Affichage des articles dont le libellé est Dessin Animé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dessin Animé. Afficher tous les articles

mardi 20 décembre 2022

Inspiration - Les Mondes Engloutis

"Les Maîtres du Temps", de René Laloux est un film d'animation qui m'a marqué et intrigué quand j'étais enfant. Un magnifique film d' animation que j'ai revu avec mon fils il y a quelques années et qu'il a adoré.




C'est ce dessin animé qui m' a pendant très longtemps fait penser que Moebius avait contribué à l'oeuvre des Mondes Engloutis ! La ressemblance entre le petit Piel des Maîtres du Temps et la petite Rebecca des Mondes Engloutis est assez saisissante, je trouvais aussi des ressemblances entre le Ouin Ouin des Maîtres du Temps et certaines créatures des Mondes Engloutis, à commencer Bic et Bac et une esthétique générale proche de toutes façons de ces œuvres là, probablement l'époque. Même si ça a beaucoup vieilli, ça reste un incontournable de l'animation française des années 80.






C'est a Nina Wolmark, une scénariste née en 1941 en Bielorussie, en pleine guerre, que l’on doit deux des dessins animés les plus crypto-futuristes des années 80 : Ulysse 31 (j'y reviendrai surement un jour), d’abord, et les Mondes Engloutis donc, mais aussi la série Rahan (je reviendrai aussi dessus un jour probablement). Les Mondes Engloutis est une série largement relégué au fond de l’inconscient des adultes et qui, pourtant, mérite une petite réhabilitation, elle est actuellement rediffusée sur la plateforme de France TV et nous avons commencé à la regarder, c'est une découverte pour mon fils mais il aime bien, il adore les vieilles animations de l'époque à qui il trouve bien plus de personnalité qu'à beaucoup d’œuvres actuelles et une certaine innocence dans les propos qui prête plus au rêve et à se plonger dans ces univers.

"Tout commence dans un passé lointain ou dans le futur, nul ne le sait vraiment. Toujours est-il qu'un cataclysme ravagea un jour la Terre entière. Une île nommée Arkadia fut engloutie par les eaux et envoyée au centre de la Terre. Les survivants de cette île créèrent alors le Shagma, qui permettrait à leurs descendants de survivre dans ces profondeurs glacées. Les Arkadiens décidèrent alors de cacher à leurs descendants leur passé, et le bâtiment où étaient conservées les reliques du passé fut frappé d'interdiction et placé sous la garde de Shag-Shag, un robot-véhicule intelligent, capable de s'auto-entretenir pendant des milliers d'années. Perdus dans les strates de la Terre, Bob et Rebecca partent pour la plus fantastique des aventures à bord de Shag-Shag, afin de découvrir le secret du Shagma, lieu de vie et de lumière de la civilisation d'Arkadia".

Cette série fait une excellente ressource pour une campagne de Jdr de type Troika!, je l'ai déjà cité dans mes articles consacrés à ce jeu il me semble, il était donc temps d'en parler.




On peut aussi imaginer les strates comme des plans, des dimensions de poches... Bref les adaptations sont nombreuses. Une grande partie des artefacts et de la technologie est intéressante et très originale. On peut utiliser cette série pour couvrir une campagne de type Terre Creuse, Hollow World... Certains épisodes sont parfait pour développer une aventure Sword & Sorcery voire Sword & Sandal... Un jeu comme Épées & Voleurs ferait bien le taf.




Ce qui suit est extrait du Wikipédia de la série.




Les Mondes engloutis est une série télévisée d'animation française en 52 épisodes de 26 minutes, créée par Nina Wolmark qui en a écrit la plupart des scénarios et dialogues. Christian Grenier, Joëlle Wintrebert et Michel Jeury ont également participé à l'écriture des scénarios. Les personnages ont été créés et dessinés par Patrick Claeys. Les autres dessinateurs principaux sont les frères Gaëtan et Paul Brizzi, Didier David dit Cromwell et Christian Lignan. Diffusée pour la première fois à partir du 24 septembre 1985 sur Antenne 2 dans l'émission Récré A2, la série a été rediffusée dans l'émission L'été en baskets à dater du 16 juillet 1988, puis du 6 janvier 1990 sur TF1 dans le Club Dorothée. Les épisodes ont été réalisés par Michel Gauthier.

Synopsis :

Le Shagma, soleil artificiel indispensable à la vie des gens du dessous dans la cité d'Arkadia, tombe malade. Guidés par Shag-Shag, antique vaisseau conscient et doté de pouvoirs magiques, les enfants d'Arkadia entrent alors dans le musée interdit et lisent les archives secrètes. Ils apprennent alors que leur peuple vivait au-dessus jusqu'au grand cataclysme qui a précipité leur île sous la surface de la Terre. Ils créent Arkana, une créature ressemblant à une humaine, et l'envoient avec Shag-Shag vers la surface pour chercher de l'aide. Elle est accompagnée de Bic et Bac, deux pangolins, créatures étranges et bienveillantes, aussi anciennes que Shag-Shag.

Dès le premier épisode, le groupe est rejoint par le jeune Bob et sa petite sœur Rebecca, des enfants venus de la surface, ainsi que par Spartakus, un voyageur qui a toujours vécu sous la surface. Le chemin de retour vers le centre de la Terre amène les héros à traverser à bord du vaisseau Shag-Shag, des mondes parallèles ou « strates ». Ils y rencontrent peuples et personnages historiques ou fictionnels issus de différentes origines qui peuvent se révéler être des alliés comme des adversaires dans leur quête.

Quelques épisodes :

L'homme tambour : Spartakus n'a jamais connu sa mère. Un sorcier africain énigmatique et jouant d'un tambour magique le nomme Eweka (prononcé « Êwéké », référence à Oba Eweka) et lui propose de la rencontrer s'il arrive à passer des épreuves et (con)vaincre le fantôme de son père. Devenu roi de « Bénin », son village natal ressuscité, sa mère lui explique toutefois que la loi lui interdit par son nouveau statut « divin » de voir son visage désormais, mais qu'il doit absolument rester. Ne pouvant obtenir ce qu'il désirait, Spartakus s'enfuit avec l'aide d'Arkana.

