uther et le couronnement de son héritier. Peu après la défaite de son mari, Morgause rend visite au jeune roi Arthur dans sa chambre, ignorant leur lien familial, et ils concevent Mordred. Son mari, qui a sans méfiance élève Mordred comme son propre fils, est tué au combat par le roi Pellinore. Ses fils quittent la cour de leur père pour servir à Camelot, où Gauvain et Gaheris vengent la mort de Lot en tuant Pellinore, déclenchant ainsi une vendetta sanglante entre les deux familles.

Néanmoins, Morgause a une liaison avec Sir Lamorak, un fils de Pellinore et l’un des meilleurs chevaliers d’Arthur. Son fils Gaheris les découvre en flagrant délit et décapite rapidement Morgause au lit, mais épargne son amant désarmé. Gaheris est donc banni de la cour (bien qu’il réapparaisse plus tard dans le récit).

Pour les personnages joueurs, cela signifie que les Elfes de Donjons & Dragons ne sont pas simplement humains, mais ont un état d’esprit véritablement étranger. Lamentations of the Flame Princess comporte plusieurs modules où l’on explore la « vraie » nature des Elfes et des fées.




On voit donc que les Elfes D&D et autres êtres cachés apparentés sont au final des êtres plus chaotiques que ce que le laisse à penser nombres de mythes plus contemporains à leur sujet, on peut les rapprocher plus facilement du prince Nuada dans Hellboy 2 : Les légions d'or maudites ou de certaines factions Eldar dans W40k. Alors pourquoi continueraient-ils d’exister dans le monde et de qui ces créatures se cachent-elles réellement ? Je pense que des êtres anciens des couches de dimensions supérieures pourrait en être la cause. Caché dans les replis de la réalité se trouve un être mentionné pour la première fois dans La Quête onirique de Kadath l’inconnue, rédigée entre 1926 et 1927, bien que non publiée du vivant de Lovecraft : Shub-Niggurath. Elle y est évoquée comme une entité redoutée, invoquée lors de cérémonies ésotériques où le nom seul suffit à faire trembler les initiés. On la retrouve ensuite citée dans Le Cauchemar d’Innsmouth (1931) et Le Monstre sur le seuil (1933), où son influence plane sur les cultes secrets et les traditions ancestrales corrompues.

Lovecraft n’a jamais consacré de nouvelle entière à Shub-Niggurath, préférant l’évoquer à travers des incantations ou des références indirectes. Cette présence diffuse renforce son aura mystérieuse : « Iä! Shub-Niggurath! La chèvre noire des bois aux mille chevreaux ! » — une phrase rituelle qui revient dans plusieurs textes, notamment dans The Whisperer in Darkness. Elle est souvent associée au Necronomicon d’Abdul Alhazred l’arabe fou, dans lequel elle est décrite comme une entité d’une fécondité monstrueuse et d’une voracité surnaturelle.

Cette manière elliptique de la représenter est typique du style lovecraftien, qui préfère suggérer l’indicible plutôt que le décrire frontalement. Shub-Niggurath incarne ainsi une horreur primitive, chaotique et fertile, enracinée dans les confins interdits du mythe, et accessible uniquement aux initiés des cultes les plus obscurs.

Shub-Niggurath est classé à la fois comme un Dieu Extérieur et comme un Grand Ancien. Ce n’est pas un hasard car elle existe complètement en dehors de l’espace-temps normal, dans un royaume de dimension supérieure. Dans The Mound de H. P. Lovecraft et Zealia Bishop, qui décrit la découverte d’un royaume souterrain appelé K’n-yan par un conquistador espagnol, rapporte qu’un temple de Tsathoggua avait été transformé en sanctuaire de Shub-Niggurath, la Mère de Toute-Mère et épouse de celui qui ne s’Appelle pas. Cette divinité était une sorte d’Astarté sophistiquée, et son culte semblait au pieux catholique extrêmement odieux. La référence à « Astarte », l’épouse de Baal dans la mythologie sémitique, relie Shub-Niggurath à la déesse de la fertilité apparentée Cybele, la Magna Mater mentionnée dans « Les Rats dans les Murs » de Lovecraft, et implique que la « grande mère vénérée par le culte héréditaire du prieuré d’Exham » dans cette histoire « devait être nul autre que Shub-Niggurath.




Shub-Niggurath et ses rejetons traquent littéralement les âmes d’êtres plus âgés que le temps enregistré. Elle et d’autres entités extraterrestres de son genre suivent le processus naturel pour lequel les Elfes et autres êtres cachés ont été conçus, ce sont des batteries surnaturelles vivantes pour le pouvoir occulte qui circule en eux. Ils sont d’excellentes proies pour de nombreux types de divinités du Chaos, démons, Dieux Extérieurs ou Grands Anciens. Ils sont le repas parfait pour les êtres extra-dimensionnels de pur chaos et de pouvoirs occultes. Leurs âmes possèdent un potentiel mystique si vaste que ces êtres aiguisent l'appétit d'une grande variété de prédateurs surnaturels.

Les demi-elfes sont donc le sacrifice parfait pour une grande variété de prédateurs surnaturels et d’espèces de chasseurs extraterrestres. Ce statut de proie peut être la cause de leur folie parfois nihiliste ou c'est celle-ci qui les rend encore plus appétissant ??

Bref on part d'un truc pour dériver sur autre chose, mais vous connaissez mon Blog, j'aime ça. C'est probablement pour cela que nous ne jouons quasiment jamais d'Elfes dans nos parties et que nous n'en intégrons que rarement dans nos aventures, ils sont trop dangereux à côtoyer...

J'avais développé quelques idées autour de Millevaux, Terra X, Shadowrun... où j'abordais le retour de certaines races mythiques via des mutations extraterrestres, et leur perception notamment dans la forêt de Millevaux avec un retour de la population à un mode de pensée proche de celui du moyen-âge. On pourrait aussi imaginer que Shub-Niggurath, dans les entrailles de Millevaux et aidée par ses rejetons Horlas, traque les êtres cachés, encore nombreux dans la vieille Europe et révélés par l'égrégore ou que ces derniers, vivaient dans les forêts limbiques ou des dimensions fortement liées à ces dernières et que la multiplication des Horlas les poussent à fuir vers notre dimension ??? Y'a des trucs à imaginer c'est sûr, à creuser...

jeudi 1 février 2024

Quelques bribes d'idées lancées autour des Hommes-Serpents, de Millevaux, Mantra, Howard...

Robert E. Howard était un poète aussi prolifique que H.P. Lovecraft et Clark Ashton Smith. Ainsi, en plus des hommes-serpents et d'autres merveilleuses créations, Robert E. Howard a également écrit le poème suivant  :

"Je suis le symbole de la création et de la destruction,
je suis le début et la fin.
Avec ma queue dans la bouche,
je suis le Cercle de l'Éternité.
La sagesse est dans mes yeux
Et le crépuscule de la sagesse se cache au milieu de mes replis.
Ma piste fait le tour du monde
Et je boucle mes bobines autour de l'Univers.
Ma tête flotte parmi les étoiles
Et les nations se prosternent devant moi.
Enroulé, la tête droite, je suis l'esprit de la mer.
Le dinosaure qui faisait trembler le monde était mon acolyte
et les dragons volants étaient mes valets.
Les anciens me connaissaient.
Ils ont élevé des sanctuaires et des autels
Et je leur ai enseigné une sagesse obscure et sombre.
Je me suis lové dans les ruines de Troie et de Babylone
Et dans les rues oubliées de Ninive.
Les Scandinaves m'appelaient Midgaard et construisaient leurs galères
comme un serpent de mer.
Les Egyptiens et les Indiens m'appelaient Ysis
Et les Phéniciens Baal.
Je suis la mer qui entoure le monde.
Je suis le premier et je serai le dernier.
Je suis le Serpent des Âges."

Dans les histoires de Kull de Robert E. Howard, le peuple serpent adore un dieu connu sous le nom de Grand Serpent. Les écrivains ultérieurs identifieront le Grand Serpent avec le Grand Ancien Yig et avec le dieu serpent stygien Set des histoires du Conan de Howard.