Le Nemkor d'Arkana : le Shagma mourant, désespérant du retour d'Arkana, après de longues hésitations sur la place de l'orichalque, les Arkadiens tentent une opération jamais tentée : ils réfléchissent les rayons de l'arc-en-ciel shagmique vers le Shagma. Durant cette manœuvre, les créatures shagmiques sont privées de leur source d'énergie. Shag‑Shag se déstructure au plus grand dépit de Spartakus et Bob, et ils tombent dans un trou noir. Arkana, Bic et Bac se réduisent à de fragiles boules de lumières sous le soin de Rebecca.

Démosthène, dit D.D. : rencontre avec le logographe bègue de l’Athènes antique. « Répète après moi : dé-mo-cra-tie ! » Démosthène est enlevé par Maxagaz qui veut son aide pour pouvoir remporter les élections et rester chef des pirates. Débats houleux de politiques étrangères sur le forum antique ou à la télévision FIP.

Gog et Magog : « Dans ce pays, les gens chantent pour supporter le bruit horrible du vent ». Un phénix blanc convainc Arkana qu'Arkadia se trouve derrière une porte fermée par la vibration des deux branches d'un diapason identique à celui de la place de l'Orichalque (forum). Au-dessus du diapason flotte une pierre noire… dont la chute arrêterait ce diapason et ouvrirait cette porte. Mais derrière cette porte se trouvent les terribles armées de Gog et Magog...

Tada et les insignes sacrés : dans cet épisode, les héros assistent un homme en grande détresse en l'aidant à retrouver un objet symbolique (en orichalque ?) qui lui donne le droit, selon la loi du roi, de vivre en homme libre. Un vieil esclavagiste colonialiste aigri car abandonné par son ancienne hiérarchie l'a empoisonné pour le lui voler, et l'empêcher de se libérer.

Ces épisodes sont tous tirés de la deuxième partie de la saison 1 de la série.

Personnages :

Principaux

  • Arkana : humanoïde bipède, « à l'image des gens du dessus », créée par les enfants d'Arkadia avec des bribes d'informations provenant de la mémoire d'Arkadia, et les rayons des arcs-en-ciel shagmiques, magicienne bienveillante mais naïve, capable de projeter des illusions. Elle doit demander aux gens du dessus de l'aide pour réparer le Shagma.
  • Bic et Bac : deux joyeux petits animaux sacrés, les plus anciennes formes de vie de la cité d'Arkadia. Ils sont des pangolins compagnons caressants, habiles, drôles et enjoués, capables de produire du feu (ou de l'électricité) en frottant leur nez ensemble. Les deux sont investis de pouvoirs shagmiques comme Arkana et Shag-shag. Il est à noter qu'ils ne possèdent pas de griffes mais des doigts.
  • Bob et Rebecca : frère et sœur « du dessus » qui ont décidé, profitant d'une rencontre accidentelle avec Arkana lors d'une expédition spéléologique, d'accompagner les héros sous le prétexte de connaître les secrets du Shagma avec un comportement rassurant de spectateurs. Pour ces deux enfants, l’inquiétude d'effrayer leurs parents par leur absence n'a pas de fait puisqu'ils leur semble évident que le temps s'écoule bien plus lentement à l'intérieur de la terre qu'à sa surface. Bob surnomme sa petite sœur « P'tite boule ».
  • Spartakus : voyageur des Strates et mondes souterrains, qu'il arpente, il ne se sépare jamais de son bracelet noir d'Orichalque bien pratique (c'est un outil multifonctions : grappin, arbalète...) et hérité de son père. Son passé est sombre : sa famille et lui ayant été attaqués à Barkar par des vendeurs d'esclaves, Spartakus y est longtemps resté comme Gladiateur avant de regagner sa liberté, et errer dans les strates...
  • Shag-Shag : le vieux robot-vaisseau explorateur intelligent dormait dans le musée interdit de la cité, dont il gère l'essentiel de la maintenance. Il a permis aux enfants d'Arkadia d'y accéder clandestinement. Il a la silhouette stylisée d'une tortue géante. Son ordinateur-cerveau, datant d'avant le grand cataclysme, a des trous de mémoire. Les shagies sont une multitude de petits robots d'entretien et de réparation. Shag-Shag possède une interface de communication/énergie dédiée à l'espèce dont font partie Bic et Bac, et une culture encyclopédique des temps passés et des strates. Il prétend être impatient de retourner dans son musée une fois que sa mission vers la surface sera terminée. Mais les aventures se succèdent dans les dédales des strates.

Secondaires

  • Les Arkadiens : Mélange harmonieux de végétal et d'humains très évolués, ils n'ont pas de pied et flottent librement dans Arkadia (absence de gravité physiquement correcte, au moins). Ils ignorent tout de leur passé, et leur dialectique est duale, avec des hommes très prudents et des femmes impulsives. Leur civilisation semble heureuse et pacifique, mais leur tranquillité a un prix, qu'Arkana découvre dans l'épisode Les prisonniers du temps perdu. Les principaux Arkadiens sont : Shagmir et Shangora.
  • Les pirates « punk » et Radio FIP, la Radio de la Fédération Inter Piraterie : antagonistes récurrents (parfois, alliés circonstantiels) du groupe d'Arkana, sous une apparence sympathique et enjouée bien que pathétiquement malveillante, ils représentent une société malheureuse, violente, agressive, inculte, esclavagiste, excessivement matérialiste, vivant dans une décharge. Les pirates sont divisés en trois clans : celui des lacs, celui des fjords et celui des flaques. Le clan des lacs, auquel appartient Maxagaz, ne cesse de rabaisser les deux autres (par exemple, lors des jeux inter-pirates). Cette société est structurée sous une apparence de démocratie contrôlée par les médias de masse. « J'accuse Maxagaz de ne pas savoir piller ! » La « gigue des pirates » est une chanson animée qui revient à chaque intervention de Massmédia, la plantureuse oratrice de Radio FIP. « Sans foi ni loi, Ah la belle vie que voilà ! », « Sur vos crânes on fait cric ! on fait crac ! » (avec quelques coups de gourdins...). Les principaux pirates sont : Maxagaz, le chef des pirates et du clan des lacs, Massmédia, sa compagne et animatrice de Radio FIP, Seskapil et Mattymate, leurs acolytes. Le rival de Maxagaz est Ringnar, chef des bandits des fjords.