Les Hommes Serpents ont été créés il y a des éons incalculables par le Grand Serpent. À un moment donné, les Hommes-Serpents ont connu une scission culturelle, un groupe devenant les Hommes-Serpents.

Le siège du Premier Empire du Peuple Serpent, à l' époque paléozoïque, est Valusia. Valusia est un pays fictif dans les histoires de Kull de Robert E. Howard et ses histoires racontent, entre autres choses, que les Hommes-Serpents tentent de conquérir à nouveau le monde, il y a environ 20000 ans, quand Kull de l' Atlantide régnait sur le royaume de Valusia, situé sur la côte ouest du continent principal de Thuria.




Valusia, était donc l'empire du Peuple Serpent et de ses dieux Set ainsi que Yig. Mais c'est vrai que Yig est distinct du grand ensemble des serpents. De nombreux changements survenus chez les Hommes-Serpents sont venus de la plume de Lin Carter. Dans les œuvres de Lin Carter liées à Hyperborée, Shuggon est l'ancien continent du Peuple Serpent mésozoïque détruit dans un cataclysme vers 65 millions avant notre ère, ce qui a provoqué la migration du Peuple Serpent survivant vers l'Ancien Valusia et a contribué à l'extinction des dinosaures. Shuggon est nommé dans le Necronomicon mais reste anonyme dans la plupart des autres textes. Peut-être que Shuggon est la même chose qu'Altuas ou Altuan (une ancienne île-continent habitée par le Peuple Serpent).

Après la destruction de Valusia, les Hommes-Serpents se sont enfuis vers Yoth, une caverne sous K'n-yan en Amérique du Nord. Ils ont construit des villes souterraines dont il ne reste que des ruines à l’époque moderne. Les explorateurs de K'n-yan rendaient fréquemment visite à Yoth pour en savoir plus sur les connaissances scientifiques des Hommes-Serpents. Leur chute suivante survint lorsqu'ils rapportèrent des idoles de Tsathoggua de N'kai et abandonnèrent leur divinité protectrice Yig pour adorer leur nouveau dieu. En guise de représailles, Yig leur lança une malédiction et força les quelques fidèles restants à fuir dans une série de cavernes sous le mont Voormithadreth.

Quoiqu'il en soit, les Hommes-Serpents et les mythes liés aux serpents dans des temps très anciens sont récurrents dans les œuvres de ces auteurs et de ces différents mythes. Vous savez si vous suivez ce Blog que je suis friand de Sword & Sorcery, de Conan, des mythes lovecraftiens... Mais ce poème m'évoque aussi le Serpent / le Cycle dans Mantra. Le Serpent fut un temps le maître des univers engendrés par la mort de l'Hommonde, il engendra Androgyne-Roi et le Lion, qui le jetèrent hors de son trône.




"Dans Mantra Oniropunk, il est dit de l'Hommonde, que c'est un dieu humanoïde contenant un chaos de créativité, Au sein de celui-ci, l'individualité n'existe pas. L'Hommonde est un monde linéaire, avec un début (ses pieds), un milieu (ses deux sexes), et une fin (sa tête). Il existe d'autres organes sacrés : le cerveau, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas et les deux reins. Il crée d'incroyables mondes, peuples, concepts et parmi eux le concept du recommencement perpétuel : le Cycle ou le serpent Ouroboros, comme les Grecs anciens le surnomment. Au cours d'un débat métaphysique entre le Cycle et l'Hommonde sur la fin du monde, l'Hommonde prône sa propre disparition pour que son existence linéaire fasse sens, le serpent refuse cette perspective apocalyptique. Le Cycle blesse et paralyse son géniteur, ce qui le fait exploser métaphysiquement. Toutes se créations se mélangent, se découpent, se divisent, se dispersent. Ses os dérivent dans le néant au-delà de sa peau. Son squelette et ses organes deviennent le Sous-monde, un égout qui relie tous les mondes telle une toile d'araignée gluante faite de pétrol'magie : le sang de l'Hommonde. Le reste de son corps devient une multitude de réalités passées, futures et parallèles : le Multivers. Ces deux dimensions agissent comme des vases communicants, dans un va-et-vient métaphysique continu. L'Hommonde n'est pas vraiment mort. A travers ses fragments éparpillés qui continuent à se diviser, il vit toujours et meurt à la fois. Le Cycle prend la place de son créateur comme cosmologie dominante. Dans un océan de pétrol'magie, il pond un avatar pour communiquer avec les habitants du Multivers : Androgyne-Roi monte sur le trône de la réalité. Il sourit tout le temps, a le corps au genre indistinct, il est nu et sous sa peau de nacre des serpents se mordent la queue. Son trône est taillé dans un morceau du cerveau de l'Hommonde déchu".

Dans le poème d'Howard il est dit :

"Je suis le symbole de la création et de la destruction,
je suis le début et la fin.
Avec ma queue dans la bouche,
je suis le Cercle de l'Éternité".

Je pense évidemment au serpent de Mantra.




Dans Millevaux/Mantra, cela va encore plus loin : "Shub-Niggurath est Père et mère de Millevaux, de l'emprise, de l'égrégore et des horlas. Ce dieu suprême et incompréhensible vit sous la terre, réparti dans toute la sphère de Millevaux. Il est fait de pétrole, à moins qu'il lui ait donné naissance. Shub-Niggurath crée toute vie et toute mort dans l'univers. Il y a tout lieu de croire qu'ielle et le Serpent sont la même entité".

Dans le poème d'Howard il cite :

"Les Scandinaves m'appelaient Midgaard et construisaient leurs galères
comme un serpent de mer.
Les Egyptiens et les Indiens m'appelaient Ysis
Et les Phéniciens Baal".

Ça me ramène à un Post récent où j'évoquais la Phénicie dans Millevaux.

Je ne théoriserais pas plus loin ce soir car il se fait tard, que j'ai ma journée de boulot qui se fait sentir et que j'ai faim, mais ça me donne quelques futures pistes à étudier pour voir comment les lier et étoffer mes idées de campagnes.

mercredi 26 juillet 2023

Idées diverses pour le Multivers, Azathoth, Nyarlathotep, Mojo, Terres en friches toxiques, Body Shoppe...

«Ce bouillonnement amorphe et blasphématoire au centre de tout infini. Le démon sultan Azathoth dont personne n'ose murmurer le nom et à l'appétit insatiable. Il réside dans des chambres obscures au-delà du temps, au milieu du battement insensé de tambours fous et au son monotone et strident des flûtes maudites». H. P. Lovecraft.




Dans le mythe, Azathoth, « le Sultan des Démons », est le maître des Autres Dieux (Other Gods) existe depuis le commencement des temps, et est peut-être même à l'origine du Big Bang. Il vit au centre de l'univers, au-delà de l'espace temps normal. Là, son corps informe se contorsionne sans cesse au son de la mélopée monotone des flûtes de ses serviteurs, accompagné dans sa danse par les autres dieux aux formes démentielles qui l'entourent. Azathoth est décrit comme étant à la fois aveugle et stupide, c'est un monstrueux chaos nucléaire. Ses moindres désirs seraient exaucés par ses fidèles serviteurs, dont Nyarlathotep, qui amène auprès de son maître, sur son Trône du Chaos, ceux désireux de le servir, où ils signent avec leur sang, comme c'est montré dans La Maison de la Sorcière, le "livre d'Azathoth".

On dit que toute l'existence n'est que le rêve du monstre sans forme. Si jamais il devait se réveiller, il n'y aurait plus de mondes ni de Dieux, et tous seraient de nouveau Azathoth.

Je pensais à un contexte pour ma future campagne, je parlais ici d'Hastur et de guerre de divinités du Multivers.

Et si tout cela était manipulé par encore plus grand qu'Hastur ? Et si les Dieux Extérieurs pressentaient le réveil prochain d'Azathoth ? Quand je dis prochain, on parle d'une échelle de temps cosmique bien sur. Mais la fin du Multivers serait actée. Et si ils voulaient se distraire avant la fin de toutes choses, se focalisant sur un système solaire bien amusant, qui distrait l'entièreté de Multivers depuis des éons, au moins quatre, depuis la création dans ce système d'une petite planète insignifiante mais source de tant d'amusement...