Autres (quelques personnages en vrac)

  • Startakus le « Guérisseur d'étoiles » : vieux scientifique du futur occupant une station spatiale, il fait de la rétention d'information à l'encontre du groupe d'Arkana.
  • Arkshag : antagoniste récurrent apparu au cours de la série, il est le gardien du Temps perdu. Son but est de capturer tous les Arkadiens qui ont quitté la ville et de les emprisonner.
  • Chanteplume : vieil ami sympathique de Spartakus, il est un poète et joueur de mandoline de la ville de Villon ainsi qu'un mauvais garçon connu de sa cour des miracles. Pour son art, il lui arrive de voyager entre les strates.
  • Les Inquisiteurs du Cristal Vivant : Ce tribunal de trois juges à la peau bleue apparaît pour la première fois dans le deuxième épisode de la première saison, "Le cristal vivant". Ils essaient de faire renoncer Galilée à ses revendications d'un monde au-delà du cristal vivant. Ils font capturer le groupe et le testent psychologiquement pour les convaincre qu'ils sont des êtres qui ont été pris dans le Cristal Vivant et souffrent "d'une déformation du temps". Ils sont même prêts à recristalliser Shag-Shag si Galilée ne renie pas ses croyances. On les revoit dans le deuxième épisode de la deuxième saison, "L'échiquier des mondes" ("Le jeu le plus dangereux").
  • Empereur Qin : Le dirigeant d'un empire de type chinois au sein des strates. Il partit à la conquête d'Arkadia. Il a finalement été tué parmi son armée de guerriers ressemblant à des robots d'argile.
  • Galileo : Une version strate du Galileo du monde réel ; il vit dans le Cristal Vivant. Lorsqu'il découvre le groupe emprisonné dans un Shag-Shag cristallisé, il les libère. Leur existence prouve la théorie interdite selon laquelle il y a de la vie en dehors du cristal vivant. Après avoir été contraint de nier la vérité, il a été autorisé à partir avec le groupe, mais au dernier moment, il est rentré chez lui.
  • Gog et Magog : deux créatures monstrueuses partageant le même corps. Ils sont involontairement libérés pour faire des ravages par Arkana, qui est induite en erreur par le Phénix à utiliser ses pouvoirs. À la fin, ils sont tous les deux contraints de retourner dans leur propre monde.
  • Demosthenes : Un célèbre porte-parole, kidnappé par Maxagaz afin de l'aider à apprendre l'art de parler et ainsi gagner l'élection à la tête de la Fédération Interstrata Pirate. Il a été banni de son pays parce qu'il n'a pas fait réparer les murs.
  • Méo et Myra : Un grand-père et sa petite-fille qui vivent dans un village pillé par les Mogokhs. Ils demandent l'aide du groupe, qui les aide à vaincre les Mogokhs.
  • Les Mogokhs : Un peuple guerrier nomade qui opprime et vole les autres. Ils se distinguent par leur invincibilité. Ils ne descendent jamais de leurs montures de peur d'être piétinés à mort.

Références culturelles :

Cette œuvre, dont le scénario a été écrit par Nina Wolmark, une sociologue du travail née en 1941 à Minsk, a souvent un caractère très symbolique. On y retrouve fréquemment des éléments de critique sociale.

Il y a des références à des œuvres, personnes et faits célèbres dans les différents épisodes. À titre d'exemples : le feuilleton exploite le mythe de la Terre creuse et d'Agartha, l'épisode 3, Thot, est inspiré de King Kong, Arkana étant la belle, et Thot la bête. On aperçoit l'Empire State Building sur un ancien téléviseur.

Dans l'épisode 5, Le cristal vivant, les héros rencontrent le personnage de Galileo Galilei qui combat l'inquisition niant ses découvertes, il prononce d'ailleurs à la fin la phrase qui lui est souvent attribuée : « Et pourtant, elle tourne ».

Dans l'épisode 8, Démosthène, dit D.D., tandis que Shag-Shag essaie de retrouver des informations sur le passé arkadien, des images de buildings d'une métropole ancienne sont diffusées sur l'écran du vaisseau. On peut alors entrapercevoir l'une d'elles présentant la vaste tour centrale du célèbre film Metropolis de Fritz Lang.

On trouve dans l'épisode 15 une référence à l'armée en terre cuite du mausolée de l'empereur Qin, l'épisode 19 Le guérisseur d'étoiles aborde la notion du paradoxe temporel.

Saison 2, dans l'épisode 16, les héros arrivent dans une ville où la population vit sous le joug de soldats dont le symbole est un dessin noir dans un rond blanc sur fond rouge, référence au nazisme. Et dans cette ville, parmi les opprimés, il y a un homme aux cheveux blancs avec une moustache nommé Albert, et plusieurs références à Albert Einstein.

Dans l'épisode 22 (Le temple du condor), où le groupe visite une strate où se dresse un ancien temple d’aspiration explicitement précolombienne et dédié au culte du soleil, Bob fait mention d'une célèbre bande dessinée de son monde qui s'y réfère et dont le titre commencerait par « Le Temple du... » : allusion à l'album des Aventures de Tintin, œuvre de l'auteur belge Hergé.

Pour une émission pour enfants, celle-ci avait une tonne de choses en cours et de nombreux thèmes étaient très en avance sur leur temps. De la création de la vie artificielle aux luttes de Spartakus. Il se passait beaucoup de choses ici. Une grande partie du matériel est facilement adaptable pour une campagne car une grande partie du matériel et des idées de la série a été superposée de manière à révéler une chose mineure après l'autre pour diriger les PJ. Les ruines, la technologie et le décor ont continué à se construire tout en faisant face aux luttes des personnages eux-mêmes. Bref ça peut sembler étrange de parler des Mondes Engloutis en 2022, mais plongez vous ou replongez vous dans cette série qui peut vous donner des idées étonnantes même si elle pique un peu les yeux.




Petit bonus mais je ne pouvais pas m'en empêcher, la musique et j'ai même mis le Flashbic :



jeudi 27 octobre 2022

Inspiration - Primal saison 2

En ce moment est diffusée le dimanche soir, en seconde partie de soirée, sur Toonami (la chaîne fait place à Adult Swim tous les soirs, en fin de soirée), la deuxième saison de Primal. Que dire, c'est de la bombe, c'est devenu Conan maintenant, si on me sort des extraterrestres ou de la super-science, ça en fera râler certain mais ça ne m'étonnerait pas et je trouverai ça génial.



mercredi 19 mai 2021

Il était une fois l'Espace - OST 07 - Du Côté d'Andromède

Film - Dessin Animé Vintage : La Revanche des Humanoïdes

Il était une fois… l'Espace était une série télévisée de science-fiction / opéra spatial coproduite en France et au Japon et diffusée pour la première fois à la télévision Française entre 1982 et 1983 et au Japon en 1984 sous le nom de Ginga Patrol PJ (anglais: Galaxy Patrol PJ). Elle a été écrite et réalisée par Albert Barillé sous la direction artistique de René Borg. J'avais oublié comme cette série était chouette quand j'étais gamin, récemment j'ai vu le film La Revanche des Humanoïdes sur l'une des chaînes de mon bouquet internet, mis à part l'animation bien loin des standards de maintenant et un peu poussive, on est en plein dans le type de SF que l'on pourrait imaginer pour servir de contexte à une campagne de Mega par exemple. En tout cas j'ai pris du plaisir à voir ce film et mon fils aussi a apprécié.




La Revanche Des Humanoïdes est une compilation / condensation des épisodes 21 à 26, les six derniers épisodes de la série. Les épisodes individuels duraient environ 26 minutes chacun, et le montage du long métrage dure environ 100 minutes. Selon le directeur artistique René Borg, le film Revenge of the Humanoids est sorti dans les salles françaises en janvier 1983, un mois avant la diffusion de la mini-série en six épisodes de Once Upon a Time… Space en première à la télévision française en Février 1983. Le film porte un message féministe en la personne du chef suprême du gouvernement de la Confédération Omega qui est une femme héroïque et démocratiquement élu, et Psi, une femme membre de la police spatiale qui est la co-protagoniste.




Synopsis :

Vers l'an 3000, Pierrot, sa petite amie Psi, et leur androïde Métro (qui a un cerveau positronique), habitants de la planète Omega, sont chargés de la sécurité spatiale en tant que membres de la patrouille de la galaxie. La Galaxy Patrol est la force de police de la Confédération Omega, une alliance de planètes, dont la Terre. La Confédération Omega est dirigée par les parents du lieutenant Pierrot, sa mère le président Pierrette et son père le colonel Pierre. Le principal ennemi de la Confédération Galatique est la République militaire de Cassiopée, dirigée par le général Teigneux et son acolyte le Nain. Sur le chemin du retour de ce qui aurait dû être simplement une mission de voyage spatial de routine, Pierrot, Psi et Métro, la meilleure équipe de la Patrouille Galactique, intercepte un phénomène étrange dans l'espace : des navires cassiopéiens géants affluent pour effectuer des exercices de tir. La puissance de feu déployée par ces manœuvres militaires est gigantesque, la portée est énorme, capable d'effacer des planètes entières ! Ils s'arrêtent pour observer les tests militaires et, pendant que ces trois héros rapportent leur rencontre à la Confédération Omega, leur vaisseau le Libellule est secoué par la turbulence des explosions d'énergie et s'écrase sur la planète primitive d'Apis. A moitié blessé, Pierrot est recueilli et sauvé par les habitants de cette planète, un groupe d'hommes qui vivent secrètement dans les montagnes. Ces habitants sont extrêmement anxieux car ils craignent les robots humanoïdes de Yama, une planète voisine contrôlée par un supercalculateur déterminé à conquérir l'univers. Ces rebelles clandestins combattent également les peuples indigènes hostiles à la surface d'Apis. Psi est capturé par les humanoïdes et emmené comme leur prisonnier sur la planète voisine Yama. Quant à Métro, il a disparu. Avec l'aide de ceux qui l'ont sauvé, Pierrot arrive sur Yama pour sauver Psi. En chemin, il trouve Métro sous terre et c'est avec son ami androïde que Pierrot tente de pénétrer au centre de la cité secrète où Psi est retenu en otage. Aidé par quelques rebelles, ils parviennent à franchir les barrages et les barrages routiers et à atteindre le cœur de la ville. Ils libèrent Psi et sont ensuite confrontés au grand ordinateur conçu il y a longtemps pour gouverner l'ensemble de la Terre. Ils apprennent alors que leur planète, Omega, est le prochain objectif du grand supercalculateur et que tous doivent s'y conformer. Pendant qu'Omega se prépare à la confrontation, Pierrot réussit à s'approcher de l'ordinateur et à détruire ses circuits avant que l'ordinateur ne prenne avec succès le contrôle de sa planète cible.



jeudi 1 avril 2021

Inspiration - Primal

Ces derniers mois, je suis tombé à plusieurs reprises, tard le soir sur la chaîne Toonami, à l'heure où elle diffuse des programmes d'Adult Swim, sur une sorte d'ovni, la série Primal. Cette série, supervisée par Genndy Tartakovsky (Les Super Nanas, Samouraï Jack, Star Wars Clone Wars, Le Laboratoire de Dexter, toutes les séries que mon fils adorait petit et que nous, parents, suivions du coup en même temps), et développée par le studio français La Cachette (participation à différents projets comme Love, Death & Robot sur Netflix...), raconte l'amitié hors normes entre un homme des cavernes et un dinosaure dans un monde violent et primitif.