Ils auraient chargé Nyarlathotep d'organiser un jeu, de fomenter une guerre des Dieux, des Grands Anciens via différents protagonistes ignorants de tels enjeux. Depuis des milliers d'années Nyarlathotep, tel un chaos rampant oeuvre dans l'ombre, mettant tous ses pions en place. Aujourd'hui, le spectacle est prêt à démarrer, dans tout le Multivers et les Interzones on vibres d'impatiences devant ce divertissement prometteur, le plus grand avant le fin des temps.




Et là, je vois un personnage de chez Marvel qui aurait pu être mandaté par des agents cultistes de Nyarlathotep pour mettre en place se spectacle et le diffuser largement.

Dans la dimension qui allait plus tard devenir le Mojoverse, les invertébrés étaient la forme de vie dominante. Ils ne pouvaient se déplacer qu’en rampant et se gavaient des transmissions télévisuelles reçues de la Terre. Le scientifique Arize inventa un procédé permettant de doter les invertébrés d’une colonne vertébrale mais son idée ne plut à personne. Il mit alors au point des humanoïdes semblables aux terriens, excepté le fait qu’ils n’avaient que trois doigts et non cinq. Il espérait que ses créations donneraient l’envie aux invertébrés de se doter d’une colonne vertébrale mais ce ne fut pas le cas. Bien au contraire, les invertébrés se mirent à haïr les humanoïdes.

Lorsqu’un invertébré obèse du nom de Mojo, utilisant une plate-forme mécanique pour se déplacer arriva au pouvoir, il fit emprisonner tous les humanoïdes qu’il obligea à se produire dans diverses productions télévisuelles. Sa dimension devint bientôt le Mojoverse ou Mojoworld. Tant que les émissions télé qu’il produisait divertissaient les invertébrés, Mojo gardait le contrôle de sa dimension. La légitimité de son pouvoir était basée sur les audiences de ses productions. Il créa de nombreux humanoïdes pour lui servir de bras droit tels Major Domo et Minor Domo, et d’autres créatures pour lui servir de soldats, tels Gog et Magog.

Arize se sentant coupable de l’asservissement des humanoïdes créa un humanoïde destiné à devenir le messie de la race opprimée : le Chanceux. Le Chanceux devient très vite la star des productions Mojo mais il découvre aussi très vite son désir de liberté et son incroyable pouvoir sur la chance. Aussi il devient le chef de la rébellion contre le souverain de son monde : Mojo. Très vite Mojo le capture et lui efface la mémoire. Mais son prisonnier s’échappe vers la Terre où il devient Longshot. Mojo voit alors en la terre un potentiel considérable pour produire ses émissions télé et pour gonfler ses audiences.




Pouvoirs

Mojo possède des capacités communes à tous les invertébrés mais il est aussi un puissant sorcier. Il est doté d’une force surhumaine et semble posséder un facteur régénérant lui permettant de récupérer de blessures physiques. Il possède aussi une force anti-vie qui cause le dépérissement voir la mort chez les autres par simple contact. Il est aussi capable de rajeunir ou de vieillir les autres à volonté. Il est aussi capable d’exercer un contrôle mental sur un très grand nombre de personnes à la fois. Il peut générer des rafales d’énergie de ses mains. Il est capable de voyager dans l’espace, le temps et à travers les dimensions (il est généralement assisté par Spirale pour se diriger).

Technologie

Mojo contrôle une technologie capable de modifier les êtres vivants, de les doter de super-pouvoirs, de leur faire subir des lavages de cerveau ou d’amplifier son contrôle mental. Cette technologie est aussi capable de créer des êtres vivants artificiels.

Equipement

Mojo se déplace à l’aide d’une plate forme mécanique qui comporte de nombreuses armes capables de décharger de puissantes rafales.

L'un de ses nombreux faits, afin de faire grimper son audimat, fut d'envoyer Wolverine et Spider-Man dans un voyage à travers le temps, les transportant de l'ère des dinosaures vers un futur dystopique mais les deux héros l'affrontèrent et le défirent avant de retourner à leur époque.

On pourrait imaginer Mojo comme un maître d'oeuvre, un directeur artistique de ce spectacle, soufflant dans les oreilles des uns et des autres afin que le divertissement soit une réussite, il serait derrière les aventures des PJ, les promenant à travers le temps et l'espace, l'Ultracosme, pour que le public en redemande, un coup propulsés dans les temps très anciens, en Hyperborée, en Lémurie ? Dans des futurs désespérés, Warpland, Zothique, Thundarr ??? Pour finir par modeler une galaxie où toutes les forces en présence s'affronteraient dans un joyeux fracas autour d'Azathoth, Space Sword ??? Ou une planète de guerre comme Battleworld dans Marvel, Cyanide, encore mieux, un Battleworld où auraient fusionné Cha'alt, Psychon, Carcosa, Cyanide, Warpland, Neo-Terraxx...??? Il organiserait alors l'affrontement ultime des seigneurs de guerre représentant leurs dieux déments pour un final en apothéose retransmis sur tous les écrans du Multivers.

Tout cela est issu de l'un de mes anciens post, alors je le republie tel quel, sans vergogne et surement avec un brin de paresse, mais ça reste toujours d'actualité pour moi qui cherche constamment à relier toutes mes inspirations et mes idées de contextes dans un même Multivers. Par exemple, en relisant cet article donc (je suis sûrement mon plus grand lecteur), je me replonge dans mes vieux comics, mes X-Men, les années 80... et j'imagine comme une évidence de relier tous ces mondes, peut-être comme une énorme exoplanète ? Peut-être via des lieux inter-dimensionnels comme l'Atlantide Maudite ou Cynosure ?? Ensuite, un combo rapide d'inspirations issues de jeux avec des Mutants et du Gonzo (Mutant Epoch, Realms of Chaos...) pour ramener l'aventure là dedans. Maintenant, le vrai liant de ce type de campagne nostalgique des années 80 et 90 serait Neon Lords of the Toxic Wasteland. Voilà ce que pourraient être les terres en friches toxiques, et je ferais ça comme dans le passé classique et la folie des bandes dessinées des années 70 et 80, voire 90 de Marvel & co, Métal Hurlant... Avec la génialité des Jdr de l'époque... Les seigneurs de guerre opposant leurs meilleurs éléments aux aventuriers des terres en friches toxiques. Ensuite, je vendrais les droits de ce spectacle du câble inter-dimensionnel à Mojo. Mojo a tout intérêt à prendre part dans cette entreprise de spectacle car il dispose du Body Shoppe, un laboratoire relié à des centaines de dimensions et dirigé par la redoutable Spirale.


Ici il vend des pièces cybernétiques extraterrestres aux amputés et à d'autres qui recherchent le pouvoir des membres cybernétiques, de quoi se remplir un peu plus les poches en fournissant dans l'ombre des améliorations à tous les participants inconscients de son spectacle, il n'y a pas de petits profits...

Les PJ pourront trouver des améliorations intéressantes au Body Shoppe, mais ils devront faire des jets avant de les implémenter, pour s'assurer qu'elles ne soient pas piégées ou qu'elles ne servent pas de traceurs pour les pister, Mojo joue sur tous les tableaux pour rendre ses shows passionnants... Mojo se fournit peut-être aussi, ou fournit des méga-corporations avides, peut-être exploite t'il ici la super-science des atlantes et couple la cybernétiques à la sorcellerie noire, peut-être un organisme secret, travaillant dans l'ombre de la Confédération Galactique ou d'une autre puissance régulatrice du Multivers, surveille les agissements de Mojo et de sa clientèle impie ??? C'est le genre de personnages et de cadre parfait pour croiser des groupes d'aventuriers et différentes campagnes dans une arène de spectacle où les intérêts peuvent se recouper...


mercredi 1 février 2023

Réflexion autour d'Abhoth, Ubbo-Sathla, Shub-Niggurath...

« ...Car Ubbo-Sathla est la source et l'achèvement. Avant que Zhothaqquah ou Yok-Zothoth ou Kthulhut ne descendent des étoiles, Ubbo-Sathla demeurait dans les marais bouillonnants de la Terre nouvellement née ; une masse sans tête ni membres, engendrant les premiers tritons gris et informes et les hideux prototypes de la vie terrestre... Et il est dit que toute vie terrestre retournera, à travers la grande roue du temps, à Ubbo-Sathla. » Ubbo-Sathla de Clark Ashton Smith




Dans l'AdC : Ubbo-Sathla est une masse informe qui repose dans la boue au milieu de vapeurs méphitiques. Sans tête, sans organes ni membres, il contracte ses flancs fangeux, pour rejeter en une lente vague ininterrompue, les formes amibiennes qui sont les archétypes de la vie terrestre. Le Dieu Extérieur expulse constamment sa progéniture, dont une partie est immédiatement récupérée et réabsorbée dans la grande masse purulente de son corps, pendant que d'autres se traînent, rampent ou volent dans les recoins les plus profonds de la caverne du Dieu Extérieur ou s'échappent vers le monde des hommes. Il est possible de s'introduire dans la grotte d'Ubbo-Sathla par de profondes fissures dans la chape de glace qui recouvre le Pôle sud du monde de l'Eveil ou par des tunnels cachés dans le Désert Glacé des Contrées du Rêve. Il existe probablement d'autres entrées (ou même des portes) vers la tanière du Dieu Extérieur.

La Source Inachevée est très semblable à Abhoth, bien que les deux entités ne soient pas identiques : Ubbo-Sathla est beaucoup plus grand, il ne forme que de simples pseudopodes, au lieu de véritables membres, et il est totalement aveugle et stupide. D'après certaines sources Ubbo-Sathla n'est pas moins que le jumeau du puissant Azathoth !

Ubbo-Sathla ne quitte jamais sa caverne primordiale à moins qu'il soit appelé ou dérangé. Bien qu'il soit dénué d'intelligence, il réagit aux stimulations extérieures comme les vibrations, les changements soudains dans son environnement, etc. Il ne fait l'objet d'aucun culte humain, bien que certaines races extraterrestres, comme les Mi-Go, puissent l'adorer sur des mondes éloignés. L'Inachevé n'est mentionné que dans le Livre d'Eibon et dans le Necronomicon, ainsi que, indirectement, dans Die Unaussprechlichen Kulten.

Lorsqu'il est appelé, Ubbo-Sathla est accompagné de 1D10x10 rejetons et il continue à en produire au rythme de 1D10 par round. Le Frai d'Ubbo-Sathla accomplit tous les désirs et pulsions de son père primordial. Cette mare malpropre de boue féconde possède des centaines de pseudopodes qui cinglent l'air et saisissent leurs proies, avant de les absorber dans la masse du corps. Lors d'une rencontre, Ubbo-Sathla peut saisir et absorber un, quelques-uns, tous ou aucun des investigateurs ou des rêveurs malchanceux, au gré du Gardien. Cette triste fin sera cependant leur lot s'ils restent plus de quelques rounds en présence du Dieu. Les pseudopodes s'étendent jusqu'à 1D100x3 mètres et toutes les zones touchées sont dévastées et totalement vidées de toute vie, y compris des plus minuscules micro-organismes.

Il est possible que la Source Inachevée ait involontairement engendré les prototypes de toute la vie terrestre : les Chthoniens, par exemple, étaient très certainement à l'origine des Rejetons d'Ubbo-Sathla. C'est aussi à partir de ses tissus que les Choses Très Anciennes ont créé les terribles Shoggoths il y a des éons. On dit également qu'il y a dans la caverne primordiale de l'Inachevé plusieurs tablettes gravées dans des pierres stellaires qui contiennent de grandes connaissances et les secrets des Dieux Très Anciens eux-mêmes. Ces tablettes, les Clefs des Très Anciens, restent une énigme car les rares puissants sorciers qui sont partis à leur recherche ont disparu de la surface de la Terre...

Ci-dessous différentes représentations d'Ubbo-Sathla (j'aime bien la dernière) :


On dit qu'Ubbo-Sathla a été déposé sur la Terre par des dieux inconnus, qui pourraient provenir d'un univers précédent ou parallèle. Il y a t'il une relation entre cette entité et Abhoth dont je parlais dans ce précédent Post et qui une autre création de Clark Ashton Smith.

Tout d'abord, Ubbo-Sathla est clairement documenté comme ayant existé sur la Terre primordiale, bien qu'il soit douteux qu'une partie de celle-ci existe aujourd'hui. En revanche, nous n'avons aucune preuve concluante qu'Abhoth ait jamais été sur Terre ou même dans notre Univers. Abhoth est mentionné pour la première fois dans "The Seven Geases" (Les sept sortilèges) de Smith qui documente les événements qui se sont produits en Hyperborée, une ancienne civilisation nordique qui aurait existé il y a entre un et deux millions d'années. Cependant, il y a un débat pour savoir si Hyperborea était en fait une civilisation ancienne qui existait sur Terre ou si elle existait / existe dans un univers parallèle similaire aux Contrées du Rêve. Des éclaircissements sur cette question contribueraient à fournir des preuves supplémentaires d'une manière ou d'une autre quant à savoir si Abhoth est lié à Ubbo-Sathla.


Dans les Contrées du Rêve revisitées est brièvement mentionné ceci...



On dit qu'Abhoth lui-même existe profondément sous terre dans un "gouffre visqueux dans lequel Abhoth, père et mère de toute impureté cosmique, poursuit éternellement sa fission répugnante". Abhoth est une sorte de bassin de matière fluctuante, grise, organique, semblable à de la boue, qui produit constamment des créatures et des êtres vivants qui rampent et s'en éloignent. Plus les créatures grises s'éloignent d'Abhoth lui-même, plus elles deviennent grandes, bien qu'elles soient fréquemment consommées les unes par les autres et/ou retombent dans Abhoth.

Abhoth lui-même semble être une masse bouillonnante de matière organique formant constamment des organes et des appendices tels que des bras, des jambes, des nageoires, des griffes, des mandibules et des bouches. Il se nourrit continuellement des éléments qui s'en séparent par fission et s'éloignent de la masse principale. Les quelques-uns qui semblent s'échapper semblent augmenter en taille à mesure qu'ils s'éloignent d'Abhoth. Au début, Abhoth peut sembler très similaire à Ubbo-Sathla ou même à un shoggoth, mais il existe des différences significatives.



On voit ici qu'Abhoth est bien distinct de Shub-Niggurath


Cependant, quand je vois le Shub-Niggurath d'Erol Otus, je ne peux m'empêcher de faire des rapprochements...


Premièrement, en établissant un contact physique avec une entité sensible, dans le cas du conte de Smith un humain, Abhoth peut communiquer par télépathie. En revanche, Ubbo-Sathla n'est pas connu pour être sensible (du moins comme le terme est connu des humains) ou avoir la capacité de communiquer avec les autres. Les Shoggoths peuvent communiquer par télépathie avec les Elder Things, mais on ne sait pas s'ils peuvent communiquer avec d'autres espèces par contact physique, bien que ce ne soit plus le cas. Les shoggoths étaient probablement génétiquement programmés pour n'avoir que la capacité de communiquer avec les Choses Anciennes et entre eux.

Deuxièmement, Ubbo-Sathla était une masse bouillonnante de bio-matière vivante, sans capacité enregistrée à se reproduire. Les Shoggoths sont des entités distinctes et individuelles qui ne se reproduisent généralement pas à moins qu'elles ne soient « autorisées » à le faire par les Choses Anciennes. Le mécanisme exact utilisé par l'Elder Thing dans cette reproduction assistée des shoggoths est en grande partie inconnu, bien qu'il ait tendance à être associé à quelque chose appelé les fosses shoggoth. Essentiellement, cela signifie que même la fission binaire est même assez rare dans les shoggoths. Ceux qui ont acquis la capacité de se reproduire de manière asexuée par fission binaire ont été rapidement éradiqués par les Choses Anciennes. Contrairement à Ubbo-Sathla et aux shoggoths, Abhoth subit constamment une fission, générant des sous-organismes qui sont généralement réabsorbés, mais quelques-uns parviennent à s'échapper.