Produite pour Adult Swim, connue pour ses programmes plus adultes tels que Rick and Morty (une autre grosse référence pour nous ces dernières années), Primal est une série très personnelle où Genndy Tartakovsky a accepté d’adopter un style en rupture avec ses autres séries. C’est un projet né d’un fantasme de celui-ci de rendre hommage à l’univers Pulp des années 1970-1980, ici il nous fait voyager dans le temps, dans une préhistoire où les humains auraient côtoyé les dinosaures. Une époque sauvage et hostile, où un homme des cavernes et un T-rex vont se lier d’amitié suite à la mort de leurs familles respectives, dévorées par des créatures féroces et fantastiques qui auraient pu peupler la Terre auparavant. Une autre particularité de cette série, est le mutisme, en effet, les personnages humains, qui sont déjà relativement peu présents à l’écran, ne parlent pas, puisqu’ils n’ont pas encore atteint le stade d’évolution leur permettant d’apprendre le langage.




Les décors du Crétacé sont sublimes et tendent vers des couleurs rouges et chaudes et ce n’est pas du au hasard, Primal est sanglante, brutale et parfois dure à regarder. Dans cet univers, les humains sont le maillon faible de la chaîne alimentaire et des monstres d’un monde oublié (voire parfois imaginaires) surgissent pour transformer notre tandem improvisé en casse-croûte. Primal est un vrai patchwork de plusieurs influences et genres, un buddy movie animalier, mélangé avec une dose de road movie, une pincée de survival et une touche de post-apo, même si la terrible comète n’a pas encore frappé la planète, on sent ici un monde qui est sur son déclin.




Genndy Tartakovsky a voulu créer un dessin animé pour adultes qui soit plein d’action. Il indique être un gros fan des romans Conan de Robert E. Howard qui l'ont influencé pour Primal. Conan a surtout été écrit comme une succession de mini-aventures qui, au niveau de la structure, se prêtent parfaitement pour une adaptation en série. Il a donc commencé à imaginer un personnage de la préhistoire devant survivre à tout prix dans ce monde primitif. La qualité des dessins, des expressions de chaque personnage, des décors atteint par moment des sommets de perfection qui donnent l’impression d’un monde authentique et quasi-vivant qui rappellerait presque du Moebius.

Cette série est vraiment très intéressante car elle se situe dans un passé très très lointain de la terre, comme je l'aime à imaginer pour mon univers ludique, ici premier hommes et derniers dinosaures se côtoient, mais aussi des monstres étranges comme des sortes de démons ailés dans un épisodes, qui servent une araignée géante demeurant dans une sorte de tour que ne renierai pas un sorcier de Sword & Sorcery.





On y croise également des tribus pas tout à fait humaines, de la magie primitive, des rituels qui ne dénoteraient pas sur Carcosa et des créatures étranges, certaines vampiriques... Bref une série qui fleure bon une certaine Fantasy Héroïque et Sword & Sorcery des années 70/80 aux influences Howardiennes mais sans épées et avec une animation résolument contemporaine. Vraiment recommandée.


jeudi 10 septembre 2020

L'influence des dessins animés de Science Fantasy sur les parties de D&D de mon enfance...

Le weekend dernier au Club, nous avons un peu parlé avec l'un des membres de l'influence qu'ont pu avoir certains programmes que nous regardions plus jeunes et qui se mélangeaient aisément dans nos esprits avec les univers de Fantasy que nous retrouvions dans les Livres dont vous êtes le Héros ou encore D&D. Ce mélange de Sword & Sorcery, SF et Fantasy, voire Post-Apo que les Américains appellent Science-Fantasy Gonzo où un truc dans le genre.




La Fantasy qui était vraiment la norme à l'époque où j'ai commencé à jouer à D&D était beaucoup plus merveilleuse et exagérée et n'avait pas appris à se prendre autant au sérieux que maintenant. Mais cette forme de Fantasy est allée plus loin et s'est liée à la science-fiction. Les mondes construits sur cette base étaient pleins d'étranges mélanges de chevaliers sur des chevaux robots, de gens brandissant des fusils à rayons vêtus de vêtements étrangement médiévaux ou de barbares brandissant des sabres laser. Les monstres étaient souvent simples, bizarres et un peu loufoques.

Parfois, c'était aussi simple que d'ajouter un préfixe ou un suffixe techno à un mot médiéval / fantastique existant ou d'écraser deux mots pour créer d'étranges mots composés. Cela était le plus souvent appliqué lors de la désignation de l'équipement et des créatures car cela fournissait un point de référence instantané pour ce qu'était une telle chose. Dans les dessins animés de ce type, ces combos étaient souvent aussi flagrants qu'ils en avaient l'air et voir de telles créatures sur l'ancien écran de télévision des années 80 après l'école ou le mercredi après-midi ne laissait aucun doute pour nous de savoir à quoi nous avions affaire.