Troisièmement, sur la base des commentaires faits par Abhoth lui-même, il a des similitudes biologiques avec la vie sur Terre mais a admis qu'une telle vie (humains) était assez étrangère à son expérience et ne voulait donc pas consommer le protagoniste de l'histoire de peur de mettre en danger sa digestion. Encore une fois, cela suggère qu'Abhoth est un extraterrestre de la Terre et peut-être de notre Univers. En revanche, Ubbo-Sathla et les shoggoths sont connus pour être des résidents de la Terre.


Abhoth par Jason B. Thompson


Ainsi, Abhoth est distinctement "extraterrestre" par rapport à Ubbo-Sathla et aux shoggoths, mais peut-être pas aussi "extra-dimensionnellement extraterrestre" que le Mi-Go ou le rejeton de Cthulhu. Que pourrait être Abhoth ? Étant donné qu'Ubbo-Sathla a pu donner naissance à tous les procaryotes (bactéries), eucaryotes (animaux, plantes, champignons et protistes) et super-eucaryotes (shoggoths), Abhoth a peut-être donné naissance à une forme de vie très courante sur Terre et pourtant est très "étranger" par rapport au reste de la vie. En fait, certains se demandent s'ils peuvent vraiment être considérés comme la vie, ce groupe d'organismes étranges sont les virus.

Les virus sont les plus petits organismes de la planète, nombre d'entre eux faisant 1/ 100e de la taille de la plupart des bactéries. Le nombre et la diversité des virus sur la Terre ont été gravement sous-estimés. De plus, le pool mondial d'informations génétiques virales, appelé virome, peut être une force motrice importante dans l'évolution microbienne principalement par le transfert horizontal de gènes. On émet l'hypothèse que le transfert horizontal de gènes pourrait avoir joué un rôle important dans l'acquisition d'une intelligence accrue par les shoggoths au cours des millénaires. Est-il possible qu'Abhoth au fil du temps, morceau par morceau, ait lentement diminué de taille alors que des parties de celui-ci se disloquaient et se répandaient à travers le monde ? À son tour, au fil des siècles, Abhoth a peut-être fini par se dissiper jusqu'à devenir le virome, des brins d'ARN et d'ADN enfermés dans une enveloppe protéique, entièrement dépendants de la vie de la Terre pour se répliquer et survivre : les virus.

Une hypothèse alternative est qu'Abhoth pourrait être un descendant asexué et évolutif d'Ubbo-Sathla ou peut-être être un morceau ou un fragment d'Ubbo-Sathla qui n'a pas été utile aux Choses Anciennes pour créer une nouvelle vie. En rapport avec cela, une autre hypothèse est qu'Abhoth était une autre expérience ratée de bio-ingénierie des Choses Anciennes, rejetée dans la biosphère terrestre car elle n'était pas considérée comme une menace pour eux. Dans tous les cas, jusqu'à ce que nous en sachions plus sur les origines d'Abhoth lui-même ou que nous procédions éventuellement à un examen / comparaison des tissus entre Abhoth et les shoggoths (et si possible Ubbo-Sathla ?), nous ne connaîtrons peut-être jamais la véritable relation, le cas échéant, entre ces entités.

Donc nous avons bien trois entités distinctes mais des liens sont malgré tout possibles à envisager entre Abhoth et Ubbo-Sathla ainsi qu'entre Abhoth et Shub-Niggurath et, comme dit ici, pourquoi pas imaginer ces pools d'avatars faisant tous parti d'un mécanisme d'accouchement bio-occulte. Ces fosses d'avatars pourraient en fait être la source utilisée par les Choses Anciennes pour la création de la vie sur Terre et des Shoggoths. Plus simplement ont peut avoir un réseau connecté de différents avatars de dieux extérieurs qui se trouve sous nos pieds.

mercredi 25 janvier 2023

Quelques pistes pour le futur de nos différentes campagnes et dans les ténèbres les lier... Deities & Demigods, Millevaux, Clark Ashton Smith, Mythos...




Cette version de Shub-Niggurath présentée dans AD&D - Deities & Demigods m'inspire pour être la source de certaines horreurs que nous pourrions être amenés à rencontrer dans la suite de cette campagne que nous avons décidé, avec mes joueurs, de reprendre d'un commun accord comme campagne principale de nos weekends de jeu. Nous l'avions laissé de côté il y a quelques mois avec beaucoup d'enjeux et de quêtes en suspens. Parmi celles-ci, une expédition se préparait pour explorer les souterrains de la ville en ruine. J'ai plusieurs pistes déjà prévue mais j'en imagine une nouvelle qui surprendrait tous les personnages impliqués dans cette histoire, antagonistes compris et elle consisterait à découvrir encore plus profondément sous la ville des réseaux de cavernes où pourrait se trouver cette version là de Shub-Niggurath, influençant depuis les profondeurs certains événements de la surface et amenant le paramètre Millevaux que je souhaite introduire, et de là un paramètres post-apocalyptique futur proche plus présent et d'autres connexions planaires... Son paramètre me permet également de lier divers contexte que j'ai développé concernant la Terre très ancienne dans ma campagne (je vous invite à parcourir ce Blog pour les retrouver). Mais j'ai le temps de développer ça ultérieurement car ce n'est pas pour tout de suite.




"Cette fontaine d'impureté est une immense mare de matière grise, de 100 pieds de large, dans les cavernes sous le mont Voormithadreth. Elle bouillonne constamment et produit des bouches, des membres, des pseudopodes et des créatures entières. 1 à 100 petits monstres sont créés à partir de la mare chaque tour, et ils vont chanter, s'effondrer ou s'envoler dans les cavernes au-dessus. Certains tombent dans la mare, poussent alors des bouches qui les dévorent. Shub-Niggurath est intelligent et télépathiquement sensible. Lorsqu'il détecte l'approche d'ennemis (portée 1 000 ') il commencera à créer des monstres pour se défendre, un par round de mêlée. Ceux-ci seront aléatoires selon le tableau suivant (d6) : 1. Byakhee ; 2. Deep One ; 3. Great Race ; 4. Mi-Go ; 5 Primordial One ; 6. Shoggoth.

Si un ennemi est assez stupide pour s'approcher à moins de 30 pieds de l'être, la mare se déchaînera avec un énorme tentacule puissant; s'il frappe, il entraînera la malheureuse victime dans la mare, où elle fera immédiatement partie du protoplasme tourbillonnant maléfique. Toute créature touchée a un pourcentage de chance de ne pas être entraînée dans le bassin égal à sa force. Shub-Niggurath ne frappe qu'une seule fois par tour de cette manière et peut simultanément créer des monstres. Bien que son corps soit emprisonné profondément dans les cavernes, Shub -Niggurath parcourt le plan matériel primordial sous forme astrale, utilisant ses pouvoirs psioniques pour faire le mal et aider ses adorateurs. "De toutes les divinités du mythe, Shub-Niggurath est probablement la plus vénérée. Ses adorateurs incluent les Hyperboréens, les Muviens, les T'yog de K'naa et les habitants de Sarnath, ainsi que de nombreux cultes druidiques et barbares. Elle est également vénérée par les espèces non humaines du mythe, telles que les "Fungi from Yuggoth " (les Mi-Go ) et les Nug-Soth de Yaddith".




Donc, cet avatar de Shub-Niggurath est un actif psionique et je crois que le dieu extérieur est bien répandu dans les plans. Et cela est également potentiellement le cas de notre ville en ruine mystérieuse, en tout cas je l'avais, il me semble, évoqué dans un précédent Post* quelque part sur ce Blog mais flemme de le rechercher.

Cette version de Shub-Niggurath m'évoque aussi Abhoth de la nouvelle "Les sept sortilèges" de Clark Ashton Smith.

"Il discerna ... dans la mare une horrible masse grisâtre dont la simple vision le révulsa. Cela semblait être la source ultime de toutes les abominations et erreurs de la nature. Cette chose ne cessait de vibrer, de frissonner et d'onduler. Il en émergeait sans arrêt, en une sorte d'immonde fission, des monstruosités qui s'éloignaient ensuite dans les profondeurs de la grotte".
Clark Ashton Smith, "Les sept sortilèges"

Abhoth n'est pas originaire de notre planète. Son esprit cynique et sa forme instable l'apparentent à Tsathoggua. D'ailleurs, comme ce dernier, son lieu de résidence est N'kai, le vaste continent souterrain situé sous l'Amérique du Nord. Les cavernes fétides dans lesquelles il réside, et dont il ne sort jamais, sont également accessibles depuis les Contrées du Rêve.

Si des humains s'approchent d'Abhoth, ce dernier se met à bouillonner dans sa mare putride. Il agite vers les "intrus" un membre qui se détache et s'éloigne en rampant (il s'agit de Rejetons Volants d'Abhoth). Les visiteurs seront alors saisis et dévorés par d'autres appendices. Ou alors ils seront ignorés, car l'esprit d'un dieu est insondable !

Abhoth peut communiquer par télépathie avec ses "visiteurs", mais les comptes-rendus de tels échanges sont malheureusement rares : ceux qui réchappent à ces entretiens sont étonnamment peu loquaces… lorsqu'ils savent encore s'exprimer avec cohérence !




Abhoth est un dieu fictif créé par l'écrivain américain Clark Ashton Smith dans sa nouvelle Les sept sortilèges (The Seven Geases). Abhoth est une horreur innommable, composant une sorte de bouillie, où l'on discerne de rares organes. La masse grisâtre du dieu donne sans trêve naissance à des monstruosités obscènes, qui s'éloignent ensuite en rampant de leur « parent ». Mais les tentacules et les membres d'Abhoth s'emparent de la plupart d'entre elles afin de les dévorer et de les fondre à nouveau dans sa masse primale. Beaucoup, néanmoins, parviennent à s'échapper en rampant à travers les sombres cavernes où réside le dieu. Abhoth ne possède aucun adorateur connu parmi les humains, mais peut-être certaines horreurs souterraines semblables à Abhoth, voire ses propres rejetons, le vénèrent-ils.

Du coup cela me fait penser à quelques pistes supplémentaires, Abhoth pourrait faire partie d'un plus grand réseau de création qui se connecte à la fois avec Shub-Niggurath et Ubbo-Sathla. Abhoth est lui aussi l'une des sources de nombreuses abominations que l'on trouve dans les donjons.

"Ici, semblait-il, se trouvait la source ultime de toute mal-création et de toute abomination. Car la masse grise tremblait et frémissait, et grossissait perpétuellement et d'elle, dans une fission multiple, naquirent les anatomies qui se glissèrent de tous côtés à travers la grotte. Il y avait des choses comme des jambes ou des bras sans corps qui s'agitaient dans la vase, ou des têtes qui roulaient, ou des ventres pataugeant avec des ailerons de poissons et toutes sortes de choses mal-formées et monstrueuses, qui ont grandi en taille alors qu'elles quittaient le voisinage d'Abhoth. Et ceux qui n'ont pas nagé rapidement vers le rivage lorsqu'ils sont tombés dans la mare d'Abhoth, ont été dévorés par des bouches qui s'ouvraient dans la masse parentale".
Clark Ashton Smith , "Les sept sortilèges"

Abhoth réside à N'kai, le vaste continent souterrain situé sous l'Amérique du Nord. Ses cavernes sont également accessibles depuis les Contrées du Rêve. On peut imaginer ces pools d'avatars faisant tous parti d'un mécanisme d'accouchement bio-occulte. Ces fosses d'avatars pourraient en fait être la source utilisée par les Choses Anciennes pour la création de la vie sur Terre et des Shoggoths. Plus simplement ont peut avoir un réseau connecté de différents avatars de dieux extérieurs qui se trouve sous nos pieds, peut-être qu'on peut ainsi rallier ces différents points de la planète via les Contrées du Rêve ou le Hollow World, ceci me ramène en tout cas à plusieurs idées développées pour mes différentes campagnes et un peu plus de matière pour les lier.

* En fait c'est dans ce Post il me semble, notamment ce passage où j'évoquais :

"Piste supplémentaire qui peut être rajoutée : dernièrement, les alliés se sont rendus compte qu'une partie de l'entonnoir était attaquée par un autre emplacement dimensionnel de 8km carrés où la nature est devenue une version tordue d'elle-même, elle est devenue déséquilibrée. L'endroit flotte à travers les multiples plans d'existence, faisant de nouvelles victimes et déchaînant sa folie dimensionnelle. Il s'agit en fait d'une percée de Millevaux, plus exactement d'un nœud dimensionnel où Millevaux envahie plusieurs plans de réalité qui se mélangent dans la folie de cette étrange forêt corrompue. L'énergie provoquée par ce nœud dimensionnel instable et en perpétuel mouvement a eu raison des défenses misent en place par les alliés pour protéger la zone de l'entonnoir et cette folie commence à s'y déverser, mais sur place, les aventuriers présents ne peuvent pas forcement se rendre compte du danger, ils vont simplement se retrouver confrontés à des menaces plus dangereuses que de simples mutants et seigneurs de guerre locaux, peut-être devront ils même faire des alliance pour éviter de se retrouver perdus, absorbés dans une autre réalité sans espoirs de retour. Ici encore des ressources comme Millevaux Mantra ou même Mantra Oniropunk seront utiles pour ces concepts".

C'est l'élément parfait qui peut-être le signe de la présence de l'avatar de Shub-Niggurath et du réseau d'avatar en général.

lundi 17 octobre 2022

On enrichit encore le contexte, Tolkien, D&D, Millevaux, Dossier Noir, Mythe, Mu...

Je ne sais pas si c'est la replongée récente en Terre de Milieu décriée par beaucoup mais qui personnellement m'a bien accrochée (je suis bon public pour ce genre de truc), ou de m'être replongé sur cet excellent Blog figuriniste et son gros mash-up Terre du Milieu/Oldhammer/D&D/GoT/Cthulhu et j'en passe et des meilleurs, mais c'est vraiment excellent, mais j'ai envie de me plonger dans ce type d'ambiance, surtout qu'on joue un peu comme ça à la maison, un mélange de Jdr et d'escarmouche.

Donc j'hésite à lancer une nouvelle campagne beaucoup plus Fantasy classique inspirée directement de Lotr & co. Problème, la campagne en cours est bien lancée et les joueurs adorent, alors j'ai réfléchis à quelques pistes pour voir comment intégrer cela. Donc déjà pour imaginer que Sauron puisse faire parti de ce monde et continuer à étendre son influence dans l'ombre, je suis parti d'un vieux truc que j'avais lu quelque part et qui faisait le parallèle entre Sauron et Thasaidon de Clark Ashton Smith. J'ai repensé au fait que Tolkien avait un jour dit, me semble t'il, que nous étions dans notre époque contemporaine à ce qui pourrait s'apparenter au 6ème ou 7ème âge, encrant le fait que les événements de ses écrits aient pu se dérouler dans un passé très lointain de la Terre. Pour mes campagnes j'utilise souvent la chronologie du Mythe et celle de Marvel que je croise et qui me permet de trouver des éléments pour imaginer et justifier des événements sur la Terre de nos aventures. Je croise cela avec plein d'autres trucs et j'essaie, en forçant parfois de trouver des correspondances, c'est ce que j'aime aussi dans ce loisir.




Thasaidon est vénéré dans Zothique mais son origine remonte à Mu, je me suis dit que j'allais partir de ça.

Dans le Mythe, concernant Mu dans les âges anciens de la Terre, j'ai trouvé plusieurs évocation du mythique continent :

Il y a 160 millions d’années : Les Mi-Go ont installé une exploitation minière sur terre. Les choses plus anciennes essayent de lutter contre eux dans l’espace, mais trouvent qu’elles ont succombé tellement qu’elles peuvent plus faire ainsi. Les Mi-Go commandent par la suite une grande portion de la partie nordique de la terre. Certains Mi-Go vont s’établir dans la terre qui deviendra Mu, et adorent Ghatanothoa*. Les Mi-Go apportent également avec eux deux objets, plus tard connus sous le nom de joint noir d’Iraan et du Trapezohedron brillant.

Il y a 500 000 ans : L’Homos sapiens, l’humanité moderne, se lève. Ces premiers et vrais humains trouvèrent le royaume de Nemedis, et guerroyèrent durant mille ans avec les Rois Dragons. Les humains gagnèrent, et le peuple des serpents fut repoussé au Sud. Les serpents exilés forment le second royaume de Valusia. Quelques uns, cependant, se cachèrent à la place parmi les îles de la mer de Neol-Shendis, attendant leur heure pour s’élever à nouveau.