Certains des meilleurs exemples de cela sont des dessins animés tels que Blackstar, He-Man, She-Ra, Thundarr, Thundercats. Ces dessins animés étaient maîtres des combinaisons de ce type, forcées et littérales de mots en des concepts mémorables. Je me souviens avoir manié nombres de bâtons dans notre jardin en tant qu' "Epée de Feu" (Sun Sword) de Arok le Barbare (Thundarr) et affronté des ennemis imaginaires qui étaient d'étranges versions robotiques de créatures mythologiques ou d'hybrides loufoques.




Au début des Jdr, ces choses n'étaient pas étrangères aux joueurs de mon âge et nous avons vu une grande partie de ce genre de Fantasy se répandre dans D&D (ce qui aux US se retrouve au final dans des jeux de l'époque tél Gamma World quand on y réfléchi, ou encore dans des aventures entières telles que "Expedition to the Barrier Peaks" qui propulse les PJ dans un vaisseau spatial écrasé et où la fantaisie et la science-fiction se heurtent).




Nous, nos parties de D&D se teintaient de Musclor, de Mumm-Ra, de Château des Ombres (Castle Grayskull)... Gamma World, tout comme Thundarr, présentait souvent la technologie entre les mains de sauvages post-apocalyptiques comme de la magie, impossible à distinguer pour ces gens de véritables capacités mystiques. La présence de psioniques est une autre note de la science-fiction dans la Fantasy car les psioniques ou les pouvoirs psychiques ont une longue histoire expliquée comme science dans la SF.




Alors, voilà, cette Science-Fantasy Gonzo a été, pour beaucoup d'entre nous, une partie d'une enfance splendide et merveilleuse qui a depuis disparu. Il reste quelque chose d'amusant, frais, léger, indulgent et assez simple à mettre en place dans un univers de type D&D Old-School finalement, on trouve des tonnes de mélanges de ce genre dans les jeux OSR US.


mardi 7 juillet 2020

1d... d'influences aléatoires de l'annexe N de mon enfance...

Avec mon fils on discutait d'éléments de mon enfance que je pourrais inclure à notre nouvelle campagne, éléments qu'il connaît et autres qu'il ne connaît absolument pas et typique de cette époque, des trucs que j'aimais ou qui me faisaient fantasmer à la fin des années 70 et au début des années 80. Le but est de faire une table de jet où nous pourrions sélectionner au hasard un ou plusieurs thèmes à incorporer dans une aventure, BD, Film, Série TV, Jouets... Des trucs qu'il ne connait vraiment pas et vont le surprendre lui et ses potes mais aussi des classiques dont ils ont entendu parler, voire vu ou lu mais que le filtre de l'âge ne leur a pas fait apprécier à leur juste valeur. C'est un bon moyen en incluant certaines de ces sources dans notre campagne, parmi des éléments qui leurs sont plus familiers de se pencher sur tout un pan de la Pop Culture qui est à la base d'une partie de l'imaginaire ludique, maintenant encore.




Donc je me suis lancé dans une sorte d'annexe N de mon enfance et j'ai déjà commencé à jeter quelques pistes...


1d... d'influences aléatoires de l'annexe N de mon enfance :

1 - Jouets Micronauts (en France Micronautes) et bandes dessinées Marvel (même si il me semble qu'elle a été publiée un peu plus tard que les jouets en France)
2 - Mad Max 1 et 2
3 - Les œuvres de Ray Harryhausen
4 - La planète des singes (série TV et films de l'époque)
5 - Star Wars original
6 - 2001 l'odyssée de l'espace
7 - Alien et les œuvres de HG Giger
8 - Métal Hurlant, les BD du type RanXerox...
9 - Temps X et les séries diffusées dans l'émission (le Prisonnier...)
10 - L'Homme qui valait trois milliards
11 - Les mystères de l'Ouest
12 - Starsky et Hutch
13 - Les publications de Arédit / Artima
14 - Les comics de Jack Kirby
15 - Jouets Aigle Force
16 - Albator 78
17 - Spectreman
18 - San Ku Kaï
19 - Les Mystérieuses cités d'or
20 - Tarzan, seigneur de la jungle
21 - Mightor
22 - Capitaine Caverne, Scooby-Doo...
23 - Capitaine Flam
24 - Arok le barbare
25 - Rody le petit Cid
26 - Ulysse 31
27 - Dark Crystal
28 - Il était une fois… l'Espace
29 - Les brigades du tigre
30 - Les robots géants japonais
31 - Les Zoids
32 - Les Maîtres du temps
33 - Tygra, la glace et le feu
34 - Conan le barbare
35 - Dar l'invincible
36 - Judo boy
37 - Magnus, l'anti robot
38 - Le dragon du lac de feu
39 - Excalibur
40 - Rencontre du troisième type
41 - Rahan
42 - Tintin
43 - Luc Orient
44 - Yoko Tsuno
45 - Ric Hochet
46 - Jouets AD&D
47 - Capt'ain Swing
48 - Les envahisseurs (David Vincent)
49 - Battlestar Galactica (la série de 1978)
50 - Les guerriers de la nuit (The warriors)





Bon je ratisse large et je dépasse un peu sur quelques sorties plus récente où j'avais déjà dépassé les 10 ans, et j'en oublie des tonnes mais c'est un bon début. Il y a des trucs que j'étais clairement trop jeune pour regarder ou lire aussi, à l'époque, mais qu'est ce que ça faisait travailler mon imagination de voir par exemple, les affiches, les couvertures... Je reste uniquement sur des choses qui pourraient évidemment trouver une place dans nos aventures et le classement ne reflète pas un ordre de préférences mais les choses au fur et à mesure qu'elles me viennent à l'esprit. Encore un projet à la con en fait...


Une partie de mon annexe N actuelle,

Celle dans laquelle je puise pour trouver l'inspiration,

C'est complètement mélangé mais c'est fait exprès,

J'aime le bordel organisé,

Je trouve plus d'inspiration quand toutes mes sources sont mélangées, pas classées par genre, type...

Je pioche au hasard, ou ça m'oblige à chercher et à jeter un œil sur d'autres trucs auxquels je n'ai pas pensé...