Il y a 200 000 ans : Le royaume humain de Mu atteint son apogée. A cette époque, les Muviens vénèrent beaucoup de dieux sombres, incluant Ghatanothoa, Ythogtha et Zoth-Ommog.

Il y a 173 148 ans : Lors de l’année de la Lune Rouge, Ghatanothoa devient le dieu suprême de Mu, suivant la destruction divine d’un grand-prêtre de Shub-Niggurath.

Il y a 161 844 ans : Le culte de Ghatanothoa est devenu si fort que les autres religions sont hors-la-loi. Zanthu, dernier grand-prêtre de Ythogtha, essaye de libérer son dieu, détruisant Mu. Zanthu s’enfuit vers le plateau de Tsang, où il écrit ce qui sera connu plus tard comme les Tabletes de Zanthu.

18 000 avant J-C : Un gigantesque cataclysme détruit cette fois le monde entier, amenant l’âge Hyborien. Le continent atlantéen occidental coule, laissant seulement les îles qui deviennent Bal-Sagoth et Poseidonis. Les derniers Atlantes, qui fuit en direction du Nord, deviennent les Cimmériens barbares. Les ultimes Lémuriens survivants sont mis en esclavage par une ancienne race inconnue de la partie orientale du continent thurien. Mu s’élève à nouveau des décombres, et Ghatanothoa invoque ses serviteurs, les lloigors. Les lloigors réduisent en esclavage les humains qui viennent pour vivre dans cette nouvelle contrée. Bokrug et les Thuum’ha viennent sur la Terre et fondent le royaume d’Ib au Moyen-Orient et de Lh-yib sur le territoire des Cimmériens.

9 550 avant J-C : Un ultime cataclysme détruit le monde hyborien et fait surgir de nouvelles terres, amenant le monde dans ses configurations plus ou moins actuelles. Des portions du continent hyborien, de Poseidonis et de Mu disparaissent toutes sous les flots. Dans les temps récents, cet événement est conservé comme le Grand Déluge. Les lloigors se dispersent à travers le monde, s’établissant au Moyen-orient, en Nouvelle-Angleterre, en Europe et ailleurs. Le lotus noir est emmené de Stygia en plein effondrement jusqu’aux plateaux de Leng et Sung, où il continue à être cultivé. Dans les restes de Stygia, les Vanir fondent le pays de Khem. Les Brythuniens émigrent dans un pays à l’Est de Khem et deviennent les prêtres de Mitra, gardant leur lignée pure et séparée de la population locale. La cité de Sarnath est fondée en Mésopotamie par un autre groupe d’humains, près de la cité Thuum’a d’Ib. Le peuple de Sarnath croit jusqu’à déranger celui d’Ib. La province d’Averoigne est fondée par un peuple appelé les Averones (survivants d’Atlantis) dans ce qui est aujourd’hui la France.

*Après lui avoir creusé des cryptes sous la ville qu'ils avaient bâtie au pied du mont Yaddith-Gho, un volcan éteint du continent de Mu, les Fungi de Yuggoth ont laissé derrière eux leur monstrueux dieu. Les premiers hommes arrivés sur Mu ont ensuite voué à leur tour un culte impie à Ghatanothoa. Ses prêtres, dans la province de K'naa, sacrifiaient tous les ans douze jeunes guerriers et douze jeunes vierges sur les autels flamboyants d'un temple de marbre dressé au pied du Mont Yaddith-Gho. Ces cent prêtres de Ghatanothoa formaient l'élite de ce peuple antique : ils possédaient chacun une maison de marbre, un coffre d'or, deux cents esclaves, cent concubines, aucune loi ne s'appliquait à eux et ils disposaient d'un pouvoir de vie ou de mort.

Mu est aujourd'hui sous les eaux et le dieu gît par des centaines ou des milliers de brasses de fond. Comme Cthulhu (dont il serait le premier des trois fils qu'il aurait eu avec une certaine Idh-yaa), il ne peut pas mourir et attend la résurgence de sa demeure engloutie. Selon Von Junzt, le culte de Ghatanothoa s'était principalement épanoui dans le Pacifique près de l'ancien emplacement de Mu. Mais il avait également atteint Atlantis, Leng, K'n-yan, l'Egypte, la Chaldée, la Perse, la Chine, l'Afrique, le Mexique, le Pérou et l'Europe. La culture occidentale n'a jamais favorisé la croissance de ce culte et a éradiqué plusieurs de ses branches. Néanmoins, il est vraisemblable que le culte est devenu secret et a survécu, sans doute en Extrême-Orient et dans les îles du Pacifique. Son enseignement a été absorbé dans certaines légendes polynésiennes.




Le Mythos contient une partie de l'oeuvre de Clark Ashton Smith, on peut donc relier Thasaidon de près ou de loin à celui-ci je pense. Thasaidon est une entité maligne se manifestant comme un guerrier en armure brandissant une masse. Il est donc vénéré comme le Principe du Mal dans Zothique , mais son culte remonte à l'époque de Mu.

Je pars maintenant sur la mythologie D&D, car c'est à prendre en compte pour faire le lien.

Quand vous parcourez les donjons en quête de trésors ou autres buts, d''où pensez-vous que tous ces squelettes et monstres errants viennent ? Et d'où vient le pouvoir d'animer ces morts-vivants ? Eh bien, c'est ce qui se passe quand les pouvoirs du Chaos sous la forme des Balrogs (qui sont au un peu au sommet de la chaîne alimentaire de Donjons et Dragons old-school) aident les sorciers dans les donjons.

Maintenant, si tel est le cas, pourrait-il y avoir une raison pour laquelle des millions d'années dans le futur il y a un seigneur du mal brandissant une masse dans Zothique de Clark Ashton Smith ? L'idée que Sauron pourrait en fait non seulement avoir survécu aux événements décrits par Tolkien mais se métamorphoser en Seigneur des Turpitudes, qu'il survit à la Terre du Milieu pour fonder un culte dédié à son mal au sein de Mu et qu'est-ce que cela a à voir avec le monde souterrain ou les donjons ? Tout s'enroule autour de cette idée concernant les démons dans D&D.

La race de démons la plus répandue est celle des démons, une race maléfique chaotique originaire des Abysses, ils sont rapaces, cruels et arbitraires. La race dominante des démons est la tanar'ri / t ə ˈ n ɑːr i /. L'Abysse et sa population sont tous deux théoriquement infinis en taille. Les "vrais" tanar'ri tels que les balors (appelés à l'origine Balrogs, eh oui!!!) et les mariliths serpentins à six bras poussent d'autres tanar'ri plus faibles et les organisent en armées de fortune pour la bataille. Seigneurs démons et princes démons tels que Orcus, Demogorgon , Juiblex , Zuggtmoy , Graz'zt et d'innombrables autres règnent sur les démons de leurs couches individuelles de l'Abîme, dans la mesure où les démons chaotiques peuvent être dominés.

Dans Tolkien, les Balrogs sont à l'origine, comme Sauron ou les Istari, des Maiar.

Selon mon pdf du Zothique D20 (traduit approximativement par mes soins avec un outil de traduction).

Thaisaidon est un sombre archidémon, "prince de toutes les turpitudes". Adoré depuis les déserts centraux (Tasuun) vers les îles du sud (Sotar). Thasaïdon est généreux de sa puissance, car il sait ce pouvoir corrompt. Thasaidon est connu et redouté dans tout Zothique, même là où il se trouve pas adoré. Les vampires et les lamiae lui rendent hommage, et des liches ratatinées dessinées sur son pouvoir pour une présence terrestre qui continue au-delà de la tombe.

"Devant lui, sur un autel de jais, se dressait la sombre et gigantesque statue de Thasaidon qu'un sculpteur engendré par le diable avait forgé dans des jours anciens pour un mauvais roi de Tasuun, appelé Pharnoc. La l'archidémon était représenté sous les traits d'un guerrier en armure complète, soulevant une masse hérissée comme dans une bataille héroïque... Et souvent, à travers la bouche de la statue, Thasaidon prononçait des oracles pour Namirrha, ou répondrait aux interrogatoires. Devant l'image en armure noire pendaient sept pièces d'argent lampes... Sauvage et sinistre était leur lumière, et le visage du démon, regardant sous son casque à crête, était rempli des ombres malignes et équivoques qui se déplaçaient et changeaient éternellement".

Thasaidon a tous les traits d'un démon/tanar'ri/maiar déchu, mais ses actes et son apparence le rapproche plus de Sauron que des Balrogs.


Ici, d'où est tirée cette illustration, la réinterprétation de Thasaidon a un petit quelque chose de Sauron, voire même de Morgoth...


Le fait que les races semi-démons et morts-vivants tirent leur pouvoir de lui me rappelle également l'apparence de nécromancien du Sauron de Tolkien.

Dans l'oeuvre de Tolkien, le 4ème âge est l'âge des hommes, Sauron et vaincu et l'anneau détruit, les Elfes quittent peu à peu la Terre du Milieu... On pourrait situer un âge d'or des premiers hommes dans cette période d'il y a 200 000 ans quand le royaume humain de Mu atteint son apogée. C'est à travers le monde souterrain des rêves que Sauron a survécu dans le monde et les rêves de l'humanité. Il a navigué dans l'histoire en utilisant l'esprit de l'humanité lui-même pour parcourir les courants de l'histoire, du temps et de l'espace jusqu'à ce qu'il arrive sur Mu et plus tard sur Zothique.

Sauron ou du moins l'esprit de Sauron aurait traversé les millénaires de la Terre et ce jusqu'à sa toute fin, Thasaidon serait l'un de ses avatars par exemple, ou son nouveau nom pour échapper à la vigilance des dieux. Il aurait murmuré à bien des oreilles à travers l'histoire et peut-être est-ce lui qui dans les profondeurs du mont Yaddith-Gho, cherchant un nouveau refuge pour ourdir ses méfaits, est tombé sur un nouveau "maître", Ghatanothoa. Conscient que celui-ci le surpassait, il le servira et lui murmurera des "idées", car Sauron est avant tout l'ancien serviteur de Morgoth et un maître dans du charme, de la séduction et de la perfidie, il a son propre plan. Peut-être est-ce lui qui a suggéré la création des lloigors, sur les anciens manuscrits impies, ils sont illustrés d'une manière qui n'est pas sans évoquer les montures volantes de ses anciens serviteurs, les neufs, croisées avec la création de son ancien maître, Glaurung...





Qui sait ce qu'a entrepris Sauron/Thasaidon après la chute de Mu, pendant les millions d'années qui mèneront au dernier continent de la fin des temps Zothique. La légende raconte que Morgoth reviendra à la fin du monde. Alors Manwë descendra de son trône, au sommet du Taniquetil, pour l'affronter mais ce sera Tùrin Turambar qui lui plongera son épée dans le cœur, le vainquant une dernière fois avant la sentence d'Eru qui, après le combat, révélera la dernière Musique des Ainur. Peut-être Sauron/Thasaidon a influencé les différents âges des hommes depuis Mu afin de renforcer son pouvoir de corruption et faire se lever une immense armée de morts et de créatures corrompues pour assiéger le monde à la toute fin de celui-ci et venir au secours de son maître, Morgoth.

Mais comment intégrer tout ça dans notre campagne actuelle, déjà je vois la piste de Millevaux et l'Europe revenue à une sorte d'âge sombre médiéval comme terrain pour ma Terre du Milieu, on change quelques réglages, moins de Millevaux omniprésente par exemple. Sauron / Thaisaidon trouve là son nouveau terrain de jeu pour propager le mal. Mais il n'est pas seul car nous avons là un nœud dimensionnel où d'autres puissances veulent s'établir, sans compter sur les forces déjà en place, qu'en est il des nazis et de leurs alliés de l'Exif, serviteurs ou non ? Et Millevaux est normalement un domaine de Shub-Niggurath, la présence d'un "serviteur ancien" de Ghatanothoa sera t'elle acceptée ? La magie serait don présente aussi mais rare, réservée à certaines entités et non au commun des mortels...

Je compte utiliser aussi des chronologies issues du Dossier Noir.




Dans le Dossier Noir de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, il y a aussi une chronologie intéressante, notamment en ce qui concerne le passé très lointain de la Terre. Le dossier commence par un rapport qui met à plat la notion de divinité et en dresse l'historique On the Descent of Gods. On apprend ainsi que les grands anciens précédent les dieux d'Hyperborée qui eux même sont suivis par les seigneurs du chaos et de l'ordre des Melnibonéens puis nos divinités antiques...

Cela commence par le venu des Elohim. Les «Elohim» sont, dans la Genèse 6: 2, une sorte d'ange qui prend les «filles des hommes» pour femmes. Dans plusieurs cas dans la Bible hébraïque, Elohim semble se référer au Dieu d'Israël (c'est le troisième mot dans le texte hébreu de la Genèse, par exemple). Dans d'autres cas, il semble faire référence à une classe d'êtres angéliques qui sont venus sur Terre pour s'accoupler avec des femmes humaines.

Apparaissent ensuite les «Great Old Ones», une référence aux œuvres de H.P. Lovecraft. Dans les histoires de "Cthulhu Mythos" de Lovecraft, les Grands Anciens sont un groupe d'êtres extraterrestres semblables à des dieux de tailles et de pouvoirs énormes qui transcendent notre compréhension du temps et de l'espace. Ils sont actuellement emprisonnés ou dorment mais peuvent être réveillés par des adorateurs cultistes.

Il est évoqué une bataille entre Elohim et Grands Anciens.

Vient ensuite, si mes souvenirs sont bons le royaume arctique d' Hyperborée qui est une référence à Hyperborée, qui dans la mythologie grecque était la terre «au-delà du vent du nord», loin au nord. Je pense qu'il serait utile de mentionner également le fait qu' Hyperborea a joué un rôle important en tant que continent perdu dans la théosophie (à commencer par Madame Blavatsky, comme l'a souligné De Camp dans son livre Lost Continents), mais, plus important dans ce contexte, il a été utilisé par Clark Ashton Smith comme cadre pour son "Cycle Hyperboréen" qui est devenu une partie du mythe de Cthulhu, en effet, H.P. Lovecraft a incorporé certains des éléments fantastiques introduits ici pour la première fois dans son histoires ultérieures. " A noter que Hyperborea apparaît également dans le travail de Robert E. Howard. «Crom» apparaît dans les fantasmes de Robert E. Howard. Crom est le sombre dieu vénéré par les barbares cimmériens, dont Conan fait partie.

Puis est évoqué l' Empire Melnibonéen qui est l'empire décadent dont est issu Elric dans les livres «Elric of Melnibone» de Michael Moorcock. «Lords of Order en guerre sans fin avec Lords of Chaos» est une référence au cycle du livre Eternal Champion de Michael Moorcock, dans lequel Law et Chaos, représentés par les Lords des deux, sont en perpétuelle lutte métaphysique. Arioch est l'un des seigneurs du chaos dans les livres de Moorcock. Il est le «chevalier des épées» et le dieu patron d'Elric. Pyaray est un autre des Seigneurs du Chaos. Il est un énorme poulpe rouge et est le "Murmure tentaculaire des secrets impossibles".

Vient ensuite l'âge Hyboréen de Conan, et là je ne me rappelle plus exactement mais je crois que 10000 ans séparent Melniboné de l'âge Hyboréen.

Ce qui est intéressant, c'est que cette chronologie propose les Elohim et les Elohim ne ressemblent ils pas aux Valar de Tolkien, certains évoquent des similitudes sur internet par ci par là, mais c'est sur qu'on y pense facilement, Melkor / Morgoth serait alors de ce calibre.




Ensuite un autre fait intéressant pour des liens dans mes idées de contexte c'est que cette chronologie dans le Dossier Noir, a été établie par Oliver Haddo, alias Aleister Crowley qui comme on le sait bien à contribué à sa manière à l'effort de guerre contre les nazis.




Donc voilà quelques pistes pour essayer d'inclure ces différentes œuvres dans ma Terre d'aventure et orienter la campagne sur un petit côté plus "Fantasy" dans l'esprit de ce Blog mais en restant dans mon truc à moi.