Et vous n'avez pas vu mes autres armoires...


mercredi 3 juin 2020

Background, regardons un peu du côté des US...

Je parle beaucoup de contexte Cyberpunk ces derniers temps, mais je me réfère beaucoup au Japon, pourtant, si je regarde dans le rétroviseur des années 80, il y a tout un panel de productions télévisuelles américaines, certes kitsch, mais qui de près ou de loin pouvaient servir d'inspirations, entre véhicules intelligents ou bardés de gadgets technologiques, personnages aux membres cybernétiques, et visions d'un monde un brin apocalyptique, voyons si l'on peut les situer avant l'effondrement, imaginons cela dans les Shadow Years de Gamma World par exemple. J'ai trouvé ces différentes idées en faisant la recherche "Cyberpunk" sur Swords & Stitchery.

Pour commencer, toutes les séries, un brin ringardes, mais que l'on aimait bien à l'époque, Tonnerre Mécanique, Supercopter, K2000, Police 2000...




On peut imaginer dans un contexte Cyberpunk pendant les Shadow Years Gamma World, que des organisations comme la "F.L.A.G." de K2000 ou la "F.I.R.M." de Supercopter, emploient des justiciers dotés de pouvoirs extra-légaux, qui occasionnent parfois des conflits avec la police locale, et de supers véhicules, pour palier aux défauts du gouvernements dans les campagnes et les terres sauvages.





Dans le même registre, M.A.S.K. (Mobile Armored Strike Kommand), une organisation regroupant d'ancien militaires, luttant contre l'organisation terroriste nommée V.E.N.O.M. (Vicious Evil Network Of Mahyem). V.E.N.O.M. étant aux ordres d'une Corpo nommée Contraworld qui profitent des mutations et du chaos en cours. J'adorais ces jouets je me rappelle...




Sur instructions des dirigeants de la ''Peaceful Nations Alliance'' (un dérivé de l'ONU), Duane Kennedy, le directeur des opérations anti-terroristes assisté par le colonel Miles Mayhem commence le développement d'une unité équipée de véhicules puissamment armés mais qui ont la particularité de garder une apparence conventionnelle. Il crée également des tenues spéciales comportant des masques qui intègrent diverses armes. Le projet prend le nom de M.A.S.K. (Mobile Armored Strike Kommand).

Miles Mayhem, qui était un pilote brillant pendant la guerre du Vietnam avant d'être promu colonel, commence à voir l'Amérique devenir trop ouverte au monde à son goût. Etant contre toute importation de matériel en provenance de l'Asie, il est contacté par les agents de ''Contraworld'', une organisation résolument anti-communiste. Au premier abord, Mayhem refuse de coopérer mais les paroles des agents restent dans ses pensées et finalement influent sa décision.

Il commence à travailler comme agent double à la solde de Contraworld et vend les plans du projet M.A.S.K. à cette organisation. ''Peaceful Nations Alliance'' commence à soupçonner Mayhem à partir du moment où il affiche un train de vie bien trop élevé par rapport à ses revenus. Mais avant d'être ennuyé, Mayhem disparaît. En secret, il recrute plusieurs agents tandis que ''Contraworld'' conçoit des véhicules semblables à ceux de ''Peaceful Nations Alliance''.

Lorsqu'il refait surface, Mayhem est à la tête d'une organisation terroriste nommée V.E.N.O.M. (Vicious Evil Network Of Mahyem). Tout en causant des dégâts à travers le pays, V.E.N.O.M. détruit les installations de ''Peaceful Nations Alliance'' entraînant plusieurs millions de dollars de dégâts. Pour faire face, Duane Kennedy recrute plusieurs agents en choisissant ceux qui ont eu une formation spéciale dans l'armée, avant de concevoir une base secrète dans une montagne et ayant l'apparence d'une station service...

Quand tous les criminels arrêtés par ces différents groupes de justiciers privés sont remis à la Police, ils sont envoyés dans un établissement à sécurité maximale de ce qui était autrefois la ville de New York.





Dans mon élaboration de scénario, nos PJ peuvent tout à fait croiser l'un de ces justiciers, qui serait à leur poursuite suite aux évènements de Sandhill Junction. Cela serait une rencontre supplémentaire sur la route de Night City.

Parlons de COPS ( Central Organization of Police Specialists ), une série télévisée d' animation américaine publiée par DIC Entertainment Corporation.

C'était un dessin animé typique de l'époque, pour faire vendre la gamme de jouets, très enfantin mais avec un côté cyberpunk. Ce fut un exemple parfait de synergie marketing multi-média bien fait. Il y avait les bandes dessinées (DC Comics), le dessin animé, les jouets et tout le look cyberpunk.




En l'an 2020, Brandon «Big Boss» Babel et son gang d'escrocs font en sorte que le crime sévit suffisamment à Empire City pour que le service de police d'Empire City ne puisse pas l'arrêter.

Le maire Davis demande l'aide du gouvernement fédéral. Le FBI envoie l'agent spécial Baldwin P. Vess (nom de code: Bulletproof) pour aider à éliminer Big Boss. Cependant, Vess a subi de très graves blessures dans un accident de voiture lors d'une bagarre avec les sbires criminels de Big Boss et a dû être transporté à l'hôpital. Face à des années de rééducation, Vess est équipé d'un torse pare-balles cybernétique qui lui permet de marcher à nouveau.

Pendant son séjour à l'hôpital, Bulletproof, sachant qu'il ne peut pas faire tout cela seul, envoie le policier d'Empire City PJ O'Malley (nom de code: LongArm) et le recrue Donny Brooks (nom de code: HardTop) pour rassembler les meilleurs policiers de dans tout le pays. Avec ces hommes et femmes composés de David E. «Highway» Harlson, Colt «Mace» Howards, Stan «Barricade» Hyde, Tina «Mainframe» Cassidy, Walker «Sundown» Calhoun, Suzie «Mirage» Young, Hugh S. «Bullseye »Forward, et Rex« Bowser »Pointer et son robot robot Blitz, il forme une équipe qui est« le meilleur organisme d'application de la loi du pays ». Bulletproof devient le fier fondateur et commandant de COPS. Ensemble, lui et son équipe COPS sont en mesure de vaincre Big Boss et sa bande d'escrocs et de contrecarrer le premier des nombreux plans criminels de Big Boss.

Chaque épisode a un titre qui commence par "The Case of ..." avec une phrase différente qui y est ajoutée (par exemple "The Case of the Iron COPS and Wooden CROOKS"; "The Case of the Half-Pint Hero"; et «Le cas du crime que personne n'a entendu») avec le numéro de dossier COPS. Bulletproof en parle au début de l'épisode ainsi qu'à la fin, concluant en répétant le numéro et le titre du fichier COPS, en le terminant par «Case Closed» avec une marque «Closed» estampillée sur le dossier du fichier. Les deux exceptions sont les premières parties de chacun des épisodes en deux parties, «Le cas du plan directeur de Big Boss» et «Le cas du fichier COPS # 1», où la conclusion de l'épisode est marquée d'un «Cas suite » Collé sur les dossiers.




COPS a vraiment le potentiel de servir de cadre Cyberpunk typique des années 80. Il existe de nombreux jeux rétro-clones qui peuvent facilement émuler et intégrer ce type de background dans une campagne rétro future. Demandez simplement au PJ de récupérer un ou plusieurs des fils, là où le dessin animé s'est arrêté, et de continuer les histoires, ou de mener des enquêtes dans Empire City tout simplement.




Un autre potentiel plus barré auquel je pense par rapport à un épisode de "Justice League Action" que j'ai vu récemment, est que la ville représentée dans le dessin animé est en fait une construction androïde et que les criminels sont en fait utilisés pour occuper et entraîner les COPS jusqu'à ce qu'ils puissent arriver sur la planète Terre pour leur vraie mission. Ils sont tous à bord d'un vaisseau tout droit sorti de Metamorphosis Alpha, mais là, c'est des colons androïdes venus pour s'implanter sur Terre, ils ont capté des images satellites pendant leur long périple et ont créé les COPS pour infiltrer les humains dans leurs villes Cyberpunk, mais les choses dérapent car lorsque les COPS arrivent, l'apocalypse a eu lieu et des monstres mutants commencent à apparaître dans les ruines de notre civilisation ! Les images que les androides avaient capté étaient celles datant des Shadow Years de Gamma World et ils arrivent durant les Black Years...

Bref, plein d'idées so 80 à exploiter pour des campagnes à l'ancienne...

jeudi 30 avril 2020

Comment imaginer Mineternia pour mon Multivers...

Un récent échange avec l'un des lecteurs de ce Blog, sur les Maîtres de l'Univers, m'a fait réfléchir sur la façon dont je gérerais un monde de type MOTU. Compte tenu des multiples canons, il s'agit de choisir et d'affiner. Voici ce qui m'intéresse et qui trouve plutôt sa source dans Mineternia, le monde des Maîtres de l'Univers exploité dans les minicomics du début et comment je pourrais exploiter cela, quels rajouts faire... (La source de ces idées vient du Blog From the Sorcerer's Skull)




Mineternia : Les minicomics qui étaient inclus avec les jouets, avant le prince Adam, Orko, She-Ra et avant le dessin animé de la filmation (ce que les fans appellent Mini Eternia ou Mineternia ou le "Canon sauvage") placent l'action dans un monde de science-fiction post-apocalyptique, avec quelque chose de l'esthétique des films de barbares des années 80, mélangée à celle des bandes dessinées de barbares des années 70. Depuis, il y a eu un certain nombre d'ajouts intéressants aux Maîtres de l'Univers originaux et ce monde détaillé dans seulement quelques livres dans une ligne de jouets est finalement assez simple, donc ce canon Sword & Sorcery / Science Fantasy serait le point de départ.




Épées et sandales : MOTU à la base présente un terrain plutôt austère et des héros musclés de films de barbares des années 80, mais ce monde semble appeler aussi à une approche un peu plus "mythologique", donc je pense à une autre sorte de héros musclés qui est une bonne référence, le péplum. Les protagonistes seraient en grande partie comme les bienfaiteurs ou les antagonistes de ce type de films, pensons à Hercule, Goliath, Maciste...




Une technologie suffisamment avancée : MOTU c'est de la science-fiction, mais sa technologie (en particulier si vous vous rappelez du dessin animé et de certains jouets) semble être unique plutôt que produite en masse. Même si nous pouvons imaginer que tout soit récupéré d'anciennes caches pré-cataclysmiques, cela ne devrait pas être adapté de manière unique à chaque individu mais plutôt manufacturé à la base. Je pense que la technologie MOTU ressemble, au final, plus à des objets magiques (peut-être même qu'elle puise son énergie de la magie). Les individus ne peuvent donc "s'accorder" qu'à un élément technologique à la fois.




Plus d'hommes de main, plus de sous-chefs : MOTU dans les bandes dessinées et les dessins animés qui suivent finit par fonctionner comme les comics de super-héros, où Skeletor et ses copains sont vaincus, mais autorisés à s'échapper pour combattre un autre jour - ou dans les dessins animés parfois mis en prison ! Conformément à une ambiance de fiction plus fantastique, plus d'hommes de main seraient amenés à mourir. Pour donner plus de chances aux méchants uniques, leur maître, Skeletor, devrait être une immense menace à supprimer, et même ses subalternes traditionnels devraient commander des gangs, des armées... Vaincre un méchant unique qui serait finalement une sorte de "Boss de fin de niveau" devrait généralement être quelque chose relevant de l'exploit.